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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.

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Dimanche 5 juillet 2009
- Publié dans : BO J. WAYNE

RIO LOBO

(Rio Lobo)

18 DECEMBRE 1970 (USA)

10 MARS 1971

 

 

 

Réalisation

Howard HAWKS

Scénario

Burton WOHL, Leigh BRACKETT

Directeur de la photographie

William CLOTHIER

Musique

Jerry GOLDSMITH

Production

Malabar Productions

Distribution

Prodis

Durée

114 minutes

Tournage

16/03/70 – juin 1970

Cord McNally

John WAYNE

Pierre Cordona

Jorge RIVERO

Shasta Delaney

Jennifer O'NEILL

Ketcham

Victor FRENCH

Tuscarora

Chris MITCHUM

Amelita

Sherry LANSING

 

 

Durant la guerre de Sécession, le capitaine Cordona et ses guerilleros volent un chargement d'or destiné à l'Union, placé sous la responsabilité du colonel McNally. Au cours de l'attaque du train, l'officier que McNally considérait comme son fils est tué. Il jure de le venger. Peu après, il permet la capture de Cordona et de son éclaireur Tuscarora. Les deux rebelles refusent de livrer les noms des traîtres qui leur ont indiqué le convoi d'or. À la fin de la guerre, Cordona sort du camp d'internement où il a passé de longs mois : McNally l'attend. Cordona accepte de l'aider et lui donne le signalement des traîtres dont il ignore véritablement le nom. Peu après, McNally apprend que le traître se trouve à Rio Lobo : il s'agit d'un certain Ketcham. Celui-ci possède toute la région, obligeant les petits fermiers à vendre leurs terres. Il fait régner la terreur sur la population mexicaine, grâce à son âme damnée, le shérif Hendricks. McNally, accompagné de Cordona et de la belle Shasta, arrive à Rio Lobo. Aidés du fermier Phillips, un irréductible, ils font prisonnier Ketcham, mais Cordona est capturé par Hendricks. On procède à un échange de prisonniers, qui dégénère en fusillade. McNally, blessé à la jambe, s'éloigne en boitant, soutenu par la jeune Mexicaine Amelita, qui a abattu Hendricks qui l'avait défigurée. Tout est rentré dans l'ordre : McNally a vengé son ami.

 

Le grand Howard HAWKS l’avait dit : « Rio Lobo » serait son dernier film et il tint parole. En effet à 70 ans il préfère se consacrer à l’élevage de chevaux. Si à l’époque l’âge du réalisateur semblait canonique, n’oublions pas que Clint EASTWOOD réalisa Gran Torino à 78 ans ! C’est donc en pleine forme que le réalisateur s’attaque à une sorte de remake de « El Dorado », lui-même remake de « Rio Bravo ». Pourquoi pas après tout, pas mal de réalisateurs réalisent toujours le même film toute leur vie. Howard HAWS démontre qu’il maîtrise son art dans une formidable scène d’introduction, soit l’attaque d’un train, parfaitement mené.

Une fois le morceau de bravoure passé, le film ronronne un peu en terrain connu. Cette fois pour accompagner John WAYNE, nous faisons connaissance de Jorge RIVERO, beau gosse mexicain très convaincant. Il apporte l’élément punchy au film, non pas que John WAYNE soit spécialement vieillissant, mais bon. Nous pouvons également voir à l’écran l’élégante Jennifer O’NEILL qui connaîtra un certain succès un an plus tard avec le surestimé « un été 42 ».

Le film se déroule sans faille jusqu’au « gunfight » final.

Evidemment à l’orée des années 70, Howard HAWKS soupoudre son film d’une violence de bon aloi. En effet les films de Sergio LEONE, voire même de Sam PECKINPAH sont passés par là. Les personnages se font salement passer à tabac, une femme se fait même balafrer, mais le film reste dans le ton des années 60. C’est un film testament du réalisateur mais non crépusculaire. Le héros gagne à la fin comme il se doit. Ceci dit, il reste un très bon film qui est une sorte d'auto hommage à sa propre oeuvre. Autant être servi par soi-même.

Il est évident que la campagne de marketing insiste bien sur la présence de John WAYNE et de Howard HAWS ensemble. Cet argument permet au film de prendre un début des plus solides en prenant la première place du box office parisien à sa sortie. Le film se maintien très bien avant de disparaître de l’affiche assez rapidement. Le film aurait sans doute effectuer un résultat bien plus satisfaisant, s’il  avait pu compter sur la volonté plus manifeste des distributeurs de conserver le film à l’affiche. Chant du cygne pour Howard HAWS, le film l’est également pour John WAYNE qui ne sera plus à pareille fête en ce qui concerne le box office. Passer le million d’entrées sera un luxe qui ne lui arrivera plus, ils sera considéré par le public comme un vieux has been, une ancienne gloire du box office.   

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

1 252 630

 

ENTREES PARIS

 

314 633

 

ENTREES PARIS EXCLUSIVITE

 

246 788

 

1ère semaine

1

78 567

10

2ème semaine

2

58 266

 

3ème semaine

2

43 003

 

4ème semaine

3

44 043

 

Nombre de semaines Paris

 

7

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

7 856

 

1er jour Paris

 

 

 

Budget

 

4 M$

 

Recettes US

 

 

 

Recettes Mondiales

 

 

 

Box office annuel FRANCE

32

 

 

Box office annuel USA

 

 

 

Box office annuel Allemagne

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

1 608 109

 

Box office annuel Italie

51

 

 

Box office UK

 

 

 

Box office Europe

 

 

 

Cote du succès

 

* *

 

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Dimanche 5 juillet 2009
- Publié dans : BOX OFFICE 90'S


FILM

SEM

SAL

ENTREES

CUMUL

REALISATEUR

ACTEUR

ACTEUR

L' ARME FATALE 3

2

50

151 756

387 496

DONNER

GIBSON

GLOVER

LA NUIT DECHIREE

1

29

50 277

50 277

GARRIS

KRAUSE

AMICK

LE ZEBRE

10

19

26 635

439 957

POIRET

LHERMITTE

CELLIER

BASIC INSTINCT

16

29

24 085

1 055 879

VERHOEVEN

DOUGLAS

STONE

UNIVERSAL SOLDIER

4

35

23 067

232 818

EMMERICH

VAN DAMME

LUNDGREN

LES AVENTURES D'UN HOMME INVISIBLE

3

25

15 341

94 396

CARPENTER

CHASE

HANNAH

LE COBAYE

5

21

15 306

165 087

LEONARD

BROSNAN

FAHEY

LA P'TITE ARNAQUEUSE

3

22

13 133

49 545

HUGHES

BELUSHI

LYNCH

BLOOD SIMPLE

1

8

12 429

12 429

COEN

GETZ

McDORMAND

BATMAN LE DEFI

6

15

12 222

336 299

BURTON

KEATON

PFEIFFER

UN VAMPIRE AU PARADIS

1

9

10 968

10 968

BAHLOUL

CREMER

FOSSEY

BEETHOVEN

9

13

9 951

382 148

LEVANT

GRODIN

HUNT

THE PLAYER

15

7

8 541

323 900

ALTMAN

ROBBINS

SCACCHI

RETOUR A HOWARDS END

15

8

7 725

289 298

IVORY

HOPKINS

REDGRAVE

TALONS AIGUILLES

32

8

7 291

564 594

ALMODOVAR

ABRIL

BOSE


Alors qu'on pouvait s'attendre à une forte chute des entrées, ce qui est typique de ce genre de productions, "l'arme fatale 3" se maintien plus que bien et démontre l'engouement du public pour ce (mauvais) troisième épisode. Tant mieux pour Joel SILVER qui devient le producteur le plus en vue d'Hollywood.  Avec encore 3000 spectateurs par salles, le film fonce vers les 400 000 spectateurs. Mel GIBSON n'avait plus été à pareille fête depuis "Mad max 3", et le film n'en est qu'à ses débuts.
Après la surprise du "cobaye" voici celle de "la nuit déchirée" encore inspirée par une nouvelle de Stephen KINg qui est devenu une gloire incontournable. Ces livres se vendent par millions et il est l'auteur le plus adapté au cinéma. Bon, d'accord, encore une fois, c'est une série B qui ne rend pas hommage à l'auteur, mais bon...
"le zébre" reprend la troisième place à "Basic instinct".  Deux des doyens du top qui ont passé tout l'été avec grand succès.
"Blood simple" n'est pas un nouveau film des frères COEN mais la réédition de "sang pour sang" qui s'était bien fait remarquer en 1985.
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Dimanche 5 juillet 2009
- Publié dans : BOX OFFICE 90'S




FILM

SEM

SAL

ENTREES

CUMUL

REALISATEUR

ACTEUR

ACTEUR

ALIEN 3

1

46

178 900

178 900

FINCHER

WEAVER

DANCE

L' ARME FATALE 3

3

 

122 722

510 218

DONNER

GIBSON

GLOVER

LE DERNIER DES MOHICANS

1

47

115 415

115 415

MANN

DAY LEWIS

STOWE

LA PESTE

1

22

34 009

34 009

PUENZO

BARR

HURT

LA NUIT DECHIREE

2

 

30 219

80 496

GARRIS

KRAUSE

AMICK

LE ZEBRE

11

 

24 044

464 001

POIRET

LHERMITTE

CELLIER

BASIC INSTINCT

17

 

21 217

1 077 096

VERHOEVEN

DOUGLAS

STONE

UNIVERSAL SOLDIER

5

 

12 703

245 521

EMMERICH

VAN DAMME

LUNDGREN

BEETHOVEN

10

 

12 426

394 574

LEVANT

GRODIN

HUNT

AGANTUK

1

 

10 240

10 240

RAY

DUTT

SHANKAR

UN ETE SANS HISTOIRES

1

2

8 130

8 130

HAREL

HAREL

HERRY

LE COBAYE

6

 

8 037

173 124

LEONARD

BROSNAN

FAHEY

PETER PAN

8

 

7 959

121 943

WALT DISNEY

ANIMATION

 

LES AVENTURES D'UN HOMME INVISIBLE

4

 

7 550

101 946

CARPENTER

CHASE

HANNAH

THE PLAYER

16

 

7 116

331 016

ALTMAN

ROBBINS

SCACCHI


Nous arrivons à une période interessante, car une nouvelle génération de réalisateurs se fait connaître et va pousser ceux des années 70 et 80 vers la retraite. Une nouvelle façon de filmer, de monter les films, un rythme différend, le cinéma des années 90 et desannées 2000 prend son essort. La plupart de ces réalisateurs sont encore aujourd'hui de ceux qui font les évènements cinématographqiues.
C'est donc au rélisateur de clips surdoué, David FINCHER, que la FOX lui confie le budget imposant de "Alien3". L'attente des fans a été longue, et le réalisateur va livrer un film brillant, à l'ambiance lourde, presque cérébral. Ripley se retrouve sur une planête pénitenciaire, infectée par un Alien, dans un milieu d'hommes. Un film lourd, qui décontenance le peblic. Cependant le film effectue un début canon, le meilleur de la saga des "aliens" . Le jeune David FINCHER se fait remarquer par son style. il est certain qu'on le reverra.
Michael MANN n'est pas un inconnu. Très bon réalisateur il a déja à son actif des films tels "la forteresse noire" ou "le sixième sens" qui ont été des échecs financiers. Heureusement la série qu'il a produit "Miami Vice" a été un succès mondial et l'a rendu riche. Il décide de revenir à la réalisation et livre une version du "dernier des mohicans " de très haute volée ! Film très brillant, il impose Daniel DAY LEWIS comme un acteur capable d'être bankable en plus de jouer remarquablement bien. Succès aux USA, le film débute sa carrière d'une manière fort satisfaisante en passant  facilement la barre symbolique des 100 000 entrées. Michael MANN éclate enfin au grand jour.
Avec tout ça "l'arme fatale 3" résiste encore et signe une troisième semaine à plus de 100 000 entrées. Une grosse surprise qui va faire entrer le film dans le top 10 de l'année, haut la main. 
"La peste" sera le grand perdant de la semaine. encore une fois Jean Marc BARR ne parvient pas à attirer les spectateurs sur son nom.
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Dimanche 5 juillet 2009
- Publié dans : BOX OFFICE 90'S


FILM

SEM

SAL

ENTREES

CUMUL

REALISATEUR

ACTEUR

ACTEUR

L' ARME FATALE 3

4

48

107 244

617 462

DONNER

GIBSON

GLOVER

BOOMERANG

1

33

98 561

98 561

HUDLIN

MURPHY

GIVENS

ALIEN 3

2

47

97 917

276 817

FINCHER

WEAVER

DANCE

UN CŒUR EN HIVER

1

26

93 738

93 738

SAUTET

AUTEUIL

BEART

LE DERNIER DES MOHICANS

2

47

85 597

201 012

MANN

DAY LEWIS

STOWE

RESERVOIR DOGS

1

11

26 604

26 604

TARANTINO

KEITEL

ROTH

LA NUIT DECHIREE

3

17

18 741

99 237

GARRIS

KRAUSE

AMICK

LE ZEBRE

12

15

17 100

481 101

POIRET

LHERMITTE

CELLIER

BALLROOM DANCING

1

12

16 391

16 391

LURHMANN

MERCURIO

MORICE

LA PESTE

2

20

15 801

49 810

PUENZO

BARR

HURT

BEETHOVEN

11

13

12 770

407 344

LEVANT

GRODIN

HUNT

ALBERT SOUFFRE

1

9

11 037

11 037

NUYTTEN

RASSAM

PORTAL

PETER PAN

9

9

8 285

130 228

WALT DISNEY

ANIMATION

 

AGENTUK

2

5

7 014

17 254

RAY

DUTT

SHANKAR



Après la découverte David FINCHER, c'est maintenant à Quentin TARANTINO de se faire connaître avec son drôle de film très violent "réservoir dogs". Un nouveau ton, une nouvelle façon de filmer, des dialogues crus bourrés de références. Bref, un coup de poing cinématographique. Véritable Geek, TARANTINO a toujours révé de devenir réalisateur et la société MIRAMAX qui mise sur les films et réalisateurs atypiques a boen compris le potentiel du jeune homme. Présenté à Cannes, le film obtient de bonnes critiques. Dans seulement 11 salles, le film attire 27 000 spectateurs. Le public peut donc prendre connaissance des histoires de "Mister Pink" ou "Mister white". Le film permet à Harvey KEITEL de revenir au premier plan et à des acteurs comme Tim ROTH ou Steve BUSCEMI de se faire connaître. La bande originale du film va également aider au succès du film. A star is born.
Baz LURHMANN lui aussi propose son premier film, sans doute le moins connu. Ce rare réalisateur crée le premier volet de ce qui sera appelé "la trilogie du rideau rouge". Le film peut rappeler "dirty dancing" mais est complètement déjanté et coloré. Une marque de fabrique de ce rare réalisateur rejoint donc le bataillon des révélations de l'année.
A part cela, "l'arme fatale 3" ne cesse d'étonner. Il reprend sa première place et a maintenant dépassé la barre des 600 000 entrées, pulvérisant le score du deuxième opus.
Eddie MURPHY marque le pas, mais près de 100 000 entrées pour une série B comme "boomerang", c'est bien payé.
DAns un box office très serré en haut du classement, "un coeur en hiver" signifie le grand retour de Claude SAUTET. Le film est inspiré, peut être pas autant que ces grandes réussites des années 70, mais c'est au dessus du lot. Le couple Auteuil / Beart est excellent.
Il est loin de temps de "Camille Claudel". Bruno NUYTTEN  est scié par le bide énorme de "albert souffre". il aura beaucoup de mal à s'en remettre...
     
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Dimanche 28 juin 2009
- Publié dans : BO N. CAGE

GHOST RIDER

(Ghost rider)

16 FEVRIER  2007 (USA)

21 FEVRIER 2007

 

 

 

Réalisation

Mark Steven JOHNSON

Scénario

Mark GOYER

Mark Steven JOHNSON

Directeur de la photographie

Russell BOYD

Musique

Christopher YOUNG

Production

Avi ARAD

MARVEL studios

Columbia Pictures

Distribution

SND

Durée

114  minutes

Tournage

14/02/2005 - 

Johnny Blaze / Ghost Rider

Nicolas CAGE

Roxanne Simpson

Eva MENDES

Satan

Peter FONDA

Blackheart

Wes BENTLEY

Le fossoyeur

Sam ELLIOTT

 

 

Johnny Blaze et son père, Barton, font ensemble des cascades à moto dans une fête foraine. Amoureux de Roxanne, Johnny envisage de tout plaquer. Mais son père a un cancer, et Johnny accepte donc de signer un pacte avec un homme étrange, qui lui offre de le guérir. Le lendemain, Barton est en pleine forme mais il meurt aussitôt dans un accident. Johnny comprend alors qu’il a vendu son âme au diable, et prend la fuite, laissant Roxanne. Des années plus tard, Johnny est devenu une star en réalisant des cascades suicidaires. Il retrouve Roxanne. Mais le soir même, Mephistopheles en personne l’informe que le moment est venu de payer sa dette. Devenu "Ghost Rider", chasseur de prime à la solde du diable, Johnny est chargé de retrouver Blackheart, le fils de ce dernier. Blackheart veut voler un parchemin contenant des centaines d’âmes, ce qui lui permettrait de s’emparer de la Terre. Johnny tue un de ses hommes. Puis, il se réveille dans un cimetière, où le Fossoyeur lui révèle tout de la légende du Ghost Rider. Blackheart trouve et enlève Roxanne. Le Fossoyeur (lui-même ancien Ghost Rider) confie à Johnny le parchemin, qu’il détenait depuis des décennies. Blackheart remporte l’affrontement et lit le parchemin : toutes les âmes damnées l’envahissent alors. Mais Johnny, pour le détruire, utilise son pouvoir en le confrontant à ses méfaits passés. Puis, il décide de conserver son pouvoir pour le retourner contre le diable.

 

Toujours à la recherche de nouvelles franchises Marvel à succès, Avi ARAD décide d'adapter "Ghost Rider" série peu connue aux USa et à fortiori en France. Le choix peut s'avérer étonnant: alors que Captain America, Thor ou Submariner attendent d'être adapté au cinéma, c'est un comics qui conte l'histoire d'un cascadeur victime d'un pacte avec Satan qui se transforme en soldat de l'enfer invincible qui doit servir son maître malgré lui. Pas de quoi attirer les chères têtes blondes au cinéma quand on sait que Johnny BLAZE arbore une tête de mort enflammée, un look pas trop sexy. Peut être le succès relatif de "Hellboy" a convaincu ARAD du potentiel de la BD...peut être.

Bonnes nouvelles: le budget du film est conséquent, 100 millions de dollars sur la table et un acteur charismatique, Nicolas CAGE qui se déclare fan de la bande dessinée. Quand on sait qu'il fut un collectionneur compulsif de comics, c'est plutôt rassurant.

Mauvaise nouvelle :le réalisateur a déja commis l'adaptation de "Daredevil" qui est tout simplement désastreuse.

Hélas, au vu de la copie, nous constatons qu'entre vouloir et pouvoir, il y a une fossé que le réalisateur ne parvient pas à combler.

Si la première partie du film est correcte, le jeune acteur qui interprète Johnny BLAZE n'est pas étranger à ce fait, l'apparition de CAGE fait sombrer le film dans le ridicule. Car Nicolas CAGE est dans une grande veine de cabotinage honteux. Doté d'une moumoute affligeante, il ressemble de plus en plus à David Carradine, il gesticule et grimace tant qu'il peut, surtout dans une scène de transformation en Ghost RIDER nanardesque au possible.

Si les effets spéciaux sont plutôt réussis, ILM a définitivement maîtrisé le rendu des flammes en images de synthèse, le film manque cruellement d'intensité. En effet le Ghost Rider est virtuellement invincible, puisque pas vraiment vivant, ni mort vivant d'ailleurs. L'intensité dramatique en souffre, de plus le personnage manque de charisme (tu m'étonnes).

Le méchant est totalement raté. L'acteur maquillé en bleu doit nous faire trembler de terreur, car c'est un fils de Satan qui désire prendre le trône de son père. Inutile de dire que le Ghost rider lui réglera son compte en deux temps trois mouvements, dans un affrontement qui ne sort pas le spectateur de sa torpeur.

Au rayon satisfaction nous retrouvons Peter FONDA qui interprète Satan ou méphisto, appelez-le comme vous voulez. Sam ELLIOTT interprète un ancien ghost rider plutôt sympa. Au rayon bimbo de service, la non talentueuse Eva MENDES apporte....rien.

Johnny BLAZE conserve sa malédiction, dommage pour le spectateur, attéré devant un tel navet. Les résultats au box office ne sont pas si mauvais que cela, mais demeurent mi figue, mi raisin. Une suite ne parait pas évidente, mais il n'est pas certain que les producteurs n'y songent pas. En tout cas, Nicolas CAGE signe peut être son plus mauvais rôle.  

   


 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

37

1 069 617

 

 

 

 

 

1ère semaine

3

523 901

426

2ème semaine

5

280 014

426

3ème semaine

5

141 482

426

4ème semaine

17

88 164

426

ENTREES PARIS

 

210 582

 

 

 

 

 

1ère semaine

3

117 891

29

2ème semaine

8

53 782

29

3ème semaine

11

22 430

24

4ème semaine

 

13 082

14

Nombre de semaines Paris

 

 

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

4 065

 

1er jour Paris

 

 

 

Budget

 

120 M$

 

Recettes US

 

116 M$

 

Recettes US 1er week end

1

45,3 M$

3619

Recettes Mondiales

19

238 M$

 

Box office annuel FRANCE

37

 

 

Box office annuel USA

26

 

 

Box office annuel Allemagne

42

742 181

 

Box office annuel Espagne

 

1 012 370

 

Box office annuel Italie

60

484 041

 

Box office UK

 

931 911

 

Box office Europe

 

5 668 555

 

Cote du succès

 

* *

 

 

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Dimanche 28 juin 2009
- Publié dans : BO N. CAGE

NEXT

(Next)

27 AVRIL  2007 (USA)

25 AVRIL 2007

 

 

 

Réalisation

Lee Tamahori

Scénario

Gary Goldman

Jonathan Hensleigh

Directeur de la photographie

David Tattersall

Musique

Mark Isham

Production

Nicolas CAGE

Revolution Studios

Distribution

TFM

Durée

96 minutes

Tournage

3/04/2006 - 

Cris "Frank Cadillac" Johnson

Nicolas CAGE

l'agent Callie Ferris

Julianne MOORE

Liz COOPER

Jessica BIEL

 

 

Cris Johnson "Frank Cadillac" est le seul homme sur terre capable de visualiser deux minutes de son futur et de changer le cours des évènements. Il n'hésite pas à utiliser son pouvoir extrasensoriel en se faisant passer pour magicien ou médium dans un hôtel minable de Las Vegas pour arrondir ses fins de mois. Alors que la sécurité des hôtels commence à soupçonner ses méthodes, l'agent du FBI Callie Ferris sait qu'il représente son unique chance d'empêcher une attaque terroriste imminente. Très vite, Cris se retrouve devant un choix cornélien : sauver celle qu'il aime... ou la Californie. Sa réponse est quelque part... dans le futur proche.

 

 

Dans la course à la loterie qu’est devenue la carrière de Nicolas CAGE, ce film est plutôt une bonne pioche. Doté d’un solide budget de 70 millions de dollars, le film bénéficie de la réalisation de Lee TAMAHORI qui, il y a longtemps avait réalisé un film culte « l’âme des guerriers » avant de réaliser quelques films de commande dont « le masque de l’araignée » et « meurs un autre jour » un mauvais BOND période BROSNAN. On pouvait donc tout craindre d’un réalisateur qui a certainement déposé toutes velléités créatrices contre un bon chèque. Heureusement la réalisation impersonnelle de TAMAHORI est compensée par un scénario assez habile. Chris qui officie en tant que Frank Cadillac possède un don unique qui lui permet de voir l’avenir proche et d’interagir avec. En fait, ces visions le concernent directement, ce qui fait qu’il voit ce qui va se passer autour de lui. C’est cette compétence qui intéresse Callie FERRIS qui tente de l’emprisonner afin de le mettre dans un environnement susceptible d’abriter une équipe de terroriste et de décrire quelques secondes avant ce qu’il va se passer, idéal pour éviter une balle où débusquer un sniper. La première partie expose le don de Cris, et les tentatives infructueuses des équipes de sécurité d’un casino pour l’emprisonner, alors qu’il devine les cartes qui vont sortir pour arrondir les fins de mois. Il échappe toujours à ceux qui désirent le capturer, mais pour la première fois un élément va perturber cette donne. Une jeune fille dont il tombe amoureux est capturée par les terroristes qui ont déposés une bombe en Californie. Il « voit » la jeune fille se faire exploser et collabore avec la police pour éliminer les terroristes, mais n’empêche pas la bombe nucléaire d’exploser et de les anéantir. Mais encore une fois c’était une vision, plus longue que d’habitude. Il va aider la police, mais en modifiant toutes les données, car celui qui voit le futur, le modifie inévitablement.

Le film est habile, mais du niveau d’une série B. Pour permettre au film de grimper d’un demi-niveau, l’acteur producteur du film semble plus motivé que d’habitude et livre une prestation plus inspirée. L’autre atout du film n’est pas la bimbo Jessica BIEL mais bel et bien Julianne MOORE, qui une nouvelle fois sert la soupe avec tout l’immense talent qu’on lui connaît. Une qualité qui lui a déjà valu de sauver quelques films tels « Hannibal » ou « Assassins ». Le duo est solide et permet de passer un très bon moment, c’est une série B de qualité.

Malheureusement le film se plante très sévèrement aux Usa où il passe inaperçu, le film souffre d’un quiproquo, Nicolas CAGE étant présenté comme une sorte de héros aux super pouvoirs. Bref, le département marketing et la presse présentent mal le film qui prend malgré tout mollement la première place du box office parisien avant de chuter rapidement. Mais une affiche laide et une prestation assez terrible de l’acteur sur « Ghost rider » encore à l’affiche portent préjudice au film qui s’en sort avec une modeste 64ème place au box office français de l’année et des résultats assez faible en Europe, le film n’étant pas rentable au final.  

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

64

615 311

 

 

 

 

 

1ère semaine

2

262 793

386

2ème semaine

3

152 669

386

3ème semaine

3

75 740

354

ENTREES PARIS

 

187 330

 

 

 

 

 

1ère semaine

1

77 076

37

2ème semaine

2

46 296

48

3ème semaine

5

24 522

33

Nombre de semaines Paris

 

 

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

 

 

1er jour Paris

 

 

 

Budget

 

70 M$

 

Recettes US

 

18,2 M$

 

Recettes US 1er week end

3

7,1 M$

2725

Recettes Mondiales

46

73,5 M$

 

Box office annuel FRANCE

64

 

 

Box office annuel USA

117

 

 

Box office annuel Allemagne

132

140 778

 

Box office annuel Espagne

 

895 919

 

Box office annuel Italie

63

476 333

 

Box office UK

 

489 635

 

Box office Europe

 

3 382 394

 

Cote du succès

 

*

 

 

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Dimanche 28 juin 2009
- Publié dans : BO N. CAGE

PREDICTIONS

(Knowing)

20 MARS 2009 (USA)

1er AVRIL 2009

 

 

 

Réalisation

Alex Proyas

Scénario

Ryne Douglas Pearson

Juliet Snowden

Stiles White

Directeur de la photographie

Simon Duggan

Musique

Marco Beltrami

Production

Todd Black

Alex Proyas

Distribution

SND

Durée

130 minutes

Tournage

Mars 2008

John Koestler

Nicolas CAGE

Caleb Koestler

Chandler Canterbury

Rose Byrne

Diana

 

 

 

En 1958, lors d'une cérémonie spéciale en l'honneur d'une nouvelle école primaire, un groupe d'élèves doit faire des dessins qui seront placés dans une boîte pouvant résister aux ravages du temps. Mais une mystérieuse jeune fille remplit plutôt sa feuille de plusieurs rangées de numéros apparemment aléatoires. Cinquante ans plus tard, une nouvelle génération d'étudiants examine le contenu de la boîte et le message crypté de la fillette se retrouve dans les mains du jeune Caleb Koestler (Chandler Canterbury). C'est son père, le professeur John Koestler (Nicolas Cage), qui découvre alors que le message encodé prédit avec exactitude les dates durant lesquelles sont survenus d'importantes morts et tous les pires désastres des cinquante dernières années. Alors que John met en lumière l'un après l'autre les effrayants secrets du document, il réalise que ce dernier prévoit également trois événement additionnels, le dernier de la série se concentrant sur une destruction d'une bonne partie de la planète et semblant impliquer d'une quelconque façon l'homme et son fils. Lorsque John tente d'alerter les autorités, il se bute à de sourdes oreilles. C'est alors qu'il prend sur ses épaules la responsabilité de prévenir d'autres tragiques événements. Avec l'aide de Diana Wayland  et Abby Wayland la fille et la petite-fille peu enthousiastes de la regrettée auteure des prophéties -, John voit ses efforts l'entraîner de plus en plus sérieusement dans une course contre la montre jusqu'à ce qu'il soit confronté à l'ultime désastre et à l'ultime sacrifie.

 

C’est désormais avec beaucoup d’inquiétude que nous découvrons les nouveaux films de Nicolas CAGE dont la frénésie de tournage n’est pas réellement récompensée par une qualité équivalente.

Cependant la présence de Alex PROYAS derrière la caméra pouvait inciter à une relative confiance. Certes, « I robot » la dernière réalisation de l’auteur était assez fun, mais ne possédait pas de fond très novateur, nous étions très loin d’un « A.I » de SPIELBERG par exemple. Mais « the crow » et « dark city » étaient des films plutôt bons. Hélas le réalisateur semble se diriger vers une carrière à la Night SHYAMALAN, c'est-à-dire qu’il réalise un film moins bon que le précédent et bien meilleur que le suivant à chaque fois. 

Il est désormais insupportable que les cinéastes se croient obligés d’imprégner un rythme infernal à leur film sous prétexte que le jeune public est trop habitué à être speed, et qu’il zappe et surfe sans cesse…C’est donc en dix minutes top chrono que sont expédiés les concepts de capsule temporelle, idée crétine mais passons, puis la découverte des mystérieux chiffres par John, puis de sa résolution en deux temps trois mouvements. Bon sang, mais c’est bien sûr ! Comme dirait l’autre…. On se dit qu’en même que l’amateur de films de science fiction en aura pour son argent, mais hélas, non. A l’instar du triste remake du « jour où la terre s’arrêta » sorti à la même période, le réalisateur qui ne désire pas autre chose que de faire un succès au box office enquille les scènes chocs à grand coup d’images de synthèse. Le film compile pas mal d’extraits de films bien connus : l’écrasement de l’avion de ligne à proximité de l’autoroute n’est pas sans rappeler l’extraordinaire scène d’accident de la route de « destination finale 2 », en moins bien et la scène du métro, la plus réussie, ressemble furieusement à « speed », voire « Die hard 3 ». Ceçi étant, avec un budget moyen de 50 millions de dollars, les effets spéciaux sont pas trop mal fichus. Les scènes de panique de la population évoquent « la guerre des mondes ». Entre deux bâillements, nous assistons donc à la conclusion de l’histoire, la terre va être dévastée par un orage solaire ultime qui va détruire toute vie. Soit.

Le film part en couille de toute part lorsque le fils de John, oui car il y a encore un enfant dans ce film, mais purée, pourquoi faut-il qu’il y ait toujours au moins un enfant dans les films catastrophe, sera sauvé par des extras terrestres au look bien raté pour aller avec sa petite copine, dans une arche de Noé et se retrouver, tels Adam et Eve vers l’arbre de vie, pendant que la terre est détruite par le soleil.

La conclusion d’une énorme niaiserie fait comprendre que le film a certainement dû être produit par la scientologie ou quelque église approchante, tant le message est grossier. C’est aussi mauvais que du Ron Hubbard, c’est pour dire.

Une nouvelle fois Nicolas CAGE cabotine mollement pour toucher ses millions de dollars en ce disant qu’il y aura bien un film intéressant dans les dix projets suivants qu’il va tourner. Reste donc un film dans la moyenne des productions de thrillers fantastiques US, c'est-à-dire creux et bourré d’images de synthèse.

Au niveau du Box office, le résultat n’est pas si mal. Sorti dans une période creuse, le film n’a pas de concurrence réelle et passe aisément la barre du million d’entrée, ce qui n’est pas si mal pour un Nicolas CAGE actuellement. Le film sera dans le top 40 de l’année et c’est bien payé. 

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

1 385 756

 

 

 

 

 

1ère semaine

2

465 607

338

2ème semaine

3

389 340

348

3ème semaine

7

248 249

348

4ème semaine

9

157 985

340

5ème semaine

16

64 486

211

ENTREES PARIS

 

328 898

 

 

 

 

 

1ère semaine

1

121 967

32

2ème semaine

2

90 132

38

3ème semaine

7

59 694

36

4ème semaine

7

36 173

31

5ème semaine

 

12 450

17

Nombre de semaines Paris

 

 

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

3 811

 

1er jour Paris

 

15 685

 

Budget

 

50 M$

 

Recettes US

 

80 M$

 

Recettes US 1er week end

1

24,6 M$

3332

Recettes Mondiales

 

155 M$

 

Box office annuel FRANCE

 

 

 

Box office annuel USA

 

 

 

Box office annuel Allemagne

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

 

 

Box office annuel Italie

 

 

 

Box office UK

 

 

 

Box office Europe

 

 

 

Cote du succès

 

* *

 

 

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Samedi 27 juin 2009
- Publié dans : BO J. WAYNE

LES 4 FILS DE KATIE HELDER

(The sons of Katie Elder)

1er JUILLET 1965 (USA)

21 OCTOBRE 1965

 

 

 

Réalisation

Henry HATHAWAY

Scénario

William H WRIGHT, Allan WEISS

Directeur de la photographie

Lucien BALLARD

Musique

Elmer BERNSTEIN

Production

Hal WALLIS

Distribution

Paramount

Durée

125 minutes

Tournage

4 /01/ 65 – mars 1965

John Elder

John WAYNE

Tom Elder

Dean MARTIN

Mary Gordon

Martha HYER

Curley

George KENNEDY

Dave Hastings

Dennis HOPPER

Morgan Hastings

James GREGORY

 

 

Tom, Bud et Matt Elder sont revenus à Clearwater, leur village natal du Texas, pour enterrer leur mère Katie. À la gare, ils attendent leur frère aîné John. Mais seul Curley, un tueur à gages engagé par le maire, Morgan Hastings, descend du train. Après l’enterrement, John, qui a assisté de loin à la cérémonie, est mis en garde par son ami, le shérif Billy Wilson, de l’arrivée de Curley. Il l’informe aussi que sa mère a vendu leur ranch à Hastings après la mort de leur père. Après avoir fêté leurs retrouvailles, John et ses frères vont en ville régler la succession. Mais Katie est morte dans la misère. Pour avoir des explications, ils se rendent au ranch. Le fils Hastings, Dave, les renvoie brutalement. Billy avoue à John que son père a joué le ranch familial aux cartes et a été tué le jour même par un inconnu. Les quatre frères acceptent de convoyer les deux cents bêtes d’un éleveur de chevaux pour les vendre puis partager les bénéfices. Ainsi, Bud, malgré son refus, pourra suivre des études selon le vœu de sa mère. Le shérif-adjoint Ben Latta découvre que Tom est recherché pour meurtre dans un autre État. Après une altercation avec Hastings, Billy va, seul, chez les Elder pour arrêter Tom. Devant leur porte, il est tué par Hastings. Les quatre frères sont emprisonnés pour le meurtre de Billy. Alors que la population veut les lyncher, ils sont conduits par Ben à la ville voisine pour être jugés. Mais, en chemin, ils tombent dans une embuscade tendue par Hastings et ses hommes. Matt et Ben sont tués. Tom et John reviennent à Clearwater pour faire soigner Bud, grièvement blessé, et exigent la venue du procureur pour prouver leur innocence. Tom réussit à entraîner Dave, pour le faire parler, dans la grange où John et lui se sont réfugiés. Mais son père surgit et tue son fils accidentellement. En présence du nouveau shérif, Dave meurt en avouant qu’Hastings a tué Elder et Billy. Alors que Tom s’écroule, blessé par le maire, John sort pour le tuer. Mais ce dernier se réfugie dans un dépôt d’essence qui explose peu après. John rend alors visite à Mary Gordon, la jeune femme qui les a toujours soutenus, lui et ses frères, depuis la mort de son amie Katie Elder.

 

En 1964, John WAYNE qui est toujours un des acteurs les plus populaires du monde est opéré d’un cancer du poumon, contracté très probablement suite au tournage d’un film dans une partie d’un désert qui a servi à des expériences nucléaires il y a des années. Solide comme un roc, le colosse parait tout à fait remis pour le tournage de ce classique du western réalisé par le grand Henry HATHAWAY. L’acteur retrouve ce réalisateur qui l’ a déjà dirigé dans des films comme « le grand Sam » ou « le plus grand cirque du monde » tourné l’année précédente. Bon, d’accord, c’est une production Hal WALLIS, donc il y a du budget pour ce producteur roublard qui a produit une multitude de succès au box office, mais il n y a pas de réelle violence, pas de sang, et le cahier des charges doit être bien rempli. De fait on retrouve trois des fils de Katie ELDER qui va être mise en terre dans la ville où elle a vécu. Nous apprenons que la mère a vécu chichement du fait de la perte du ranch de son mari, escroqué par Morgan HASTINGS. Le quatrième fils, John, observe l’enterrement des hauteurs de la ville. Il ne tardera pas à découvrir les circonstances de sa mort non sans subir des dommages collatéraux jusqu’à l’affrontement final avec Morgan HASTINGS. Après avoir tué Curley le tueur à gages, John fait exploser le dépôt d’essence ou Morgan s’est réfugié. Il peut retrouver du réconfort avec Mary GORDON.

Cependant, la belle Mary n’a qu’un petit rôle dans ce film d’hommes. Cette vengeance est parfaitement orchestrée par un Henry HATHAWAY des grands jours. Il serait peut être temps un jour de rendre hommage à ce grand artisan du cinéma qui n’a jamais obtenu l’aura d’un John FORD ou d’un Howard HAWKS par exemple. Il sait rendre intéressant un scénario cousu de fil blanc, en particulier dans sa manière de filmer l’espaces et d’être capable d’alterner les scènes d’action et de d’exposition. Le film comporte un très beau gunfight lors de l’embuscade qui vise à tuer les quatre frères. Il est évident que John WAYNE écrase le film de sa présence. Malgré la maladie le Duke est en grande forme et très charismatique, sans pour autant minorer l’impact de Dean MARTIN qui joue n’a pas un grand rôle. Il est clair que sa présence est due à son nom, gage d’attirer du public. L’acteur bénéficie d’une belle scène dans un bar où il démontre sa roublardise au jeu. Du tout cuit pour un acteur rôdé à ce genre de production. Mais on pouvait en attendre mieux. Il est nécessaire que le méchant soit bon dans un western et c’est le cas avec le tueur à gages interprété par cette bonne vieille baderne de George KENNEDY, toujours aussi sympathiquement antipathique et qui assure comme pas deux. Du grand art, tout en sourires grimaçants et vêtu de noir comme il se doit. Mention également à James GREGORY comme crapule du film, qui est capable de tout pour conserver son bien (volé). Dans un petit rôle, Dennis HOPPER interprète le fils peureux de Morgan HASTING. Difficile d’imaginer le futut junkie réalisateur de « Easy rider » trois ans plus tard. A signaler également la brillante composition de Elmer BERNSTEIN déjà auteur de la musique des "7 mercenaires".

Ce classique du western, un des derniers du genre avant l’arrivée des westerns spaghettis obtient sans difficulté un très grand succès à travers le monde. Il n’est pas moins que dans le top 25 de l’année en FRANCE après avoir obtenu la première place des exclusivités parisienne lors de sa sortie. Le film marchera très bien en Italie et surtout en Espagne où le film est dans le top 5 de l’année. John WAYNE est toujours aussi bankable après près de 30 ans de carrière et ce n’est pas fini.

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

1 605 592

 

ENTREES PARIS

 

323 368

 

1ère semaine

1

76 717

10

2ème semaine

2

45 647

 

3ème semaine

4

47 254

 

4ème semaine

 

 

 

Nombre de semaines Paris

 

6

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

7 617

 

1er jour Paris

 

 

 

Budget

 

 

 

Recettes US

 

6 M$

 

Recettes Mondiales

 

 

 

Box office annuel FRANCE

23

 

 

Box office annuel USA

8

 

 

Box office annuel Allemagne

 

 

 

Box office annuel Espagne

8

2 455 326

 

Box office annuel Italie

14

 

 

Box office UK

 

 

 

Box office Europe

 

 

 

Cote du succès

 

* * *

 

 

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Samedi 27 juin 2009
- Publié dans : BO J. GABIN
Le classement pris en compte est celui des exclusivités. Ce système ayant disparu au début des années 70.

LA MINUTE DE VERITE - 22 OCTOBRE 1952
94 601 ENTREES EN 2 SALLES
MOYENNE 47 300 ENTREES
1 SEMAINES N°1
TOTAL 847 909 ENTREES








FRENCH CANCAN  - 29 AVRIL 1955
56 957 ENTREES EN 3 SALLES
MOYENNE 18 986 ENTREES
2 SEMAINES N°1
TOTAL 1 090 874 ENTREES

* *




CHIENS PERDUS SANS COLLIER  - 21 OCTOBRE 1955
68 045 ENTREES EN 3 SALLES
MOYENNE 22 682 ENTREES
2 SEMAINES N°1
TOTAL 623 359 ENTREES

* *





LE SANG A LA TETE  - 10 AOUT 1956
67 316 ENTREES EN 3 SALLES
MOYENNE 22 439 ENTREES
2 SEMAINES N°1
TOTAL 440 370 ENTREES

* *




MAIGRET TEND UN PIEGE  -29 JANVIER 1958
73 460 ENTREES EN 3 SALLES
MOYENNE 24 487 ENTREES
3 SEMAINES N°1
TOTAL 797 176 ENTREES

* * *





LES MISERABLES -12 MARS 1958
45 800 ENTREES EN 3 SALLES
MOYENNE 15 267 ENTREES
1 SEMAINES N°1
TOTAL 1 045 166 ENTREES

*





LE DESORDRE ET LA NUIT -14 MAI 1958
66 344 ENTREES EN 3 SALLES
MOYENNE 22 115 ENTREES
1 SEMAINES N°1
TOTAL 460 837 ENTREES

*  




LES GRANDES FAMILLES -19NOVEMBRE 1958
80 969 ENTREES EN 4 SALLES
MOYENNE 20 242 ENTREES
3 SEMAINES N°1
TOTAL 1 100 157 ENTREES

* * * 





ARCHIMEDE LE CLOCHARD - 8 AVRIL 1959
55 403 ENTREES EN 4 SALLES
MOYENNE 13 850 ENTREES
1 SEMAINES N°1
TOTAL 782 757 ENTREES






MAIGRET ET L'AFFAIRE SAINT FIACRE - 2 SEPTEMBRE 1959
70 245 ENTREES EN 3 SALLES
MOYENNE 23 415 ENTREES
2 SEMAINES N°1
TOTAL 632 891 ENTREES

* *


 

LE BARON DE L'ECLUSE - 13 AVRIL 1960
90 440 ENTREES EN 3 SALLES
MOYENNE 30 146 ENTREES
4 SEMAINES N°1
TOTAL 829 991 ENTREES

* * * *



LES VIEUX DE LA VIEILLE - 8 SEPTEMBRE 1960
74 787 ENTREES EN 3 SALLES
MOYENNE 24 929 ENTREES
2 SEMAINES N°1
TOTAL 626 420 ENTREES

* *


 


LE PRESIDENT - 1er MARS 1961
62 335 ENTREES EN 3 SALLES
MOYENNE 20 778 ENTREES
2 SEMAINES N°1
TOTAL 617 262 ENTREES
* *





LECAVE SE REBIFFE - 27 SEPTEMBRE 1961
87 055 ENTREES EN 4 SALLES
MOYENNE 21 763 ENTREES
4 SEMAINES N°1
TOTAL 932 830 ENTREES
* * * *






UN SINGE EN HIVER - 11 MAI 1962
70 025 ENTREES EN 4 SALLES
MOYENNE 17 056 ENTREES
2 SEMAINES N°1
TOTAL 760 493 ENTREES
* *





MELODIE EN SOUS SOL - 3 AVRIL 1963
82 610 ENTREES EN 3 SALLES
MOYENNE 27 536 ENTREES
4 SEMAINES N°1
TOTAL 967 656 ENTREES
* * * *






LE TONNERRE DE DIEU
- 8 SEPTEMBRE 1965
78 922 ENTREES EN 7 SALLES
MOYENNE 11 274 ENTREES
6 SEMAINES N°1
TOTAL 965 638 ENTREES
* * * * * *






DU RIFIFI A PANAME - 4 MARS 1966
95 630 ENTREES EN 5 SALLES
MOYENNE 19 126 ENTREES
3 SEMAINES N°1
TOTAL 509 953 ENTREES
* * *






LE SOLEIL DES VOYOUS - 31 MAI 1967
48 580 ENTREES EN 5 SALLES
MOYENNE 9 716 ENTREES
2 SEMAINES N°1
TOTAL 509 953 ENTREES
* *





LE PACHA - 13 MARS 1968
80 140 ENTREES EN 5 SALLES
MOYENNE 16 028 ENTREES
1 SEMAINES N°1
TOTAL 487 612 ENTREES
*






LE TATOUE - 18 SEPTEMBRE 1968
80 040 ENTREES EN 5 SALLES
MOYENNE 16 008 ENTREES
4 SEMAINES N°1
TOTAL 532 712 ENTREES
* * * *



LE CLAN DES SICILIENS - 3 DECEMBRE 1969
104 287 ENTREES EN 7 SALLES
MOYENNE 14 898 ENTREES
4 SEMAINES N°1
TOTAL 1 056 989 ENTREES
* * * *




LE TUEUR
- 24 FEVRIER 1972
76 786  ENTREES EN 13 SALLES
MOYENNE 5 906 ENTREES
1 SEMAINES N°1
TOTAL 197 680 ENTREES
*




VERDICT
- 11 SEPTEMBRE 1974
82 050 ENTREES EN 17 SALLES
MOYENNE 4 826 ENTREES
1 SEMAINES N°1
TOTAL 329 996 ENTREES
*




L'ANNEE SAINTE- 21 AVRIL 1976
55 342 ENTREES EN 18 SALLES
MOYENNE 3074 ENTREES
1 SEMAINES N°1
TOTAL 326 694 ENTREES
*


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Lundi 22 juin 2009
- Publié dans : MISES A JOUR

LE PRESIDENT

 

1er mars 1961

 

 

 

Réalisation

Henri VERNEUIL

Scénario

Michel AUDIARD

Henri VERNEUIL

Dialogues

Michel AUDIARD

Directeur de la photographie

Louis PAGE

Musique

Maurice JARRE

Production

Cité Films - Terra Films

Distribution

U.F.A-Comacico

Durée

108 minutes

Tournage

 

Émile Beaufort

Jean GABIN

Philippe Chalamont

Bernard BLIER

François

Alfred ADAM

Mlle Milleran

Renée FAURE

Lauzet-Duchet

Louis SEIGNER

 

 

Retiré de la politique depuis des années, Emile Beaufort partage ses loisirs entre la promenade et la rédaction des mémoires qu'il dicte à Mademoiselle Milleran, sa secrétaire-gouvernante ; il suit cependant toujours les événements. Vingt ans plus tôt en effet, Beaufort a dirigé un long moment la politique française. Président du Conseil, il a dû se résigner à une dévaluation de la monnaie. Préparée dans le plus grand secret, la mesure provoque cependant une manoeuvre d'un groupe financier et l'épargne française y perd trois milliards. Le Président du Conseil n'a pas tardé à comprendre qu'une fuite s'est produite par son propre chef de cabinet, Philippe Chalamont, gendre du banquier Etienne Vollard, allié au groupe spéculateur,et il lui fait signer l'aveu de sa forfaiture. Quelques années plus tard, de nouveau au pouvoir, Beaufort est attaqué sur son projet d'Etats-Unis d'Europe. Son principal adversaire, c'est le député Philippe Chalamont ; le Président réfute l'argumentation spécieuse de celui-ci, mais ne sachant battu par une coalition d'intérêts, il dit leur fait aux parlementaires et quitte la vie publique. Et il se retrouve désespérément seul. Même la fidèle Milleran le trahit, de connivence avec la police, en essayant de récupérer le document signé par Chalamont. Dans le pays en crise ministérielle, on parle de lui pour la Présidence du Conseil. Beaufort attend la visite de son ancien collaborateur, dont il est résolu à barrer le chemin, car il n'a pas pardonné le tort fait au peuple de France : président pressenti, Chalamont vient solliciter son pardon. Entre temps, Beaufort a brûlé les documents mais, après l'entrevue, les journaux annoncent le retrait de celui qu'on regardait déjà comme Premier. Et le vieillard, cardiaque et épuisé, peut bien finir sa vie.

 

 

Toujours sous contrat avec Jacques BAR ce qui lui garantit un cachet fixé à l’avance (on imagine le bénéfice de Jacques BAR) la petite entreprise Jean GABIN fonctionne à merveille et les tournages vont bon trains. Bien qu’étant désavoué par les réalisateurs de la nouvelle vague, l’acteur est une machine à entrées, et le passage aux années 60 ne semble pas avoir d’influence sur les entrées.

L’équipe qui entoure GABIN décide d’adapter un roman de Georges SIMENON extrêmement célèbre à l’époque. Henri VERNEUIL très solide réalisateur va mettre en scène le film et va adapter le livre avec Michel AUDIARD naturellement, tant l’auteur sait faire parler GABIN. L’acteur accepte de se faire vieillir mais pas trop, pas plus de 73 ans ! Il répond à Audiard qu’il voudrait bien interpréter CLEMENCEAU. En fait le scénariste va créer une sorte de mix de plusieurs personnalités tels Léon BLUM ou Edouard HERRIOT. La gestation du scénario est pénible et VERNEUIL motive AUDIARD et l’aide à répéter des scènes, des dialogues. L’auteur se documente énormément et pond dans la difficulté un de ses plus grands scénarios.

Parce que dans les faits le film est peu spectaculaire. Le film est une amère réflexion sur la politique, l’Europe qui se développe, l’amitié et les trahisons à travers les derniers exploits d’Emile BEAUFORT ancien Président du Conseil qui souffre d’avoir eu à dévaluer le franc des années plus tôt. Le clou du film est une joute verbale extraordinaire entre BEAUFORT et CHALAMONT son ex chef de cabinet devenu entretemps député. Cette joute verbale se déroule dans un Palais Bourbon reconstitué avec 400 figurants.

Mais Bernard BLIER ne se contente pas d’écrire une fameuse tirade que n’aurais pas renié Marlon BRANDO dans son fameux « Jules César », mais truffe le film de jeux de mots, répliques, phrases assassines sur le français et la vie en général. Du très grand art.

Mais pour cela il faut un acteur de haute volée. Jean GABIN craint la scène du Palais Bourbon, elle n’est pas facile, surtout que VERNEUIL désire qu’elle soit tournée d’un seul trait, la même journée car il sent qu’il faut acculer l’acteur dans ses derniers retranchements pour sortir une scène exceptionnelle. L’anecdote veut qu’après de nombreux essais GABIN parvient enfin à conclure la scène, mais qu’un opérateur distrait sabote en oubliant de recharger une caméra. Furieux, GABIN insulte le technicien et doit reprendre la scène qui est magnifique. Mais il faut être deux pour un dialogue, et c’est le grand Bernard BLIER qui donne la réplique à GABIN, une nouvelle fois. Les deux acteurs s’entendent tellement que GABIN le sollicite de plus en plus régulièrement. Ils deviennent les Darry COWL et Francis BLANCHE des dramatiques françaises. Mais BLIER est comme d’habitude énorme. A la fois veule, agressif et finalement petit dans ce qu’il représente, il est encore parfait.

Film qui peut sembler vieillot sur bien des aspects, il reste quelques passages fulgurants dont les fameux dialogues d’ AUDIARD en pleine forme. Hélas, près de 50 ans après la sortie du film, le discours de GABIN sur l’Europe semble encore tellement d’actualité. Quand à GABIN il prouve encore une fois que malgré l’arrivée de nouveaux jeunes talents, il est encore le meilleur. LA mise en scène de VERNEUIL est efficace et donne la part belle aux acteurs comme d’habitude.

C’est de la belle ouvrage qui prend la tête des exclusivités parisiennes à sa sortie avec plus de 60 000 entrées dans trois salles seulement (Le Paris, Berlitz, Wepler Pathé). Le film reste deux semaines entête des exclusivités et établit un résultat solide. Il sera encore numéro un dans les quartiers à la rentrée 61 et réalise plus de 600 000 entrées à Paris intra-muros au final. En FRANCE le film approche les 3 millions d’entrées. Encore un très beau succès pour GABIN à sa collection et un très bon film.    

 

Quelques extraits de la tirade du Palais Bourbon et autres perles dont l’intégralité se trouve sur le site dédié à Michel Audiard. :

 

*) Messieurs, Monsieur le Député Chalamont vient d'évoquer en termes émouvants les victimes de la guerre... Je m'associe d'autant plus volontiers à cet hommage qu'il s'adresse à ceux qui furent les meilleurs de mes compagnons...Au moment de Verdun, Monsieur Chalamont avait dix ans... Ce qui lui donne, par conséquent, le droit d'en parler... Étant présent sur le théâtre des opérations, je ne saurais prétendre à la même objectivité... On a, c'est bien connu, une mauvaise vue d'ensemble lorsqu'on voit les choses de trop près !... Monsieur Chalamont parle d'un million cinq cent mille morts, je ne pourrais en citer qu'une poignée, tombés tout près de moi...
J'ai honte, Messieurs... Je voulais montrer à Monsieur Chalamont que je peux, moi aussi, faire voter les morts... Le procédé est assez méprisable, croyez-moi !...
Messieurs, j'ai devant moi un très joli dossier, très complet, très épais, trois cents pages de bilans et de statistiques que j'avais préparé à votre intention... En écoutant Monsieur Chalamont, je viens de m'apercevoir que le langage des chiffres a ceci de commun avec le langage des fleurs... on lui fait dire c'que l'on veut !... Les chiffres parlent mais ne crient jamais... C'est pourquoi ils n'empêchent pas les amis de Monsieur Chalamont de dormir. Vous me permettrez donc de préférer le langage des hommes. Je le comprends mieux !...
Durant des années, à travers le monde, j'ai visité des mines, des camps de personnes déplacées... j'ai vu la Police charger les grévistes, je l'ai vue aussi charger des chômeurs... j'ai vu la richesse de certaines contrées, j'ai vu l'incroyable pauvreté de certaines autres... Durant toutes ces années, je n'ai jamais cessé de penser à l'Europe... Monsieur Chalamont a passé une partie de sa vie dans une banque à y penser aussi... Nous ne parlons forcément pas de la même Europe…..

 

*) Il y a aussi des poissons volants, mais qui ne constituent pas la majorité du genre.
Un député/J.Gabin

 

*) Il y a une chose plus grave que la trahison, c'est la bêtise.

 

     *) On est gouvernés par des lascars qui fixent le prix de la betterave et qui ne sauraient  pas faire  pousser des radis.

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

2 785 528

 

ENTREES PARIS

 

617 262

 

ENTREES PARIS EXCLUSIVITE

 

267 009

 

1ère semaine

1

62 335

3

2ème semaine

1

55 298

 

3ème semaine

2

41 160

 

4ème semaine

2

36 780

 

5ème semaine

2

42 262

 

Nombre de semaines Paris

 

9

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

20 778

 

Budget

 

 

 

Box office annuel FRANCE

18

 

 

Box office annuel Espagne

 

 

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* * *

 

 

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Dimanche 21 juin 2009
- Publié dans : MISES A JOUR

L’OURAGAN VIENT DE NAVARONE

(10 FORCE TO NAVARONE)

8 DECEMBRE 1978 (USA)

20 DECEMBRE 1978

 

 

 

Réalisation

Guy HAMILTON

Scénario

Robin CHAPMAN

Carl FOREMAN

Directeur de la photographie

Christopher CHALLIS

Musique

Ron GOODWIN

Production

David ORTON

Distribution

Warner-Columbia

Durée

118 minutes

Tournage

 

Mike Barnsby

Harrison Ford

Keith Mallory

Robert Shaw

Maritza Petrovich

Barbara Bach

Nikolai Leskovar

Franco Nero

Dusty Miller

Edward Fox

Sergent Weaver

Carl Weathers

Drazak

Richard Kiel

 

 

 

Deux des rescapés de l’ odyssée des « Canons de Navarone »- Mallory et Miller- se voient confier une nouvelle mission : éliminer un agent allemand qui à réussi à s’infiltrer dans la résistance Yougoslave, et qui n’est autre que Lescovar, qui les avait déjà trahis à Navarone. Un commando (nom de code « force 10 »), sous les ordres du colonel Barnsby, lui, doit faire sauter un pont stratégique, et voit d’un mauvais œil l’adjonction des deux vétérans. Mais les évènements ne se déroulent pas comme prévu. Dès le départ, le commando subit la perte d’un homme et hérite d’un soldat inattendu. Après le parachutage, il est capturé par une horde Chetnik, allié des nazis. Une évasion rocambolesque aplanit les divergences et crée un esprit d’équipe parmi les hommes. Les rescapés accomplissent les deux missions ensemble.  

 

A la fin des années 70, l’industrie Hollywoodienne a un peu le derrière entre deux chaises. D’un coté le goût des spectateurs se modifie, et la révolution « Star Wars » le prouve, le jeune public désire autre chose, d’autres thèmes. D’un autre coté les vieux pontes des studios pensent que l’avenir d’Hollywood est de  réunir des pléthores de stars dans un film de guerre ou dans une fresque historique, un genre qui a encore quelque peu fonctionné avec « le pont de Cassandra » par exemple. Ou encore les films catastrophe tels « la tour infernale ». C’est pourquoi Hollywood va décider de recycler ses vieux succès en leur donnant des suites improbables, nous citerons la suite de « love story » ou du « pont de la rivière Kwaï ». Il n y a pas de raisons de ne pas donner une séquelle à un des plus grands succès du film de guerre des années 60, à savoir « les canons de Navarone ». Dans cette séquelle, il n y a plus de Grégory PECK, ni de David NIVEN, mais les personnages sont conservés et interprétés par cette vieille baderne de Robert SHAW (Goldfinger, les dents de la mer, l’arnaque) et Edward FOX.

Cette production anglaise sera réalisée par George HAMILTON. Ce réalisateur vétéran s’est déjà frotté à des grosses productions dans les années 60 et est plus connu pour avoir réalisé quelques James BOND dont l’excellent « Goldfinger ». avec lui, aucune imagination dans la réalisation, mais on peut être certain d’avoir une copie correcte. En plus, avec son expérience, trois blindés sur un pont, c’est la panzer division et dix figurants dans la montagne suffisent à faire croire que l’armée allemande est bien présente. Avec ces vieilles ficelles du métier, un budget raisonnable est suffisant pour le réalisateur. Avec une bonne musique martiale, ce film a tout d’une grande production.

C’est donc très mollement que la trame du film se met en place  après un rapide résumé du premier épisode où l’on voit l’île exploser, parfait pour tuer le suspense pour ceux qui voulaient  voir le premier film. Harrison FORD tout auréolé de son formidable succès galactique est donc promu tête d’affiche et est donc l’argument commercial du film et à ce titre devra attirer les jeunes spectateurs dans les salles. Il fait très juvénile par rapport aux vieux barbons, et il semble manquer d’assurance également, peut être impressionné par ses nouvelles responsabilités de nouvelle star.

Nous faisons connaissances des grandes stars internationales qui émaillent le film, que des « cadors »: Carl WEATHERS (Apollo CREED dans ROCKY) sera le black de service, Barbara BACH (la James BOND girl de « l’espion qui m’aimait »)et son regard bovin sera le personnage féminin (que fout -elle là ?) et comme le casting semble sorti d’un James BOND (production anglaise oblige) Richard KIEL, le « Jaws » des BOND est là également dans son « meilleur rôle » soit un chef Chetnik barbu. Et le méchant de service, le traître rastaquère, hein ? Qui s’y colle ? Et bien c’est cette vieille crapule de Franco NERO a qui échoit ce rôle. L’Italien aux yeux bleus cachetonne avec bonne grâce et se fera descendre par un Robert SHAW monolithique qui lui révèle qu’il a compris qu’il est le traître qui a vendu son équipe à Navarone. Le film remplit donc son cahier des charges habituel. Le colonel, bonne pâte dans le fond, mais qui en fait baver ses hommes, les barbares alliés des nazis peuple pittoresque et frustre, les alliés yougoslave une bande d’incapables de se torcher le derrière sans les anglais, etc…Heureusement la fin du film comporte deux belles scènes dues à René ALBOUZE responsable des effets spéciaux : un barrage qui rompt et la destruction du pont par les eaux déchainées. Pas mal, pas mal….

Harrison FORD n’apporte rien de plus que sa belle gueule et son impeccable brushing dans ce film qui n’annonce rien de bon pour la suite de sa carrière….

Reste un film sympa qui se laisse voir sur une chaîne de la TNT un soir d’ennui. Au niveau du box office rien de transcendant. Aux USA le film est un échec financier et en Europe, selon les pays le succès est mitigé. En France, le film parvient à tirer son épingle du jeu avec quand même près d’un million d’entrées en France. Il faut dire que la période de noël est favorable à ce genre de production bien désuète et qui sonne le glas du cinéma anglais qui se fera définitivement distancer par Hollywood et ses productions LUCAS et SPIELBERG.             

         

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

46

889 099

 

ENTREES PARIS

 

192 535

 

1ère semaine

5

57 144

16

2ème semaine

 

 

 

3ème semaine

8

31 343

17

4ème semaine

15

23 593

12

Nombre de semaines Paris

 

7

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

3 571

 

1er jour Paris

 

 

 

Budget

 

5 000 000

 

Recettes US

 

7,1 M$

 

Recettes Mondiales

 

 

 

Box office annuel FRANCE

46

 

 

Box office annuel USA

38

 

 

Box office annuel Allemagne

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

1 057 865

 

Box office annuel Italie

87

 

 

Box office UK

 

 

 

Box office Europe

 

 

 

Cote du succès

 

 * *

 

 

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Samedi 20 juin 2009
- Publié dans : UN JOUR UN FILM

LE CERCLE ROUGE

  

21 OCTOBRE 1970

 

 

 

Réalisation

Jean-Pierre MELVILLE

Assistant réalisateur

Bernard STORA

Scénario

Jean-Pierre MELVILLE

Directeur de la photographie

Henri DECAË

Musique

Éric de MARSAN

Production

Corona Films

Distribution

Corona Films

Durée

140  minutes

Tournage

26/01/1970 - 13/04/1970

Le commissaire Matteï

BOURVIL

Corey

Alain DELON

Jansen

Yves MONTAND

Santi

François PÉRIER

Vogel

Gian-Mana VOLONTE

 

 

Corey, un malfaiteur incarcéré à la centrale des Beaumettes, est libéré ; un de ses gardiens, avant qu'il ne soit relâché, lui a proposé une affaire : dévaliser une bijouterie, place Vendôme. Ailleurs, dans le train bleu, le commissaire principal Mattei transfère de Marseille à Paris un ennemi public, Vogel. Trompant la vigilance de son gardien, Vogel réussit à s'échapper et à trouver refuge dans le coffre de la voilure de Corey. Les deux hommes se lient d'amitié. Le commissaire Mattei, craignant pour sa carrière, décide à tout prix de retrouver Vogel. Pour réaliser le hold-up, Vogel et Corey font appel à Jansen, un ex-policier radié pour ivrognerie. Le hold-up réussit parfaitement, mais le plus dur sera d'écouler les bijoux. Le commissaire Mattei, chargé de l'affaire, trouve le moyen de faire parler Santi, un tenancier de bar louche, dont le fils a été compromis dans une affaire de drogue. Se faisant passer pour un acheteur éventuel des diamants, Mattei attire dans un guet-apens les trois voleurs, qui mourront sous les balles de la police.

 

La France est encore sous le choc de la mort de BOURVIL le 23 septembre. Le hasard fait bien les choses, le dernier film avec l’acteur diffusé dans les salles sera un des plus fameux de l’année.

Jean Pierre MELVILLE est certainement le réalisateur Français le plus réputé, et une nouvelle fois, s’adonne à son genre de prédilection, le film policier, dont il reste un des maîtres. Pourtant « le cercle rouge » n’est peut être pas aussi fameux que « le samouraï » ou bien « l’armée des ombres » , mais désormais le réalisateur dispose d’un budget très important du fait du casting infernal dont il dispose : Bourvil, Alain DELON, Yves MONTAND, et Gian Maria VOLONTE. Rien que ça ! Rien qu’avec une seule de ces stars, le film pourrait être un succès international. Du reste, il est évident que le succès du « clan des siciliens » en 1969 qui comprend trois énormes stars françaises à l’affiche, donne des idées. En général le résultat est garanti au box office. On ne présente plus BOURVIL qui a lui seul garantit des millions d’entrées. Le choc de sa disparition cause un engouement pour le film qui s’ajoute aux critiques élogieuses qui saluent en lui le grand acteur qu’il fût et qui pourrait bien avoir trouvé son meilleur rôle avec son dernier film. Il joue en effet le rôle d’un commissaire expérimenté, par spécialement sympathique et qui n’hésite pas à employer des méthodes peu recommandables pour arriver à ses fins, il est très pragmatique. Très affaibli par la maladie, l’acteur propose un grand rôle dramatique, bien loin des niais ou des laquais qu’il jouait à ses débuts. Il est vraiment dommage qu’un tel acteur ne soit disparu avant de découvrir le cinéma français des années 70. Tant de réalisateurs auraient voulu tourner avec lui.

Alain DELON traverse une période dorée. L’acteur fétiche de Jean-Pierre MELVILLE retrouve encore une fois le succès après ceux de « la piscine » ou du « clan des siciliens ». Au top de son charisme, il joue encore un rôle de vilain garçon, mais avec tant de classe qu’on lui pardonne. Un rôle à son niveau, excellent, ni plus ni moins.

Pour Yves MONTAND, c’est la grande confirmation de son retour au premier plan. Dans un rôle trouble, comme il est capable de les interpréter, il est  cette fois du mauvais coté de la barrière. Alors que les années 60 ont été parfois difficiles pour lui, malgré quelques grands succès comme « le diable par la queue » il n’était pas encore un acteur si populaire que cela. Mais, plus mûr, il entre de plein pied dans une décennie cinématographique où il tournera quelques chef d’œuvres. D’ailleurs, redevenu une star du box Office, c’est lui qui entame le tournage de « la  folie des grandeurs » en remplacement de …Bourvil.

Avec de grands acteurs de la trempe de Gian Maria VOLONTE et de François PERIER acteur Melvillien devant l’éternel. Le réalisateur peut concocter un classique du film noir, en démontrant la grande maîtrise de son cinéma : ambiances, décors, direction d’acteur, tout est parfait, en tout cas au dessus du lot en 1970.

La critique étant très favorable et au vu des conditions énoncées ci-dessus, le film qui sort la semaine suivante « le mur de l’Atlantique » prend un départ très solide avec plus de 90 000 spectateurs la première semaine à Paris et va se maintenir durant 4 semaines au top du Box Office et termine à plus de 900 000 entrées à Paris hors banlieue et devient avec 4.3 millions encore un très grand succès. Le film atteint la cinquième place du top annuel. En Europe le film connaît également un très grand succès.

Bourvil vient donc de boucler une année exceptionnelle avec deux films dans le top 5 de l’année. Il est dommage que dans un ultime hommage, DE FUNES lui ait chipé la première place avec son nouveau « gendarme ». Il est certain que BOURVIL en grand gentleman ne lui en aurait pas voulu !.   

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

4 336 000

 

ENTREES PARIS

 

911 338

 

ENTREES PARIS EXCLUSIVITE

 

845 285

 

1ère semaine

1

90 660

8

2ème semaine

1

96 690

 

3ème semaine

1

85 833

 

4ème semaine

1

72 315

 

5ème semaine

4

61 446

 

6ème semaine

2

52 733

 

7ème semaine

4

43 866

 

8ème semaine

4

38 324

 

9ème semaine

5

31 319

 

10ème semaine

5

46 162

 

11ème semaine

5

43 748

 

12ème semaine

7

25 596

 

13ème semaine

7

23 560

 

14ème semaine

8

18 490

 

15ème semaine

9

15 703

 

Nombre de semaines Paris

 

20

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

11 333

 

Budget

 

 

 

Box office annuel FRANCE

5

 

 

Box office annuel Espagne

 

1 001 846

 

Box office annuel Italien

22

 

 

Cote du succès

 

* * * *

 

 

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Vendredi 19 juin 2009
- Publié dans : UN JOUR UN FILM

LA GRANDE VADROUILLE

  

8 DECEMBRE 1966

 

 


Réalisation

Gérard OURY

Scénario

Gérard OURY

Marcel JULLIAN  Danièle THOMPSON

Directeur de la photographie

Claude RENOIR

Musique

Georges AURIC

Production

Les Films Corona

Distribution

Valoria Film

Durée

122  minutes

Tournage

16/05/66 – 25 /08/66

Augustin Bouvet

BOURVIL

Stanislas Lefort

Louis DE FUNÈS

Sir Reginald

TERRY-THOMAS

Peter Cunningham

Claudio BROOK

Alan Mac Intosh

Mike MARSHALL

Sœur Marie-Odile

Andréa PARISY

La mère supérieure

Mary MARQUET

Ginette

Marie DUBOIS

 

 

Trois aviateurs anglais dont l'appareil a été touché par la D.C.A. sautent en parachute sur Paris occupé par les Allemands. L'un atterrit sur la Komandantur et se voit hébergé par un peintre en bâtiment, Augustin (Bourvil) ; l'autre tombe sur le toit de l'Opéra : il est sauvé par le chef d'orchestre, patriote fougueux, Stanislas (de Funes) ; le troisième fait un plongeon dans le bassin des phoques du zoo de Vincennes, et reste en vie grâce au gardien. Le point de ralliement des trois aviateurs est les bains turcs où les conduisent, chacun de leur côté, Augustin et Stanislas qui s'y rencontrent pour la première fois. Compromis par la présence des aviateurs, Augustin et Stanislas doivent se sauver avec eux en zone libre, grâce à la complicité de la gracieuse Ginette, marionnettiste du Guignol des Champs-Elysées. Après de multiples aventures, ils se retrouvent en Bourgogne ; Augustin et Stanislas à Meursault, dans un hôtel occupé. par les Allemands, et les Britanniques à l'Hospice de Beaune. Une charmante religieuse (Andréa Parisy) tente de leur faire passer la ligne dans des tonneaux qui sont livrés par erreur à la Konunandantur de Meursault, où viennent d'être emprisonnés Augustin et Stanislas. Les aviateurs mettent le feu à des fûts d'alcool et s'échappent avec les deux compères. Poursuivis par des autos blindées allemandes, ils sautent sur le chariot de la religieuse qui les emmène, au grand galop de son attelage, vers un aéro-club désaffecté. Ils prennent place dans deux vieux planeurs et décollent de justesse au nez de leurs poursuivants.

 

Après le colossal succès du "corniaud" une "suite" est mise en route. Ce ne sera pas une suite au sens propre du terme, mais un film mettant en scène les deux acteurs dans de nouveaux rôles et dans des situations différentes. Cependant tels "Laurel et Hardy" où les "Marx brothers" le principe reste le même: DE FUNES reste le petit irrascible et nerveux et BOURVIL le tendre naïf.

Le budget est multiplié par cinq et Gérard OURY peut se permettre le film dont il a rêvé. Extérieurs, décors, costumes, tout est permis tant le projet semble sûr, car entretemps, Louis DE FUNES a confirmé qu'il était impérial au Box Office français et depuis peu, européen.

Le scénario est paufiné durant un an. Une équipe scénaristique ce met en place, avec bien sûr Marcel JULLIAN et aussi sa fille, danièle THOMPSON qui va découvrir les ficelles du métier. Ficelles  un peu grosses parfois, pour un sujet épineux dans le fond qui traite de l'occupation allemande durant la seconde guerre mondiale et de la résistance. Toute faute de goût risque l'entreprise.

Alors que Gérard OURY a rendu une copie infecte sur le même thème dans "L'as des as", il s'en tire avec les honneurs grâce à une introduction des plus habiles et réussie. Des parachutistes anglais atterissent à divers endroits de la capitale et provoquent l'implication d'un peintre en bâtiment et d'un grand chef d'orchestre dans la résistance bien malgré eux. Ces deux personnages que tout séparent devront faire preuve de hardiesse pour se sortir du pétrin, et finalement deviendront amis en parvenant à s'échapper des griffes de l'occupant.

Maîtrisé de bout en bout, le film est sans doute moins comique que "le corniaud", mais transporte de grandes valeurs: l'amitié et le courage de deux personnes dissemblables leur permet de vaincre l'adversité et finalement montre que tous le monde peut être un héros. Un buddy movie à la française en quelque sorte qui n'est pas sans rappeler "la traversée de Paris". Les grandes scènes ne manquent pas: celle très réussie du début du film à l'opéra, la scène de la Kommandatur avec les deux acteurs habillés sous l'uniforme allemand, De FUNES sur le dos de BOURVIL, les deux personnages qui se retrouvent dans le lit du major allemand qui les poursuit, galopent dans une voiture à chevaux conduit par une religieuse, poursuivis par un tank et l's'échappent en planeur avec les aviateurs anglais pour se rendre en zone libre. Bref, un ultra classique de la comédie française mené par un DE FUNES et un BOURVIL énormes. N'oublions pas la prestation de Terry THOMAS qui deviendra célèbre avec sa  moustache et ses dents du bonheur.

Sorti en décembre 1966, le film a pour objectif avoué de rééditer l'exploit du "corniaud", ou du moins d'être un gros succès rentable. Dès la première semaine, le film passe le cap des 100 000 entrées dans ses six salles d'exclusivité parisienne. Les réactions du public sont fantastiques, ce qui fait que le film réédite son exploit en seconde semaine avec encore 100 000 entrées, puis pour les fêtes cela devient énorme avec deux semaines à 136 000 entrées chacune soit 483 000 entrées en 4 semaines en six salles combles. C'est un triomphe que la concurrence, broyée, concassée par cette machine à entrées ne peut qu'observer, envieuse. Ce sera au final un  triomphe total avec pas moins de dix semaines en tête du box office parisien et 31 semaines de présence à Paris. Le film ne met que 12 semaines pour passer le million d'entrées en exclusivité. En France, c'est un ravage, et les entrées se cumulent par millions. Neuf millions en quelques mois, pour terminer sa carrière, après plusieurs rééditions à plus de 17 millions d'entrées et obtenir la première place au box office de tous les temps en France, un record qui va durer 30 ans battu par le "Titanic" et rester durant 40 ans comme le plus grand succès de tous les temps, battu par "Bienvenue chez les ch'tis".

Le film qui ne se contente pas de ravager le Box Office français mai fonctionne très bien dans les pays européens  que ce soit en Allemagne, en Espagne et en Italie. Le film est une très grande réussite commerciale et rapporte des millions à son réalisateur.

Il est évident que ce soit pour Géard OURY ou les deux acteurs, que "la grande vadrouille" représente le pic de leur carrière, au moins du point de vue commercial. Un tel miracle ne se reproduit pas deux fois dans une vie, d'autant plus que le réalisateur ne pourra pas réunir le duo pour une troisième fois, alors qu'il était prévu qu'il retournent ensemble dans "la folie des grandeurs" mais la maladie emportera BOURVIL quelques années plus tard.

Le film est devenu depuis légendaire et les multiples diffusions télévisées, toutes des triomphes, n'a jamais altéré ce fleuron du cinéma français des années 60.      

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

17 268 000

 

ENTREES PARIS

 

2 233 661

 

ENTREES PARIS EXCLUSIVITE

 

1 483 474

 

1ère semaine

1

105 752

6

2ème semaine

1

104 604

 

3ème semaine

1

136 192

 

4ème semaine

1

136 714

 

5ème semaine

1

84 730

 

6ème semaine

1

79 580

 

7ème semaine

1

73 033

 

8ème semaine

1

65 530

 

9ème semaine

1

60 726

 

10ème semaine

1

71 010

 

11ème semaine

2

47 570

 

12ème semaine

3

42 850

 

13ème semaine

1

41 860

 

14ème semaine

2