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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.

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SOMMAIRE DU BLOG

Vous trouverez le tableaux récapitulatif des entrées des acteurs et réalisateurs : ICI


Mardi 11 octobre 2011 2 11 /10 /Oct /2011 13:49
- Publié dans : MISES A JOUR

.

SEX SHOP

 

25 OCTOBRE 1972

 

 

sex_shop.jpg

 

Réalisation

Claude BERRI

Scénario

Claude BERRI

Photographie

Pierre LHOMME

Musique

Serge GAINSBOURG

Production

Claude BERRI

REGINA FILMS

Distribution

ARTISTES ASSOCIES

Durée

100  minutes

Tournage

 

Claude

Claude BERRI

Isabelle

Juliet BERTO

Le dentiste

Jean-Pierre MARIELLE

Jacqueline

Nathalie DELON

 

Suivant les conseils d'un ami - lui même diffuseur d'articles pornographiques- un libraire en difficultés transforme son commerce en sex shop. Il va de surprise en surprise: gadgets,  clients, livres qu'il lit en attendant la clientèle lui ouvrent des horizons nouveaux. Il suit un de ses clients, le dentiste du quartier et la femme de ce dernier, dans une série d'expériences érotiques qui, toutes, tournent court- y compris la croisière d'amour qu'il a organisé pour un "love club" monté par le dentiste. C'est finalement auprès de sa femme légitime qu'il trouvera les plaisirs simples les moins frustrants.  

 

Après l'échec commercial sévère de son "Cinéma de papa" , Claude BERRI poursuit son parcours de coproducteur de films populaires avec Christian FECHNER sans oublier de tourner ses propres films. Retour à la comédie avec ce "Sex shop" plus léger que ne laisse penser ce titre évocateur. En 1972 l'époque est à la libération des mœurs et le réalisateur va apporter son regard sur cette période joyeuse et colorée en dressant quelques portraits parfois drôles de cette faune en mal de sensations fortes.

Claude BERRI se réserve le rôle principal avec toujours cette patte qui le présente en acteur timide, voire médiocre, mais il en est rien, c'est un bon interprète qui joue un candide plongé dans un milieu qui ne lui est pas naturel.

Libraire sympa qui possède une femme aimante et deux enfants studieux, il doit cependant traverser une crise liée à son commerce qui ne marche pas. Il faut dire que sa librairie est quelque peu austère. En rencontrant un de ses potes, joué par Jacques MARTIN, son destin va tourner.

Claude va en effet assister à une démonstration commerciale savoureuse. Un créateur de tenues sado maso présente sa nouvelle collection à l'aide d'un modèle nue avec force de détails. Loin d'être érotique cette scène est fort drôle tant le créateur au look inimitable semble plus passionné par la qualité de ses produits qu'autre chose. Comme cela se vend comme des petits pains, Claude décide de transformer sa librairie en un sex shop flambant neuf et ça marche. Etonné, Claude découvre les différentes composantes de sa clientèle entre les sados, les masos, les mateurs, etc... Il constate également que la clientèle n'hésite pas à dépenser sans compter pour se fournir en revues et objets divers. Cependant l'auteur n'apporte pas un regard critique envers ces personnes. Chacun possède ses passions, mais ce ne sont pas vraiment des  déviants. C'est un regard bon enfant posé sur Monsieur tout le monde qui cherche à s'éclater.

Parmi sa clientèle un couple semble s'attarder autour de lui. Lui, Lucien  est un dentiste, joué par un Jean-Pierre MARIELLE des grands jours et elle, c'est sa femme, Jacqueline jouée par Nathalie DELON au regard toujours aussi envoûtant.

Le couple tente de "dessaler" Claude, décidément trop sage. Ils l'emmènent dans une "boite à partouze" où Claude découvre avec surprise que certains couples font l'amour devant des spectateurs. Il découvre aussi que le dentiste est un sacré mateur qui ne rêve que de voir Claude coucher avec sa femme.

Avec tout ça, Claude tente de mettre du piment dans sa vie sentimentale en impliquant sa jolie femme, jouée par la grande Juliet BERTO, dans ses expériences sexuelles. Plus amusée qu'autre chose, elle se prend au jeu et tente même une expérience homosexuelle ce qui paradoxalement énerve Claude.

Le business de Claude tourne rond et avec ses associés monte un "Love Club" dont le paroxysme va se concrétiser par l'organisation d'une "croisière d'amour". Evidemment la croisière se termine dans une grande partouze. l'occasion de découvrir un Claude PIEPLU , militaire de son état, éclatant dans ses tenues extravagantes et un Jean-Pierre MARIELLE qui s'éclate bien avec quelques actrices dénudées. Pendant ce temps, Claude va finir par passer à la casserole avec une Jacqueline très entreprenante, mais lui, à la tête tournée vers sa femme présente un peu plus loin. Finalement, la chair est triste et le réalisateur présente cette traversée comme une fête ratée et surfaite. Jaloux, Claude va découvrir que rien ne vaut le bonheur et le devoir conjugal avec sa petite femme.

Si le film a été critiqué à sa sortie c'est sans doute que Claude BERRI apporte finalement un regard désabusé, voire critique à cette faune. A bien des égards, le film n'apporte pas de scènes érotiques mais un regard "clinique" sur cette libération sexuelle. Certes, personne n'est réellement nocif ou antipathique, mais cette recherche de plaisirs à tout prix est un peu vaine. Claude BERRI offre donc plus une fable morale qu'autre chose. Le film est cependant très plaisant à regarder grâce à une direction d'acteurs habile ( BERRI a toujours été un grand directeur d'acteurs) qui donne la part belle à un Jean¨-Pierre MARIELLE au dessus du lot et qui va s'ouvrir les portes à une multitude de rôles de personnages décalés et paillards qui vont en faire sa marque de fabrique.

Le film peut compter sur une très bonne musique originale composée par un Serge GAINSBOURG qui traverse sa meilleure période artiste.

Le film sort à Paris en concurrence avec quelques poids lourds tels "César et Rosalie" et "Un flic", sans compter le grand succès du "Parrain". L'accueil est donc difficile avec une modeste neuvième place au box office hebdo. Mais ce film sympathique va bénéficier d'un bon bouche à oreille qui va lui permettre non seulement de se maintenir mais aussi de progresser au fur et à mesure des semaines dans le classement hebdomadaire où il va rester 7 semaines dans le top 10. Au final avec près de 1.5 millions d'entrées en France, le film marche 10 fois plus que "Le cinéma de papa". Pas mal pour un film interdit aux mineurs.

Le film se permet même le luxe de figurer une semaine dans le top 10 hebdomadaire US sous le titre de "Le sex shop".        

 

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

1 442 600

 

ENTREES PARIS

 

 

 

ENTREES BANLIEUE

 

 

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

330 012

 

Détail entrées Paris

 

 

 

1ère semaine

9

37 206

6

2ème semaine

6

42 331

 

3ème semaine

7

36 755

 

4ème semaine

6

28 381

 

5ème semaine

5

30 426

 

6ème semaine

6

28 634

 

7ème semaine

9

20 894

 

8ème semaine

15

11 836

 

Nombre de semaines Paris

 

14

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

6 201

 

1er jour Paris

 

 

 

Budget

 

 

 

Meilleur classement top US hebdo

10

 

 

Box office annuel Espagne

 

11 484

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* *

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 11:18
- Publié dans : MISES A JOUR

.

 

PLUS CA VA, MOINS CA VA

 

17 AOUT 1977

 

plus_ca_va_moins_ca_va.jpg

Réalisation

Michel VIANEY

Scénario

Michel VIANEY

Photographie

Georges BARSKY

Musique

Mort SHUMAN

Production

FILM AND CO

Distribution

PARAFRANCE

Durée

90  minutes

Tournage

12/04/77 - 04/06/77

Pignon

Jean-Pierre MARIELLE

Melville

Jean CARMET

Paul TANGO

Louis JOURDAN

Vincent

Niels ARESTRUP

Sylvia

Caroline CARTIER

Francis le producteur

Mort SHUMAN

Edouard Henri GARCIN

 

 

En Provence, les inspecteurs Pignon et Melville sont chargés d'élucider le meurtre d'une jeune fille retrouvée nue et pendue. Ils interrogent les occupants des villas alentour, mais ils n'obtiennent rien qui puisse leur fournir une piste sérieuse, aussi admettent-ils que seul un Nord-Africain a pu commettre le crime... Ils arrêtent aussitôt un ouvrier algérien (Salah) et, couvert par leur supérieur, le "passent à tabac" pour qu'il fasse des aveux complets. L'enquête se poursuit pourtant après l'évasion de Salah et les deux policiers pénètrent chez le riche Edouard dont la femme (Zuka) hésite à partir avec le jardinier (Vincent), son amant. Pignon et Melville questionnent ensuite le voisin d'Edouard, un producteur de cinéma (Francis), qui attend d'Hollywood un contrat miracle susceptible de le renflouer. Un comédien sur le retour (Paul) et une jeune actrice sans préjugé (Sylvia) vivent chez lui. Pignon tombe amoureux de Sylvia et, pour la revoir, il entraîne Melville à une soirée organisée par Francis... Au petit matin, Paul se suicide dans la piscine, Zuka s'en va définitivement avec Vincent, Edouard et Sylvia, qui ont passé la nuit ensemble, se séparent moroses et Francis termine une partie de poker acharnée tandis que Pignon et Melville en sont rendus au point de départ à la suite d'un nouvel assassinat commis à proximité du premier...

 

On se souviendra que fin août 1976, Jean-Pierre MARIELLE accompagné de la grande Annie GIRARDOT a connu un succès surprise avec "Cours après moi que je t'attrape" et cela a forcément donné des idées à certain. Pour preuve ce "Plus ça va, moins ça va" qui prend un concept d'affiche plus ou moins similaire et une date de sortie située également à l'orée de la rentrée cinématographique de septembre.

L'affiche semble alléchante et propose une comédie avec deux acteurs spécialistes du genre. Le problème est que le film n'est pas réellement une comédie. En effet le réalisateur est Michel VIANEY, qui est également scénariste et écrivain spécialisé dans les polars. Sans doute le réalisateur se sent pousser des ailes et à bien l'intention de livrer un film aussi corrosif qu' un "Dupond Lajoie", mais n'est pas Yves BOISSET qui veux. 

Le problème de VIANEY est qu'il se regarde filmer son propre scénario et qu'il en est très satisfait. Le film veut taper large, mais hélas, tombe souvent à l'eau.

Et pourtant à la base le film peut compter sur un bau casting dont Louis JOURDAN que nous sommes heureux de retrouver. L'acteur joue un rôle presque autobiographique. L'acteur après avoir connu de grands succès avec "Le comte de Monte Cristo" en 1962 est parti trouver le succès aux USA. De fait son rôle d'ancienne star d'Hollywood qui cherche un succès perdu dans sa villa du Var est un rôle de composition.

Pignon (hommage à Francis Veber ?) et Melville (hommage au réalisateur) sont deux flics pas vraiment brillants. Je m'en foutistes, moqueurs, mateurs et racistes, ils représentent les flic looser / ripoux qu'affectionne le cinéma des années 70.

Le film propose deux intrigues: d'une part la recherche d'un meurtrier sadique dont l'Arabe du coin semble être le coupable idéal et d'autre part la description de la faune qui habite à proximité du lieux du meurtre.

Effectivement il y a pas mal de bourgeois ou de nantis sur la Côte d'Azur et ceux-ci possèdent des meurs bizarres. L'auteur brosse des portraits remplis de poncifs, mais bon.

Le pire c'est que les acteurs ne jouent pas bien, ce qui est incroyable avec Jean-Pierre MARIELLE et Jean CARMET. Ils ne semblent pas croire à leurs personnages et sur jouent un maximum, surtout dans la scène de l'interrogatoire de l'arabe au commissariat. Les acteurs forcent la dose, mais cela ne passe pas, sans compte leur supérieur hiérarchique qui est joué par une savate par un acteur dont j'ai oublié le nom. Michel VIANEY ne sait pas diriger les acteurs et cela se voit. De plus, on ne peut pas dire que Mort SHUMAN soit un grand acteur.

Le film est d'une lenteur confondante. Pour faire passer la pilule l'auteur nous propose de forts jolies actrices qui apparaissent dénudées régulièrement, on est sur la Côte d'Azur, que diable ! Autre élément peu intéressant, Pignon est amoureux de Sylvia et prend la tête de son coéquipier, mais on y croit pas une seconde, tant MARIELLE cabotine.

Seul Louis JOURDAN tire son épingle du jeu en livrant un passage émouvant. Lors d'une soirée, déguisé en clown, il se laisse couler au fond de la piscine. Une séquence onirique très symbolique.

Reste quand même un passage fort drôle bien qu'inattendu. Salah se réfugie dans une communauté de cow boys et d'indiens à la mode western (si si !). Un des chefs indiens, "cou farci" entame un dialogue fort savoureux avec Pignon. Mais c'est un peu maigre pour faire du film une œuvre remarquable. MARIELLE et CARMET ont beau avoir du métier, leur performance reste anecdotique, cela reste une petite fausse note dans cette année 1977 de haute volée pour Jean-Pierre MARIELLE.

Le film réalise une bonne première semaine à Paris en s'emparant de la première place dans un circuit de salles important. Après une seconde semaine honorable le film s'écroule. Sans doute victime d'un bouche à oreille négatif, le film dépasse tout juste la barre des 500 000 entrées, ce qui est normal au vu de la piètre qualité du produit. 

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

517 297

 

ENTREES PARIS

 

 

 

ENTREES BANLIEUE

 

 

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

185 298

 

Détail entrées Paris

 

 

 

1ère semaine

1

68 095

27

2ème semaine

2

54 301

 

3ème semaine

7

32 459

 

4ème semaine

21

12 230

 

Nombre de semaines Paris

 

9

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

2 522

 

Budget

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

105 110

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* *

 

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Samedi 8 octobre 2011 6 08 /10 /Oct /2011 22:23
- Publié dans : MISES A JOUR

.

 

FILM

PARIS

1ère S

REALISATEUR

INTERPRETE

INTERPRETE

101 Dalmatiens, Les

975 536

145 911

WALT DISNEY

ANIMATION

 

Un amour de coccinelle

340 774

27 983

STEVENSON

JONES

LEE

Guerre des Boutons, La

246 829

37 522

ROBERT

TRABAUD

J.RICHARD

Dix commandements, Les

243 731

51 160

DE MILLE

HESTON

BRYNNER

Dumbo

240 440

61 167

WALT DISNEY

ANIMATION

 

Vol au dessus d'un nid de coucou

205 837

33 390

FORMAN

NICHOLSON

DE VITO

Prend l'oseille et tire-toi

186 647

32 466

ALLEN

ALLEN

MARGOLIN

Guépard le

120 875

26 330

VISCONTI

LANCASTER

DELON

Incroyable randonneé, l'

105 722

23 877

MARKLE

GENEST

DRAINIE

Chinatown

103 964

31 442

POLANSKI

NICHOLSON

DUNAWAY

James Bond contre Dr No

103 692

35 182

YOUNG

CONNERY

ANDRESS

Nuit des morts vivants,la

98 147

28 693

ROMERO

STREINER

O'DEA

Barry Lyndon

85 047

16 944

KUBRICK

O'NEAL

BERENSON

Dingo et Donald champions olympiques

80 235

21 895

WALT DISNEY

ANIMATION

 

Strada, la

79 599

12 543

FELLINI

MASINA

QUINN

Enfans du Capitaine Grant,les

78 018

15 596

STEVENSON

CHEVALIER

MILLS

Il était une fois dans l'Ouest

73 266

17 689

LEONE

BRONSON

FONDA

Taxi driver

69 800

20 679

SCORCESE

DE NIRO

FOSTER

Bons Baisers de Russie

68 897

27 719

YOUNG

CONNERY

SHAW

Goldfinger 64 331 27 573 HAMILTON CONNERY FROEBE

América américa

64 143

 

KAZAN

GIALLELIS

WOLF

Lawrence d'Arabie

60 637

19 002

LEAN

O TOOLE

GUINNESS

Baby Doll

58 888

 

KAZAN

BAKER

MALDEN

Loulou

56 718

10 140

PABST

BROOKS

KORTNER

Sept samouraïs,les

55 193

10 388

KUROSAWA

MIFUNE

SHIMURA

Phantom of the paradise

52 929

10 322

DE PALMA

WILLIAMS

FINLEY

Grand blond avec une chaussure noire, Le

51 327

18 225

ROBERT

RICHARD P.

DARC

Trois  jours du Condor  , les

50 478

14 553

POLLACK

REDFORD

DUNAWAY

Exorciste,l'

48 829

16 953

FRIEDKIN

BLAIR

VON SYDOW

Johnny s'en va-t-en guerre

47 478

8 229

TRUMBO

BOTTOMS

FIELDS

Scarface

39 940

14 332

HAWKS

MUNI

KARLOFF

Marge,la

38 741

10 539

BOROWCZYK

KRISTEL

DALLESANDRO

Damnés,les

38 037

11 942

VISCONTI

BOGARDE

THULIN

Mort à Venise

37 322

11 767

VISCONTI

BOGARDE

VALLI

Vivre 

37 302

 

KUROSAWA

SHIMURA

ODAGIRI

Shérif est en prison,le

36 272

16 141

BROOKS

WILDER

LITTLE

Deux super flics

35 664

15 008

CLUCHER

HILL

SPENCER

Pont de la Rivière Kwaï

34 018

13 560

LEAN

GUINNESS

HOLDEN

Tintin et le temple du soleil

29 732

13 630

LEBLANC

ANIMATION

 

Huit et demie

26 834

 

FELLINI

MASTROIANNI

CARDINALE

Horde sauvage,la

26 148

14 505

PECKINPAH

HOLDEN

OATES

Aventures fantastiques du Baron de Munchaüsen  ,les

25 578

 

VON BAKY

ALBERS

SLEZAK

 

.

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Mardi 27 septembre 2011 2 27 /09 /Sep /2011 13:14
- Publié dans : MISES A JOUR

 

LES CULOTTES ROUGES

  

19 DECEMBRE 1962

 

 

 

Réalisation

Alex JOFFÉ

Scénario

Alex JOFFÉ

Pierre CORTI

Photographie

Jean PENZER

Musique

Jean MARION

Production

Cinétel/Silver Film

Distribution

Valoria films

Durée

106  minutes

Tournage

 

Fendard

BOURVIL

Antoine Rossi

Laurent TERZIEFF

Le chef de baraque

Etienne BIERRY

Phi-Phi

Jacques BALUTIN

 

 

Dans les camps de prisonniers français en Allemagne lors de la dernière guerre, les récidivistes de l'évasion se voyaient contraints à porter des culottes rouges. Antoine Rossi en est à sa sixième tentative d'évasion. Difficile à vivre, mauvais camarade, il exaspère ses compagnons de captivité. Mais cette fois-ci, grâce à la complicité de Schmidt, « un spécialiste », son évasion devrait réussir. Au cours de la messe, il troque ses culottes rouges contre un pantalon gris et se faufile derrière les baraquements, au lieu de revenir avec ses camarades. Craignant d'être découvert, il pénètre sous la scène du théâtre du camp et découvre là un prisonnier « planqué », Fendard, sacristain et enfant de choeur le dimanche, souffleur sur la scène les autres jours, lors des répétitions. Affamé, Antoine se précipite sur les provisions que cache jalousement Fendard. Bientôt, le cynique Antoine a réduit Fendard, veule et craintif, à sa merci. Profitant d'un déplacement des « artistes » du camp, donnant des représentations de <« Phi-Phi » dans d'autres stalags, Antoine, caché dans une malle de costumes, se sauve avec Fendard. Mais ils ratent le train sanitaire qui devait les emmener vers la liberté. Antoine se dissimule dans une meule de foin et Fendard l'y rejoint, après avoir tenté vainement de réintégrer le camp. Fendard devient alors un autre homme, généreux et débrouillard ; il trouve de la nourriture et soigne Antoine qui s'est fait une entorse. Une occasion se présente, qui pourrait lui permettre de partir, mais il refuse d'abandonner son compagnon immobilisé. Ils parviennent enfin à la voie ferrée où passe un train roulant vers la France. Mais Antoine, dans un geste atroce, repousse Fendard du wagon où ils se sont hissés. Se cachant sous les essieux du wagon, Fendard assiste à la nouvelle arrestation d'Antoine qu'un chien policier allemand a découvert et signalé. Seul, il recouvrera îa liberté.

 

Le rythme de tournage de BOURVIL se ralentit après une série de succès massifs. Il n'a  déjà plus grand chose à prouver et il recherche des rôles qui se démarquent des faire valoir de Jean MARAIS ou de Luis MARIANO. Il poursuit donc sa collaboration avec Alex JOFFE réalisateur qui tente de lui écrire des rôles plus originaux même si "Le tracassin" n'a pas fait un malheur au Box Office en 1961. "Les culottes rouges" va sortir pratiquement un an jour pour jour après "Le tracassin" et toujours pour les fêtes de fin d'année.

A regarder au premier abord, "Les culottes rouges" signe le retour de BOURVIL en tant que faire valoir, le film ne serait qu'un "buddy movie" qui rappelle par bien des égards "La traversée de Paris", ou les "Hussards" du même Alex JOFFE, mais à mieux regarder le film évoque les rapports ambigus entre un bourreau et sa victime.

Le titre mystérieux "Les culottes rouges" évoque simplement la couleur de la large culotte que portent les prisonniers les plus récalcitrants d'un stalag en Allemagne. Malheureusement impossible de le deviner car le film est d'un beau noir et blanc pour cause de budget limité.

Le ton du film oscille entre la gravité et un humour subtil. Dans ce camp, c'est la débrouille. Les plus malins tirent parti de la situation et possèdent quelques avantages en nature et sont les référents du commandement allemand.

Au sein du camp, il y a un sacré numéro. Antoine est un multi récidiviste de l'évasion. A chaque fois ses tentatives échouent, la faute à pas de chance, en fait nous découvrirons çà la fin du film la vraie raison de ses échecs. C'est Laurent TERZIEFF qui interprète Antoine. Pour rappel l'acteur était à la fin des années 50 l'étoile montante du cinéma français grâce au succès des "Tricheurs" tout comme Jacques CHARRIER d'ailleurs. Superbe acteur de théâtre, il verra peu à peu un certain Jean-Paul BELMONDO mais aussi Alain DELON lui grignoter rapidement son terrain. Antoine est une petite "gouape" comme on disait dans l'ancien temps. Enfant de la rue, des maisons de correction, il en tire un égoïsme forcené et une grosse dose de mauvaise foi. Un vrai "Titi parisien" joué avec brio par TERZIEFF. Sans aller jusqu'a dire qu'il agace le "chef" du camp, son départ définitif ne ferait pleurer personne. Acharné, Antoine tente une nouvelle fois de s'évader mais ne parvient pas à quitter le camp. Il découvre une cachette inattendue. Le camp possède son propre théâtre  qui sert à égayer le commandement allemand. Le régisseur multi tâches de ce théâtre est un pleutre du nom de Fendard, joué par BOURVIL. A force de servilité ce bon pépère possède bien des avantages. Sous le plancher de la scène du théâtre il s'est installé une sorte d'appartement privé avec un vrai lit et une belle réserve de victuailles et de cigarettes. Antoine va donc s'y cacher et dévaliser les réserves de Fendard qui n'ose protester. Pire, Fendard devient le domestique d'Antoine et subit ses moqueries au sujet de sa fiancée. Ce dernier a compris qu'il va avoir l'occasion de s'évader lors du déplacement de la troupe de théâtre. Fendard l'accompagne forcé. Le but : se cacher dans des meules de foin et attendre le premier train qui passe. La première tentative échoua et Antoine met son échec sur le dos de Fendard. Celui-ci veut rentrer dans le camp, mais fait incroyable il est refoulé à l'entrée, il doit donc rejoindre Antoine. Ce dernier, décidément dégueulasse prend de force les provisions de fendard. Celui-ci n'a que ses yeux pour pleurer mais va se venger et reprendre les victuailles. Voulant l'attraper, Antoine, toujours aussi maladroit va se fouler la cheville. Fendard l'aide et Antoine ne comprend pas, lui, il aurait laissé tomber Fendard. Au final, Antoine n'est pas courageux. C'est un enfant des terrains vagues qui ne supporte pas les barbelés. Il se révèle aussi un être frustre, pas très intelligent ni cultivé et qui recouvre tout cela par une grand dose de méchanceté.

Fendard lui, se révèle un être d'une grande gentillesse et de débrouillardise qui cherche sincèrement à aider Antoine, en allant traire en cachette une brebis dans une ferme pour récolter du lait frais pour Antoine. Une sorte d'amitié semble naître entre les deux. à moins que Fendard ne soit qu'un masochiste victime de son bourreau. Un train s'arrête au loin et les deux se dépêchent de l'atteindre. Les allemands sont à l'autre bout du train. Antoine se dirige ver la cabine des chiens et fait sortir le berger allemand qui y loge. Mais il n y a qu'une place. Salaud jusqu'au bout, Antoine moleste Fendard qui s'effondre au sol. Salaud mais bête, car le chien revient et les allemands découvrent Antoine dans la cachette qui était la pire qui soit.

Justice pour les innocents : Fendard se réfugie sous le train et bien accroché, roule vers la liberté.

Encore une fois BOURVIL se révèle magnifique dans un rôle où toute la palette de son talent est mise en valeur. Pleutre, grimaçant, veule, mais finalement plein de ressources. Laurent TERZIEFF n'est pas en reste, interprétant un rôle de petite frappe criant de vérité. 

Alex JOFFE signe son meilleur film depuis "Fortunat" toujours avec BOURVIL et se révèle un des seuls capable de tirer la quintessence du talent de l'acteur.

Le film étant rarement diffusé il reste à découvrir malgré une photographie et un ton plus proche d'une dramatique de l'ORTF qu'autre chose...

Sorti pour noël  1962 le film doit faire face à la rude concurrence de "Blanche neige", "Hatari" et des "4 vérités". Dans seulement 4 salles parisiennes il réalise cependant une belle moyenne par salles. Mieux, ses entrées augmentent la semaine suivante. Alors que le film réalise une bonne troisième semaine, l'exclusivité s'achève privant le film d'un public potentiel. Cependant le film va être très apprécié dans les salles de quartiers et réaliser un bon score en France supérieur au "Tracassin" avec 2 millions d'entrées, effet BOURVIL oblige. Le film entre dans le top 20 de l'année, c'est satisfaisant pour un film  plus exigeant que l'on croit.

Avec ce bon succès, BOURVIL va poursuivre sa quête de rôles plus intéressants et va être approché par un jeune réalisateur qui l'admire: Jean-Pierre MOCKY.

Laurent TERZIEFF, va s'enfermer peu à peu dans des rôles plus confidentiels et se consacrer au théâtre laissant la place libre à la concurrence.          
 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

18 

2 077 647

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

528 963

 

1ère semaine

4

52 299

4

2ème semaine

4

53 815

 

3ème semaine

3

35 154

 

Nombre de semaines Paris

 

3

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

13 074

 

Budget

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

 

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* *

 

 

 

 vlcsnap-2011-09-24-02h44m00s6

 

vlcsnap-2011-09-24-02h44m44s192

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 13:11
- Publié dans : EDITO

Bonjour à toutes et à tous.

 

Je tiens à vous remercier un peu tardivement pour avoir permis au blog de battre son record d'audience pour le mois d'août  2011. 

Le mois de septmbre est en baisse, mais c'est normal, c'est toujours la même chose après les vacances, cependant les chiffres de septembre 2011 sont en progression par rapport à septembre2010. Le blog avance lentement, mais avance. Après 6 ans d'existence je suis fier de poursuivre ce travail, une majorité de blog s'épuisant après quelques années.

Force est de le constater les plus grands succès du blog sont donc les carrières des acteurs. La preuve hier, le grand Charles BRONSON a encore flambé, comme Clint EASTWOOD ou John WAYNE. Et oui, ce sont les acteurs US qui dominent, mais les valeurs sûres françaises résistent bien, en particulier Lino VENTURA ou Jean Paul BELMONDO suivi de DE FUNES, sans surprise. Mais j'ai pu le constater lorsque ARTE a diffusé "Un crime" film rare avec Alain DELON la semaine dernière que l'audience de l'acteur sur le blog a explosé ce soir là.

Faire des fiches acteurs, c'est long je l'avoue, voire lassant et il est parfois difficile d'avoir quelque chose d'interessant à dire. Cependant, je précise que je revois systématiquement le film avant de faire sa fiche et que l'avis que je donne n'est pas issu d'une autre fiche d'un blog voisin . On est d'accord ou non avec mes avis, mais au moins sont ils tous issu de mon cru.

Alors parfois il y a de longs "tunnels" sur certains acteurs, mais pour moi il est hors de question de traiter un autre acteur tant que ceux qui sont en cours ne sont pas intégralement traités. Je termine un peu en tirant la langue les "Lino VENTURA" mais je ne suis pas peu fier de voir que l'intégralité de sa filmographie est désormais traitée depuis "La métamorphose des cloportes", soit de 1965 à 1987. Je remonterai dans le temps pour finir le refonte de sa filmographie.

Mais je picore de temps en temps ailleurs, pour preuve demain sera publiée la fiche des "Culottes rouges" un très bon film avec un BOURVIL qui trouve un de ses meilleurs rôles.

Bref, le blog continue sa petite route, conforté par votre soutien.

Encore merci à tous. 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 6 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Vendredi 23 septembre 2011 5 23 /09 /Sep /2011 13:35
- Publié dans : MISES A JOUR

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UN MOMENT D'EGAREMENT

 

21 DECEMBRE 1977

 

 

un_moment_d_egarement.jpg

Réalisation

Claude BERRI

Scénario

Claude BERRI

Photographie

André NEAU

Musique

Michel STELIO

Production

Claude BERRI

Distribution

AMLF

Durée

85 minutes

Tournage

29/08/77 - 08/10/77

Pierre

Jean-Pierre MARIELLE

Jacques

Victor LANOUX

Françoise

Agnès SORAL

Martine

Christine DEJOUX

Le chef du Yard

Harry ANDREWS

 

 

Pierre et Jacques passent leurs vacances à St-Tropez. Martine et Françoise accompagnent leurs pères en l'absence de leurs mères puisque Pierre est divorcé et que la femme de Jacques a choisi ce moment pour "faire le point" loin de son mari. Les deux jeunes filles sont amies et indépendantes de caractère. Pierre et Jacques ne les tyrannisent pas trop encore qu'ils surveillent avec attention leurs fréquentations et leurs sorties. Un soir, sur la plage, Pierre se laisse séduire par la provocante Françoise. Dès lors, il ne sait plus comment se comporter devant Jacques d'autant que ce dernier a reçu les confidences de sa fille sans obtenir toutefois le nom de son amant. Jacques enquête et Pierre brouille les pistes jusqu'au jour où il finit par avouer sa faiblesse après avoir pris la décision de repousser à tout jamais Françoise. Martine, qui est au courant, ne le juge pas, mais Jacques écourte ses vacances après lui avoir retiré son amitié. Déçue par la conduite de Pierre, Françoise, après avoir beaucoup pleuré, se résoud à sortir avec des garçons de son âge.

 

Jean-Pierre MARIELLE ne cesse de tourner et après avoir sorti "Comme la Lune" embraye le tournage du nouveau Claude BERRI. Il a déjà croisé la route du cinéaste producteur pour l'excellent "Sex shop" en 1972 et l'affiche du film signée WOLINSKI est révélatrice du ton de cette comédie.

On le sait Claude BERRI laisse la part belle aux acteurs et navigue habilement entre thèmes personnels et comédies parfois grivoises. Cette fois, sous le couvert d'une joyeuse comédie, le réalisateur propose une réflexion sur un thème sensible. En effet, Pierre va être non seulement rattrapé par le démon de midi, mais va d'autre part, coucher avec la fille de son meilleur ami. Coup double si j'ose dire.

La grande force de BERRI est décrire des textes qui collent parfaitement à ces deux acteurs et de décrire un quotidien très familier à tous les spectateurs. L'ensemble semble cohérent, plausible, voire vécu. 

Rien n'annonce dans le début du film ce qui va se passer dans la seconde partie. Deux collègues de travail, très amis se retrouvent à St Tropez avec leurs filles. Tous logent dans une petite maison situé aux alentours du célèbre port. Les deux potes sont joués par Jean-Pierre MARIELLE et Victor LANOUX tout auréolé du triomphe des deux derniers films d'Yves ROBERT dont "Nous irons tous au Paradis" sorti quelques semaines auparavant.

Les deux filles sont proches (?) de l'âge adulte. Martine, la plus mûre est plutôt frondeuse et Françoise, la fille de Jacques est une femme enfant qui suce encore son pouce dans son lit. Si Pierre, divorcé, est décidé à profiter des vacances, Jacques lui est préoccupé par sa relation avec sa femme. Plus ou moins séparés, cette situation le rend parfois ronchon. Un rôle qui est en définitive proche de celui qu'il jouait dans le diptyque d'Yves ROBERT. 

Sur la plage, ils observent les jeunes estivantes qui arborent de fières poitrines. D'ailleurs leurs filles sont elles aussi de jolies plantes, surtout Françoise jouée par la charismatique Agnès SORAL. A 17 ans, c'est son premier rôle. Elle possède encore un physique d'adolescente. La petite poitrine ferme, les abdos apparents, un maigre maillot de bain pour la couvrir, bref, une jolie plante pour les jeunes dragueurs du coin.

D'ailleurs, les deux papas discutent de leurs petits problèmes centrées autour de leurs filles respectives. Jacques joue la carte du papa poule qui a autorisé sa fille de prendre la pilule, "au cas où", il prône la transparence entre eux. Pierre, lui, est plus fataliste. Mais ses relations se détériorent avec sa filles lorsqu'elle découche. Comme toute ado, elle rentre dans le ventre de son père et se montre agressive. C'est l'âge.  Pierre est dépassé. Il sera encore plus lorsqu'un soir dété, de sortie avec les deux filles, il se fait draguer ouvertement par Françoise au cours d'un bain de minuit. Il ne peut résister à la tentation de céder à cette jeune fille au corps de femme.

Evidemment celui-ci cogite un peu le lendemain. Françoise elle, assume, et continue de le provoquer. Jacques, lui ne voit rien, trop coupé à son problème surtout que le même soir, il s'est offert une petite aventure.

Pierre commence à éprouver quelques problèmes dans sa relation en plus il doit affronter le regard des autres, en particulier celui des jeunes gens qui ne comprennent pas la situation.

Françoise craint elle aussi d'avoir fait quelques bêtises et se confie partiellement à son père. Abasourdi, celui-ci qui est évidemment celui qui est le seul à ne pas comprendre la situation, va demander à son ami de trouver l'identité de l'amant de sa fille. Cette situation vaut quelques mimiques impayables de MARIELLE qui s'assombrit au fur et à mesure que son ami lui confie des missions.

La situation se dégrade entre Pierre et Françoise. Il tente de rompre, mais devra se rendre compte qu'il est jaloux lorsqu'elle sort avec des garçons de son âge. Finalement il avoue la vérité à son ami stupéfait et écœuré. Il tente de justifier son acte par l'amour qu'il éprouve pour Françoise et se heure à l'incompréhension de son ami qui tente de la ramener sur terre. La fin reste très ouverte. Chacun peut imaginer ce qu'il veut. Pierre et Françoise vivront ils ensemble, réussiront ils leur pari. Qui sait ?

Claude BERRI réalise un film épatant qui pose des questions sans jamais tomber dans le mauvais goût. Il ne juge pas et se contente de nous livrer cette comédie savoureuse. Sexy mais non perverse Agnès SORAL est charmante. Que dire de Jean-Pierre MARIELLE et Victor LANOUX au sommet de leurs talents ? Les joutes oratoires entre les deux sont excellentes et fort drôles. Ils n'en font pas trop, car quelque part la situation est délicate. MARIELLE incarne parfaitement un homme de 45 ans abasourdi par ce qu'il éprouve et qui perd un peu les pédales. Une grande composition, une fois de plus.

Le film sort pour noël 1977 et doit affronter une très féroce concurrence. "Bernard et Bianca" les souris de DISNEY sont en tête du Box office parisien, mais la concurrence vient surtout de "Diabolo Menthe" surprise de cette fin d'année qui propose un regard plus sage sur les émois des adolescentes. Comme le film n'est pas vraiment familial et qu'il ne dispose que de 15 salles, soit 10 de moins que la plupart de ses concurrents, il ne dépasse la 9ème place du classement hebdo pour sa première semaine. Et pourtant il grappille quelques places la semaine suivante mais va assez rapidement décélérer. Pas vraiment un film de noël, le film ne parvient pas à franchir le million d'entrées en France, ce qui est décevant au vu de sa qualité.

Malgré tout les deux acteurs sont toujours demandés, cependant MARIELLE devra affronter la concurrence d'une nouvelle génération de comiques tels ceux de la troupe du Splendid.

Claude BERRI n'oublie pas Agnès SORAL et la fera tourner dans "Tchao Pantin" en 1983 rôle qui la fera exploser aux yeux du public.

Signalons que Bertrand BLIE réalisera quelques temps plus tard un film au sujet proche avec "Beau père".  

 

 

   

  COTE DU FILM : 8.5

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

911 534

 

ENTREES PARIS

 

 

 

ENTREES BANLIEUE

 

 

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

260 800

 

Détail entrées Paris

 

 

 

1ère semaine

9

45 121

15

2ème semaine

7

58 331

17

3ème semaine

4

53 465

18

4ème semaine

8

36 392

17

5ème semaine

13

21 846

13

6ème semaine

15

15 015

9

Nombre de semaines Paris

 

13

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

3 008

 

Budget

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

457 946

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* *

 

 

 

vlcsnap-2011-09-22-17h55m50s35

 

 

vlcsnap-2011-09-22-17h55m57s108

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Mercredi 21 septembre 2011 3 21 /09 /Sep /2011 16:52
- Publié dans : MISES A JOUR

 

LES DURS

( UOMINI DURI )
29 MAI 1974

 

 

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Réalisation

Duccio TESSARI

Scénario

Luciano VINCEZONI

Nicola BADALUCCO

Photographie

Aldo TONTI

Musique

Isaac HAYES

Production

Dino DE LAURENTIS

Distribution

WARNER-COLUMBIA

Durée

90 minutes

Tournage

 

Le Père CHARLIE

Lino VENTURA

Lee

Isaac HAYES

Joe Snake

Fred WILLIAMSON

Fay

Paula KELLY

Le barman
Jess HAHN

 

Curé dans une paroisse poplaire de Chicago, le Père Charlie a gardé de son adolescence délinquante un tel souvenir qu'il surveille et entraîne ses jeunes. Lui même ne se déplace qu'en vélo de course. L'un de ses anciens garçons devenu inspecteur d'assurances est assassiné alors qu'il enquête sur un vol de un million de dollars. Le père Charlie se jure de trouver les assassins. Il se heurte très vite à des gangsters qui le capturent et se préparent à le tuer quand il est délivré par un ancien policier, Lee, qui a été cassé pour faute professionnelle le jour du vol. Il avait quitté son poste pour rejoindre sa petite amie, Fay, qui se disait attaquée. Lee et Charlie se lient d'amitié et commencent à remonter la filière. Un des patrons de la Mafia, Mike Petralia, que tout ce remue-ménage ennuie, demande à un polciier qu'il paie, Ryan, d'arrêter au plus vite les coupables. Les morts s'accumulent et Pétralia convoque les deux détectives : il donne un tuyau qui permet à Charlie et à Lee de s'interesser à Fay. Le nouvel ami de Fay la soupçonne d'être l'instigatrice du vol: il la tue dans un motel alors qu'elle reprenait le butin et s'arrange pour assomer Lee qui serait arrêté sans l'intervention de Charlie. Tous les deux se retrouvent chez le coupable.

 

 

Dino de LAURENTIIS est un sacré opportuniste. ce célèbre producteur n'avait pas son pareil pour exploiter les filons à la mode. Si celle-ci est aux westerns, il produit du western, si la mode est aux films sur la mafia, il produit "Cosa Nostra". Il a même surfé sur la vague des animaux destructeurs tels le requin des dents de la mer pour produire "King Kong" ou "Le bison blanc". Alors évidemment lorsque la mode est à la blaxploitation aux USA en ce début des années 70, il produit son propre film du genre. "Les durs" est donc un film de blaxploitation made in Italie même si le tournage a lieu aux USA. A la réalisation Duccio TESSARI est un caméléon capable de plus ou moins bien s'adapter aux genres que lui proposent les producteurs. Le public français a pu juger de son talent de le très violent " Big guns-les grands fusils" sorti en août 1973 avec Alain DELON, un film très violent où le héros réglait quelques comptes avec des pontes de la mafia. Bref, avec lui, on ne peut pas vraiment s'attendre à de la grande finesse. 

Etant donné que Lino VENTURA a participé au succès de "Cosa Nostra" produit par DE LAURENTIIS le voici rappelé pour tenir la tête d'affiche dans un rôle surprenant, celui d'un curé de Chicago qui va devoir mettre de coté sa soutane pour pouvoir jouer des poings et trouver le coupable du meurtre d'un de ses amis. C'est une sorte de retour aux rôles de costauds qu'il a tant interprété dans les années 55/65 et qu'il s'était promis de s'éloigner. Il est vrai que ce film coincé entre les deux réussites que sont "l'emmerdeur" et "La gifle" parait bien iconoclaste.

A ses cotés, Isaac HAYES joue le rôle d'un ancien flic. L'acteur au physique assez impressionnant est surtout connu pour avoir composé la célèbre musique de "Shaft". Tant qu'à faire autant jouer un des rôles principaux et de signer également la composition musicale qui est très influencée à quelques notes par celle de "Shaft".

Les deux acteurs font la paire, et finalement on assiste à un buddy movie classique, qui n'est pas sans rappeler le futur "Arme fatale". 

Si un acteur peut être assimilé à la blaxploitation, il s'agit bien de Fred WILLIAMSON. A l'instar d'un Richard ROUNDTREE ou d'une Pam GRIER il est une des figures emblématiques de ce genre et s''est fait connaitre aux USA avec "Black Caesar". Beau gosse charismatique, il est cependant inquiétant ce qui lui vaut la possibilité de jouer à peu près tous les types de rôles: héros, Bad guy, proxénète, soldat, bref....Le cas échéant il joue le bad guy.

Clin d'oeil également avec un petit rôle de barman tenu par Jess HAHN, acteur que Lino a déjà rencontré dans "Les barbouzes" et "Les grandes gueules", c'est la dernière fois qu'ils tourneront ensemble.

Avec tout cela nous sommes en devoir d'attendre un bon série B bien pêchu, mais au lieu de cela nous assistons à une sorte d'épisode de "Kojak" mou du genou qui accumule les poncifs. Le scénario pêche par un manque d'originalité consternant et les situations s'enchainent mollement. Il n y a guère de suspense tout au long de ce film convenu. Qui plus est, le réalisateur est en mode Prozac ce qui plombe les scènes d'action. Malgré le passé de Lino, les bastons sont bien molles et les coups sont téléphonés et passent à 30 centimètres des visages des acteurs. Peu de scènes très violentes donc, la bataille finale voit Lino achever un bandit à coup de neige carbonique. Bref, peu de rebondissements, pas trop de suspense, même quand le père Charlie va être en danger et manque d'être brûlé vif dans un four... Seule scène sympa, Le père Charlie se fait repasser sa chemise par Joe SNAKE, mis à part cela... Du coté sexe, rien de bien torride non plus. Alors qu'on a l'habitude d'admirer la paire de seins XL de Pam GRIER dans d'autres productions, ici rien de ce style et pas grand chose à se mettre sous la dent pour les amateurs de belles blacks dénudées. Le film est donc très édulcoré coté violence et sexe, ce qui en fait donc un ersatz de film blaxploitation.  Coté acteurs, les trois compères assurent un minimum. Lino tente d'apporter quelque chose à son rôle et montre de la bonne volonté. car il est affuté comme rarement pour rendre son personnage de dur plausible. Isaac HAYES apporte sa cool attitude et WILLIAMSON tente de rendre son personnage vaguement inquiétant. Evidemment si le film avait été réalisé par VAN PEEBLES ou Gordon PARKS le résultat en fut meilleur. Mais force est de constater que les italiens ne sont pas doués pour ce genre de films. Au delà de la curiosité, le film est très faible.

En France, rare sont les films de blaxploitation à être exploités, certains seront visibles au cours de l' été 1975 ou 1976 comme bouche trous. Si le film prend la troisième place du box office parisien lors de sa sortie parisienne, nul doute que c'est dû à la présence de Lino VENTURA au générique. Après une deuxième semaine où il perd peu d'entrées le film s'écroule rapidement. Au final, un peu plus de 500 000 spectateurs se rendent dans les salles, soit un bon résultat pour un film de ce genre, mais un résultat très faible pour un film avec Lino VENTURA. Heureusement, "L'emmerdeur" vient juste de terminer de cartonner, et "La gifle" va sortir à la rentrée. On dira donc que cet échec restera anecdotique dans la carrière de Lino VENTURA. Le film ne cartonne même pas en Italie où il se classe à la 98ème place et aux USA le film ne semble pas avoir fait grand chose aux Box Office.      

 

 

  COTE DU FILM : 4

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

536 207

 

ENTREES PARIS

 

106 325

 

ENTREES BANLIEUE

 

 

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

 

 

Détail entrées Paris

 

 

 

1ère semaine

3

38 661

13

2ème semaine

3

35 554

 

3ème semaine

14

16 379

 

Nombre de semaines Paris

 

4

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

2 974

 

Budget

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

481 312

 

Box office annuel Italien

98

 

 

Cote du succès

 

*

 


 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Communauté : BOX OFFICE
 
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