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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.

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860 000 pages vues


Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 12:29
- Publié dans : BO PARIS 1962
...
TROIS-SERGENTS.jpg

POS

TITRE

SAL

ENTREES

CUMUL

REALISATEUR

ACTEUR

ACTEUR

1

TROIS SERGENTS

24

75 309

351 131

STURGES

SINATRA

MARTIN

2

ROMULUS ET REMUS

19

58 210

208 766

CORBUCCI

REEVES

SCOTT

3

LA GUERRE DES BOUTONS

9

54 353

789 405

ROBERT

PETIT GIBUS

TRETON

4

L'ASSASSIN EST DANS L'ANNUAIRE

10

49 535

158 229

JOANNON

FERNANDEL

TEYNAC

5

THERESE DESQUEYROUX

4

43 880

84 337

FRANJU

RIVA

NOIRET

6

LE DIABLE ET LES DIX COMMANDEMENTS

3

42 838

126 226

DUVIVIER

COLLECTIF

 

7

PHAEDRA

6

37 986

316 793

DASSIN

MERCOURI

PERKINS

8

LE REPOS DU GUERRIER

2

36 102

168 622

VADIM

BARDOT

HOSSEIN

9

LA DENONCIATION

8

29 835

83 824

DONIOL-VALCROZE

RONET

BRION

10

LE GORILLE A MORDU L'ARCHEVEQUE

2

29 199

29 199

LABRO

HANIN

DUMAS

11

LE CID

5

25 731

423 922

MANN

HESTON

LOREN

12

LE FILS DU CAPITAINE BLOOD

3

25 613

99 280

DEMICHELI

S.FLYNN

PANARO

13

LA DERNIERE ATTAQUE

4

24 049

24 049

SAVONA

PALANCE

LULLI

14

UN SOUPCON DE VISON

3

23 230

52 301

MANN

GRANT

DAY

15

MONDO CANE

4

21 392

100 917

COLLECTIF

DOCUMENTAIRE

 

16

DIVORCE A L'ITALIENNE

4

19 150

429 373

GERMI

MASTROIANNI

ROCCA

17

ARSENE LUPIN CONTRE ARSENE LUPIN

2

18 281

133 479

MOLINARO

BRIALY

CASSEL

18

SEULS SONT LES INDOMPTES

3

18 228

61 654

MILLER

DOUGLAS

ROWLANDS

19

VIVRE SA VIE

4

16 820

35 511

GODARD

KARINA

REBBOT

20

LE CAPORAL EPINGLE

4

16 809

200 586

RENOIR

CASSEL

BRASSEUR C.

Meilleure salle: Le Gaumont Palace avec "Le gorille a mordu l'Archevèque" 22 249 entrées

" 3 sergents" se révèle être un beau succès et sera bien classé dans le top annuel. Le nom de Frank SINATRA et de Dean MARTIN attirent un public nombreux pour un western joyeux et commercial.
Très belle semaine également pour "Romulus et Remus" un peplum qui s'extirpe de la masse des péplums sortis cette année là en atteignant la barre des 200 000 spectateurs, ce qui est au dessus de la moyenne.
Toujours en continuation, "La guerre des boutons" remonte sur le podium avec un score imposant. On ne stoppe plus le film avec près de 800 000 entrées, c'est bien sûr la surprise de l'année et le plus beau "coup" de la carrière d'Yves ROBERT.
FERNANDEL et son dernier film passe la barre des 150 000 entrées. Pour le moment c'est un score moyen pour l'acteur, qui sera compensé par la province où l'acteur remplit toujours les salles.
"Thérèse DESQUEYROUX" est en tête des exclusivités, suivi par "Le diable et les 10 commandements" . Les films sortis des semaines précédentes continuent leur exclusivité avec succès.
Meilleure entrée de la semaine "Le Gorille a mordu l'archevêque"  est la suite de "La valse du Gorille" toujours interprété par Roger HANIN qui tente de rester en haut de l'affiche avec des rôles de gros bras. L'agent secret français Géo PAQUET est de retour pour une aventure qui se déroule en Afrique et devra affronter "L'archeveque" le chef d'un gang international. Le film effectue une belle entrées avec seulement deux salles, Le Gaumont Palace et le Monte Carlo. L'acteur va se spécialiser dans des rôles d'espionnage avec "Le Tigre" mais aussi s'enfermer dans les séries B.
"La dernière attaque" est la seconde nouveauté de la semaine. C'est un film de guerre italien dont Jack PALANCE tient la vedette. L'acteur est très présent dans ces années 60 où son visage coupé à la serpe fait merveilles dans une multitudes de séries B.
C'est une bonne semaine de transition en attendant les grosses sorties de mi-octobre.
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 11:15
- Publié dans : BO PARIS 1962
...
-HOMME-QUI-TUA-LIBERTY-VALANCE.jpg

POS

TITRE

SAL

ENTREES

CUMUL

REALISATEUR

ACTEUR

ACTEUR

1

L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE

6

76 723

76 723

FORD

STEWART

WAYNE

2

LES MYSTERES DE PARIS

3

64 758

64 758

HUNEBELLE

MARAIS

ROBIN

3

LE BATEAU D'EMILE

20

62 632

260 820

DE LA PATELLIERE

VENTURA

GIRARDOT

4

LES SEPT PECHES CAPITAUX

17

58 533

317 619

COLLECTIF

CHARRIER

CASSEL

5

LE CID

16

55 905

479 827

MANN

HESTON

LOREN

6

LA GUERRE DES BOUTONS

7

39 175

828 580

ROBERT

PETIT GIBUS

TRETON

7

L'ASSASSIN EST DANS L'ANNUAIRE

12

36 725

194 954

JOANNON

FERNANDEL

TEYNAC

8

LE DIABLE ET LES DIX COMMANDEMENTS

3

34 350

160 576

DUVIVIER

COLLECTIF

 

9

LE GENTLEMAN D'EPSOM

4

33 477

33 477

GRANGIER

GABIN

ROBINSON

10

THERESE DESQUEYROUX

4

32 520

116 857

FRANJU

RIVA

NOIRET

11

LE REPOS DU GUERRIER

2

32 033

200 655

VADIM

BARDOT

HOSSEIN

12

EVA

4

27 948

27 948

LOSEY

MOREAU

BAKER

13

MONDO CANE

7

27 570

128 487

COLLECTIF

DOCUMENTAIRE

 

14

DIVORCE A L'ITALIENNE

5

19 781

449 154

GERMI

MASTROIANNI

ROCCA

15

LE GORILLE A MORDU L'ARCHEVEQUE

2

17 875

47 074

LABRO

HANIN

DUMAS

16

FENETRE SUR COUR

4

16 758

77 137

HITCHCOCK

STEWART

KELLY

17

UN SOUPCON DE VISON

3

15 921

68 222

MANN

GRANT

DAY

18

ARSENE LUPIN CONTRE ARSENE LUPIN

2

14 074

147 553

MOLINARO

BRIALY

CASSEL

19

LES CHEVALIERS DU DEMON

3

13 479

13 479

BAKER

MICHELL

ARNE

20

TEMPETE A WASHINGTON

2

12 661

12 661

PREMINGER

H.FONDA

TIERNEY

meilleure salle : Le REX avec "Les mystères de Paris"  43 558 entrées

Les salles sont pleines en cette période grâce à de grosses sorties.
Le western a le vent en poupe en cette fin d'année. Après la première place des "3 sergents" la semaine dernière, c'est un autre western qui prend la tête du top et des exclusivités, et pas des moindres:
"L'homme qui tua Liberty Valance" le nouveau John FORD avec bien sûr John WAYNE en tête d'affiche bénéficie de la présence de James STEWART autre légende du western. C'est la première fois que le duo est réuni. Le film est un classique du genre bien qu'atypique. C'est un western statique et psychologique basé sur la politique et la réputation. Qui a tué Liberty Valance, interprété par un Lee MARVIN qui gravit les échelons du vedetariat ? John WAYNE ou James STEWART ? Réponse en visionnant le film. Sorti dans 6 salles le film prend une solide première place, grâce à des salles comme le Paramount (32 585 entrées) ou le  Montrouge Aubert ( 14 155 entrées).
Avec seulement 3 salles au compteur : le REX (43 558 entrées), la Rotonde et le Normandie "Les mystères de Paris" signe le grand retour de Jean MARAIS dans la grande lignée de ses succès passés ("Le Bossu", "Le capitan"). Avec "Les mystères de Paris" il retrouve son réalisateur fétiche André HUNEBELLE et la cîme du Box Office. Le public familial permet au film de prendre une belle seconde place.
Dans les quartiers "Le bateau d'Emile" prend une solide trosième place du box office général et la première place des quartiers. Le film approche les 300 000 spectateurs.
Dans cette grosse semaine, "Le Cid" et "Les 7 péchés capitaux" marchent très fort.
Si John WAYNE et Jean MARAIS font des entrées fracassantes, Jean GABIN effectue un début en deça de ses habitudes. Sorti dans la combinaison de salles suivantes : SCALA, HELDER, HELDER et le VIVIENNE, le film totalise un score correct de 33 477 entrées. GABIN éprouve-t-il du mal à attirer les specateurs  lorsqu'il sort du genre des films de gangsters ou de policiers ? Peut être, pourtant la comédie est bonne, et il est réalisé par un habitué de l'acteur, Gilles GRANGIER et bénéficie de l'appui d'Albert SIMONIN et de Michel AUDIARD au scénario et aux dialogues, soit la même équipe qui l'avait fait triompher avec "Le cave se rebiffe" quelques mois plus tôt. Peut être la date de sortie était mal choisie. Dans le film, GABIN faisande un restaurateur interprété par Louis DE FUNES. Les deux acteurs se retrouvent après "La traversée de Paris" où DE FUNES avait un petit rôle. Désomais DE FUNES a le second rôle et ils se retrouveront 6 ans plus tard dans "Le tatoué", mais DE FUNES aura pris entretemps une autre dimension.    
Jeanne MOREAU chosit toujours des réalisateurs ou des films à risques. Alors qu'elle triomphe dans "Jules et Jim" (à Paris) la revoici dans "Eva" réalisé par Joseph LOSEY. Dans une froide Venise, un réalisateur s'éprend d'une femme inaccessible qui va jouer avec lui: Eva. Jeanne MOREAU est mise en valeur par le réalisateur, fasciné par l'actrice. Très bien acceuilli par la critique, le film prend un bon départ dans des salles comme le Gaumont Rive Gauche ou Le Vendôme. Le film sera sera cependant boudé par la province.
"Tempête à Washington" est un film méconnu d'Otto PREMINGER. Le film est une charge contre le système politique américain et dénonce, à peine voilé, les dégâts imposés par un sénateur très inspiré par le sinistre McCARTHY 
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 03:21
- Publié dans : MISES A JOUR

LE GANG

 

19 JANVIER 1977

 

 GANG.jpg

Réalisation

Jacques DERAY

Scénario

Alphonse BOUDARD

Jean-Claude CARRIERE

Roger BORNICHE

Directeur de la photographie

Silvano IPPOTILI

Musique

Carlo RUSTICHELLI

Production

Alain DELON

Distribution

WARNER COLUMBIA

Durée

100 minutes

Tournage

24/05/76-13/08/76

Robert

Alain DELON

Marinette

Nicole CALFAN

Raymond

Roland BERTIN

Lucien

Maurice BARRIER

 

A la fin de la guerre, cinq amis se retrouvent pour former un gang redoutable. Robert dit "le dingue", prend la direction des opérations et organise minutieusement tous les coups. Avec ses complices, Jo, rescapé d'un camp de concentration, Lucien, ex-membre de la Gestapo, Manu, séducteur invétéré et Raymond, virtuose de l'automobile, il commet alors hold-up sur hold-up et bientôt les poches pleines, les cinq hommes peuvent mener grande vie, dans les endroits à la mode. C'est dans l'un de ces établissements que Robert rencontre Marinette et s'éprend d'elle. La jeune fille abandonne aussitôt son travail et toute la bande va s'installer à la campagne, chez l'accueillant Cornélius dont l'auberge n'attire pas les regards. A la suite d'un "braquage" commis à la gare de l'Est, Robert n'échappe que d'extrême justesse à ses poursuivants, mais il est pris dans une rafle et ne parvient à s'enfuir qu'après avoir menacé tout le commissariat avec une mitraillette saisie opportunément. A quelques temps de là, prévenue par des indicateurs, la police assiège la maison de Cornélius. Aucun des bandits n'est pourtant arrêté à cette occasion, mais, un peu plus tard, victime d'une de ses fanfaronnades, Robert se fait mortellement blesser chez un bijoutier et ses compagnons décident de l'enterrer discrètement après avoir assisté, impuissants, à son agonie.

 

Après le grand succès de "Flic Story", Alain DELON et Jacques DERAY se retrouvent pour une sixième fois. Pour la seconde fois DERAY adapte un livre de Roger BORNICHE. Jacques DERAY décide de changer de ton, le film ne sera pas un polar habituel, le ton est à la comédie, un peu comme un LELOUCH. Le film traite du célèbre "gang de tractions avant" dont le célèbre "Pierrot le fou" a fait partie. Le gang se forme à l'issue de la seconde guerre mondiale. La France est agitée et la police fort occupée, le pays est en reconstruction et le gang va profiter de cette période trouble pour organiser des hold-up. C'est une bande de copains dont l'amitié indestructible est la force du gang. Ils aiment rigoler entre amis à la campagne et profiter de la vie. Dans la réalité d'après BORNICHE, ils étaient fait d'anciens collabos et n'étaient pas connus pour manier l'humour. Robert dit "Le dingue" est imprévisible, spontané. Alors qu'ils braquent un club, il séduit la préposée du vestiaire, interprétée par la sexy Nicole CALFAN, et décide de se marier aussitôt. L'issue du film montre que le couple est bien plus lié que ne laisse supposer ce mariage rapide. Pierrot aime se jouer de la police. Dans le casse d'une usine, ils se font passer pour la police afin de se faire ouvrir le coffre de bonne foi. Lors d'une "ratonnade" sous couvert de trouble à l'ordre public, il se même à la foule alors qu'il est en cavale, se réfugie dans un bordel et se fait arrêter par la police et conduit au commissariat. La police ne le reconnait pas, ce qui l'amuse. Exaspéré par l'attitude des policiers envers les gens présents, il met à sac le commissariat en semant la terreur.

Lors de l'encerclement de leur maison de campagne par la police, il se joue des forces de l'ordre qui se tirent dessus, les rendant ridicules.

Après un casse réussit, il décide pour s'amuser de braquer une bijouterie pendant que ses complices l'attendent dans une voiture. Imprudent, il se fait abattre par la vendeuse. Il meurt durant la nuit, pendant que sa femme s'endort désespérée à l'étage. Au matin, elle constate que Robert n'est plus là. Elle découvre avec horreur que ses amis l'enterrent dans le jardin. ils lui remettent le cadeau issu de la bijouterie. Fin du film.

DERAY signe encore un bon film, où la légende côtoie la réalité, où la tendresse est présente.

Alain DELON arbore un look déconcertant avec sa chevelure frisée comme un mouton. Il interprète son rôle avec la désinvolture d'un Jean-Paul BELMONDO, mais ce qui ne lui convient pas totalement. Il est fantastique dans la scène du commissariat, où excédé, il s'empare d'une mitraillette et menace les policiers. Apeurés ceux-ci tremblent devant lui. Pour l'occasion DLON devient fou, inquiétant, menaçant, un rôle où il excelle.

L'acteur est boulimique et enchaîne les tournages. "Le gang" qu'il produit, est le premier des quatre films de cette année 1977. La critique n'est pas des plus tendre avec lui, ce qui n'empêche pas le film de prendre la première place du box office parisien. Le film résiste bien, reprenant même la première place en quatrième semaine, mais ensuite le film s'écroule très rapidement. Au final, le film marche correctement sur Paris, mais passe à peine la barre du million d'entrées en France. C'est en deça de "Flic story" au scénario plus conventionnel.     

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

1 190 355

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

332 998

 

 

 

 

 

1ère semaine

1

99 043

26

2ème semaine

2

71 333

 

3ème semaine

3

52 439

 

4ème semaine

1

50 098

 

5ème semaine

11

27 569

 

Nombre de semaines Paris

 

9

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

3 810

 

Budget

 

 

 

Box office annuel FRANCE

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

199 297

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* *

 

 

 

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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /2010 15:50
- Publié dans : BO M. AUDIARD

LES DENTS LONGUES

 

11 MARS 1953

 

DENTS-LONGUES.jpg  


Réalisation

Daniel GELIN

Scénario

Marcel CAMUS

Michel AUDIARD

Daniel GELIN

Directeur de la photographie

Robert JULLIARD

Musique

Paul MISRAKI

Production

Jacques ROITFELD

Distribution

PATHE DISTRIBUTION

Durée

95 minutes

Tournage

 

Louis COMMANDEUR

Daniel GELIN

Eva

Danièle DELORME

Walter

Jean CHEVRIER

Josserand

Louis SEIGNER

 

 

 

Un jeune journaliste fait ses débuts à Lyon où il rencontre une jeune fille dont il s'éprend, Eva. Avide d'ambitions il hésite pourtant à aller à Paris pour ne pas quitter Eva, mais celle-ci comprend que l'avenir du jeune homme dépend de cette décision et lui conseille de partir. A Paris, après avoir rapidement pris sa place dans un journal, il fait venir Eva qu'il épouse, mais il la délaisse bientôt, involontairement, pour un travail qui l'accapare. Eva est à la fois fière et malheureuse de la réussite de son mari : le monde qui l'entoure, les intrigues et combinaisons auxquelles il se prête lui répugnent et elle est un moment sur le point de le quitter. Elle comprend pourtant qu'il y aura toujours « un journal entre eux » et unit par accepter le destin qu'elle-même a voulu.

 

Ce film est une curiosité car il représente la première et unique réalisation de Daniel GELIN, grande vedette des années 50, mais que l'on ne connaissait pas en temps que réalisateur. Le film conte l'irrésistible ascension d'un jeune journaliste qui de scribouillard devient rédacteur en chef d'un grand quotidien, non sans avoir cassé du petit bois dans sa fulgurante promotion.

Le film possède de belles qualités. Tout d'abord Michel AUDIARD collabore au scénario, or, nous le savons, celui-ci a été journaliste dans sa jeunesse, et sa connaissance du milieu permet une retranscription fidèle de l'effervescence au sein des rédactions. Daniel GELIN est excellent en jeune arriviste avec quand même quelques scrupules. Embauché par Walter, le rédacteur en Chef d'un grand quotidien, Luis prend vite du galon et devient le bras droit de Walter. Louis plaît au conseil d'administration qui propose rapidement la place de Walter à Louis qui refuse par fidélité à Walter qu'il admire. Mais Walter tente de l'éloigner de la rédaction en l'envoyant à l'étranger. Louis accepte donc la proposition du Conseil d'administration et l'amitié entre les deux hommes est rompue. Nous noterons au passage la bonne prestation de Jean CHEVRIER. Louis manque de perdre sa femme. Totalement absent, il ne se rend compte quelques fois qu'il l'aime, en particulier quand leur enfant souffre d'une grave méningite. Cependant, elle comprend qu'il aime cette vie. Danièle DELORME blonde dans le film, joue une femme fragile qui fait contre mauvaise fortune bon coeur, surtout quand la sécurité matérielle arrive. Michel AUDIARD pond des dialogues solides, qui sonnent justes, sans esbroufe mais qui représentent le langage utilisé dans les rédactions. C'est un très bon film qui récolte un score correct pour la France de plus d'un million de spectateurs et un peu plus de 300 000 spectateurs à Paris. Cependant ce ne sera pas suffisant pour Daniel GELIN de retenter l'expérience, de plus il va rentrer dans une série de problèmes personnels qui vont l'éloigner des studios de cinéma.

Notons le petit rôle de Louis DE FUNES en employé au journal où il tient un rôle au service photographie du journal et une très brève apparition de Brigitte BARDOT que l'on aperçoit de loin, dans le rôle de témoin lors du mariage de Louis et de Eva.

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

1 241 028

 

ENTREES PARIS

 

330 215

 

ENTREES PARIS EXCLUSIVITE

 

81 885

 

1ère semaine

6

36 025

2

2ème semaine

 

23 249

 

3ème semaine

 

19 728

 

Nombre de semaines Paris

 

3

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

18 012

 

Budget

 

 

 

Box office annuel FRANCE

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

 

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* *

 

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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 23:14
- Publié dans : BO C.BRONSON

LES BAROUDEURS

(YOU CAN'T WIN 'EM ALL)

14 AOUT 1970

 

 

LES-BAROUDEURS.jpg

Réalisation

Peter COLLINSON

Scénario

Leo GORDON

Directeur de la photographie

Ken HIGGINS

Musique

Bert KAEMPFERT

Production

Gene CORMAN

Harold BUCK

Distribution

COLUMBIA

Durée

99 minutes

Tournage

 

Adam MYER

Tony CURTIS

Josh COREY

Charles BRONSON

Aila

Michèle MERCIER

 

 

Adam DYER est en perdition sur un canot, au large de l'île grecque de Limnos. Il est recueilli sur un bateau, où Josh COREY, un des passagres l'oblige à débourser son argent. Le capitaine du bateau veut tuer Josh pour reprendre l'argent, mais Adam lui sauve la vie et l'assomme. Il reprend son bien et met Josh sur un canot. Adam accoste, et assailli par Bolek le lieutenant de Josh: ce dernier arrive à temps pour sauver Adam. Josh et sa bande sont d'ex-soldats de la première guerre mondiale, devenus mercenaires et qui se font engager par le turc Osman BEY; Adam entre dans la bande. Leur mission: transporter des joyaux et un livre d'une inestimable valeur à travers le pays ravagé par une guerre civile. Aila, une aventurière voyageant dans le train, convoite les bijoux. Le train est attaqué, les pertes sont nombreuses dont Bolek; Josh, Adam et Aila vont fuir avec les bijoux mais ils sont arrêtés. Les bijoux disparaissent dans la bagarre....Est-ce Aila qui les possède ? Sont-ils perdus ?

 

De l'aveux même de l'acteur "les baroudeurs" n'est pas un grand film. Sans doute l'acteur devenu une star grâce à "Il était une fois dans l'Ouest" n'apprécie plus d'être en numéro deux sur l'affiche. Car c'est bien Tony CURTIS qui endosse le premier rôle.

Il s'agit d'un "buddy movie" classique  sur fond de paysages turc, ce qui est logique étant donné que le film est une production Anglo-turque. Le film part très mal, Tony CURTIS, naufragé, est recueilli par un bateau et arbore un look sorti d'un album de Tintin avec ses vêtements déchirés, mais une mine épatante et la langue même pas pendante et rasé de près. Ce n'est pas la seule incohérence d'un film qui ne doit être vu que comme un aimable divertissement du samedi soir. Reste une belle photographie et quelques bons passages animés, le budget semblant conséquent. Au niveau des acteurs, Tony CURTIS qui avait ébloui avec l'inquiétant "Etrangleur de Boston" arbore un blouson de cuit et un look qui préfigure le personnage de Danny WILDE de la série "Amicalement vôtre" tournée dans la foulée. C'est une répétition du personnage. Charles BRONSON, lui est à 100 lieues de ces deux grands films précédents "Il était une fois dans l'Ouest" et "Le passager de la pluie". L'acteur se contente de sourire et de montrer les muscles. Quand à Michelle MERCIER, elle si pimpante dans la série des "Angélique" est raide comme un bâton. Serait-ce l'ennui ou le peu de profondeur de son rôle. Cet aimable divertissement est cependant un bon succès en Europe et en France le résultat est très satisfaisant, nous sommes en pleine Bronsonmania et cela se voit. Sorti en plein été, le film prend logiquement la première place du box office et se maintien bien. A Paris et sa banlieue le film obtient un très beau score de  450 000 entrées et en France, le film passe sensiblement la barre des 1.5 millions d'entrées. Malgré un film de série B, Charles BRONSON montre qu'il est une star.         

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

1 660 339

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

449 170

 

 

 

 

 

1ère semaine

1

42 586

8

2ème semaine

2

32 820

 

3ème semaine

2

37 659

 

4ème semaine

3

39 879

 

5ème semaine

6

27 890

 

6ème semaine

11

27 890

 

Nombre de semaines Paris

 

13

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

5 323

 

1er jour Paris

 

 

 

Budget

 

 

 

Recettes US

 

 

 

Recettes Mondiales

 

 

 

Box office annuel FRANCE

 

 

 

Box office annuel USA

 

 

 

Box office annuel Allemagne

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

1 202 897

 

Box office annuel Italie

40

 

 

Box office UK

 

 

 

Box office Europe

 

 

 

Cote du succès

 

* *

 

 

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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 13:58
- Publié dans : BO M. DARC

FLEUR D'OSEILLE

 

22 SEPTEMBRE 1967

 

 

FLEUR-D-OSEILLE.jpg

Réalisation

Georges LAUTNER

Scénario

Michel AUDIARD

Marcel JULLIAN

Directeur de la photographie

Maurice FELLOUS

Musique

Michel MAGNE

Production

Michel SAFRA

Distribution

GAUMONT

Durée

90 minutes

Tournage

04/04/1967-14/06/1967

Catherine

Mireille DARC

Jo

Henri GARCIN

Verdier

Maurice BIRAUD

Marité

Anouk FERJAC

Roza

André POUSSE

Francis

AMIDOU

Gallière

Paul PREBOIST

La Directrice

Renée Saint CYR

 

 

 

Tandis que Pierrot-la-Veine, après un fructueux hold-up, se faisait abattre par la police, sa « femme », Catherine, mettait au monde un superbe garçon. Dans la maison de repos où elle apprend, sans enthousiasme, son métier de mère, la jolie veuve reçoit bientôt des visites empressées ; le commissaire d'abord qui tente de savoir d'elle où Pierrot a « planqué » les dollars volés. Il fait miroiter à ses yeux la prime de 5 millions promise à qui dévoilera la cachette. Catherine est muette ; elle ne sait rien. Se succèdent ensuite, les bras chargés de cadeaux et la bouche pleine de promesses, les anciens amis du caïd. Silence de la belle, imperturbable devant les menaces qui suivent les sourires. Mais Catherine a sa petite idée et prend bientôt la clé des champs avec sa compagne de chambre, Marité, et leurs deux nourrissons. Elles sont vite suivies de près par la bande des pittoresques truands. Une course folle s'engage, jalonnée d'arrêts-biberons, qui les mène jusqu'à la bastide de Haute-Provence, résidence secondaire du caïd défunt. Les donzelles y soutiennent un véritable siège, tout en cherchant vainement le magot. Un voisin obligeant et farfelu, peintre d'avant-garde, est entraîné dans ce carrousel de mitraillettes, sans y rien comprendre. On fusille, on pouponne, on parlemente, on s'injurie, mais Catherine tient tout ce joli monde de campeurs menaçants en respect. Elle fait une sortie fracassante lorsque les deux bébés sont enlevés : c'est une tigresse qui manie le fusil à deux coups et envoie ad patres toute la brochette des assiégeants. L'artiste, « au parfum » maintenant, remet au commissaire arrivé lui aussi sur les lieux « l'oseille » mise en pot chez lui par Pierrot, raconte à sa façon l'hécatombe des truands et Catherine, qui ne rêve plus que d'air pur et de puériculture, innocentée par lui, se voit attribuer la prime de cinq millions.

 

Tourné dans la foulée de "La grande sauterelle", la nouvelle production du duo LAUTNER / AUDIARD donne une nouvelle fois le premier rôle à l'égérie du réalisateur.

Encore un film de copains qui respire la bonne humeur. Le scénario part un peu dans tous les sens, et on devine le on des futurs films de Michel AUDIARD iconoclaste, libéré, pastiche des westerns italiens à la mode.

Mireille DARC est donc l'héroïne superbe de ce western rural. Elle suscite bien l'intérêt de beaucoup de personnes que ce soit les "poulagas" ou les truands attirés par l'odeur de "l'oseille". Elle va camper une femme solide, volontaire, libre qui va régler leur compte aux truands. En tête de file, André POUSSE grand ami de AUDIARD campe encore un gangster avec sa gouaille habituelle. Plus inattendu, Henri GARCIN, joue un concurrent de charme moulé dans un pantalon, look un peu inhabituel pour l'acteur, bronzé à la manière d'un film de LEONE. Il s'en sort bien. AMIDOU prête son sourire éclatant à un bandit sympathique mais dangereux. Paul PREBOIST joue un peintre mateur et apporte de la bonne humeur au film dans un rôle un peu plus long que d'habitude.

Mireille DARC apporte toute sa fraîcheur et sa candeur au film. C'est bien malgré elle et pour défendre des bébés qu'elle va se transformer en spécialiste du fusil à pompe et mériter sa liberté. Généreuse avec LAUTNER elle donne beaucoup d'elle pour apporter les instants sexy nécessaires. Dans une scène totalement inutile mais prétexte à la voir nue, elle se baigne dans un bac d'eau en compagnie de la jolie Anouk FERJAC, elle se font des "gouzis- gouzis" à la grande joie de Paul PREBOIST qui mate la scène à la jumelle et nous aussi. Du reste Mireille DARC est très dénudée durant le film, ce qui est vraiment plaisant, l'actrice étant au comble de la beauté.

Peut être pas aussi inspiré que dans ses films précédents AUDIARD soupoudre le film de dialogues biens sentis, surtout réservés pour la bouche d'André POUSSE. Mais le scénariste pense sans doute déjà à son premier film et la collaboration entre LAUTNER et lui va s'interrompre quelques années.

Le film sort à Paris avec une sacrée concurrence, entre un James BOND et un LELOUCH. Malgré une bonne petite résistance, le film ne fera même pas les 700 000 entrées en France. C'est très dommage pour une comédie aujourd'hui oubliée, mais qui reste une petite perle du genre- à redécouvrir- cela va de soi.   

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

692 401

 

ENTREES PARIS

 

133 118

 

 

 

 

 

1ère semaine

7

16 801

5

2ème semaine

10

20 554

 

3ème semaine

9

18 024

 

4ème semaine

13

11 880

 

Nombre de semaines Paris

 

4

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

3 360

 

Budget

 

 

 

Box office annuel FRANCE

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

 

 

Box office annuel Italien

 

 

 

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