Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc
j'existe". Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux
oubliettes. Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est
bon? Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des
statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là. Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles
d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis. Merci au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.
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1943. Quitté par sa femme vingt ans plus tôt, Léon Duchemin tient un restaurant dans une petite ville normande
avec sa sœur Maria et sa fille Juliette. La cohabitation avec l’occupant allemand a des allures paisibles jusqu’au parachutage d’un officier allié, Jeff, fils d’un évêque anglican, qui s’installe
chez Léon et courtise Juliette. Réquisitionné par la Kommandantur — suite à un quiproquo — pour des travaux de peinture, Léon y dérobe sans le vouloir les plans secrets des fortifications du «mur
de l’Atlantique» et d’une nouvelle arme, les V1 et V2. Il fait part de sa découverte à Jeff, qui le conduit en Angleterre auprès du commandant Perry. Au bout d’un an d’une instruction militaire
très éprouvante qui lui fait détester Jeff, Léon est parachuté avec ce dernier près de chez lui, où il retrouve Juliette avec un… bébé. Le père est… Jeff ! Fureur ! Mais elle l’a appelé
Léon. De quoi attendrir celui qui doit laisser croire qu’il revient d’un séjour en prison pour marché noir, afin de mieux protéger la mission de Jeff : tuer le feld-maréchal Rommel, dont la
venue imminente est annoncée. Revêtu d’un uniforme allemand, Jeff s’introduit à la Kommandantur sous le prétexte d’installer un nouveau portrait du Führer dans le bureau où sera reçu l’hôte
d’honneur. Derrière le tableau est dissimulé un explosif. Mais Léon fait des siennes. Le lieutenant Friedrich, amoureux malchanceux de Juliette, lui a appris au cours d’une beuverie que le
feld-maréchal n’a en réalité qu’une hâte : regagner l’Allemagne au plus vite afin d’y retrouver son épouse, à la condition toutefois qu’il puisse lui offrir une paire de chaussures… en
antilope. Le départ de Rommel rend inutiles les risques d’un attentat. Voulant protéger son futur gendre (qui l’appelle «Joli papa» !), Léon dérobe une antilope empaillée que Totor, un
sous-officier allemand, a rapportée de Libye, et la confie au cordonnier pour en tirer une paire de chaussures. Offrant celle-ci à Rommel dès son arrivée, il retarde son entrée dans le bureau et,
sans s’en rendre compte, lui sauve la vie. Léon est une nouvelle fois embarqué par Jeff vers l’Angleterre, protégés dans leur fuite par leur ami Armand. Ce ne sera pas pour longtemps. Nous sommes
le 6 juin 1944…
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