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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.

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SOMMAIRE DU BLOG

Vous trouverez le tableaux récapitulatif des entrées des acteurs et réalisateurs : ICI


Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 13:10
- Publié dans : MISES A JOUR

LA GRANDE EVASION

(THE GRAT ESCAPE)

    14 JUILLET 1963 (USA)

11 SEPTEMBRE 1963


la-grande-evasion

 

 

Réalisation

John STURGES

Scénario

James CLAVELL
WR BURNETT

Photographie

Daniel FAPP

Musique

Elmer BERNSTEIN

Production

John STURGES

Distribution

Artistes Associés

Durée

170 minutes

Tournage

 

Virgil Hilts

Steve McQUEEN

Hendley

James GARNER

Bartlett, "le grand X"

Richard ATTENBOROUGH

Blyth

Donald PLEASANCE

Danny VELINSKY

Charles BRONSON

Sedgwick

James COBURN

Durant la Seconde Guerre Mondiale. Le stalag Luft North : un camp de prisonniers d'où l'on ne s'échappe pas ! C'est là que sont réunis et étroitement surveillés tous les spécialistes et récidivistes de l'évasion. Le commandant von Luger explique au colonel Ramsey comment et pourquoi l'évasion dans ce stalag est absolument impossible. Mais ce n'est pas l'avis des divers prisonniers alliés : Virgile Hills, le " tôlard ", un Américain, est le premier à tenter sa chance. Puis c'est la mise au point d'un plan qui doit permettre de percer trois tunnels, par où 250 hommes pourront s'enfuir. Tout est minutieusement préparé. Mais l'un des tunnels est découvert par les Allemands. Pourtant, à la faveur d'une alerte, 76 prisonniers s'évadent. C'est alors la grande chasse menée par les Allemands, à laquelle participe également la Gestapo. Certains trouvent la mort en combattant, d'autres ont la chance d'être repris par l'armée. Mais une cinquantaine d'évadés, capturés par la Gestapo, sont massacrés à la mitrailleuse. Quelques-uns seulement réussiront à gagner l'Espagne par la France ou à monter à bord d'un navire suédois.

 


On aurait pu croire que le succès des "7 mercenaire" serait un tremplin pour la carrière de Charles BRONSON, mais en fait il n'en est rien et l'acteur végète dans des séries B indignes de son talent. Il faut dire qu' aux USA "Les 7 mercenaires" n'a pas été un succès aussi important que dans le reste du monde et que la star du film était Yul BRYNNER. Pourtant l'acteur est apprécié des réalisateurs pour son professionnalisme, nous avons pu encore le constater avec "Un direct au cœur" avec Elvis PRESLEY. 

La chance pourrait enfin tourner en la personne de John STURGES qui le rappelle pour sa nouvelle super production "La grande évasion". Le réalisateur propose un film de guerre on ne peut plus classique dans sa conception et toujours avec la même approche au niveau des acteurs, soit un groupe de bons acteurs issus de séries B ou de la télévision autour d'un acteur central.  

Steve Mc QUEEN est parvenu à ses fins et devient la vedette du film. A lui le beau rôle: celui d'un charismatique infatigable candidat à l'évasion. STURGES l'a déjà fait tourner dans " Les 7 mercenaires" et il retrouve d'ailleurs deux de ses collègues: Charles BRONSON et James COBURN. 

Au niveau des vedettes, James GARNER a connu le succès dans la série télé "Maverick" et depuis lors officie au cinéma dans des séries B. Le futur "Sir" Charles ATTENBOROUGH est une bonne vedette au sein du cinéma anglais où il officie dans bon nombre de films de guerre. Un solide acteur a défaut d'autre chose, car il possède le charisme d'une cafetière, mais bon. D'autres acteurs de séries les accompagnent: James DONALD, le grand Donald PLEASANCE et David McCALLUM qui aura une importance un peu inattendue dans la vie de Charles BRONSON. Avec ce panel d'acteurs pas trop chers, le réalisateur pourra consacrer le budget restant pour offrir un film spectaculaire.    

 

Le film conte donc le projet pour un groupe de prisonniers de s’évader d’un camp de prisonniers allemand. Le projet aboutira grâce à l’intelligence de certains membres des prisonniers digne des ponts et chaussée. Le gimmick du film est constitué par les tentatives infructueuses d’évasions de Steve McQUEEN, qui se retrouve toujours en cellule à jouer avec une balle et un gant de base ball. Un gag récurrent  qui contrebalance l’aspect sérieux du film. 

Le film est clairement découpé en deux parties: la première est la construction du tunnel libératoire et la seconde décrit les divers destins des fugitifs, heureux ou tragiques selon les cas.

La mise en place du tunnel s'effectue de manière militaire sous la supervision de Bartlett. C'est de l'ingénierie pure et une grande infrastructure qui doit s'effectuer au nez et à la barbe des gardiens allemands. Afin de ménager le suspense, diverses tentatives seront vouées à l'échec. Charles BRONSON possède un beau rôle dans cette première partie du film.

Pour BRONSON c’est un rôle de composition, il doit creuser le tunnel d’évasion, ce qui ne manque pas de rappeler les origines de l’acteur. C’était un mineur qui était claustrophobe qui plus est. Le personnage du film est donc ni plus ni moins que Charles BRONSON. Très attachant, il donne un aspect dramatique à son personnage, qui craque avant de pouvoir s’évader. Evidemment au vu de ces travaux de force, l'imposante musculature de BRONSON sert le personnage. 

Ses rapports avec Steve McQUEEN ne sont pas des meilleurs et au vu de ses déclarations, on devine qu’il est quelque peu jaloux que ce soit McQUEEN qui est la star du film. D’après ses dires, c’était un acteur catastrophique avec qui il était nécessaire de réécrire et de retourner certaines scènes. De toutes façons le personnage de McQUEEN passe la première moitié du film en cellule.

Le film de STURGES est une sacrée machine efficace, on peut lui reprocher que le camp des prisonniers soit nickel et ressemble un peu à un club med tellement les baraques sont propres et bien rangées.  De plus, les acteurs sentent l’after shave et leur vêtements semblent sortir de chez le teinturier. C'est également un peu le défaut déjà apparu dans "Les 7 mercenaires". 

Diverses scénettes égrènent le film afin de présenter plus en avant chaque personnage qui a le droit à une scène individuelle. la palme venant à Donald PLEASANCE qui campe un faussaire qui devient aveugle. De la bonne ouvrage, bien que l'ensemble soit moins sympathique que "Les 7 mercenaires", il manque la folie d'un Elie WALLACH par exemple....

Evidemment le tunnel sera découvert par les Allemands, ce qui n'empêchera pas  une partie des prisonniers de s'échapper. Le but pour chacun étant de parvenir à rejoindre l'Espagne ou la Suisse et donc traverser l'Allemagne. Cette partie contient de bonnes scènes de suspense, certains s'échappent en s'emparant d'un avion de chasse, un autre en rejoignant le maquis, mais certains trouvent la mort. Très bêtement un des fuyards, répond en anglais à un policer Allemand, le condamnant lui et son compagnon à être exécuté. 50 fuyards seront fusillés, pour l'exemple.

Mais le morceau de bravoure est réservée à Monsieur Steve Mc QUEEN. Sa fuite à moto à travers les champs qui sera stoppée par des barbelés est devenue légendaire, et à parfois malheureusement éclipsé le reste du film.

Il reste un film très solide, filmé avec application. Un grand spectacle de 2h45 rythmé par la partition impeccable d'Elmer BERSTEIN auteur oscarisé depuis "West Side Story". Un des derniers classiques du film de guerre.

Si le film fonctionne très bien aux USA, il connait un véritable triomphe en France où la promotion se fait autour de Steve McQUEEN qui connait la popularité soudaine à la télévision avec "Au nom de la loi" diffusé de mai 1963 à novembre 1963.  Il n'est donc pas étonnant que la France est le pays où le film a le plus fonctionné. Au total le film aura engrangé près de 9 millions de spectateurs et se situe au niveau des "Ponts de la Rivière Kwaï" et autres "Canons de Navarone".

Si Steve McQUEEN est devenu une star en France et une vedette aux USA, Charles Bronson ne va toujours pas bénéficier de ce bon succès américain et va retourner à la télévision et rechercher de bons films où il pourra tirer un troisième rôle avec un peu de chance. De quoi ne pas croire en son étoile, et pourtant celle-ci n'est peut être pas si loin que le pense l'acteur.   

Grâce au film, Charles BRONSON est devenu un bon ami de l'acteur David McCALLUM. Celui-ci a pour petite amie une certaine Jill IRELAND qui deviendra un peu plus tard la femme de Charles BRONSON.

 

Pour John STURGES la suite de la carrière ne sera plus aussi brillante, et il glissera petit à petit vers les séries B.

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

8 755 029

 

ENTREES PARIS

 

1 306 350

 

exclusivité Paris

 

 

 

1ère semaine

1

46 785

4

2ème semaine

2

53 479

 

3ème semaine

3

47 933

 

4ème semaine

3

45 041

 

5ème semaine

1

48 540

5

6ème semaine

1

46 516

 

7ème semaine

2

46 200

 

8ème semaine

2

43 275

 

9ème semaine

2

34 941

 

10ème semaine

3

37 727

 

continuation

 

 

 

 

2

62 373

 

 

3

41 310

 

quartiers

 

 

 

 

1

79 033

14

Nombre de semaines Paris

 

 

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

11 696

 

1er jour Paris

 

 

 

Budget

 

 

 

Rentals US 1963

 

5,5 M$

 

Estimation recette brute USA

 

11 M$
( 80 M$ 2011)

 

Box office annuel Espagne

 

1 282 272

 

Box office annuel Italie

6

 

 

Cote du succès

 

* * * * *

 


 

 

GREAT ESCAPE

 

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Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 12:02
- Publié dans : MISES A JOUR

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L'EVADE

(BREAKOUT)

22 MAI 1975 (USA)

19 MARS 1975 

 

 

EVADE.jpg

Réalisation

Tom GRIES

Scénario

Howard KREITZEK

Photographie

Lucien BALLARD

Musique

Jerry GOLDSMITH

Production

Robert CHARTOFF
Irwin WINCKLER

Distribution

Warner Columbia

Durée

96 minutes

Tournage

 

Nick COLTON

Charles BRONSON

Ann WAGNER

Jill IRELAND

Jay WAGNER

Robert DUVALL

Hawk HAWKINS

Randy QUAID

Myrna

Sheree NORTH

 

1971. Mené vers le pénitencier, un prisonnier est abattu par ses gardiens; quelques temps après, accusé du meurtre, le riche Jay WAGNER est arrêté. Sa femme Ann cherche tous les moyens pour le libérer; elle va demander de l'aide à Harris le père de Jay. Mais elle ignore que c'est lui qui a organisé l'arrestation de son mari...Ann envisage enfin l'évasion. Elle va voir Hawkins qui tient un minable terrain d'aviation, où travaille Nick Colton un baroudeur renommé...Ann dit à Nick de se poser quelque part, et d'attendre que Jay monte dans l'avion. Nick est accueilli à coups de mitraillette et repart en vitesse. Ann le traite de couard; Nick devant le désespoir de la jeune femme accepte de tenter une nouvelle évasion. Il s'adjoint Hawkins, Myrna une ex amie et Harvey un jeune pilote d'hélicoptère. Son plan: se poser en hélico dans la cour du pénitencier, et attendre Jay dix secondes. Jay est prévenu, mais il est cloué au lit par une terrible fièvre. Nick l'attend et tous deux parviennent, non sans mal,à repartir. La nuit venue, ils vont passer la frontière, quand un homme surgit prêt à abattre Jay; cet homme c'est Sanchez l'avocat de Ann, mais aussi le bras droit d'Harris Wagner; une rude bagarre oppose Sanchez à Nick; finalement l'avocat est haché par l'hélice d'un avion. Jay retrouve sa femme, ils disent au revoir à Nick. Ann laisse un chèque à Nick en remerciement. Il s'agit d'un chèque de 50 000 dollars que Nick va dépenser avec ses amis !

 

" Un justicier dans la ville" a été un gros succès aux USA qui a bien relancé BRONSON, il convient d'en profiter. Les deux producteurs du futur "Rocky" , Robert Chartoff et Irwin WINCKLER vont lui concocter un film fait sur mesure, mais dans un style assez radicalement différent du "justicier". C'est en fait un solide film d'aventure à la trame classique. Si l'affiche est très spectaculaire, le ton du film est beaucoup plus calme qu'on pourrait le penser. La première partie du film est dédiée aux personnages de Jay et sa femme Ann qui traversent de durs moments. Ils vivent à Santiago du Chili et coulent une existence paisible. Mais Jay est arrêté pour le meurtre d'un ami qu'il n'a pas commis. Qui a manigancé ce piège. C'est le grand père de Jay puissant homme d'affaire qui tire les ficelles depuis New York. C'est cette bonne vieille baderne de John HUSTON qui campe une belle salope qui n'hésite pas à envoyer son petit fils 28 ans au pénitencier de Mexico. Mais comme cet homme à une sorte de reste de conscience il demande qu'il ne soit pas tué durant son incarcération, quelle bonne âme. Son bras droit est son avocat, crapule et homme à tout faire qui devra donc surveiller Jay à distance. Jay, c'est Robert Duvall, enfin reconnu, qui occupe désormais la tête d'affiche de séries B depuis son succès dans les deux "Parrains" . Il campe un Jay plutôt taciturne, fataliste mais pas résigné qui peut compter  sur l'amour et l'acharnement de sa femme pour le faire libérer.

Evidemment Ann ne sait pas qu'en se confiant à son grand beau père, elle va renseigner directement l'ennemi sur ses intentions. Ignorant ce fait majeur elle va donner de l'argent à Jay pour qu'il graisse la patte de ses surveillants. Il parvient à se glisser dans le cercueil d'un détenu défunt. Hélas, le commandant du pénitencier qui est pas piqué des hannetons s'amuse à enterrer vivant Jay qui pique une crise de panique.

Constatant son échec elle fait appel à un baroudeur miteux au nom qui claque bien : Nick COLTON. Charles BRONSON compose un personnage bavard, gouailleur, un peu magouilleur et malin en rupture totale avec ses rôles de personnages taciturnes. Une bonne occasion de prouver que BRONSON est un vrai bon acteur.

Nick pas vraiment au courant de qui se trouve en face de lui propose des tarifs dérisoires pour prêter son avion. Pris par surprise par Ann, il se rendent rapidement en avion vers le pénitencier ou Jay les attend. La tentative échoue et Nick fulmine de ce scénario non prévu. Mais c'est un coriace, et il va s'accrocher pour sauver le mari de Ann jouée par l'inévitable Jill IRELAND qui possède un rôle plus étoffé qu'à l'accoutumée et qui peut enfin faire preuve de ses qualités d'actrice.

Le film prend une autre tournure. Nick va faire appel à une bande de copains pour résoudre son problème. Il tente de faire évader Jay en introduisant une fausse prostituée au pénitencier. Il fait d'abord appel à son ex, une fille très sexy et un rien allumeuse jouée par une ancienne starlette d'Hollywood Sheree North, mais il subit le refus de son mari le shérif du coin. Il se tournera vers son pote joué par Randy QUAID (le pilote alcoolo de "Independence day") qui se travestit en femme pour se rendre au pénitencier. Evidemment, la ruse est éventée à la base et Hawk est rossé par les gardiens. Nick comprend qu'il y a des taupes autour d'Ann. 

Pugnace, il apprend à piloter un hélicoptère, dont l'instructeur fera partie de la bande. Cette fois, le plan marche, et Nick atterrit en plein milieu de la cour du pénitencier, un moment fort du film.

L'évasion à réussi. Mais le clan ennemi n'a pas dit son dernier mot et Nick doit empêcher la dernière tentative de l'avocat véreux de tuer Jay. Il se bat contre lui, et ce dernier trouve la mort réduit en pièce par les hélices d'un avion. une scène bien gore un peu surprenante dans le ton ambiant du film. Nick peut dépenser la large récompense avec ses potes.

C'est donc un film agréable qui conte l'histoire d'une bande de copains qui s'amuse à libérer un prisonnier. Le ton est assez drôle et BRONSON s'amuse bien, cela se voit. Un personnage pittoresque bienvenu après des rôles plus durs. Le tout est mis en scène efficacement par Tom GRIES qui retournera l'année suivante avec BRONSON.

Sur la lancée du "justicier" le film se classe en tête du Box office américain dès sa sortie durant deux semaines, puis il quitte rapidement le classement, mais c'est un bon succès. En France, c'est un bon succès pour cette série B efficace, mais qui perd 50% des entrées du "justicier dans la ville". Avec 820 000 entrées au compteur c'est correct d'autant plus que, comme d'habitude, le film fonctionne bien dans le reste de l'Europe, en particulier en Allemagne.

Le film est donc globalement un succès financier. Tout va bien pour Charles BRONSON et surtout pour les deux producteurs qui vont devenir multi millionnaires avec le colossal succès de "Rocky" l'année suivante.  

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

820 570

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

143 513

 

 

 

 

 

1ère semaine

2

55 778

18

2ème semaine

9

41 434

 

3ème semaine

6

31 580

 

Nombre de semaines Paris

 

4

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

3 099

 

1er jour Paris

 

5 084

 

Budget

 

 

 

Rentals US 1975

 

7,5 M$

 

Nombre de semaines  top 10 US

3

 

 

Meilleur classement    top 10 US

1

 

 

Recettes Mondiales

 

 

 

Estimation recette brute USA

 

16 M$


 

Box office annuel Allemagne

23

1 000 000

 

Box office annuel Espagne

 

631 342

 

Box office annuel Italie

37

 

 

Cote du succès

 

* *

 

 

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Samedi 22 octobre 2011 6 22 /10 /Oct /2011 23:24
- Publié dans : MISES A JOUR

 

LE BAGARREUR

(HARD TIMES)

   8 OCTOBRE 1975 (USA)

13 AOUT 1975

 

 

BAGARREUR.jpg

 

 

Réalisation

Walter HILL

Scénario

Walter HILL
Byan GINDOFF

Photographie

Philip LATHROP

Montage

Roger SPOTTISWOODE

Musique

Barry DeVORZON

Production

Lawrence GORDON

Distribution

Columbia

Durée

92 minutes

Tournage

 09/74 -

Chaney

Charles BRONSON

Spencer « Speed » Weed

James COBURN

Lucy Simpson

Jill IRELAND

Poe

Strother MARTIN

Gandil

Michael McGUIRE

Jim Henry

Robert TESSIER

Street

Nick DIMITRI


Dans une ville du sud des États-Unis, un homme descend du train. Il s’appelle Chaney; c’est un bourlingueur, taciturne et râblé, qui observe d’un œil désabusé le monde alentour, cette Amérique des années 30, en pleine crise économique. Des milliers de chômeurs sont jetés sur les routes, prêts à tout pour survivre un jour de plus. Les plus costauds d’entre eux participent à des combats à poings nus, organisés clandestinement pour le plus grand plaisir d’un public de parieurs survoltés. Chaney affronte ainsi le champion en titre, qu’il abat du premier coup. Spencer «Speed» Weed, l’un des organisateurs, lui propose alors de s’occuper de lui et tous deux partent pour la Nouvelle-Orléans. Tandis que Speed retrouve sa compagne, Gayleen Schoonover, Chaney rencontre dans un bar Lucy Simpson, une jeune femme sans travail, dont le mari est en prison. Il est très attiré par elle, mais Lucy semble réticente à l’idée de se lancer dans une aventure amoureuse. Pendant ce temps, Speed contacte Gandil, un riche commerçant organisateur de combats. Il recrute aussi comme soigneur son ami Poe, un ancien médecin opiomane et poète. Pour faire affaire, Gandil exige de Speed une mise de fonds de 3000 dollars. Speed en emprunte 1000 à Le Beau, un financier un peu gangster qui pratique des taux usuraires. Afin de tripler cette somme, il organise avec le cajun Pettibon un combat préliminaire que Chaney remporte aisément. S’estimant victime d’une escroquerie, Pettibon refuse de payer Speed. Celui-ci récupère néanmoins son dû, grâce à une intervention musclée de Chaney. Le grand combat peut enfin avoir lieu. Une fois de plus, Chaney est vainqueur; toutefois, Speed commet l’erreur de perdre ses gains au jeu, avant d’avoir remboursé Le Beau. Gandil lui propose alors de lui «racheter» Chaney, mais ce dernier, très indépendant de caractère, refuse de travailler pour lui. Speed se trouve alors dans une fâcheuse position vis-à-vis de Le Beau, un homme fort capable de commanditer le meurtre d’un mauvais payeur. Chaney finit par accepter de rencontrer le champion de Gandil. Avant le combat, il rend une dernière visite à Lucy : pour échapper à la misère, elle a choisi de se faire entretenir par un riche bourgeois. Chaney remporte le combat, ce qui permet à Speed de rembourser Le Beau. Plus rien ne le retenant à La Nouvelle-Orléans, Chaney reprend alors le train vers le nord.

 

C’est le jeune Walter HILL alors très bon scénariste ("The Gateway", "La toile d'Araignée" ,"Le piège") qui se lance dans la réalisation avec un moyen budget intitulé « hard times » (Les temps difficiles) un titre bien plus explicite que « le bagarreur » titre racoleur utilisé en France (le film fut aussi renommé "The Streetfighter"aux USA). « Hard times » parce que le film se déroule durant la grande dépression Américaine des années 30 et qu’à cette époque il y avait tellement de pauvres aux USA que chacun était prêt à faire n’importe quoi pour gagner quelques dollars. Cette période, la famille de Charles BRONSON l’a connu. Lui même mineur il a vu son propre père mourir en crachant ses poumons… Charles BRONSON veut se rôle pour témoigner de cette période, et une nouvelle fois, sa composition est effarante d’authenticité, d’humilité. Visage glabre, le cheveux gris et court, le visage ridé, il met encore une fois son corps félin et impeccablement musclé (à 55 ans!) au service du film. Walter HILL tient à une reconstitution fidèle de l’époque. Sans énormément de décors sauf les sempiternels docks et autres entrepôts, et il parvient à retranscrire l’atmosphère de profonde précarité de l'époque.

Chaney on ne sait pas grand chose de lui, ni d'où il vient, ni sa profession. Il a juste 6 dollars en poche et propose à un organisateur de combats clandestins fauché de faire fructifier ce très maigre pécule. 

Cet organisateur, Speed, est un beau parleur qui a perdu un peu de sa superbe. Perdant régulièrement les combats faute de poulain de qualité, il doit des ardoises à tout le monde, et cela commence à devenir dangereux pour lui. Contrairement à Chaney, taciturne au possible, c'est un incorrigible bateleur. L'occasion de retrouver James COBURN un vieux compagnon de tournage de Charles BRONSON ("Les 7 mercenaires", "La grande évasion). L'acteur est plus charismatique que jamais et c'est une joie de revoir ces deux acteurs ensemble.

Pour lui faire plaisir plus qu'autre chose,Speed, emmène Chaney dans l'entrepôt du coin, où la star locale le traite de grand père. Sourire malicieux en coin, de dernier se met en garde. A la surprise générale, il possède un punch nucléaire et des poings en granit. Il étend le pauvre combattant en un seul coup de poing dévastateur et gagne 12 dollars. Speed pense avoir trouvé la pépite qui va lui permettre de se remettre à flot. Il convainc Chaney de s'associer avec lui, mais il devra accepter de partager tous les gains.

Il l'emmène chez lui à la Nouvelle-Orléans où il vit avec une sorte de bourgeoise. Chaney doit se contenter d'un hôtel miteux a deux dollars la semaine. Le soir il aborde une jeune femme  à la cafétéria locale. Comme tout le monde, elle ne vit pas dans le grand luxe, et elle a honte de montrer son intérieur crasseux. Sans emploi, elle doit se "débrouiller" pour trouver de l'argent. Chaney, dont on ne sait toujours rien de son passé engagera une timide relation avec elle. Il élèvera un chat dans sa chambre d'hôtel qui semble être son seul ami.

Speed aimerait bien toucher le gros lot rapidement et provoquer un combat entre Chaney et Henry la star locale une brute épaisse et invaincue joué par cette incroyable gueule de Robert TEISSIER poulain du notable local Gandil. Mais pour ce combat, Speed doit mettre 3000 dollars sur la table. Il doit donc trouver l'argent dans d'autres combats. Avec Chaney et Poe le médecin de l'association qui est un pauvre docteur fauché, le trio part dans les campagnes affronter des terreurs locales au risque même de leur vie.

L'argent en poche, le combat a lieu entre Chaney et Henry. Un combat très violent qui se déroule au sein d'une cage entouré d'un public survolté. Henry utilise toute sa gamme de coups, plus ou moins réguliers et devra savourer vaincu saoulé par les coups répétés de Chaney. Ce dernier a gagné , mais n'est pas fier pour autant, pour lui, gagner c'est seulement un moyen de sortir de la mouise.

Avec sa nouvelle réputation, Speed aura bien du mal à trouver de grosses côtes pour ses prochains combats. Il refuse une proposition de Gandil pour devenir son nouveau poulain. Il cherche toujours une relation stable avec Lucy, mais celle-ci lui fait comprendre qu'elle va peut être s'en sortir avec un gars qu'elle a rencontré et qui pourrait lui offrir un "avenir". Econduit, Chaney ne semble pas trop en souffrir en surface. Tanné par la dureté de la vie, il va partir avec ses gains vers d'autres cieux. Mais au dernier moment il devra livrer un dernier combat pour sauver la peau de Speed. Un geste d'amitié de la part d'un homme qui ne semble pourtant pas vraiment sentimental.

Le dernier combat, le plus dur, voit CHANEY affronter, STREET, un lutteur venu de Chicago. Celui-ci est parfaitement rompu au combat. En grande difficulté, Chaney fait tomber le combattant grâce à sa  série de coups plus rapides et plus nombreux. Alors que la tension est à son comble dans l'entrepôt  où se déroule le combat, on propose à STREET d’utiliser des rouleaux de métal pour les mettre dans ses mains, pour que les coups soient plus dangereux. STREET refuse et retourne au combat. IL subit un terrible déluge de coups de CHANEY mais reste debout. Des yeux, CHANEY l’implore de tomber, mais STREET veut rester debout. CHANEY, écoeuré, le frappe jusqu’à ce qu' il s'écroule.

Ce sera sans doute le dernier combat de Chaney. Il n’aura plus de combattants à sa mesure et n’a pas d’amis derrière lui, et celle qui faisait battre son cœur a choisi une solution de sécurité matérielle. IL s’en va dans la nuit monter dans un train de marchandise non sans avoir donné une belle part des recettes à Speed et à Poe, dont une partie pour s'occuper de son chat.

Comme d’habitude, BRONSON nous révèle des pépites lorsqu’on ne s’y attend pas. D’ailleurs le film reste pour certains un véritable film culte où les sentiments n’ont pas de place. L’âpreté des combats particulièrement réalistes, en fait un « must » du genre. Les combats fort biens réglés et filmés de près, ne peuvent se faire avec des doublures. Bravo aux acteurs, et à BRONSON, bien sûr, très crédible aussi taciturne que COBURN est gouailleur.

Evidemment Jill IRELAND est de la partie et compose une Lucy Simpson attachante.

Walter HILL réalise une première œuvre maîtrisée, une grande réussite due à une efficacité du montage de Roger SPOTTISWOODE qui deviendra un bon réalisateur ("Underfire" en 1984 par exemple). Le réalisateur n'aura cesse de confirmer son talent et deviendra célèbre en coproduisant le fameux "Alien" de Ridley SCOTT en 1979, puis sen réalisant "48 heures" en 1984 avec Eddie MURPHY. 

Le film est très bien accueilli aux USA où il s'impose largement à la première place du box office hebdomadaire la semaine de sa sortie. C'est le retour de BRONSON en tête du top et le film séjourne 5 semaines dans le top 10 US. Cette réussite commerciale  reçoit un accueil un peu plus mitigé en France, pourtant terre des succès européens de BRONSON. Le film ne se classe que 3ème au top hebdomadaire parisien et doit ses 700 000 spectateurs au public de province. Comme d'habitude, le film obtient un succès honorable en Espagne et en Italie.

"Le bagarreur" reste une série B épatante et un des meilleurs BRONSON. Le film a d'ailleurs un petit statut de film culte bien mérité.

 

       

 

 

COTE DU FILM : 8

 


 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

724 906

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

155 830

 

 

 

 

 

1ère semaine

3

41 300

16

2ème semaine

8

30 201

 

3ème semaine

12

26 067

 

Nombre de semaines Paris

 

9

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

2 581

 

1er jour Paris

 

 

 

Budget

 

2,7 M$

 

Rentals US 1975

 

5,6 M$

 

Nombre de semaines  top 10 US

5

 

 

Meilleur classement    top 10 US

1

 

 

Recettes Mondiales

 

 

 

Estimation recette brute USA

 

12 M$
( 50 M$ 2011)

 

Box office annuel Espagne

 

496 061

 

Box office annuel Italie

32

 

 

Cote du succès

 

* *

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 12:53
- Publié dans : MISES A JOUR

 

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LE SOLITAIRE DE FORT HUMBOLDT

(BREAKHEART PASS)

5 MAI 1976 (USA)

7 JANVIER 1976

 

 

 

SOLITAIRE-DE-FORT-HUMBOLDT.jpg

 

Réalisation

Tom GRIES

Scénario

Alistair McLEAN

Photographie

Lucien BALLARD

Musique

Jerry GOLDSMITH

Production

Jerry GERSHWIN

Distribution

Artistes Associés

Durée

90  minutes

Deakin

Charles BRONSON

Marshal PEARCE

Ben JOHNSON

Gouverneur FAIRCHILD

Richard CRENNA

Marica

Jill IRELAND

O'Brien

Charles DURNING

Major CLAREMONT

Ed LAUTER

 

 

En 1873 à la ville frontière de Myrtle s'arrête un convoi ferroviaire, qui, sous le commandement du major Claremont transporte 70 soldats en direction de Fort Humboldt. A l'hôtel, le Marshall Pearce arrête un tricheur John MURRAY recherché pour vol, et suivi de son prisonnier monte dans le train, alors que deux officiers viennent de disparaître, sans doute des visiteurs. En route, le gouverneur Fairchild révèle au major que sa troupe est destinée  à remplacer la garnison du fort, victime d'une épidémie de diphtérie. Plus tard on découvre la mort d'un voyageur le Docteur Monyneux, le chauffeur du train fait une chute mortelle du haut d'un pont, le pasteur Peabody disparait mystérieusement. En fait, au fort, le général Scoville et ses hommes sont prisonniers du bandit Sepp Calhoun qui transmet de fausses informations au major Claremont lors de leurs communications télégraphiques. Lorsque les voitures transportant les soldats sont détachées et vont s'écraser avec fracas en contrebas d'une pente abrupte, Claremont comprend qu'il y a un assassin à bord. Murray est soupçonné et s'échappant à la surveillance du Marshall, découvre les corps des deux officiers ainsi que le pasteur. En outre les cercueils destinés aux victimes de l'épidémie contiennent des armes et dans les caisses de médicaments se trouvent des explosifs. Surpris par le cuisinier Carlos, dont il se débarrasse après une bagarre sur le toit, il révèle au major et à Marica Scoville, fille du général et maîtresse du gouverneur qu'il s'appelle John Deakin agent des services secrets fédéraux enquêtant sur un trafic d'arme pour confondre Fairchild qui est soupçonné d'en être l'instigateur ainsi que de vouloir s'emparer du stock d'or entreposé au fort. Deakin prend le contrôle du convoi, l'immobilise à la passe de Blackheart. Se croyant trahi Calhoun attaque le train, est abattu par le gouverneur, qui l'est à son tour par le major, tandis que Deakin tire plus vite que le Marshall, autre complice. Retrouvant son père, Marica regarde partir John.  

 

Depuis la fin des années 60 le genre du western a été revisité par de grands noms du cinéma américain que ce soit avec des films tels "La horde sauvage", "Little big man", "Jeremiah Johnson" ou autres "Missouri breaks". Des films hors des sentiers battus proposant une vision sombre ou décalée de l'univers habituel du western.

C'est donc avec curiosité que l'on découvre ce western extrêmement conventionnel, un retour aux traditions en quelque sorte. C'est Tom GRIES qui a déjà collaboré avec Charles BRONSON sur "L'évadé".

A bien des égards je trouve que ce film aurait pu être l'adaptation d'un épisode de la bande dessinée "Blueberry" et aurait pu être tiré d'un scénario de Jean-Michel CHARLIER.

Sans aucun message subliminal ou révisionniste, le film est une simple enquête policière menée par un agent fédéral campé par un Charles BRONSON en pleine forme qui cherche à démanteler des trafiquants d'armes à bord d'un train.

L'agent Deakin se débrouille pour se faire emprisonner au sein d'un train suspect afin de mener plus facilement son enquête. Une couverture inconfortable car il se fait passer pour un hors-la-loi. L'intrigue se poursuit comme dans un bon roman policier d'Agatha Christie. Des meurtres réguliers au sein de l'équipage du train viennent pimenter une enquête classique mais captivante. Plusieurs éléments font de ce film un très honnête série B.

Tom GRIES s'applique particulièrement dans sa copie. Les décors enneigés sont superbes et ce train à l'ancienne est un lieu qui se prête pas à une enquête en hui clos à l'instar d'un "Meurtre de l'Orient Express". Les acteurs sont excellents et l'on retrouve bon nombre de bons seconds rôles des années 70 tels Richard CRENNA, Ed Lauter, Ben Johnson et bien sûr l'inévitable Jill IRELAND qui retrouve son mari pour un bon rôle. Elle est bien présente à l'écran dans un rôle assez consistant qui dépasse la simple présence de l'actrice sur les tournages de BRONSON. 

Alors nous avons un train rempli de militaires, des meurtres inexplicables, une bagarre sur les toits du train, des traîtres, des indiens, des explosions...Bref, que demander de plus pour un très bon western qu'on croirait issu des années 50 ? Charles BRONSON comme à son habitude assume son rôle de star et porte le film sur ses épaules avec son talent habituel.

Malheureusement ce western old school passe quelque peu inaperçu au box office américain où il n'apparait même pas dans le top 10 hebdomadaire. Le film était pourtant sorti en mai aux USA plusieurs mois après les sorties européennes pour tenter de profiter de la saison estivale propice aux entrées. De plus, alors que l'acteur peut  généralement compter sur le public européen, l'accueil est également en deçà des scores habituels. Le film ne va pas au delà de la troisième place du box office parisien lors de sa sortie et passe au final à peine la barre des 500 000 entrées en France, un score en deçà des scores habituels. "Mister Majestyk" avait atteint le million d'entrées, "L'évadé" 800 000, et "Le bagarreur" 700 000. L'érosion de la côte de Charles BRONSON est donc bien réelle. La chute va-t-elle s'enrayer lors que son prochain film est encore un western. En tout cas une chose est sûre le western n'a plus vraiment la côte au box office, et c'est bien dommage au vu de la qualité du film qui reste à découvrir à l'occasion sur une chaîne de la TNT lors d'une prochaine diffusion. 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

545 292

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

151 297

 

 

 

 

 

1ère semaine

3

57 496

15

2ème semaine

6

40 886

 

3ème semaine

13

19 606

 

Nombre de semaines Paris

 

6

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

3 833

 

1er jour Paris

 

6 505

 

Budget

 

 

 

Rentals US 1976

 

2M$

 

Nombre de semaines  top 10 US

 

 

 

Meilleur classement    top 10 US

 

 

 

Recettes Mondiales

 

 

 

Box office annuel USA

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

788 997

 

Box office annuel Italie

66

 

 

Cote du succès

 

*

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 1 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Mercredi 19 octobre 2011 3 19 /10 /Oct /2011 16:26
- Publié dans : MISES A JOUR

.

 

 

LES 7 MERCENAIRES

(THE MAGNIFICENT SEVEN)

23 OCTOBRE 1960 (USA)

1er FEVRIER 1961 

 

 

 

7 MERCENAIRES

 

 

Réalisation

John STURGES

Scénario

William ROBERTS

Photographie

Charles LANG Jr

Musique

Elmer BERNESTEIN

Production

John STURGES

Distribution

Artistes Associés

Durée

128 MINUTES

Tournage

01/03/60 - 30/04/60

Chris Adams

Yul BRYNNER

Calvéra

Eli WALLACH

Vin Tanner

Steve Mc QUEEN

Chico

Horst BUCHHOLZ

Bernardo O'Reilly

Charles BRONSON

Britt

James COBURN

Lee

Robert VAUGHN

Harry Luck

Brad DEXTER

Pétra

Rosenda MONTEROS

L'ancien

Vladimir SOKOLOFF

Hilario

Jorge HOYOS

 

Au XIXe siècle, au nord du Mexique, un petit village de paysans reçoit régulièrement la visite de Calvera et de ses quarante bandidos. À l'occasion de leur dernière venue, ces derniers ont de nouveau pillé le village et ont annoncé leur prochain retour où le pillage sera plus important, les bandits fuyant la police rurale et devant acquérir des provisions pour se cacher dans la montagne pendant l'hiver à venir. Un paysan qui s'était rebellé est abattu par Calvera. C'en est trop. Aussitôt après son départ, les villageois se réunissent et décident d'agir pour ne plus subir les exactions des bandits. Après avoir pris conseil auprès du vieux sage du village, ils décident d'acheter des armes pour se défendre. Trois hommes sont envoyés aux États-Unis, non loin de là, pour effectuer les achats avec le peu d'argent qu'ils ont pu réunir. La première ville dans laquelle ils s'arrêtent leur permet de faire la connaissance de Chris Adams, un homme solitaire et bon tireur. Après avoir entendu leur problème, Chris les guide vers une autre piste. Au lieu d'acheter des armes dont, de toute façon, ils seraient incapables de correctement se servir, plus habitués aux travaux des champs qu'à la bataille, ils feraient mieux de louer les services de mercenaires. C'est ainsi qu'ils recrutent, toujours avec l'aide de Chris, le premier engagé, six autres hommes. Tous ces mercenaires acceptent pour une raison bien légitime et propre à chacun : l'un pense que Chris flaire un bon coup financier, un autre suit pour se trouver enfin un but honorable à accomplir, le suivant croit fuir les ennuis en changeant de pays mais pour mieux se jeter dans la bataille, encore un autre est si habile tireur et avec toute arme qu'il accepte par pur défi personnel pour se trouver des ennemis dignes de ce nom, le dernier est sans le sou et se dit que ce maigre salaire est toujours mieux que rien…En cheminant vers le village, ils acceptent un septième et dernier compagnon d'armes, un jeune homme qui les convainc par sa ténacité et son envie de prouver sa valeur. Les sept mercenaires sont réunis. Dès lors il ne leur reste plus qu'à préparer le village et ses habitants à la bataille à venir.

 

 

Il serait peut être temps de reconnaitre la place de John STURGES dans le gotha des meilleurs réalisateurs américains. Si dans les années 70 sa fin de carrière fut dédiée aux séries B il n'en était pas moins au début des années 60 un réalisateur aussi puissant que William WYLER ou  Robert WISE, sans avoir les honneurs d'un John FORD par exemple. Son goût de proposer des films bien produits, bien joués et surtout distrayant le public est exemplaire. L'exemple des "7 mercenaires" est probant. A la fin des années 50, STURGES a déjà proposé quelques classiques comme "Un homme est passé" ou "Le dernier train de Gun Hill"  et évidemment "Règlement de comptes à O.K Corral" qui ont de plus, fort bien marché au Box office mondial. Généralement présenté comme un spécialiste des westerns de qualité, il va faire honneur à sa réputation.

Pendant longtemps "Les 7 mercenaires" va être considéré par la critique comme un sous "7 samouraïs de Kurosawa". Et alors ? Le cinéma n'a jamais cessé d'être nourri par ses propres mythes et se recycle souvent pour avancer. Alors oui, la trame de film est ultra simple, mais aussi ultra efficace. Une bande de paysans mexicains embauche des mercenaires pour se débarrasser d'une bande de pillards. Point. Maintenant, il convient au réalisateur de faire un bon film autour de ce simple pitch.

On le découvrira plus tard mais STURGES est un sacré bon directeur d'acteurs et, justement, va construire le succès de son film autour de ses acteurs. Budget oblige, le casting sera composé d'acteurs de second plan autour de sa grande star : Yul BRYNNER. En 1960, l'acteur est au firmament de sa gloire et ses succès internationaux sont immenses : "Les dix commandements", "Le Roi et moi", "Anastasia", "Les frères Karamazov", "Salomon et la Reine de Saba" ça pose au homme !

Yul BRYNNER va jouer le rôle de Chris, le chef des mercenaires, celui qui va constituer le groupe. En tant que star du film, l'acteur exige un droit de regard sur le recrutement des acteurs qui vont l'accompagner  par STURGES. Comme "premier second rôle" BRYNNER est d'accord pour embaucher le prometteur Steve McQUEEN dans le rôle de  Vin, le lieutenant de Chris. Etant donné que depuis quelques années les séries télévisées de type western remplacent petit à petit les westerns sur grand écran, le réalisateur va puiser largement dans ce vivier peu onéreux. McQUEEN joue depuis 1958 dans la série "Au nom de la Loi" le rôle de Joss Randall qui le rendra très populaire en France. Il est jeune, charismatique et a des dents qui rayent le parquet. La légende veut que l'acteur étant lié à la série télévisée simulera un accident pour pouvoir intégrer le tournage du film. Du reste, durant le tournage, BRYNNER sera agacé par le comportement de McQUEEN qui cherche à lui voler la vedette en accumulant les petits gestes furtifs et des tics pour attirer l'attention sur lui. La star, c'est BRYNNER et personne d'autre. McQUEEN le détestera cordialement et les relations seront pour le moins houleuses entre les deux acteurs sur le tournage.

STURGES engage Charles BRONSON qui a déjà une solide expérience dans rôles de troisième couteau dans  de grosses productions. Lui aussi travaille pour la télévision en ces temps de disette cinématographique. Il figure dans les 30 épisodes de "The man with the camera" et dans d'autres séries. Le réalisateur bénéficie d'un acteur expérimenté, pas très cher et doté d'un impact physique indéniable. Il jouera le rôle de Bernardo O'Reilly métis mexico-irlandais qui lui aussi a des origines paysannes. Ce sera l'homme fort du groupe.

STURGES cherche également un acteur qui ressemblerait à Gary COOPER. Son choix se pose sur un autre acteur issu de la télévision, James COBURN. L'acteur qui bénéficie d'un visage émacié des plus impressionnants déploie son mètre 88 pour camper un personnage fascinant, un as du pistolet et du couteau des plus monolithique.

Cela fait déjà cinq ans que Robert VAUGHN végète à la télévision dans une pléthore de séries en attendant mieux. C'est une aubaine pour lui de tourner dans cette production où il joue le rôle de Lee, le dandy pistolero qui hélas, traverse une mauvaise passe et devient un lâche qui se cache.

Sans doute le moins connu de tous, Brad DEXTER lui aussi issue de shows westerns télévisuels campe un mercenaire très intéressé par l'argent.

Etant donné que le récit inclue inévitablement une romance entre un des mercenaires et une jolie paysanne mexicaine, il convient de trouver un acteur plutôt beau gosse. C'est le portrait de Horst BUCHHOLZ vedette du cinéma allemand qui va trouver là l'occasion de trouver un public international. A lui le rôle de Chico, le trop fougueux et intrépide mercenaire qui va apprendre le "métier" avec ses compagnons.

Pour qu'un film soit réussi, il convient d'avoir un bon "méchant". Dans le rôle de Calvera nous retrouvons Eli WALLACH qui, a 45 ans, est déjà bien installé dans le paysage audiovisuel américain. Il a en effet figuré dans des dizaines de pièces de théâtre diffusées à la télévision. Il s'est même fait au remarquer au cinéma dans "Baby Doll" de Elia KAZAN.

On peut souligner le flair de STURGES qui s'offre pour peu de frais des seconds couteaux de talent. Six ans après, il n'aurait pas pu s'offrir la moitié du casting. Reste à lui de ne pas gâcher pareille matière.

Il va proposer un film à l'intrigue limpide et à la réalisation solide même si sans audace. Qui plus est les autorités mexicaines ont autorisé le tournage du film au Mexique à la condition que les paysans soient mis en valeur. De fait la copie semble très clean. Les tenues des acteurs sont impeccables, même en pleine chaleur. Les pauvres vêtements des paysans semblent être sortis du pressing et sont d'un blanc resplendissant et immaculés. Cela n'empêche pas le plaisir de découvrir l'intrigue. La première partie présente la prise du village des paysans par Caldera et ses 40 renégats. Eli WALLACH qui vient de l'Actors studio et  possède une sacrée formation théâtrale compose un bandit haut en couleurs. Cabotinant largement il rend son personnage facilement compréhensible au yeux du public et utilise toute une gamme de mimiques et d'exagérations gestuelles pour composer le méchant bandit. A nul doute son jeu exubérant a du influencer d'autres acteurs de l'Actors Studio tels Robert De Niro, jamais avare de tics pour se forger une personnalité. Et bien sûr, il est évident que la composition de l'acteur a plu a Sergio LEONE qui lui offrira un de ses plus beaux rôles dans "Le Bon, la brute et le truand" en 1966.

Des émissaires du village sont envoyés recruter pour une somme dérisoire des mercenaires qui accepteront de les aider, et pour une somme dérisoire de surcroit. Arrivés en ville, ils sont témoins d'un évènement. Deux hommes, Chris et Vin  vont emmener au cimetière local le corps d'un indien contre la vindicte populaire. Conduisant le corbillard, Chris va jouer du pistolet contre quelques hommes armés. Vêtu d'un jean et d'une chemise noire cintrée, Yul BRYNNER impressionne par son charisme habituel, jouant du regard. Les gestes sûrs, Chris est sûr de lui, c'est un homme que la peur n'atteint pas. C'est le leader naturel du groupe. Le look qu'arbore BRYNNER sera repris dans "Mondwest" où jouant un robot, il parodie la tenue qui l'a rendu célèbre.

Sans trop qu'on sache pourquoi, Chris est attendri par la démarche des paysans. Pour une fois, peut être accomplira-t-il une mission "pour la gloire" pour être utile à quelque chose. Reste à convaincre d'autres personnes de le rejoindre. C'est l'occasion pour STURGES d'organiser des sketchs plus ou moins longs pour présenter chacun des 5 mercenaires suivants. Le segment le plus impressionnant est sans doute la scène inoubliable où James COBURN apparait. De prime  abord, c'est un échalas lymphatique. Faisant la sieste, il est harcelé par un crétin de la ville qui veut vérifier s'il est aussi rapide que sa réputation le dit. Bonne pomme, Britt fait croire à son opposant qu'il a perdu, mais l'autre insiste et veut un vrai duel. Avant de dire ouf, Britt lui a planté son couteau dans le cœur à la vitesse d'un cobra. Un scène impressionnante grâce au physique incroyable de COBURN au visage émacié et au regard froid.

Charles BRONSON interprète un gars peu causant, costaud et qui se dit qu'une somme dérisoire c'est déjà cela.

Robert VAUGHN est cynique. Bien sapé, il se cache traqué par quelques ennemis inconnus. La peur l'habite désormais et ne cherche qu'à se cacher. Faire semblant de vouloir aider les paysans  est un moyen de gagner du temps.

Harry LUCK est présenté plus succinctement. C'est un brave gars brut de décoffrage qui veut croire à un trésor caché au sein du village des paysans. Reste Chico, admiratif, jeune impétueux qui a observé Chris lors de la scène du cimetière. Vexé, manquant d'expérience, il n'est pas recruté par Chris. Chico, aviné, le menace avant de s'écrouler ivre mort. Il saura le long de la route se rendre sympathique par sa ténacité. la force de la jeunesse en somme.

Déjà une heure de passé et il y a peu d'action finalement, et pourtant le film file vite grâce à la personnalité des mercenaires. La dimension psychologique va l'emporter sur l'action. Chaque mercenaire va découvrir quelque chose au sein du village. Peut être une raison d'exister tout simplement. Vin se lie avec le chef du village, Chris avec le patriarche. Bernardo se lie avec 3 enfants qui l'admirent, il devient leur grand frère protecteur, bon gré mal gré, le cœur de cet homme bourru s'ouvre. Chico lui trouve la cachette où se terre les femmes du village. Pétra une jeune femme du village ne manque pas de courage et sa fougue va évidemment emporter le cœur de Chico. Les bêtises de Chico causent la mort d'éclaireurs de la bande de Calvera. Cet incident donne lieu à une scène restée fameuse. Un des sbires de Calvéra s'enfuit à cheval et Britt vise sa cible qui se trouve à des dizaines de mètres de lui et abat le cavalier. Admiratif, Chico s'écrie que c'est le plus beau tir d'élite qu'il a vu. En colère Britt déclare "C'est le pire au contraire...Je visais le cheval !" !  

La première manche est remportée par les mercenaires qui bénéficient de l'effet de surprise. Mais alors qu'ils pensent éliminer de nuit le reste de la troupe, Chris tombe dans un piège. Calvéra a investit le village pendant leur absence. Les villageois n'ont montré aucun signes de résistance, malgré la formation de Chris et ses hommes. Les mercenaires sont à la merci de Calvéra, "trahis" par les villageois. Beaucoup plus stratège que prévu, ce dernier laisse Chris et ses hommes libres de partir, car il craint des représailles futures par d'hypothétiques amis du groupe. Grâce au talent d'Eli WALLACH Calvéra se révèle bon tacticien et finalement relativement sympathique. Ce sont des scènes intéressantes, car quelque part, Calvéra est influencé par la condition d'hommes blancs dominateurs issus de villes "riches", si les mercenaires étaient issus de la minorité mexicaine, nul doute qu'ils auraient été exécutés. Ils ont bénéficié du "respect" de Calvéra.

Contre toute attente, les mercenaires se décident à affronter Calvéra, par surprise, une sorte de mission suicide, pour plein de bonnes et aussi mauvaises raisons. Le gunfight final verra 4 des mercenaires tomber pour la bonne cause. Harry, dont on se fiche un peu meurt dans les bras de Chris qui lui ment en lui disant que le sol paysan était gorgé d'or. Britt, meurt au combat et lance son couteau pour la dernière fois en rendant son dernier souffle. Dominant sa peur panique, Lee, meurt dans un magnifique baroud d'honneur où il massacre une partie des bandits. Enfin, la mort que personne n'a oublié. Charles BRONSON est bouleversant dans le rôle de Bernardo qui meurt en protégeant les 3 enfants qui l'admirent tant. Pour toujours, Bernardo restera leur héros, un libérateur intrépide. Chico, lui, fait preuve d'un courage et d'une fougue remarquable et décime à lui seul une bonne partie des bandits. Chris s'occupe d'éliminer Calvéra qui n'a aucune chance arme au poing face à lui, il meurt dans l'incrédulité : "pourquoi sauver ces paysans ?"

Chris et Vin repartent seuls vers de nouveaux contrats, Chico lui, succombe aux sirènes de l'amour et va rester au village. "On perd toujours" dit Chris pour clôturer le film.

John STURGES réalise donc un sans faute qui reste intemporel. Avec le temps le film va gagner ses galons de grand classique et se démarquera définitivement de son étiquette de "Sous 7 samouraï". C'est une réussite majeure qui doit avant tout à son casting infernal.

Et que serait un classique sans une magnifique bande musicale ? Comme un fait exprès Elmer  Bernstein compose une musique inoubliable identifiable dès les premières mesures. L'artiste est dans une forme impériale avant de composer la musique de "West Side Story", rien que ça.

Le film marche bien aux USA mais sans causer de ravages, soit un peu plus  de 2 millions de dollars de revenus pour les studios (on parle de "rentals"). Les westerns sont un peu passé de mode.  C'est bien à l'international que le film va cartonner prenant sans coup férir la première place des exclusivités à Paris lors de sa sortie et s'y tenir. Après une belle exclusivité le film va se classe 13ème du box office annuel en France avec 2.8 millions d'entrées, un score remarquable pour un western. Mais le film ne va jamais vraiment cesser de tourner dans les cinémas de l'Hexagone, sa réputation ne cessant de grandir années après années. Le film connait une seconde très belle exploitation en 1970. Au total le film a largement dépassé les 7 millions de spectateurs en faisant un des westerns les plus vus de l'histoire du cinéma français. En Espagne, en Italie ou en Angleterre le succès aura été massif également. Cette très grande réussite commerciale et cette exposition mondiale va en profiter à tous les acteurs.

Très paradoxalement, le cauchemar de Yul BRYNNER va se réaliser. Son étoile va pâlir et au fur et à mesure l'acteur ne va plus tourner que dans des séries B de moins en moins ambitieuses même si son nom demeure très connu dans le monde. Et c'est bien son rival Steve McQueen qui va devenir progressivement la superstar du cinéma mondial. En 1966, Yul BRYNNER qui a bien besoin de redorer son blason, fait appel à Steve McQUEEN pour tourner  "Le retour des 7 mercenaires" mais ce dernier décline l'invitation car "son cheval ne peut se déplacer aussi loin pour le tournage".

Charles BRONSON et James COBURN se retrouveront en 1963 dans la nouvelle superproduction de John STURGES "La grande évasion". dont Steve McQUEEN est la tête d'affiche ! Soit la moitié du casting des "7 mernaires". Pour Charles BRONSON cela semble la fin de la galère, son personnage ayant attendri les spectateurs du monde entier. Par sa composition il prouve qu'il peut être aussi un acteur sous sa musculature imposante.

Horst BUCHHOLZ va confirmer son statut ( il faut absolument le voir en officier nazi dans "Le sauveur") et Robert VAUGHN va devenir une star du petit écran. Quand à Brad DEXTER il poursuivra une bonne carrière dans de bonnes séries B.

Evidemment Eli WALLACH va trouver d'autres rôles légendaires.

"Les 7 mercenaires" reste un western familial à voir et à revoir dès que la télévision le diffuse, ce qui est assez fréquent. Un classique.

 

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

7 036 592

 

ENTREES France 1961

13

2 813 531

 

ENTREES PARIS

 

1 420 980

 

ENTREES PARIS 1961

11

537 747

 

ENTREES PARIS 1970

 

193 825

7

ENTREES PARIS 1975

 

54 026

 

 

 

 

 

1ère semaine

1

67 187

7

2ème semaine

1

47 684

 

3ème semaine

1

42 541

 

4ème semaine

2

34 155

 

5ème semaine

2

47 589

 

Nombre de semaines Paris

 

5

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

9 598

 

1er jour Paris

 

 

 

Budget

 

3M$

 

Rentals US 1960

 

2M$

 

Box office ESPAGNE

 

2 834 337

 

Box office annuel ESPAGNE 1978

 

759 933

 

Box office annuel Italie

5

 

 

Box office UK semaine sortie

1

 

 

Cote du succès

 

* * * * *

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 4 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Mardi 11 octobre 2011 2 11 /10 /Oct /2011 13:49
- Publié dans : MISES A JOUR

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SEX SHOP

 

25 OCTOBRE 1972

 

 

sex_shop.jpg

 

Réalisation

Claude BERRI

Scénario

Claude BERRI

Photographie

Pierre LHOMME

Musique

Serge GAINSBOURG

Production

Claude BERRI

REGINA FILMS

Distribution

ARTISTES ASSOCIES

Durée

100  minutes

Tournage

 

Claude

Claude BERRI

Isabelle

Juliet BERTO

Le dentiste

Jean-Pierre MARIELLE

Jacqueline

Nathalie DELON

 

Suivant les conseils d'un ami - lui même diffuseur d'articles pornographiques- un libraire en difficultés transforme son commerce en sex shop. Il va de surprise en surprise: gadgets,  clients, livres qu'il lit en attendant la clientèle lui ouvrent des horizons nouveaux. Il suit un de ses clients, le dentiste du quartier et la femme de ce dernier, dans une série d'expériences érotiques qui, toutes, tournent court- y compris la croisière d'amour qu'il a organisé pour un "love club" monté par le dentiste. C'est finalement auprès de sa femme légitime qu'il trouvera les plaisirs simples les moins frustrants.  

 

Après l'échec commercial sévère de son "Cinéma de papa" , Claude BERRI poursuit son parcours de coproducteur de films populaires avec Christian FECHNER sans oublier de tourner ses propres films. Retour à la comédie avec ce "Sex shop" plus léger que ne laisse penser ce titre évocateur. En 1972 l'époque est à la libération des mœurs et le réalisateur va apporter son regard sur cette période joyeuse et colorée en dressant quelques portraits parfois drôles de cette faune en mal de sensations fortes.

Claude BERRI se réserve le rôle principal avec toujours cette patte qui le présente en acteur timide, voire médiocre, mais il en est rien, c'est un bon interprète qui joue un candide plongé dans un milieu qui ne lui est pas naturel.

Libraire sympa qui possède une femme aimante et deux enfants studieux, il doit cependant traverser une crise liée à son commerce qui ne marche pas. Il faut dire que sa librairie est quelque peu austère. En rencontrant un de ses potes, joué par Jacques MARTIN, son destin va tourner.

Claude va en effet assister à une démonstration commerciale savoureuse. Un créateur de tenues sado maso présente sa nouvelle collection à l'aide d'un modèle nue avec force de détails. Loin d'être érotique cette scène est fort drôle tant le créateur au look inimitable semble plus passionné par la qualité de ses produits qu'autre chose. Comme cela se vend comme des petits pains, Claude décide de transformer sa librairie en un sex shop flambant neuf et ça marche. Etonné, Claude découvre les différentes composantes de sa clientèle entre les sados, les masos, les mateurs, etc... Il constate également que la clientèle n'hésite pas à dépenser sans compter pour se fournir en revues et objets divers. Cependant l'auteur n'apporte pas un regard critique envers ces personnes. Chacun possède ses passions, mais ce ne sont pas vraiment des  déviants. C'est un regard bon enfant posé sur Monsieur tout le monde qui cherche à s'éclater.

Parmi sa clientèle un couple semble s'attarder autour de lui. Lui, Lucien  est un dentiste, joué par un Jean-Pierre MARIELLE des grands jours et elle, c'est sa femme, Jacqueline jouée par Nathalie DELON au regard toujours aussi envoûtant.

Le couple tente de "dessaler" Claude, décidément trop sage. Ils l'emmènent dans une "boite à partouze" où Claude découvre avec surprise que certains couples font l'amour devant des spectateurs. Il découvre aussi que le dentiste est un sacré mateur qui ne rêve que de voir Claude coucher avec sa femme.

Avec tout ça, Claude tente de mettre du piment dans sa vie sentimentale en impliquant sa jolie femme, jouée par la grande Juliet BERTO, dans ses expériences sexuelles. Plus amusée qu'autre chose, elle se prend au jeu et tente même une expérience homosexuelle ce qui paradoxalement énerve Claude.

Le business de Claude tourne rond et avec ses associés monte un "Love Club" dont le paroxysme va se concrétiser par l'organisation d'une "croisière d'amour". Evidemment la croisière se termine dans une grande partouze. l'occasion de découvrir un Claude PIEPLU , militaire de son état, éclatant dans ses tenues extravagantes et un Jean-Pierre MARIELLE qui s'éclate bien avec quelques actrices dénudées. Pendant ce temps, Claude va finir par passer à la casserole avec une Jacqueline très entreprenante, mais lui, à la tête tournée vers sa femme présente un peu plus loin. Finalement, la chair est triste et le réalisateur présente cette traversée comme une fête ratée et surfaite. Jaloux, Claude va découvrir que rien ne vaut le bonheur et le devoir conjugal avec sa petite femme.

Si le film a été critiqué à sa sortie c'est sans doute que Claude BERRI apporte finalement un regard désabusé, voire critique à cette faune. A bien des égards, le film n'apporte pas de scènes érotiques mais un regard "clinique" sur cette libération sexuelle. Certes, personne n'est réellement nocif ou antipathique, mais cette recherche de plaisirs à tout prix est un peu vaine. Claude BERRI offre donc plus une fable morale qu'autre chose. Le film est cependant très plaisant à regarder grâce à une direction d'acteurs habile ( BERRI a toujours été un grand directeur d'acteurs) qui donne la part belle à un Jean¨-Pierre MARIELLE au dessus du lot et qui va s'ouvrir les portes à une multitude de rôles de personnages décalés et paillards qui vont en faire sa marque de fabrique.

Le film peut compter sur une très bonne musique originale composée par un Serge GAINSBOURG qui traverse sa meilleure période artiste.

Le film sort à Paris en concurrence avec quelques poids lourds tels "César et Rosalie" et "Un flic", sans compter le grand succès du "Parrain". L'accueil est donc difficile avec une modeste neuvième place au box office hebdo. Mais ce film sympathique va bénéficier d'un bon bouche à oreille qui va lui permettre non seulement de se maintenir mais aussi de progresser au fur et à mesure des semaines dans le classement hebdomadaire où il va rester 7 semaines dans le top 10. Au final avec près de 1.5 millions d'entrées en France, le film marche 10 fois plus que "Le cinéma de papa". Pas mal pour un film interdit aux mineurs.

Le film se permet même le luxe de figurer une semaine dans le top 10 hebdomadaire US sous le titre de "Le sex shop".        

 

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

1 442 600

 

ENTREES PARIS

 

 

 

ENTREES BANLIEUE

 

 

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

330 012

 

Détail entrées Paris

 

 

 

1ère semaine

9

37 206

6

2ème semaine

6

42 331

 

3ème semaine

7

36 755

 

4ème semaine

6

28 381

 

5ème semaine

5

30 426

 

6ème semaine

6

28 634

 

7ème semaine

9

20 894

 

8ème semaine

15

11 836

 

Nombre de semaines Paris

 

14

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

6 201

 

1er jour Paris

 

 

 

Budget

 

 

 

Meilleur classement top US hebdo

10

 

 

Box office annuel Espagne

 

11 484

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* *

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 11:18
- Publié dans : MISES A JOUR

.

 

PLUS CA VA, MOINS CA VA

 

17 AOUT 1977

 

plus_ca_va_moins_ca_va.jpg

Réalisation

Michel VIANEY

Scénario

Michel VIANEY

Photographie

Georges BARSKY

Musique

Mort SHUMAN

Production

FILM AND CO

Distribution

PARAFRANCE

Durée

90  minutes

Tournage

12/04/77 - 04/06/77

Pignon

Jean-Pierre MARIELLE

Melville

Jean CARMET

Paul TANGO

Louis JOURDAN

Vincent

Niels ARESTRUP

Sylvia

Caroline CARTIER

Francis le producteur

Mort SHUMAN

Edouard Henri GARCIN

 

 

En Provence, les inspecteurs Pignon et Melville sont chargés d'élucider le meurtre d'une jeune fille retrouvée nue et pendue. Ils interrogent les occupants des villas alentour, mais ils n'obtiennent rien qui puisse leur fournir une piste sérieuse, aussi admettent-ils que seul un Nord-Africain a pu commettre le crime... Ils arrêtent aussitôt un ouvrier algérien (Salah) et, couvert par leur supérieur, le "passent à tabac" pour qu'il fasse des aveux complets. L'enquête se poursuit pourtant après l'évasion de Salah et les deux policiers pénètrent chez le riche Edouard dont la femme (Zuka) hésite à partir avec le jardinier (Vincent), son amant. Pignon et Melville questionnent ensuite le voisin d'Edouard, un producteur de cinéma (Francis), qui attend d'Hollywood un contrat miracle susceptible de le renflouer. Un comédien sur le retour (Paul) et une jeune actrice sans préjugé (Sylvia) vivent chez lui. Pignon tombe amoureux de Sylvia et, pour la revoir, il entraîne Melville à une soirée organisée par Francis... Au petit matin, Paul se suicide dans la piscine, Zuka s'en va définitivement avec Vincent, Edouard et Sylvia, qui ont passé la nuit ensemble, se séparent moroses et Francis termine une partie de poker acharnée tandis que Pignon et Melville en sont rendus au point de départ à la suite d'un nouvel assassinat commis à proximité du premier...

 

On se souviendra que fin août 1976, Jean-Pierre MARIELLE accompagné de la grande Annie GIRARDOT a connu un succès surprise avec "Cours après moi que je t'attrape" et cela a forcément donné des idées à certain. Pour preuve ce "Plus ça va, moins ça va" qui prend un concept d'affiche plus ou moins similaire et une date de sortie située également à l'orée de la rentrée cinématographique de septembre.

L'affiche semble alléchante et propose une comédie avec deux acteurs spécialistes du genre. Le problème est que le film n'est pas réellement une comédie. En effet le réalisateur est Michel VIANEY, qui est également scénariste et écrivain spécialisé dans les polars. Sans doute le réalisateur se sent pousser des ailes et à bien l'intention de livrer un film aussi corrosif qu' un "Dupond Lajoie", mais n'est pas Yves BOISSET qui veux. 

Le problème de VIANEY est qu'il se regarde filmer son propre scénario et qu'il en est très satisfait. Le film veut taper large, mais hélas, tombe souvent à l'eau.

Et pourtant à la base le film peut compter sur un bau casting dont Louis JOURDAN que nous sommes heureux de retrouver. L'acteur joue un rôle presque autobiographique. L'acteur après avoir connu de grands succès avec "Le comte de Monte Cristo" en 1962 est parti trouver le succès aux USA. De fait son rôle d'ancienne star d'Hollywood qui cherche un succès perdu dans sa villa du Var est un rôle de composition.

Pignon (hommage à Francis Veber ?) et Melville (hommage au réalisateur) sont deux flics pas vraiment brillants. Je m'en foutistes, moqueurs, mateurs et racistes, ils représentent les flic looser / ripoux qu'affectionne le cinéma des années 70.

Le film propose deux intrigues: d'une part la recherche d'un meurtrier sadique dont l'Arabe du coin semble être le coupable idéal et d'autre part la description de la faune qui habite à proximité du lieux du meurtre.

Effectivement il y a pas mal de bourgeois ou de nantis sur la Côte d'Azur et ceux-ci possèdent des meurs bizarres. L'auteur brosse des portraits remplis de poncifs, mais bon.

Le pire c'est que les acteurs ne jouent pas bien, ce qui est incroyable avec Jean-Pierre MARIELLE et Jean CARMET. Ils ne semblent pas croire à leurs personnages et sur jouent un maximum, surtout dans la scène de l'interrogatoire de l'arabe au commissariat. Les acteurs forcent la dose, mais cela ne passe pas, sans compte leur supérieur hiérarchique qui est joué par une savate par un acteur dont j'ai oublié le nom. Michel VIANEY ne sait pas diriger les acteurs et cela se voit. De plus, on ne peut pas dire que Mort SHUMAN soit un grand acteur.

Le film est d'une lenteur confondante. Pour faire passer la pilule l'auteur nous propose de forts jolies actrices qui apparaissent dénudées régulièrement, on est sur la Côte d'Azur, que diable ! Autre élément peu intéressant, Pignon est amoureux de Sylvia et prend la tête de son coéquipier, mais on y croit pas une seconde, tant MARIELLE cabotine.

Seul Louis JOURDAN tire son épingle du jeu en livrant un passage émouvant. Lors d'une soirée, déguisé en clown, il se laisse couler au fond de la piscine. Une séquence onirique très symbolique.

Reste quand même un passage fort drôle bien qu'inattendu. Salah se réfugie dans une communauté de cow boys et d'indiens à la mode western (si si !). Un des chefs indiens, "cou farci" entame un dialogue fort savoureux avec Pignon. Mais c'est un peu maigre pour faire du film une œuvre remarquable. MARIELLE et CARMET ont beau avoir du métier, leur performance reste anecdotique, cela reste une petite fausse note dans cette année 1977 de haute volée pour Jean-Pierre MARIELLE.

Le film réalise une bonne première semaine à Paris en s'emparant de la première place dans un circuit de salles important. Après une seconde semaine honorable le film s'écroule. Sans doute victime d'un bouche à oreille négatif, le film dépasse tout juste la barre des 500 000 entrées, ce qui est normal au vu de la piètre qualité du produit. 

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

517 297

 

ENTREES PARIS

 

 

 

ENTREES BANLIEUE

 

 

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

185 298

 

Détail entrées Paris

 

 

 

1ère semaine

1

68 095

27

2ème semaine

2

54 301

 

3ème semaine

7

32 459

 

4ème semaine

21

12 230

 

Nombre de semaines Paris

 

9

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

2 522

 

Budget

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

105 110

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* *

 

 

 

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