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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.

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Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 12:03
- Publié dans : MISES A JOUR

 

LE PASSAGER DE LA PLUIE

 

21 JANVIER 1970

 

 

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Réalisation

René CLÉMENT

Scénario

Sébastien JAPRISOT

Directeur de la photographie

Andréas WINDING

Musique

Francis LAI

Production

Serge SILBERMAN -

Distribution

CCFC

Durée

120 minutes

Tournage

2 juin 1969 /

Le colonel Harry Dobbs

Charles BRONSON

Mélancolie Mau, dite "Mellie"

Marlène JOBERT

Juliette Mau, la mère

Annie CORDY

Nicole

Jill IRELAND

Tony

Gabriele TINTI


Mélancolie Mau, dite "Mellie", est mariée à un navigateur d'Air France, Tony. Ce dernier a dû s'absenter, et la jeune femme s'ennuie. Elle rend visite à sa mère Juliette, qui tient un bowling, puis va essayer une robe chez son amie Nicole. Sous la pluie, au-dehors de la boutique, un inconnu l'observe. Il se cache dans la voiture de Mellie et rentre chez elle. Il la surprend et la viole. Folle de terreur, elle prend un fusil, abat le sadique et jette le cadavre à la mer. Quelques jours plus tard invitée à un mariage, Mellie tombe sur un journal racontant le meurtre d’un certain Bruno SAKKI. Son trouble est noté par un étrange américain qui l’invite à danser,et lui demande en souriant : « pourquoi l’avez-vous tué ? ». MELLIE retrouve l’inconnu au bowling de sa mère, qui toujours souriant la harcèle de questions, et surtout lui demande de lui rendre un sac rouge. Traquée par l’inconnu, MELLIE lui offre tout son compte en banque ; l’américain refuse en lui faisant comprendre qu’elle se trompe sur ses intentions. Il la saoûle, la moleste, mais elle ne dit rien. Voulant savoir qui il est, elle pénètre dans sa chambre d’hôtel et fouille ses affaires. Elle découvre qu’il s’appelle Harry DOBS, colonel dans l’armée américaine. Il lui apprend qu’on a trouvé le coupable du meurtre de SAKKI, sa maîtresse Madeleine LEGOFF. Rongée de remords MELLIE va à Paris chez Tania, la sœur de Madeleine, pour lui dire que cette dernière est innocente ; mais Tania tient un bordel qui est un repaire de gangsters. Le chef Monsieur ARMAND interroge brutalement MELLIE.  DOBBS intervient et sauve MELLIE. Il lui avoue que l’affaire SAKKI n’a rien à voir avec l’affaire qui occupe les gangsters. Il a utilisé cette coïncidence pour la faire craquer. MELLIE veut se débarrasser du sac rouge, mais DOBBS caché dans la voiture, lui vole. MELLIE lui hurle : »menteur ! tricheur ! c’est vous qui avez tout manigancé avec votre sourire de chat »

DOBBS dit à MELLIE que le sac rouge appartient à l’homme qu’elle a tué et qu’il contient 60 000 dollars qu’il avait volé à l’armée.  Le corps est retrouvé et DOBBS trouve dans la main crispée du cadavre un bouton de la robe de MELLIE.

Tony est revenu. DOBBS va voir une dernière fois MELLIE, il lui donne le bouton puis il jette une noix sur une vitre, et celle-ci se brise. Or, n’avait-il pas dit à MELLIE précédemment que lorsqu’on jette une noix sur une vitre et qu’elle se brise, c’est qu’on est amoureux ? Puis il s’en va.  

 

Le producteur Serge SILBERMAN a réalisé un fort joli coup en produisant "Adieu l'ami" avec Alain DELON et sa vedette américaine Charles BRONSON concrétisé par 2.6 millions de spectateurs. Alors la tentation est légitime de rééditer l'exploit. Sébastien JAPRISOT écrit donc un scénario spécialement destiné à Charles BRONSON, mais il reste à convaincre la star. René CLEMENT le réalisateur fait appel à Alain DELON avec qui il a tourné "Plein soleil" afin de lui demander son avis. DELON lui confirme que BRONSON est l'acteur qui lui faut et l'acteur reçoit le scénario. Comme il le dit lui même il est reconnaissant envers Alain DELON : "Il est possible qu'un autre acteur qu'Alain DELON ait pu être jaloux de mon succès dans "Adieu l'ami", mais DELON au contraire fut si enthousiaste que René CLEMENT me donna le rôle principal dans "Le passager de la pluie".

Cependant à la réception du scénario, BRONSON décide de refuser le rôle, car il n'apprécie par Sébastien JAPRISOT car il a trouvé le scénario de "Adieu l'ami" peu vraisemblable. C'est Jill IRELAND qui pousse BRONSON a accepter le film comme l'explique ce dernier: "Ma femme m'a aidé à faire des choix intelligents". Elle m'a poussé dans des directions où je ne voulais pas aller. C'est elle qui a tenu à ce que je tourne "Adieu l'ami" avec Alain DELON film qui a reçu d'excellentes critiques et qui a été une bonne affaire commerciale. Tout de suite, la même équipe m'avait demandé pour "Le passager de la pluie" et j'avais refusé. Jill était furieuse car elle aimait beaucoup le script. Mais je ne m'étais pas très bien entendu avec le scénariste et je n'avais pas envie de retravailler avec lui. Jill m'a finalement convaincu et, ironie du sort, "Le passager de la pluie" a changé toute ma carrière. Donc elle avait raison. Une femme voit souvent dans un scénario des choses qu'un homme ne peut pas voir.

BRONSON accepte donc et le tournage peut donc commencer à Hyères, sur la côte d'azur. l'acteur va découvrir la jeune actrice à qui il va donner la réplique. Il s'agit de Marlène JOBERT qui va jouer le rôle de Mélancolie, alias "Mellie". L'actrice ne cesse de grimper en haut de l'affiche depuis quelques mois. Ce nouveau visage a connu un premier succès en étant la femme de Philippe NOIRET dans "Alexandre le Bienheureux", puis Michel AUDIARD a lancé l'actrice sexy et très bien "roulée" dans " Il ne faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages" qui a été un succès. Elle a ensuite confirmé dans un rôle plus difficile avec "L'astragale". Avec son visage mutin et sa voix très particulière, ce petit bout de femme va sérieusement concurrencer Annie GIRARDOT mais surtout Brigitte BARDOT, par sa fraîcheur et son physique.

D'autres acteurs occupent des petits rôles, dont Jill IRELAND bien sûr qui joue l'amie de Marlène JOBERT maquillée comme un sapin de noël, et Annie CORDY qui joue sa mère.      

C’est d’ailleurs Marlène JOBERT qui donne toute l’ambiance et le ton au film. Elle porte entièrement sur ses épaules la première partie du film et elle s’en sort très bien dans un rôle pas évident. Son viol est très éprouvant, d’autant plus que la caméra de René CLEMENT est très habile. Seule chez elle dans une maison isolée, elle est la cible d'un homme qui n'a cessé de l'observer la journée. Non seulement elle doit subir un viol, attachée, mais l'homme reste tapi dans l'ombre. Une scène à grand suspense. Angoissée, terrorisée elle tue son agresseur, resté à proximité d'un coup de fusil. Etrangement elle n'appelle pas la police et décide de jeter le corps le haut d'une falaise non sans avoir été proche de se faire pincer par la police, à la suite d’un contrôle routier. Tout en justesse, elle démontre de réels talents d’actrice, sans oublier sur un physique des plus sexy bien que ce soit la cause de son malheur (dans le film).

Alors qu'elle cherche à oublier cette horrible tragédie, arrive BRONSON comme un cheveu sur la soupe. L'acteur arbore un look similaire à sa prestation dans "Adieu l'ami" et on pourrait croire qu'il s'agit du même personnage, de plus le réalisateur John BERRY double BRONSON une nouvelle fois en lui donnant cet accent américain et grave à couper au couteau.

René CLEMENT joue donc sur la différence physique flagrante entre Mellie et l'inconnu en dehors du sexe bien entendu. BRONSON est grand, musclé, bourru, Milli est petite, frêle et timide. C'est ce qui fait tout le charme du film. Leurs rapports sont ambigus. BRONSON c'est le bourreau et Mellie la victime.    Entre les deux personnage s’engage un jeu du chat et de la souris. Qui est cet homme et pourquoi harcèle-t-il Mellie ? C'est ce que le spectateur va découvrir petit à petit, le temps d'une intrigue un peu tirée par les cheveux, certes, mais ce n'est pas important tant l'importance du jeu des acteurs et de leur rapport entre eux l'emporte.

Face à cette boule de muscles et ce personnage fort intimidant, on peut croire Mellie dépassée, or il n’en est rien, c’est bien sa personnalité qui petit à petit fissure la carapace de BRONSON. On découvre la personnalité et le passé de Mellie au cours du film. Il y a peu d’enjeux dans le film et le réalisateur cède à un peu à la facilité, ce n’est pas un grand film policier malgré l’ambition du réalisateur. Reste le point fort du film, le charme de JOBERT qui peu à peu transforme BRONSON l’agresseur en protecteur.

De petits détails trahissent la sympathie ressentie par les deux personnages. Dobbs appelle Mellie affectueusement "Love love" et celle-ci lui parle de son sourire de chat. Dobbs va même sauver Mellie des griffes de sordides personnages qui la retiennent prisonnière. Oui, bien sûr Dobbs est touché par ce petit bout de femme innocente et son cœur de vieux militaire commence à vaciller. Mais Mellie  est casée et les deux personnages se disent pudiquement au revoir l'enquête de Dobbs achevée. Mellie retrouve son mari, et sa vie sera préservée grâce au bouton de manteau retrouvé dans la main du cadavre (bien conservé malgré son séjour dans l’eau) que lui rendra Dobbs bien qu'on se doute que la police aurait eu toutes les difficultés du monde à faire le rapprochement entre le bouton et Mellie.

S'il ne retrouve pas le niveau de "Plein soleil" René CLEMENT réalise un film maîtrisé techniquement qui fleure bon les années 70. Mais c'est bien son talent de directeur d'acteurs qui l'emporte et Marlène JOBERT et BRONSON trouvent un de leurs meilleurs rôles. JOBERT impose son personnage de petit chat minaudant et enfantin qui fera sa marque de fabrique et BRONSON est ce dur ultra musclé au cœur tendre que le public adore.

Le film va bénéficier d'un évènement inattendu. Sorti fin août 1969, "Il était une fois dans l'Ouest" est un gros succès qui ne cesse de confirmer. le film poursuit une exploitation régulière grâce à un bouche à oreille fantastique du public et à la musique de Ennio MORRICONE qui triomphe sur les ondes. Le phénomène BRONSON est lancé. Et il se trouve que "Les passagers de la pluie" sort en plein triomphe du film de LEONE et s'empare sans coup férir de la première place du box office parisien avec une moyenne supérieure de 10 000 entrées par salles. Les entrées augmentent les 3 semaines suivantes et le film reste 12 semaines dans le top 10 assurant un énorme succès au film. C'est le meilleur résultat en solo pour BRONSON qui devient définitivement une star en France et en Europe où le film marche très bien. Mais les USA sont hermétiques au film ainsi qu'au LEONE. Charles BRONSON devient donc une star européenne et en particulier en France. Dans l'attente d'un possible succès aux USA, l'acteur va tourner exclusivement en France et en Italie.

Marlène JOBERT connait elle aussi son plus grands succès et devient une incontournable du cinéma français en concurrence avec Annie GIRARDOT pour la place de reine du box office.      

 

POUCE LEVE NOTE DU FILM : 7.5  / 10

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

3

4 763 822

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

1 250 306

 

 

 

 

 

exclusivité Paris

 

 

 

1ère semaine

1

76 060

7

2ème semaine

1

81 297

 

3ème semaine

1

82 906

 

4ème semaine

2

84 404

 

5ème semaine

2

62 480

 

6ème semaine

1

55 491

 

7ème semaine

2

49 951

 

8ème semaine

3

43 043

 

9ème semaine

5

37 871

 

10ème semaine

4

34 670

 

11ème semaine

5

35 256

 

12ème semaine

8

22 020

 

 

 

 

 

Nombre de semaines Paris

 

21

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

10 886

 

Box office annuel Espagne

 

1 058 715

 

Box office annuel Italie

26

 

 

Cote du succès

 

* * * * *

 

 

 

RIDER-ON-THE-RAIN.jpg

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 2 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 12:04
- Publié dans : MISES A JOUR

 

PANCHO VILLA

(VILLA RIDES)

29 MAI 1968 (USA)

23 AOUT 1968 

 

 

PANCHO-VILLA-BONNE-AFFICHE.jpg

 

 

Réalisation

Buzz KULIK

Scénario

Robert TOWNE
Sam PECKINPAH

Photographie

Jack HILDYARD

Musique

Maurice JARRE

Production

Ted RICHMOND

Distribution

PARAMOUNT 

Durée

124 minutes

Tournage

 

Pancho VILLA

Yul BRYNNER

Lee ARNOLD

Robert MITCHUM

Rodolfo FIERRO

Charles BRONSON

Fina GONZALEZ

Maria BUCCELLA

Général HUERTA

Herbert LOM

Colonel FUENTES

Fernando REY

 

 

1911. L' aventurier Lee Arnold livre des armes aux Colorados avec son vieux coucou. Son avion endommagé, il va habiter chez le forgeron Gonzalez dont il séduit la fille Fina. Les colorados font une razzia sur le village qui est pour la révolution de Pancho Villa. Gonzalez est pendu; soudain Villa et ses hommes interviennent, les prisonniers Colorado sont remis entre les mains du bras droit de Villa, Fierro qui les massacre. Villa prend Arnold à son service; avec son aide il prend la ville de Parral. Mais le général Huerta prend le commandement de la ville et condamne Villa à mort. Fierro écrit au président Madéro à Mexico qui envoie de justesse la grâce de Villa. Huerta assassine Madéro à Mexico. La révolution est terminée. Alors qu'il s'ennuie à mourir à EL PASO, Arnold voit surgir un jour dans un restaurant huppé, Villa et Fierro: leur révolution à eux n'est pas finie. Quelques semaines après, survolée par l'avion d'Arnold, l'armée de Villa entrera victorieuse à Mexico. 

 

En 1968, vu de France, on pourrait se dire que nous avons affaire à une belle superproduction américaine au vu de son casting alléchant.

Mais il n'en est rien. Aux USA la côte des acteurs ne vaut plus tripette depuis un moment. Après "Les 7 mercenaires" la qualité des rôles occupés par l'acteur a sombré dans la médiocrité et il alterne les séries B décevantes parfois en compagnie d' acteurs eux aussi tombés au box office, on pense au "Rois du soleil" avec George CHAKIRIS, "Le justicier de minuit" , "Morituri" avec Marlon BRANDO mais aussi "Le retour des 7", "la griffe" avec Britt Ekland ou "Les turbans rouges" des films qui n'ont pas fracassé le box office, loin de là. Pour Robert MITCHUM s'est juste un peu mieux. La star des années 50 doit son statut à peu près intact en tournant avec John WAYNE dans "El Dorado" par exemple. Mis en solo ce n'est plus cela depuis un moment.

Suite au succès des "12 salopards" la côte de BRONSON a progressé. Troisième sur l'affiche, il a cependant son nom de la même grosseur que ses partenaires, et il est vrai, que désormais sa présence est légitime surtout au vu du carton des "salopards". De plus on lui offre un cachet confortable de 50 000 dollars, alors le film se révèle pour lui une opération marketing intéressante.

On se dit aussi qu'avec Sam PECKINPAH et Robert TOWNE au scénario nous aurons droit à un grand film. Mais il n'en est rien hélas, d'ailleurs PECKINPAH qui devait réaliser le film part vers d'autres projets en particulier la mise en scène de "La horde sauvage" western crépusculaire d'une toute autre qualité, et c'est  un euphémisme.

Pour remplacer PECKINPAH derrière la caméra ,nous trouvons Buzz Kulik. Ne cherchez pas, cet illustre inconnu est un grand professionnel de la télévision qui possède une liste de téléfilms où de séries télé longue comme le bras, mais dont le tort est d'être passé au cinéma pour deux ou trois séries B. Bref, c'est filmé très platement façon téléfilm.

Et pourtant quand on voit le casting et qu'on ajoute que la musique de Maurice Jarre est intéressante on ne peut qu'être désolé du traitement fait par le réalisateur, mais après tout c'est conforme à l'ambition au rabais des westerns de l'époque, des films comme "Shalako", "Bandoléro", "5 cartes à abattre" en sont les preuves flagrantes. Le destin cinématographique des westerns se joue ailleurs, en Italie en particulier en attendant le film coup de poing de PECKINPAH.

Bon, il n y a pas grand chose à raconter sur le film qui tente plus ou moins précisément de décrire l'existence de Pancho Villa. Robert MITCHUM ne manque pas d'allure dans son cuir et son vieux coucou. C'est le rôle principal du film et à son corps défendant il va prendre part à la révolution Villa et devenir une sorte d'ami / conseiller du révolutionnaire.  Puis Charles BRONSON le bras droit de Villa apparait. Première constatation : un bon mexicain ne pouvait être que moustachu. BRONSON se plie à la règle et pour la première fois arbore une fine moustache. Celle-ci transforme le visage et l'expression de l'acteur, c'est un nouveau BRONSON en quelque sorte qui vient de découvrir son look qui le rendra célèbre dans le monde entier. Il semble s'amuser sur ce tournage et nul doute qu'il n'apporte pas une très grande importance au film, comme tous les acteurs d'ailleurs. Mais le pompon arrive avec Yul BRYNNER. Qu'est-il arrivé à notre fier Pharaon, au charismatique Chris des "7 mercenaires" au regard d'aigle ? Avec une perruque noir corbeau et une moustache ridicule, il brise des années de travail. Avec son apparence de rastaquouère d'opérette, Yul BRYNNER décribilise le film. On hésite entre être atterré et mourir de rire.

Ombre de la star qu'il fut, BRYNNER tente de garde sa superbe, mais bon, sur le tournage Charles BRONSON s'en fiche totalement ainsi que MITCHUM qui s'acquitte de sa tâche placidement en grand professionnel.

On s'ennuie ferme durant l'intrigue. Pourtant le cahier des charges est respecté, pas mal de figurants pour les scènes de batailles plates, un train , des chevaux, etc.... De plus tous les costumes sont bien propres comme sortis de chez le teinturier et le désert Mexicain n'est en fait que le décors espagnols... 

Finalement BRONSON se fait remarquer en jouant du pistolet et en étant très à l'aise. Et puis ne parvient-il pas à imposer sa femme, Jill IRELAND, pour un petit rôle, bref tout va bien.

Ce film très décevant reçoit un accueil faible du public américain qui semble vraiment en avoir assez avec les westerns. Mais en France, Yul BRYNNER et Robert MITCHUM représentent encore le Hollywood légendaire et le film est bien accueilli et prend même la première place du box office parisien lors de sa sortie et reste 5 semaines dans le top 10 parisien. De quoi assurer au film un confortable score de 1.4 millions d'entrées. Le film est dans le top 35 de l'année. Il ne sort finalement que dans peu de pays européens, mais obtient un joli score d'entrées en Espagne, on devine aisément pourquoi.

Ce n'est pas avec "Pancho Villa" que BRONSON se fait particulièrement remarquer du public français, mais durant le tournage. Serge Silbermann très impressionné par sa prestation dans "Les 12 salopards" cherche une vedette américaine pour tourner avec Alain DELON. Pas très favorable de s'exiler en Europe, BRONSON est cependant convaincu par Pancho Kohner d'accepter, ce que fait BRONSON. C'est ainsi qu'il rejoint la star française  pour tourner "Adieu l'ami".

 


 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

1 406 939

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

376 750

 

 

 

 

 

1ère semaine

1

43 415

5

2ème semaine

3

39 746

 

3ème semaine

5

29 579

 

4ème semaine

5

27 858

 

5ème semaine

7

24 964

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

8 683

 

Budget

 

 

 

Recettes Mondiales

 

 

 

Rentals US 1968

 

1,2 M$

 

Box office annuel Espagne

 

1 613 476

 

Cote du succès

 

* *

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 2 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 14:55
- Publié dans : MISES A JOUR

 

LA CITE DE LA VIOLENCE

(CITTA VIOLENTA)

    17 SEPTEMBRE 1970 (ITALIE)

16 OCTOBRE 1970

 

 

CITE-DE-LA-VIOLENCE.jpg

 

 

Réalisation

Sergio SOLLIMA

Scénario

Sauro SCAVOLINI
Sergio SOLLIMA

Photographie 

Aldo TONTI

Musique

Ennio MORRICONE

Production

Arrigo COLUMBO

Distribution

UNIVERSAL

Durée

109 minutes

Tournage

 

Jeff Heston

Charles BRONSON

Weber

Telly SAVALAS

Vanessa Shelton

Jill IRELAND

Killain

Michel CONSTANTIN

Steve

Umberto ORSINI

 

 Jeff HESTON, un tueur à gages, est en vacance aux Bahamas avec sa maîtresse VANESSA. Ils sont poursuivis en voiture par trois hommes ; au terme de cascades mouvementées, JEFF tue les hommes,mais il est gravement blessé. Il est mis en prison où son ami l’avocat STEVE vient le voir, et arrive à le tirer de ce mauvais pas. A peone sorti, Jeff va voir son viel ami KILLAIN, un tueur drogué et lui demande de retrouver COOGAN, un des tueurs qui lui a échappé, et VANESSA qui a disparu. KILLAIN retrouve vite VANESSA et tous deux se réconcilient. Alors qu’ils vont partir, JEFF reçoit des photos le montrant lors de l’assassinat de COOGAN. Il découvre que c’est le garagiste SHAPIRO qui les a faites pour le compte de WEBER, un ponte de la mafia…WEBER veut que JEFF entre dans l’organisation ; JEFF découvre que VANESSA est mariée à WEBER. Alors qu’il manque de la tuer, il se réconcilie de nouveau avec elle, récupère les négatifs chez WEBER et l’abat. Mais VANESSA trahit à nouveau, et amène les doubles des négatifs à STEVE. VANESSA veuve de WEBER hérite de tous ses biens ; traqué par la police JEFF se poste sur un toit, et pendant qu’un ascenseur de verre monte en haut du building WEBER, il abat STEVE et VANESSA. Désespéré, JEFF pousse un agent à le descendre. 

 

J'ai une tendresse particulière pour ce film conte une histoire d'amour particulière entre un tueur à gages "free lance" et une aventurière. Jeff est un tueur à gages, une pointure, un as de la gâchette du genre à coller une balle dans le derrière d'une souris à 150 mètres. Mais ce monolithique tueur possède une petite faiblesse. Elle se nomme Vanessa. Nous les découvrons ensemble sur un bateau aux Bahamas. Vanessa sexy et aimant le naturisme donne le diable au corps à ce pauvre Jeff. C'est une aventurière qui sait comment soutirer ce qu'elle veut des hommes. L'occasion de découvrir Jill IRELAND très dénudée, quoique chastement filmée. C'est un beau brin de fille, il est vrai, et il est rare de voir le couple BRONSON / IRELAND fraîchement marié aussi enlacé. Mais au moins pour les scènes de lit, c'est beaucoup plus pratique. Le couple semble très amoureux à l'écran et cela se voit.

Une belle séance d'action mêlant plusieurs véhicules (cascades de Rémy Julienne) se finit par une belle tuerie en public et quelques temps au gnouf pour Jeff. Une crise existentielle prend le héros, plus monolithique que jamais en prison. Il est aidé par son pote avocat qui est aussi fiable que je suis curé de campagne. Sorti de prison, Jeff a bien envie de régler quelques comptes. Il est abordé par Weber qui compte l'embaucher dans l'organisation. Un boulot pépère rémunéré mensuellement, une sorte de fonctionnaire de la mafia. En échange, une totale obéissance envers lui. Mais Jeff est fasciné par la femme de Weber qui n'est autre que sa tendre Vanessa, et il commence à comprendre d'où viennent ses problèmes. Madame s'est casée au plus offrant. Telly SAVALAS campe un personnage très intéressant. Bien sûr, il sait quelle genre de fille est Vanessa et que Jeff est toujours amoureux d'elle, mais il sait se montrer psychologue, voire amical avec Jeff. En gros il lui offre une belle situation et lui conseille de ne plus penser avec ses .... au risque de perdre sa réputation essentielle dans le milieu. Du reste Jeff exécute un contrat ce qui vaut une belle séquence où une voiture de course défonce un mur avant d'exploser.

Jeff piège Vanessa et compte l'exécuter dans les bois. Mais comme Jean Yanne envers Mireille Darc dans " Laisse aller c'est une valse", Jeff cède devant la belle bien inoffensive devant lui. Et oui, la chair est faible. Rebelote et la belle tourneboule Jeff qui décide d'éliminer Weber. Celui-ci ne comprends pas trop l'attitude de Jeff et lui pardonne son escapade avec sa femme, qu'il connait bien. Alors qu'il parlemente avec lui, Jeff l'abat. Une belle erreur qui en fait un fugitif.

C'était Steve, l'avocat qui menait le jeu. Il compte se remarier avec vanessa devenue veuve et  propriétire d'un petit empire financier. Mais vanessa qui aime toujours Jeff, qui est en fuite à l'étranger  etn'a pas pardonné à Steve et lui dicte la règle du jeu/ Elle ne se mariera pas avec lui et il sera son laquet, ce que Steve accepte bien diffcilement. Au siège de la compagnie, les deux utilisent l'ascenseur extérieur. Steve est criblé de balles et meurt devant Vanessa. Bloquée dans l'appareil elle comprend qu'elle est la  cible parfaite pour un tireur d'élite comme Jeff qui est planqué sur les toits en face. Elle accepte sa mort et supplie Jeff de ne pas la faire souffrir. Il la tue d'une balle en pleine tête. Désespéré, Jeff reste sur le toit et attend la policier. Un jeune flic arrive et découvre Steve assis avec son arme sur les genoux. Tétanisé par la peur il est une cible facile pour Jeff qui va au contraire le provoquer pour qu'il le tue. Il est abattu par le policier. C'est un suicide en quelque sorte.

C'est un magnifique petit film qui doit être vu et apprécié pour plusieurs raisons.

- Le thème du film ser partiellement repris par Michael WINNER dans la "version américaine" du film "Le flingueur" où BRONSON joue de nouveau un tueur tireur d'élite tourmenté.

- La relation Jeff / Vanessa est le point fort du film. Les deux acteurs ont rarement été aussi bons ensemble. Jill IRELAND joue bien et c'est à noter.

- Michel CONSTANTIN joue le rôle d'un camé, il faut le voir pour le croire.

- La réalisation nerveuse à souhait n'a rien à envier à une production américaine.

- BRONSON en 1970 est au top de son charisme alors qu'il aborde la cinquantaine.

- La musique du film est composée par Ennio MORRICONE en très grande forme. Elle rappelle souvent celle du "Clan des siciliens" une des meilleures du maestro.

En pleine "Bronsonmania" ( c'est le 5ème BRONSON à sortir cette année !) le film se classe second du box office parisien derrirèe "Le mur de l'Atlantique" avec un score satisfaisant. Un bon score quand on sait que la critique n'est pas tenre avec ce film qu'elle juge violent. Le film reste 3 semaine dans le top parisien et passe largement la barre du million de spectateur en France, pas mal pour un film de genre. Le film marche moyennement en Italie mais très bin en Espagne.

Aux USA le film ne sera distribué qu'en 1973 suite au succès surprise de "Cosa nostra", mais il ne laisse guère de traces dans le box office de l'année.

Le public n'aura pas à attendre bien longtemps pour retrouver l'ami BRONSON. "De la part des copains" encore une production européenne sort deux mois plus tard. Ce sera le sixième film de l'année avec lui, un record.

 

 

POUCE LEVE

 

 

 

NOTE DU FILM : 7/10

 

 

 

ENTREES France

 

1 122 178

 

 

Total ENTREES Paris

 

 

210 666

 

ENTREES Paris

 

1ère semaine  n° 2

2ème semaine n° 4

3ème semaine n° 7

 

 

 

45 203

34 398

29 228

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

7

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

5

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

9 041

BOX OFFICE ANNUEL Italie

N° 31

BOX OFFICE Espagne –    1 030 478 entrées

 

COTE DU FILM
* *

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 1 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 08:43
- Publié dans : MISES A JOUR

 

UN JUSTICER DANS LA VILLE N°2

(DEATH WISH 2 )

 20 FEVRIER 1982 (USA)

5 MARS 1982

(interdit aux moins de 18 ans)

 

  UN-JUSTICER-2.jpg

 

Réalisation

Michael WINNER

Scénario

David ENGELBACH

Photographie

Richard KLINE

Musique

Jimmy PAGE

Production

Hal LANDERS
Bobby ROBERTS
Menahem GOLAN
Yoran GLOBUS
 

Distribution

Warner-Columbia

Durée

95 minutes

Tournage

 

Paul Kersey

Charles BRONSON

Geri Nichols

Jill IRELAND

Frank Ochoa

Vincent GARDENIA

Préfet de Police de LA

Anthony FRANCIOSA

A Los Angeles, l’architecte Paul KERSEY sembla avoir oublié le drame vécu à New York quelques années plus tôt ; l’assassinat et le viol de sa femme, le viol de sa fille Carol. Celle-ci n’est pas encore rétablie, elle n’a pas encore retrouvée la parole, mais Paul aidée par son amie Geri NICHOLS, journaliste à la radio, l’entoure de soins attentifs.

Cependant Paul, agressé par des voyous, se défend, et ceux-ci pour se venger, occupent sa villa en son absence. Ils violent la bonne avant de l’assassiner lorsqu’elle tente d’appeler la police. Ils assomment Paul à son retour et enlèvent Carol. Menacée de viol, la jeune fille se jette par la fenêtre et s’empale sur le pieu d’une grille.

Aux questions de la police, Paul répond par le silence. A l’insu de Géri qui désapprouve la violence, il loue une chambre dans les quartiers chauds de la ville et va rechercher les agresseurs pour les abattre.

Il va les tuer les uns après les autres, tout en permettant à une jeune femme d’échapper à un viol dans un parking. La police locale comprend qu’elle a affaire à un « vigilante ». Le rapprochement avec les exécutions de New York, sept ans plus tôt, s’impose. La police New-Yorkaise qui avait renoncée jadis à inculper Paul étant donné les soutiens dont il bénéficiait dans l’opinion publique, dépêche l’inspecteur OCHOA à Los Angeles. Celui-ci traque Paul, mais il est amené à l’aider dans son dernier combat contre les voyous et il est tué. Le chef de la bande Charles WILSON, dit Nirvana, réussit à s’échapper. Jugé, il est confié à un psychiatre. Paul s’introduit dans l’hôpital où il est soigné pour le tuer. Au cours de la bagarre, WILSON s’électrocute…Géri quitte Paul, car elle désapprouve ses méthodes.

Los Angeles, la nuit. Des coups de feu éclatent loin dans la ville….

 

En 1981, la côte commerciale de Charles BRONSON est basse. En France ses trois derniers films ont fait chacun entre 200 000 et 300 000 entrées autant dire pour un acteur de 60 piges  catalogué dans les films d’action que cela équivaut à une fin de non recevoir des studios….

Heureusement, il reste peut être un plat à réchauffer, une bonne vieille recette. Le premier « Death wish » a été un gros succès et peut être serait-il temps de donner une suite au film qui restait sur une fin plus ou moins ouverte.

Ce sont les duellistes Menahem GOLAN et Yoran GLOBUS qui produisent le nouvel épisode pour Warner-Columbia. Ils n’ont pas encore crée la célèbre société CANNON, mais imposent leur style tout en finesse quoique un peu « retenu » sur cet épisode. Il doit y avoir encore plus de violence que dans le premier film, plus de scènes choc.

Tout semble aller pour le mieux pour  Paul  KERSEY qui semble guéri de ses blesures psychologiques. A Los Angeles il refait sa vie avec Geri, interprétée par Jill IRELAND que l’on retrouve avec plaisir. Il a toujours son job d’architecte reconnu,  une belle maison avec une bonne, et sa fille, violée dans le premier épisode est toujours hospitalisée mais semble reprendre un équilibre précaire. Alors que Paul se promène avec Geri et sa fille  son portefeuille est volé en plein jour par  groupe de 5 « muggers » dont le look frôle le ridicule le plus absolu. En fait il font plus rire qu’autre chose, mais bon, on sent déjà la patte des GOLAN /GLOBUS qui savent bien comment impressionner le spectateur. On reconnaîtra Laurence FISHBURNE grimaçant et cabotinant tant qu’il peut. Décidément dans le premier épisode on pouvait déjà apercevoir Jeff GOLDBLUM comme « mugger », c’est vraiment la chance aux jeunes premiers.

Paul cours derrière l’un deux (en trois plans, hein, parce que à 60 piges…)le rattrape et le rosse. Il ne l’emporte pas au paradis, car les voyous obtiennent son adresse et se rendent à son domicile. Ils violent la bonne dans une scène bien longue, et comme c’est du "Golan Globus" elle est nue frontalement et prise par derrière, histoire de bien choquer  le spectateur. Paul et sa fille rentrent, ils assomment Paul et kidnappent sa fille, non sans avoir achevé la bonne qui voulait alerter la police à coups de pied.

Là où la scène du premier film était violente pas voyeuse, les Golan Globus n’ont pas lésiné sur le voyeurisme…

La suite est particulièrement nauséabonde. Soumise, Carol se laisse lentement violer par un des agresseurs, souriante, avant de se défenestrer et de mourir empalée sur la grille de l’entrepôt.

Paul ne se montre pas totalement effondré, le « justicier » vient de renaître en lui encore plus impitoyable. Alors que la police ne retrouve pas les agresseurs, lui les retrouvera avec une facilité déconcertante. Il plombe la croix que porte le premier (avec l’agresseur derrirère elle en passant) et continue d’éliminer les autres muggers. Il parvient à garder son identité secrète envers Geri qui très amoureuse ne se doute de rien. Une vieille connaissance OCHOA arrive à Los Angeles car il a bien reconnu la patte de Kersey et vient tenter de le prendre en flagrant délit. Il tente de convaincre Géri de l'aider mais celle-ci ne veut pas voir la vérité. Ochoa suit Kersey la nuit durant son opération de dératisation, mais ce dernier est en mauvaise posture. C'est OCHOA qui le sauve , mais malheureusement il est abattu par les « muggers » au cours de la fusillade. Avant de mourir, OCHOA « adoube » Paul et le charge de le venger, ce que l’intéressé mettra en œuvre avec zèle. Le dernier affrontement sera plus difficile, il se bat férocement contre WILSON le chef des « muggers » dans l’hôpital psychiatrique où ce dernier  est interné. Paul est sérieusement blessé au cours de l'affrontement mais va parvenir à électrocuter Wilson , comme sur une chaise électrique. Blessé, fatigué, il est prêt à se rendre, mais l'infirmier adepte de ses méthodes lui permet de s’échapper. Malheureusement Paul perd Geri qui a découvert à son domicile qu’il était le fameux « vigilante ». Elle lui rend sa bague de fiancailles.

Paul refait surface quelques mois plus tard à son bureau. Il semble calme et apaisé. Mais la nuit, résonne désormais des coups de feu du justicier !

L’effet de surprise s’est bien dissipé, et l’épisode souffre de la surenchère des effets demandés par nos producteurs préférés. Michael WINNER et Charles BRONSON s’acquittent de leur tâche, dont le but est de rendre l’action du vigilante encore plus légitime. Le film est mauvais car on asssite plus au remake du premier film qu'à une suite proprement dite. Une redite inhabituelle du couple BRONSON / WINNER . 

Les résultats au Box Office sont très satisfaisants. Aux USA, « Variety » se félicite du retour de BRONSON au Box Office. En France, le film passe le million d’entrées, ce qui n’était pas arrivé à BRONSON depuis un bon moment et à Paris, malgré une interdiction aux mineurs le film passe la barre des 100 000 entrées en première semaine. Le film passe la barre du million de spectateurs, ce sera la dernière fois pour Charles BRONSON qui n'aura guère le choix à 60 ans de s'enfermer définitivement dans les rôles de flingueurs ou de justiciers.     

 

POUCE BAISSE NOTE DU FILM  4/10

 


CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

1 160 534

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

285 076

 

 

 

 

 

1ère semaine

2

103 036

29

2ème semaine

2

71 807

32

3ème semaine

6

45 937

31

4ème semaine

12

31 317

17

Nombre de semaines Paris

 

8

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

3 941

 

1er jour Paris

 

 

 

Budget

 

2M$

 

Nombre de semaines  top 10 US

4

 

 

Meilleur classement    top 10 US

3

 

 

Recettes Mondiales

 

45 M$
( 101 M$ 2011)

 

Estimation recette brute USA

 

16,1 M$
( 36 M$ 2011)

 

Box office annuel Espagne

 

813 343

 

Box office annuel Allemagne

31

652 361

 

Box office annuel Italie

64

 

 

Cote du succès

 

* *

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Dimanche 6 novembre 2011 7 06 /11 /Nov /2011 03:15
- Publié dans : MISES A JOUR

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L'ENFER DE LA VIOLENCE

(The evil that men do)

14 SEPTEMBRE 1984 (USA)

15 MARS 1984

interdit aux moins de 18 ans 

 

 

ENFER-DE-LA-VIOLENCE.jpg

 

 

Réalisation

Jack Lee THOMPSON

Scénario

David Lee HENRY

Photographie

Javier CRUZ

Musique

Ken THORNE

Production

Pancho KOHNER
Jill IRELAND
TRI STAR COLUMBIA

Distribution

WARNER COLUMBIA 

Durée

90 minutes

Tournage

 

Holland

Charles BRONSON

Riana HIDALGO

Teresa SOLDANA

Clément MOLLOCH

Joseph MAHER

Hector LOMELIN

José FERRER

Randolph Raymond Saint Jacques

Isabelle LOMELIN

Helena ROJO

Claire MOLLOCH

Antoinette BOWER

 

Tandis que des terroristes tentent sans succès de piéger sa voiture, le docteur Molloch et sa sœur torturent à mort le journaliste Jorge Hidalgo dans les locaux de la police. Holland, un ancien tueur à gages à la retraite dans une île du Pacifique, est contacté par Hector LOMELIN, un de ses anciens amis qui lui demande de reprendre du service et d'abattre Molloch. Après avoir refusé, Holland finit par accepter et part au Guatemala en compagnie de Riana HIDALGO la veuve du journaliste et de sa fille Sarah. A leur arrivée à l'aéroport, un passager est abattu  par la police militaire. Après avoir contacté Max Ortiz, un notable opposant au régime, Holland commence à liquider les hommes de main de Molloch puis enlève sa sœur. Max torturé révèle la cachette des fuyards. Poursuivis par des tueurs à gages qui tuent par mégarde la sœur de Molloch, Holland et Riana atteignent une mine d'où ils contactent Molloch. Celui-ci a kidnappé Sarah et menace de tuer la petite fille. Il sera lynché par les mineurs dont certains sont passés par ses mains.

 

Suite au bon petit succès du "Justicier de Minuit" Pancho KOHNER  et Charles BRONSON vont mettre en route l'adaptation live des "Barpapas". Nooon, je plaisante ! Evidemment Pancho ne va pas abandonner son créneau habituel et va continuer d'emmener son poulain favori dans des films de plus en plus violents pour sa fin de carrière, ce qui a contribué a instaurer un malentendu persistant qui veut que Charles BRONSON soit un facho et un acteur de séries B, ce qui est faux bien sûr....

Ceci étant le film est produit par la TRI STAR ce qui lui vaut un budget correct, et puis dans ces années made in Reagan, les séries B se sont quelque peu radicalisées, témoin le célèbre Rambo 2 qui va débarquer sur les écrans l'année suivante.       

Charles BRONSON va retrouver son compère du film précédent, Jack Lee THOMPSON qu'on ne présente plus. Les deux compères ne se quittent plus ce qui doit faciliter les rapports sur le tournage, chacun faisant sa petite popote !

La première partie du film présente le méchant que BRONSON devra éliminer. C'est un personnage terrifiant qui représente à lui seul le Docteur MENGELE et tous les tortionnaires des régimes bananiers. Au Mexique, le Docteur Molloch (notez la finesse du nom ) est un peu pressé. Avec sa sinistre sœur Claire (jouée par la charmante Antoinette BOWER qu'on a vu dans toutes les séries télé de notre enfance) il présente à la police locale ses méthodes de tortures. S'étant fait la main sur une femme que l'on découvre ensanglantée sur un brancard, il va s'occuper sur un opposant du régime en place qui a commis l'impudence d'enquêter sur sa sœur. Le spectateur ébahi assiste à une séance de torture assez impressionnante à l'écran, rarement vue dans un "Bronson". Nu, enchaîné, branché sur des électrodes y compris sur les parties génitales l'homme va être électrocuté et mourir dans d'atroces souffrances à la grande satisfaction du Docteur. Celui-ci est cependant la cible d'opposants au régime qui tente de piéger sa voiture. Mais c'est le chauffeur qui démarre la voiture, avec le "terroriste" toujours en dessous qui explose avec sa victime..

Bon, c'est pas tout ça, mais encore faut-il convaincre le grand Charles d'éliminer Molloch. C'est que son personnage, Holland, a pris sa retraite et coule des jours heureux sur la plage. Son ami Lomelin va employer les grands moyens. Sur une bande vidéo des dizaines de témoignages racontent les séances de tortures de moloch. Rien ne nous sera épargné avec force de détails. Gros plan sur Charles, plus granitique que jamais,  qui fronce un sourcil, attention les amis ça va chier !       

Holland va composer avec la veuve Hildago et sa fille un couple de touristes, ce qui devrait être une bonne couverture. Ce fait n'est pas sans rappeler "Il était une fois un flic" de Georges Lautner. Voici le couple dans les lieux. Très vite Holland va avoir à faire dans un bouge où séjourne un des ripoux qui rôde autour de Molloch. Riana Hidalgo se fait peloter par un mexicains patibulaire de 2 mètres qui lui annonce qu'il va la violer, etc..etc... Holland lui attrape le service trois pièces qu'il tord de toutes ses forces tout en coupant la respiration du gars avec son pied. Une séance qui fait mal !!Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises : la garde du corps de Molloch a vu la scène et s'intéresse au couple. Le garde du corps, c'est cette Bonneville baderne de Raymond Saint Jacques, l'acteur black bien connu des années de blaxploitation et de séries télé. Et voilà t-y pas que Charlie lui fait du gringue, sa main se posant sur la sienne et lui proposant une petite partie fine à trois avec sa présumée  femme, ce que l'autre ne refuse pas. On peut dire qu'on ne s'attendait pas BRONSON à jouer ce type de scène. Chez eux, Holland se précipite vers Randolph pour lui lancer furieusement un couteau dans la gorge façon "Call of duty". Et d'un ! En fait Holland ne voulait pas se farcir Randolph, mais le planter, ouf ! On a eu chaud !

Holland décide de kidnapper la sœur de Molloch à son hôtel. Le temps de dézinguer un garde du corps en l'étranglant avec la lance à incendie de l'hôtel et le voilà dans la chambre de l'intéressée. Mais celle-ci est de retour plus tôt que prévu, avec sa secrétaire. Holland a juste le temps de se glisser sous le plumard et observe la secrétaire se désaper. Claire la rejoint bientôt et hop ! Au lit toutes les deux ! Car en plus d''être une tortionnaire nazie, Claire Molloch est lesbienne, bien sûr ! Après s'être rincé l'œil, Holland kidnappe Claire et contacte Molloch pour l'attirer vers lui, tout en lui faisant croire qu'il désire de l'argent.  Mais Molloch torture Max, et prouve à cet égard qu'on peut extraire 32 dents en une seule séance de dentisterie source d'économies substantielles pour la Sécurité Sociale mexicaine. Il apprend donc où est la cachette de Holland

Il tente de coincer Holland qui s'enfuit. Et là on a la sempiternelle poursuite en voiture, celle-ci étant de base, ni plus ni moins. L'intéressant est que Claire Molloch enfermée dans le coffre de la voiture de Holland est un peu morte durant la poursuite. "C'est ballot", se dit Holland qui décide de faire sans. Il supprime les deux contacts de Molloch dans une cantina a coup de fusil à pompe, une méthode bien traditionnelle ma foi, cela fait plaisir de revoir BRONSON utiliser les fondamentaux.

Rendez-vous dans une mine désaffectée, mais pas tant que cela puisqu'occupée par des pauvres loques handicapées. Est-ce la lèpre, sont-ce les tortures de Molloch, on en sait trop rien. Molloch vient avec un garde du corps. Il veut récupérer sa sœur, la seule personne capable de le ronger d'inquiétude, de pleurer. Ce tortionnaire tient la fille de  Riana en otage, celle qu'on a vu trois secondes en début de film, d'ailleurs on ne sait pas comment Molloch l'a trouvée, mais qu'importe. Evidemment Holland plombe le garde du corps, aidé par les mineurs, qui vont lyncher Molloch dans sa voiture à coups de piolet. Terrorisé, le tortionnaire sadique va mourir en pleurant, lardé de coups de piolets... On retrouve Holland dans un plan très lointain où on le devine avec sa nouvelle famille sur son île, car évidemment il a emballé la veuve, sacré Charles.

On l'aura deviné, rien de bien transcendant dans ce petit série B qui ne se prend pas au sérieux. Charles BRONSON, peu concerné défouraille d'un air impassible, pensant surement à sa feuille d'impôt plus qu'autre chose. Heureusement le film est réalisé par Jack Lee THOMPSON qui fait échapper le film au titre de nanar grâce à sa réalisation appliquée. On prend quand même un peu de plaisir coupable en regardant le film d'un œil bienveillant tout comme on regarde un VAN DAMME ou un SEAGAL....

Etant donné le budget modeste du film, la rentabilité est vite établie grâce à une deuxième place au box office US lors de sa sortie. A Paris, marqué son interdiction aux moins de 18 ans, le film effectue une belle première semaine, relativement confirmée la semaine suivante. Mais le film est rapidement retiré de l'affiche. Toutefois en France il approche des 900 000 entrées, un score très satisfaisant au vu de la qualité du public et de son interdiction.

Ce film est peut être le dernier acceptable de la carrière de BRONSON dans les années 80, il va alors intégrer pour le meilleur et surtout le pire le girond de la société Cannon dirigée par les célèbres producteurs GOLAN / GLOBUS et le pauvre acteur ne va plus jamais cesser de s'auto parodier ...

 

NOTE DU FILM : 5

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

876 771

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

188 549

 

 

 

 

 

1ère semaine

3

84 974

36

2ème semaine

6

58 167

35

3ème semaine

9

28 287

23

Nombre de semaines Paris

 

8

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

2 360

 

1er jour Paris

 

10 088

 

Budget

 

4,6 M$

 

Recettes USA

 

13,2 M$

 

Nombre de semaines  top 10 US

3

 

 

Meilleur classement    top 10 US

2

 

 

Recettes Mondiales

 

 

 

Box office annuel Allemagne

 

337 765

 

Box office annuel Espagne

 

464 726

 

Box office annuel Italie

 

 

 

Cote du succès

 

* *

 

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 09:55
- Publié dans : MISES A JOUR

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CHINO

(VALDEZ IL MEZZOSANGUE)

14 SEPTEMBRE 1973 (ITALIE)

10 JANVIER 1974 

 

 

 

CHINO.jpg

Réalisation

John STURGES

Scénario

Dino MAIURI
Massimo DE RITA

Photographie

Armando NANNUZZI

Musique

Guido DE ANGELIS

Production

Dino DE LAURENTIIS

Distribution

C.I.C 

Durée

97 minutes

Tournage

 

Chino VALDEZ

Charles BRONSON

Catherine MARAL

Jill IRELAND

Stanhome MARAL

Marcel BOZZUFFI

Jamie WAGNER

Vincent VAN PATTEN

L'indienne

Melissa CHIMENTI

 

 

Jamie, un jeune garçon qui a fui de chez lui, arrive chez Chino VALDEZ, un éleveur de mustangs; d'abord effrayé par ce colosse bourru, Jamie apprend vite à connaitre Chino et veut rester travailler avec lui. Un jour Chino va en ville vendre ses chevaux, et voit débarquer de la diligence son voisin Maral et sa soeur Catherine; ensuite, Chino déclenche au saloon une de ses bagarres habituelles. Quelques temps après, une des juments de Chino se blesse à mort sur des barbelés posés par Maral. Chino, furieux va le voir, et se fait menacer.Par contre, Catherine demande à voir ses chevaux; leurs rapports tout d'abord tendus, mais très vite Chino passe aux actes. Maral interit à sa soeur de revoir Chino; pourtant celui-ci donne rendez-vous à Catherine à l'église pour qu'ils se marient. Maral capture Chino et le fouette à mort. jamie l'emmène chez ses amis indiens où il est soigné. A son retour, Maral tue son plus beau poulain; Chino massacre les hommes de Maral, puis sentant qu'il est perdant, il fait fuir son troupeau et brûle sa maison et part. Jamie le voie disparaître, vaincu et solitaire.  

 

" Chino" demeure un des films les plus méconnus de Charles BRONSON par la discrétion qu'il a eu au box office et également par sa rareté sur le marché de la vidéo. Mais il est certain que l'origine même du projet ne lui laissait pas trop de chance au Box office américain, cible visée par Charles BONSON qui cherche toujours à s'imposer sur ce marché. Le dernier succès de l'acteur aux USA et dans le monde entier a été "Cosa Nostra" produit par Dino DE LAURENTIIS, mis en chantier à la suite de l'immense succès du "Parrain", où il partage l'affiche avec Lino VENTURA.

Dino DE LAURENTIIS a réussi son paris, lui qui est un producteur qu'on peut décrire comme "opportuniste" et c'est un doux euphémisme. Le producteur va monter un western classique, genre pourtant un rien désuet aux USA, en compagnie de l'Espagne et de la France. Mais l'essentiel des capitaux est Italien sans être un western spaghetti. 

Charles BRONSON désire retrouver John STURGES l'homme qui l'a fait tourner dans deux triomphes "Les 7 mercenaires" et "La grande évasion". Mais les temps ont changé et l'aura du prestigieux réalisateur a bien pâli. Depuis "La grande évasion" le réalisateur a tenté le film d'espionnage avec "Station 3 ultra secret" ou " Destination Zebra, station polaire" mais aussi le retour au western avec "Sur la piste de la grande caravane". Il a réalisé un très beau thriller qui surfe sur l'imagerie de "2001, l'odyssée de l'espace" qui s'est planté au box office mondial : "Les naufragés de l'espace". Puis on l'a revu dans un western avec Clint Eastwood s'il vous plait, "Joe Kidd" qui reste malheureusement un film très mineur.

Evidemment l'inséparable compagne de Charles BRONSON, la blonde et jolie Jill IRELAND est de la partie dans le rôle de Catherine sa riche voisine. Lino VENTURA devait jouer le rôle du père de Catherine, mais ce dernier a déjà choisi de tourner dans "Les durs" produit par DE LAURENTIIS et va tourner  "La gifle" avec bonheur. C'est donc Marcel BOZZUFFI qui va jouer au coté de l'actrice, mais dans le rôle du frère car ils ont le même âge. 

Le film bénéficie d'un budget qui semble moyen à l'époque, mais il va servir le coté minimaliste du film. Tourné en Espagne, les décors naturels sont magnifiques et propices à un climat "naturaliste". En effet Chino VALDEZ est un indien qui élève des mustangs dans son modeste ranch ( d'où le titre US " Valdez horses") .  Un soir, un jeune orphelin qui erre sur les pistes, lui demande l'hospitalité. Chino, homme isolé, victime de racisme, accepte, et peu à peu va prendre en charge le jeune Jim et le former au métier de cow boy. L'occasion de voir de beaux paysages et de beaux chevaux sauvages. Lorsqu'il vend ses chevaux en ville, Chino se bat régulièrement avec des cow boys du coin. Elle n'est pas bonne la réputation de Chino, et son voisin qui supporte assez bien ses écarts est justement de retour en ville avec sa sœur. Celle-ci jolie et coquette n'apprécie pas Chino de prime abord, mais elle a besoin de lui pour de menus services et comme ils sont voisins ils vont de voir régulièrement. Un jour, Catherine, surprend Chino en train de prendre son bain dans un baquet. celui-ci, tel un cheval, aime bien se frotter le dos contre une brosse. A priori le spectacle de cet indien musclé et sauvage nu dans son baquet ne manque pas de l'émouvoir. Et l'inévitable se produit, une idylle nait à la grande fureur de Maral. L'amitié entre Jim et Chino se consolide et celui-ci lui présente sa tribu. De paisibles indiens qui vivent en paix. Jim passe du temps chez eux et se lie d'amitié amoureuse avec une jeune indienne. Jim vit avec les indiens dans les tentes. Des scènes intimes qui ne manquent pas de rappeler le futur "Danse avec les loups". De retour au ranch, les deux amis constatent avec horreur que le plus beau poulain de Chino a été atrocement mutilé. Chino devine d'où vient le coup mais pour le moment, il n'en a cure, il prépare son mariage en secret avec Catherine. Maral, met le chaos dans la petite église, et punit durement Chino en le fouettant à mort devant Jim. S'il revoie sa sœur, ce sera la mort. Soigné par ses frères, Chino prend son fusil, et tel son personnage dans "Les collines de la terreur" élimine quelques hommes de Maral. Celui-ci arrête les frais et laisse partir Chino, pour le moment. Mais il se vengera. Chino le sait et part en libérant tous ses chevaux et en faisant des adieux sobres mais sincères à Jim.

Ce film au budget serré comporte de forts belles scènes. John STURGES, malade, est remplacé par le coproducteur Duilio COLETTI sans qu'on s'aperçoive d'une différence de style. Le film est sobre, c'est un western traditionnel où l'homme et le cheval y reprennent leur place et leur importance. Chino a compris que son peuple appauvri va mourir lentement à cause du racisme des blancs, qui lui refusent son amour pour Catherine. Finalement c'est avec un adolescent "pur" qu'il retrouve un peu d'amitié et de foi en l'humain. Encore une fois Charles Bronson apporte beaucoup dans la construction de son personnage, un homme bourru, fort, mais très humain.

Ce beau film prend un départ plutôt moyen à Paris, où pourtant l'acteur obtient de beaux succès. Deux semaines dans le top 10 et puis plus rien. Le film dépasse à peine les 100 000 entrées à Paris, un score faible pour un BRONSON partiellement rattrapé par la province qui fait passer le film au-delà des 600 000 entrées. Le film marche pas trop mal en Italie et en Espagne, les marchés européens habituels pour BRONSON. Fort malheureusement, le film passe inaperçu aux USA où il n y a pas de traces dans le Box office.

Un échec financier  qui explique que le film a rarement été exploité en vidéo, et c'est dommage.

Mais BRONSON sera de retour dès le mois d'août sur les écrans français avec un autre film toujours aussi différent des genres habituels de l'acteur avec "Mister Majestyk".             

 

 

NOTE DU FILM :  6.5/ 10           

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

666 251

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

103 858

 

 

 

 

 

1ère semaine

4

49 121

10

2ème semaine

7

41 249

 

Nombre de semaines Paris

 

6

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

4 912

 

Box office annuel Espagne

 

709 731

 

Box office annuel Italie

58

 

 

Cote du succès

 

* *

 

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 2 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 19:27
- Publié dans : EDITO

A ma grande surprise, le mois d' octobre a vu le blog battre son record de fréquentation qui datait du mois d'août.

Certes, je reste dans des eaux très modestes, mais cela fait plaisir de progresser régulièrement.

Evidemment ces bons scores sont dus à vos visites régulières et je vous en remercie encore !

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Par RENAUD SOYER - Voir les 1 commentaires - Communauté : BOX OFFICE
 
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