BOX OFFICE ACTEURS FRANCAIS

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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.

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BOX OFFICE 90'S


Dimanche 6 avril 2008 7 06 /04 /2008 01:57
- Publié dans : BOX OFFICE 90'S
Les films sont classés par leur nombre d'entrées Parisiennes

FILM

France

PARIS

SEM

SAL

1ER J

1ère S

1ère SEM FR

REAL

ACTEUR

Danse avec les loups

7 276 917

1 513 755

80

18

11 647

125 584

358 733(224)

COSTNER

COSTNER

Terminator 2,

le jugement dernier

6 118 250

1 210 175

24

48

64 852

402 166

 

CAMERON

SCHWARZENEGGER

Robin des Bois :

Prince des voleurs

4 937 652

968 823

35

49

30 055

179 202

 

REYNOLDS

COSTNER

Silence des agneaux, Le

3 105 193

894 590

95

42

12 172

107 859

 

DEMME

FOSTER

Tous les matins du monde

2 150 470

690 429

53

24

9 560

89 620

 

CORNEAU

DEPARDIEU

Croc blanc

3 498 106

566 458

28

41

11 465

106 530

 

KLEISER

HAWKE

Alice

1 243 427

565 189

44

21

12 208

111 536

 

ALLEN

FARROW

Delicatessen

1 407 818

537 374

81

11

3 911

46 122

 

JEUNET

PINON

Bernard et Bianca au pays

des kangourous

2 403 254

506 792

10

38

13 043

80 655

 

WALT DISNEY

ANIMATION

Une époque formidable

1 672 751

460 882

33

33

11 655

92 381

 

JUGNOT

JUGNOT

 

 

Avec 117.5 millions d’entrées en France, le cinéma entre dans un hiver qu’il n’a jamais connu. Alors que les téléchargements n’existent pas, la coupable est désignée : c’est la vidéocassette qui coûte tant d’entrées au cinéma. Aujourd’hui on sait bien que c’est faux et que le cinéma souffre d’une baisse de la qualité conjointe du par de salles, désuet et d’une difficulté pour l’industrie américaine de se renouveler. Heureusement quelques films montrent la voie du nouvel Hollywood des années 90. Des salles sont rénovées, les multiplexes vont arriver avec du son en Dolby Surround, bientôt suivi du Dolby Digital. Enjoy !

 

On l’avait senti arriver en 1987 quand « les incorruptibles » avait atteint la septième place du top. Kevin COSTNER s’est fait connaître dans le monde entier, même si la renaissance de Sean CONNERY l’avait un petit peu occulté. Pas une masse physique, mais doté d’une personnalité romantique, nous n’avions plus beaucoup entendu parler de l’acteur qui préparait un projet important : un western qui prend fait et cause pour le génocide indien en Amérique, un renouveau du western. Etant donné que le genre est mort et que l’acteur se met à la réalisation, on en attendait pas grand-chose. De plus le film dure 3 heures. Les premiers échos des Etats-Unis sont très favorables. Le film serait un chef d’œuvre et les chiffres du Box Office confirment que semaine après semaine le film se maintient remarquablement pour se transformer en très gros succès. En France, la presse est unanime, le film est un grand western humaniste et un formidable plaidoyer de la race indienne, massacrée par un homme blanc des plus antipathique. Kevin COSTNER est formidable et son film une grande fresque. Mary McDONNELL explose avec son rôle de « dressée avec le poing ». Aidé par Kevin REYNOLDS, le réalisateur produit une copie impeccable qui sera récompensée par une pluie d’Oscars. Malgré ses 3 heures le film remplit le parc de salles assez restreint qui lui est attribué. Le film va rester plusieurs semaines en tête du Box Office, où il ne fait aucun doute qu’il sera inévitablement millionnaire sur Paris, le résultat sera atteint bien au-delà des espérances les plus folles. Avec plus de 7 millions d’entrées au compteur Kevin COSTNER devient superstar et a réalisé un film qui est encore aujourd’hui une référence dans l’histoire de l’Ouest américain.

 


 

C’était le vainqueur désigné de l’année, mais il devra se contenter de la deuxième place. Arnold SCHWARZENEGGER a débouté depuis un moment Sylvester STALLONE de la première place des films d’action. Et de l’action il y en a dans ce films de James CAMERON qui obtient un quatrième hit d’affilée et fait désormais partie de la top list des réalisateurs et titille Steven SPIELBERG sur son trône. Le film très réussi, un classique du genre, catapulte les effets spéciaux dans l’ère du numérique et à l’instar de « Star WARS » est une date pour la profession. Désormais, il est raisonnable de penser que tout est envisageable en terme d’effets spéciaux, ce que SPIELBERG va prouver deux ans plus tard. Pour SCHWARZY c’est le top de sa carrière, ses scores français n’ayant jamais cessé de progresser. Pour les autres acteurs du films que ce soit l’impassible Robert Patrick, Edouard FURLONG ou Linda HAMILTON l’après Terminator 2 sera bien difficile. Après une première semaine atomique, le film finit sa course à plus de 6 millions d’entrées, incroyable pour un film de pure science-fiction. Un troisième tome est attendu, mais pour d’obscurs problèmes de droits, la franchise va s’étindre durant 10 ans.

 



La Costnermania bat son plein et l’acteur en profite pour signer une deuxième performance majeure avec une nouvelle version de Robin des Bois. Film sans aucune autre prétention que d’ être un honnête divertissement, la réalisation de Kevin REYNOLDS est carrée, même si les deux amis se sont bien engueulés sur le tournage. COSTNER incarne un Robin des Bois romantique. Omniprésent sur la toile, de bons acteurs parviennent à tirer leur épingle du jeu : Alan RICKMAN bien sûr, mais aussi Morgan FREEMAN et la toujours belle Mary Elizabeth MASTRANTONIO qu’on n’a pas assez vue. Ce fort honnête divertissement fait un dépârt canon aux USA. En France, il sort en plein été alors que « danse avec les loups » est encore sur les écrans. Pari gagnant. Sans aucune concurrence durant l’été le film passe de nombreuses semaines en tête et dans le top 3. Au final, après un départ à 179 000 entrées, le film parvient à multiplier par 5 cette belle semaine et termine proche du million d’entrées. Avec 12 millions d’entrées en France en deux films, Kevin COSTER accède à la notoriété mondiale et à la richesse. Comment va-t-il gérer cette gloire ?



 

 

Il fallait bien cela pour sortir de sa torpeur le thriller policier. « Le silence des agneaux » fait peur aux spectateurs du monde entier, et tel « Psychose » en 1960 impose des codes qui ont influencé tous les films du genre et même des séries télé comme « les experts ». De Jonathan DEMME on a remarqué quelques films dont « dangereuse sous tout rapport » mais on ne pensait pas capable de livrer un tel film. Adapté d’un livre bien connu, le film présente l’enquête de Clarence STERLING jeune agent du FBI sur un dangereux sérial killer, Biffalo Bill. Elle sera aidée par le très dangereux Docteur Hannibal LECTER qui l’utilisera pour s’échapper de l’asile où il est interné sous haute sécurité. Ce n’est pas la première fois que le personnage est utilisé. En 1987 avec le méconnu « sixième sens » Michael MANN avait connu un échec cinglant. Le film décrit le comportement malsain de LECTER et de Buffalo Bill, les expertises des corps sont effectuées sans concessions. En dehors des scènes d’assassinat perpétrées par LECTER, le film est surtout lourd et glauque. Deux acteurs explosent : Jodie FOSTER confirme son retour au premier plan depuis « les accusées » et Anthony HOPKINS perçoit enfin les dividendes d’une longue carrière en composant un personnage inoubliable et qui lui est indissociable. L’acteur va enfin pouvoir monnayer ses talents à sa juste valeur à plus de 50 ans il était temps. Interdit aux moins de 16 ans, le film sort avec une réputation des plus flatteuses après avoir obtenu l’ours d’or à Berlin. Le film prend la première place du Box Office à sa sortie, même si le score n’est pas spectaculaire. Un bouche à oreille fameux et une très grande résistance à l’usure en fait un des grands vainqueurs de l’année. Comme il se doit une pluie d’Oscars va récompenser le film en 1992.   

 

 


Premier film français de l’année « tous les matins du monde » est une sacrée surprise. Pensez, un film sur l’apprentissage de la  viole, vieil instrument de musique pas très joyeux. Alain CORNEAU que l’on attendait pas dans ce style, retrouve donc les cîmes du Box Office et permet à Jean Pierre MARIELLE de trouver un de ses plus grands rôles en interprétant Monsieur de Sainte-Colombe, professeur intransigeant, pas vraiment un comique dans le genre. Guillaume DEPARDIEU s’en sort avec les honneurs et se fait un prénom. Parti sur de bonnes bases, le film approche les 700 000 entrées à Paris et dépasse les deux millions d’entrées  en France. Cette remarquable réussite permet au réalisateur de remporter le César du meilleur film 1992, alors que Jean Pierre MARIELLE est battu par Jacques DUTRONS (Van Gogh).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Enorme surprise avec cette adaptation d’un célèbre roman de Jack LONDON qui conte l’amitié entre un jeune homme et un chien loup, dressé pour tuer. Film familial par excellence le film sort sur les écrans Français après avoir récolté un score spectaculaire aux USA. Rien de bien surprenant dans cette copie propre rendue par un bon professionnel, Randal KLEISER, réalisateur en son temps du célèbrissime « Grease ». Du reste, le succès du film est un peu inexplicable, surtout en France où il récolte 3.5 millions d’entrées. Une suite sera mise en route et ne marchera pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 









Grâce à ses entrées Parisiennes, le Woody ALLEN annuel se glisse dans le top ten. En effet le public français est nettement moins sensible à cette très bonne comédie où Mia FARROW rendue invisible par une potion mystique va voir sa vie chamboulée en observant son couple. Encore une belle réussite de Woody ALLEN qui entre dans les années 90 avec autant de succès que dans les années 80. De bon augure donc.

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 


 

Parti très lentement, le film séduit son public sur la durée. Le duo CARO / JEUNET déborde d’imagination avec ce film bizarre, qui fait plus penser à de la bande dessinée qu’autre chose. Irracontable, le film doit être vu pour comprendre l’univers des deux compères. Il y a un public pour ce genre de films, et c’est tant mieux. Le film gagne plusieurs Césars et permet de faire connaître des acteurs peu utilisés d’habitude, comme Dominique PINON et Jean Claude DREYFUSS entre autres. Les deux auteurs pourront monter un autre film encore plus ambitieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Dessin animé d’une grande médiocrité ou tout du moins destiné aux jeunes enfants, ce Walt DISNEY ne fonctionne pas formidablement. Aux USA le film est un bide. Heureusement, le studio a déjà décidé de remonter la pente et proposera en 1992 un dessin animé d’un autre calibre. Heureusement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 


 

Gérard JUGNOT a bien eu du mal a confirmer le succès de « Pinot simple flic » un des succès de 1984. Ni « scout toujours » et surtout « sans peur et sans reproches » n’ont été des succès. Finalement c’est avec une œuvre attachante et sensible sur la chute sociale d’un ancien cadre lors de la crise économique des années 90 (et oui déjà) que JUGNOT retrouve la voix du grand succès. JUGNOT est très bon et Richard BOHRINGER énorme comme d’habitude. Ticky HOLGADO se fait remarquer ainsi que Victoria ABRIL incontournable dans ces 90’s. Le film est un des grands succès de l’été, mérité de surcroît.              

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires
 
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