Jeudi 9 mars 2006
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23:00
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Publié dans : ACTEURS FRANCAIS
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LE TROU NORMAND
7 NOVEMBRE 1952
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Réalisation
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Jean BOYER
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Scénario
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Jean BOYER
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Directeur de la photographie
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Charles SUIN
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Musique
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Paul MISRAKI
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Production
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Jacques BAR
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Distribution
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Durée
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85 minutes
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Tournage
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Hippolyte Lemoine
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BOURVIL
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Augustine Lemoine
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Jane MARKEN
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Javotte Lemoine
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Brigitte BARDOT
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Testu
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Pierre LARQUEY
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Le docteur Aubert, le maire
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Noël ROQUEVERT
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La petite commune normande de Courteville est en émoi. La lecture du testament de Célestin Lemoine désigne comme unique héritier son neveu
Hippolyte, grand dadais de trente ans totalement inculte. Mais avant de posséder la prospère auberge «Le trou normand», ce dernier devra obtenir son certificat d'études. Tandis que la belle-sœur
du défunt, l'acariâtre Augustine, se partage entre la fureur et la moquerie, Hippolyte va s'inscrire à l'école, soutenu par bon nombre de villageois comme Testu et par l'instituteur Pichet et sa
fille Madeleine. Il a de sérieuses visées sur sa jeune cousine Javotte, fille d'Augustine, qui lui rit au nez et se laisse courtiser par le bellâtre Jean Marco, imprésario à Rouen. Il en devient
très jaloux et provoque un esclandre dans un bal, ce qui lui vaut d'avoir sa photo dans le journal du lendemain avec un commentaire peu flatteur. Le maire s'en émeut et demande l'intervention du
préfet, qui lui suggère de profiter de l'aubaine et de jouer à fond la carte d'une publicité bien orchestrée autour du courage de ce plus vieil écolier de France. Augustine convainc Hippolyte que
Javotte est prête à l'épouser et lui fait promettre de céder «Le trou normand» à sa belle comme preuve d'amour. Le benêt trouve même mieux : il va rater volontairement son examen, ainsi ce
sont les deux femmes qui hériteront. Mais en voulant répondre faux, Hippolyte trouve juste et réussit son certificat. D'abord logiquement persuadé du contraire, il se désespère d'avoir tout perdu
en constatant enfin la réalité : Javotte a d'autres ambitions pour elle-même – elle se pique d'être comédienne ! – et Augustine s'est bien moquée de lui. Lorsque la vérité éclate au su
de tous, un triomphe journalistique attend Hippolyte. Mais la vorace tante ne désarme pas : les deux semaines suivant l'examen étant écoulées, il est temps d'ouvrir la deuxième enveloppe du
testament. L'ultime volonté de Célestin, lue par le notaire, est que si Hippolyte a été assez idiot pour rater le certificat, il n'a qu'à garder quand même «Le trou normand» !
On ne change pas une équipe qui gagne. BOURVIL est un sacré phénomène qui attire des millions de spectateurs a chaque fois qu'il joue ses rôles de benêts,
une spécialité de l'acteur. En 5 ans il est déja une très grande vedette de la chanson, du cinéma et l'opérette lui fait les yeux doux.
Alors évidemment, ce "Trou normand" est écrit pour lui et construit autour de lui. De bonne grâce, il campe un gentil inculte qui doit passer son
certificat d'étude pour obtenir l'auberge tant convoitée. BOURVIL retourne donc à l'école et devient l'ami des enfants. Bien sûr, il sera tourné en ridicule par le bellâtre Jean MARCO campé par
le débutant Roger PIERRE. Mais dans le fond, BOUVIL attire la sympathie du village et tout se finit bien. Un film qui date de 60 ans et qui peut paraître bien naïf aujourd'hui. Le film est-il un
navet ? Pas plus qu'un "Bienvenue chez les ch'tis" d'aujourd'hui. C'est un film monté autour d'un personnage campé à la perfection par BOURVIL, seul l'acteur peut jouer l'idiot sans jamais
tourner dans le ridicule, c'est sa marque de fabrique. Qu'il espère au fond de lui obtenir des rôles dramatiques, peut être, mais pour le moment c'est une sacrée réussite commerciale et l'acteur
vit confortablement à Paris et travaille énormément. On ne peut pas tout avoir.
Le tournage se déroule entre autre sur la commune de Vieille-Lyre et de Neuve-Lyre. Aujourd'hui encore les traces du tournage sont visibles. C'est un ancien
hôtel qui est transformé en auberge pour les besoins du film. Les habitants se souviennent d'une équipe très agréable et disponible. Certains se souviennent de la beauté sculpturale de la très
jeune actrice de 17 ans qui joue Javotte; qui n'est autre que la débutante Brigitte BARDOT. Elle qui fait les couvertures des magazines de mode, est évidemment trop belle pour le pauvre
Hippolyte. On ne voit qu'elle et elle brûle la pellicule. Nul doute que malgré la pauvreté dramatique de son rôle que les réalisateurs vont s'arracher ce bout de chou...
Sans surprise le film est une nouvelle fois un immense succès, surtout en province. Dans l'ensemble de sa carrière le film attire près de 4 millions de
spectateurs, un des meilleurs scores de BOURVIL et de Brigitte BARDOT. Le film a régulièrement tourné dans les salles au vu de la carrière de l'acteur et de Brigitte BARDOT qui va gagner des
hordes de fans au cours des années suivantes.
Le film, peu apprécié des critiques demeure une valeur sûre des rediffusions télévisuelles et s'est toujours bien vendu en vidéo. Un petit classique du
genre cinéma naïf.
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CATEGORIE
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RANG
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NOMBRE
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SALLES
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ENTREES FRANCE
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3 915 583
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ENTREES PARIS
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612 318
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ENTREES PARIS EXCLUSIVITE
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1ère semaine
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9 391
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1
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2ème semaine
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5 935
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Nombre de semaines Paris
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2
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Moyenne salles Paris 1ère sem
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9 391
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Budget
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Box office annuel FRANCE
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Box office annuel Espagne
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Box office annuel Italien
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Cote du succès
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