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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.

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SOMMAIRE DU BLOG

Vous trouverez le tableaux récapitulatif des entrées des acteurs et réalisateurs : ICI


Mardi 9 août 2011 2 09 /08 /Août /2011 17:58
- Publié dans : MISES A JOUR

 

L’AVENTURE C’EST L’AVENTURE


4 MAI 1972

 


L-AVENTURE-C-EST-L-AVENTURE.jpg   

Réalisation

Claude LELOUCH

Scénario

Claude LELOUCH
Pierre UYTTERHOEVEN
 

Photographie

Jean COLLOMB

Musique

Francis LAI

Production

Alexandre MNOUCHKINE

Georges DANCIGERS
Les films 13
Les Films Ariane
Les Artistes Associés

Distribution

Les Films 13
Les Artistes Associés

Durée

120  minutes

Tournage

 

Lino MASSARO

Lino VENTURA

Jacques

Jacques  BREL

Simon

Charles DENNER

Charlot

Charles GERARD

Aldo

Aldo MACCIONE

Nicole

Nicole COURCEL

Johnny

Johnny HALLYDAY

 

À Paris, en 1972, la vie n'est pas drôle pour les truands. Si les banques sont toujours faciles à piller, l'argent ne s'y trouve plus. Trois compères, Lino, Jacques, Simon – respectivement myope, sourd et bègue – et leurs acolytes Charlot et Aldo décident en désespoir de cause de se recycler dans l'action politique.
Après avoir réussi une première opération dans le show-business, ils louent leurs services à Juarez, révolutionnaire sud-américain qui les charge de séquestrer un ambassadeur. Comme le guérillero refuse de les payer, ils l'enlèvent et le proposent à trois partis opposés. Ils récupèrent ainsi une petite fortune qu'ils augmentent par un détournement d'avion.
Ils prennent des vacances peu discrètes aux Caraïbes, où Juarez les fait arrêter. Après avoir subi toutes sortes de tortures fantaisistes, ils avouent à Juarez le numéro de leur compte en banque en Suisse.
Juarez les livre à la Police française : c'est le procès du siècle. L'avocat présente ses clients comme des révolutionnaires convaincus; l'affaire devient politique et le gouvernement, pour éviter une émeute, organise l'évasion des compères, qui se retrouvent en Afrique. Là, ils refusent de prendre le pouvoir avec le dictateur local, préférant enlever le Pape et gagner la fabuleuse rançon qui serait versée par les catholiques du monde entier.

 

Il est difficile d'évoquer un film comme "L'aventure c'est l'aventure" car celui-ci est certainement le film le plus populaire de Claude LELOUCH dans le cœur des français. Il est devenu un film culte, tout simplement.

Le réalisateur, scénariste, producteur enchaîne les films avec plus ou moins de succès. "Smic smac smoc" film "expérimental" a succédé avec moins de succès que le  "Voyou" avec Jean-Louis TRINTIGNANT. ce dernier, un de ses meilleurs films décrivait un truand charismatique qui organise l'enlèvement d'un enfant sans violence avec la complicité de son propre père. "Smic Smac Smoc" est un film sur la contestation. Fidèle à son habitude d'explorer des thèmes déjà abordés "L'aventure c'est l'aventure" est un mix des films précédents. Citons Claude LELOUCH:  « Au moment où j’ai fait L'aventure c'est l'aventure, les affrontements idéologiques étaient à leur apogée. Mai 1968 avait réduit le fossé entre le patron et les ouvriers. Jamais la France n’avait été aussi politisée. Je voulais filmer cette confusion qui, au fond, me faisait rire. Je voulais montrer à quel point les intellos mélangent tout. Ils sont séduits par n’importe quel discours si l’orateur a du charisme. J’avais envie de faire intervenir des voyous qui n’ont rien à cirer de rien, mais qui se servent de la politique pour faire de l’argent. »

Etant donné que le réalisateur laisse une part importante à l'improvisation le choix du casting sera déterminant. Lino VENTURA tourne pour la première fois avec le réalisateur. Pour l'acteur la période est mi figue-mi raisin. Ses deux derniers films ont  obtenus des résultats mitigés. "Fantasia chez les ploucs" a fait 1.4 millions d'entrées et "Boulevard du Rhum" a fait 1.2 millions d'entrées. GAUMONT a perdu beaucoup d'argent avec ce dernier et a du serrer les budgets de ses films suivants et a du attendre le succès de "Il était une fois un flic" pour se refaire une santé financière. Ce n'est donc pas un bon point pour Lino VENTURA qui espère peut être avec LELOUCH retrouver un bon succès au box office. Le réalisateur espérait retrouver son compère Jean-Louis TRINTIGNANT mais ce dernier ne semble pas avoir apprécié le thème du film, c'est fort dommage tant l'association entre les deux stars aurait pu être formidable à l'écran. C'est donc Jacques BREL qui remplace TRINTIGNANT. Le désormais acteur n'a plus grand chose à prouver à l'écran et possède déjà quelques beaux succès au box office dont "Mon oncle Benjamin" et "Les risques du métier".

Le très grand Charles DENNER est également de la partie et devient un membre de la famille LELOUCH tout comme Charles GERARD vu dans les deux films précédents de l'auteur. Plus surprenant, la présence d'Aldo MACCIONE au casting. Assez peu connu à l'époque, il faisait partie d'un groupe burlesque italien, "Les Brutos" que l'on pourrait comparer aux "Charlots". On a pu le remarquer dans un petit rôle dans "Le voyou". Le choix s'avèrera déterminant. Au niveau féminin, Nicole COURCEL fait aune apparition courte, mais remarquée. Notons des petits rôles pour les copains Yves ROBERT et Gérard SIRE, l'homme à la voix de velours et bien sûr une apparition de Johnny HALLYDAY dans son propre rôle.

Comme le montre le résumé du film, l'histoire est décousue et hautement improbable, c'est une farce menée par une bande de truands que l'on peut comparer aux célèbres "Pieds nickelés", célèbre série de bande dessinée populaire à l'époque.

La première partie du film décrit la rencontre entre les différends protagonistes du film. Ce sont tous des truands de petite envergure, dont la particularité est de s'appeler par le prénom des acteurs ce qui perturbe un peu au début. Jacques coince Charlot qui est un pompiste qui remplit à moitié le réservoir de ses clients. Aldo est un petit voleur de voiture qui provoque un accident et rencontre ainsi Lino. S'ensuit une grande discussion en italien entre les deux protagonistes avant l'arrestation de Lino.

Tous ensemble à Paris ils cherchent une manière de faire du business. Le propre fils de Lino lui tient des discours sur le fait que :"Le capital, c'est foutu. La Cinquième, c'est foutu. Le PC, c'est foutu. La société de consommation, c'est fini tout ça, c'est foutu. Les bagnoles c'est foutu".Goguenard, Lino lui pète sa voiture. Mais ce qui est drôle c'est que Lino répète ce discours à ses collègues le soir même et la bande décide de se lancer dans le business moderne. Premier coup, enlever Johnny HALLYDAY en personne. Décidément les enlèvements sont une obsession chez LELOUCH. Mais tout ce passe dans la bonne humeur avec un Johnny très copain avec ses ravisseurs et qui se paye un bon coup de pub. Beaucoup de dialogues sont bien sûr improvisés avec plus ou moins de bonheur. Avec LELOUCH il y a à boire et à manger mais l'ensemble est souvent agréable à suivre. L'entente entre les acteurs est flagrante. Aldo MACCIONE est souvent très drôle. Dans une scène qui évoque les bandes dessinées, la bande est capturée par le Che Guevara d'opérette avec qui ils ont fricoté. Les tortures se succèdent pour leur faire avouer leur numéro de compte en Suisse. Le pire est que les compères font des paris sur celui qui craquera le premier. La torture d'Aldo est de subir la morsure de gros insectes sur son service trois pièces. Alors qu'on pouvait craindre d'horribles douleurs celui-ci éclate d'un rire terriblement contagieux.

Evidemment le passage "légendaire" du film est la démonstration d'Aldo de son pas déhanché et classe sensé faire craquer toutes les femmes. Il forme ses partenaires à cette démarche et nous pouvons observer les cinq jouer les coqs sur la plage, y compris Lino qui n'hésite pas à se ridiculiser.

Embauchés pour une révolution Africaine, le groupe doit discuter avec le futur dictateur sur la date prévue de la révolution. Le lundi c'est pas possible, le mardi non plus...c'est assez sympa, surtout quand le dictateur déclare au groupe qu'ils doivent bien connaître les révolutions. Jacques répond que " de Marx, nous avons surtout retenu la notion de Capital". Le clou du film est assez énorme, nos amis n'hésitant pas à enlever Le Pape en personne. Comme le dit le génial Charles DENNER à la fin du film : "Le Pape, c'était bien le Pape, oui, très bien.".

L'ensemble est un peu inégal et parfois certaines choses tombent à plat, comme BREL improvisant son numéro belge dans l'avion, par exemple. Mais l'ensemble est fort joyeux. Comme d'habitude, LELOUCH mélange le passé et le présent dans un montage dont il a le secret. L'ensemble fleure bon les insouciantes 70's avec son générique "pop" et la musique primesautière de l'excellent et fidèle Francis LAI. Le point fort du film vient du fait qu'aucun des acteurs ne tente de tirer la couverture à lui, y compris VENTURA, ce qui assure une belle cohésion à l'ensemble.

Le film sort au moment du festival de cannes 72 où il est présenté hors compétition. Au box office il est en concurrence avec le premier film de Jean YANNE "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil". A la surprise générale, le film de ce dernier explose le box office et prend la première place du box office hebdomadaire parisien devant le LELOUCH. ce dernier ne s'en laisse pas compter et remporte la première place la semaine suivante. Les deux films dominant le box office de la tête et des épaules. Les deux films se tirent la bourre et finalement le film de Jean YANNE l'emporte au fur et à mesure des semaines. Mais les deux films deviennent les champions de l'été 1972 où ils sont présent durant de nombreuses semaines dans le top 10. Au final le réalisateur obtient son plus gros succès avec près de 4 millions de spectateurs et est millionnaire sur Paris-Banlieue.

LELOUCH confirme qu'il est un des plus efficaces réalisateurs français. Lino VENTURA peut respirer, il est remonté au top du box office et sa carrière en profitera. Claude LELOUCH l'apprécie beaucoup et va rapidement lui proposer un nouveau projet en commun "La bonne année". Une grande amitié est née entre VENTURA et BREL et les deux désirent rejouer ensemble, ce qui sera le cas dès l'année suivante avec le fabuleux "L'emmerdeur". Charles GERARD va poursuivre son parcours avec LELOUCH. Charles DENNER est toujours très demandé et va tourner avec BELMONDO. La révélation du film Aldo MACCIONE va intégrer le casting de la comédie de Robert LAMOUREUX, "Mais où est donc passée la 7ème compagnie ?". Bref, le succès considérable du film a profité à tous.

En 2008 Claude LELOUCH a évoqué le projet de délivrer une séquelle au film avec les deux survivants du casting original, soit MACCIONE et GERARD, mais cela semble n'être qu'un beau projet.

Le succès du film ne s'est jamais démenti, surtout à la télévision où il est devenu un des habitués du petit écran.              

 


 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

3 815 477

 

ENTREES PARIS

 

732 100

 

ENTREES BANLIEUE

 

334 622

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

1 066 722

 

Détail entrées Paris

 

 

 

1ère semaine

2

107 974

14

2ème semaine

1

134 977

 

3ème semaine

2

95 389

 

4ème semaine

2

63 561

 

5ème semaine

3

56 688

 

6ème semaine

3

43 129

 

7ème semaine

3

37 075

 

8ème semaine

4

40 006

 

9ème semaine

4

41 084

 

10ème semaine

2

32 800

 

11ème semaine

3

25 160

 

12ème semaine

4

23 333

 

13ème semaine

5

24 485

 

14ème semaine

5

24 658

 

15ème semaine

4

25 103

 

16ème semaine

2

25 078

 

Nombre de semaines Paris

 

20

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

7 712

 

Budget

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

936 311

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* * * *

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 2 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Lundi 1 août 2011 1 01 /08 /Août /2011 17:55
- Publié dans : MISES A JOUR
DOCTEUR-POPAUL.jpg

Réalisation

Claude CHABROL

Scénario

Paul GEGAUFF

Claude CHABROL

Photographie

Jean RABIER

Musique

Pierre JANSEN

Production

André GENOVES

Distribution

Les films de la Boetie

Durée

185 minutes

Tournage

12/01/72-19/03/72

Dr Paul SIMAY

Jean-Paul BELMONDO

Christine

Mia FARROW

Berthier

Daniel IVERNEL

Martine

Laura ANTONELLI



Le docteur Paul Simay, plus communément appelé le docteur Popaul, est victime d'un accident de voiture, malencontreusement orchestré par sa femme Christine, un stupide accident qui lui vaut les deux jambes cassées. Il est hospitalisé tout naturellement dans sa clinique, soigné par son meilleur collègue et par la plus belle infirmière. Cette convalescence forcée le plonge dans ses souvenirs de coureur de jupons avec la particularité étrange de préférer les filles laides. C'est dans cette catégorie que se range Christine à qui il offre la première nuit d'amour. Celle-ci étant la fille d'un grand chirurgien, il y eut dans la corbeille de mariage une clinique ultramoderne. Mais Christine avait une soeur, Martine, qui au désespoir de Popaul est radieuse. De surcroit, elle lui fit des avances précises. Celui-ci se vengea en faisant échec aux tentatives successives de mariage de cette soeur, belle dans tous les sens du terme. Popaul s'amusait beaucoup. Seulement voilà: ses goûts changèrent, il se mit à désirer celle qu'il avait jusque-là honnie. Qu'à cela ne tienne, Martine succomba facilement à ses avances. Ce qui ne rassura pas totalement Popaul, craignant le départ éventuel de son amante pour un mari. Aussi remplaça-t-il les pilules contraceptives de son amante par d'inoffensives préparations de son crû. Le résultat ne se fit guère attendre: naquit la petite Claudine. Maintenant Popaul se sent seul dans son lit d'hôpital. Délaissé de tous, il sombre dans une angoisse justifiée puisqu'on lui apprend qu'il ne pourra plus marcher. Les larmes aux yeux, sa femme lui donne le poison qui mettra fin à ses jours... 

 

Après le succès énorme du "Casse" , BELMONDO songe à sauter le pas vers le métier de producteur bien conseillé par son impresario et par Henri VERNEUIL. Après tout, son principal "concurrent" Alain DELON a gagné beaucoup d'argent en produisant "Borsalino" et le fait d'être producteur lui semble être un gage de liberté supplémentaire. Il nomme sa société "Cerito" en hommage à sa grand mère Rosine Cerrito. La société perdit un "r" au passage ce qui semble être une faute de typographie. 

Pour sa première production, l'acteur souhaite adapter un roman d'Hubert MONTEILHEIT "meurtres à loisir". Il propose à Claude CHABROL avec qui il n'a plus tourné depuis "à double tour". Finalement le film s'intitulera "Docteur Popaul" titre hautement évocateur car comme tout le monde le sait, "Popaul" est un des sobriquet donné au sexe de l'homme. Tourner avec CHABROL semble une bonne chose. le réalisateur a depuis quelques années proposé des  perles comme "Les biches", "Le boucher" ou "Que la bête meure" néanmoins en dehors de leurs qualités, ces films peinent à dépasser le million de spectateurs en France. le charisme de l'acteur suffira-t-il à porter le film sur les sommets ?

Le film est une grande farce au service de l'acteur. Ce Docteur Popaul porte bien son nom, car il est porté "sur la chose " comme on dit. On le trouve cependant en mauvaise posture au début du film. Son parcours nous est conté.

Le film est on ne peut plus cynique. Nous comprenons vite que Bebel va tourner en roue libre.

On le sait Claude CHABROL n'est pas le dernier des farceurs et sa collaboration avec BELMONDO va donner quelques scènes d'un niveau de misogynie rarement atteint. En effet le Docteur Popaul fait partie d'un groupe d'amis, des compagnons de boisson dont la principale activité est de coucher avec des filles laides. A chaque réunion, les participants exposent leur trophées de chasse, soit des photos des femmes moches. Au paroxysme du malotru Popaul précise même que "prendre une femme laide en levrette ne compte pas". De quoi faire hurler les femmes du MLF. C'est quand même savoureux, mais à prendre au troisième degré.

Evidemment il va se marier par jeu avec une femme laide. Pour l'occasion Mia FARROW est assez enlaidie (nous précisons qu'elle était mignonne à l'origine). Bien sûr lors du mariage Popaul remarque sa belle-sœur jouée par une Laura ANTONELLI des plus superbes. Evidemment il tombera amoureux de Martine et sa femme concoctera une vengeance bien aidée par le meilleur ami de Paul, joué par un Daniel IVERNEL assez drôle.

Paul croira sa dernière heure arrivée, mais au final tout fini plutôt pas mal.

On ne peut pas dire que l'intrigue soit bien captivante, CHABROL semblant avoir perdu son fluide original. Question cabotinage Bebel s'en offre une belle tranche avec un rêve où on le découvre déguisé en gendarme ou en procureur.

Le tournage se déroule dans une bonne ambiance, d'autant plus que BELMONDO qui était durant quelques années le compagnon d'Ursula ANDRESS noue une idylle avec Laura ANTONELLI, on le comprend.

Le problème provient de la vision du film à la projection d'après montage. Le film ne fait pas rire et glace l'assemblée. Ce film un peu extra-terrestre sera-t-il le premier échec de BELMONDO producteur ?  De plus la critique est fraîche, divisée, c'est le moins qu'on puisse dire. Le concours de femmes laides n'a pas l'air d'avoir plu aux critiques.

A sa sortie le film prend largement la tête du box office parisien et réalise une belle seconde semaine. De quoi rassurer BELMONDO, le public a suivi et mine de rien devient le seul film de Claude CHABROL à passer la barre des deux millions de spectateurs. L'effet BELMONDO a encore frappé. 

Le film marche très bien en Europe ce qui est rare pour un CHABROL.

Finalement BELMONDO déclare que lorsqu'il était acteur, les producteurs se plaignaient qu'il était cher. De plus il voyait rarement la couleur des bénéfices des films. Il constate que finalement il n'est pas si cher que cela et qu'il rapporte aux producteurs. Il produira désormais une majorité de ses films avec René CHATEAU.

"Docteur Popaul" reste aujourd'hui une œuvre inclassable, surprenante, parfois ratée mais avec un ton iconoclaste des plus savoureux.

 


CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

2 062 042

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

631 722

 

 

 

 

 

1ère semaine

1

115 559

18

2ème semaine

1

91 135

 

3ème semaine

2

71 789

 

4ème semaine

4

56 862

 

5ème semaine

7

52 644

 

6ème semaine

11

30 057

 

7ème semaine

9

32 363

 

8ème semaine

14

15 759

 

Nombre de semaines Paris

 

12

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

6 420

 

1er jour Paris

 

 

 

1ère séance Paris

 

 

 

Box office Allemagne

 

 

 

Box office ESPAGNE

 

873 577

 

Box office Italie

27

 

 

Cote du succès

 

* *

 


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Par RENAUD SOYER - Voir les 3 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Samedi 30 juillet 2011 6 30 /07 /Juil /2011 12:01
- Publié dans : MISES A JOUR

HO !

 

16 OCTOBRE 1968

 

 

 

 

Réalisation

Robert ENRICO

Scénario

P. PELEGRI

L. HAMON

Robert ENRICO

José GIOVANNI

Directeur de la photographie

Jean BOFFETY

Musique

François de ROUBAIX

Production

Paul LAFFARGUE

Distribution

Cocinor

Durée

95 minutes

Tournage

 

François Holin dit Ho

Jean-Paul BELMONDO

Benedite

Joanna SHIMKUS

François Canter

Sydney CHAPLIN

Gabriel Briand

Paul CRAUCHET

 

 

Ex-coureur automobile, François Holin entre comme chauffeur au service d'une équipe de gangsters, François Canter, le chef, et les frères Schwartz. On le surnomme "Ho", afin de ne pas le confondre avec l'autre François et pour bien lui faire sentir qu'il n'est qu'un domestique. Ho subit des humiliations constantes et ne touche qu'une infime partie du butin, à la suite d'un hold-up réussi grâce à sa virtuosité. Cet argent lui permet néanmoins d'offrir à son amie Benedite, une cover-girl, un vison au cours d'un week-end en Sologne. Quelques jours plus tard, alors que la bande prépare un nouveau hold-up, Canter se tue par accident. Voyant là une occasion de s'affirmer, Ho propose aux frères Schwartz de diriger l'affaire. Mais ils ne veulent rien entendre. Aussi décide-t-il d'agir seul. Entre-temps, Ho se fait arrêter pour le vol d'une voiture. Incarcéré, il parvient à s'échapper en se faisant passer pour son voisin de cellule, un clochard. Benedite le laisse tomber en apprenant ses activités. Briand, un journaliste, laisse entendre dans un article que Ho serait responsable de l'accident qui jadis coûta la vie à son co-équipier et qui lui valut de perdre sa licence. Ho contacte le journaliste. Ils deviennent amis et Briand réhabilite Ho. La police, qui soupçonne le journaliste d'en savoir beaucoup, l'arrête et l'interroge. En révélant la passion de Ho pour les cravates, il livre un détail qui le perdra. François tombe dans un piège et ouvre le feu. Benedite, qu'il a revue, cherche à le sauver. En voulant gagner la Sologne, ils se heurtent aux frères Schwartz traqués eux aussi après leur hold-up en province. Ho engage le combat, abat les deux gangsters. Mais Benedite est tuée aussi. Désarmé, il se livre ensuite à la police.

 

Après le demi-échec du "Voleur", Jean-Paul BELMONDO change d'impresario car Blanche MONTEL a pris sa retraite. Gérard LEBOVICI va prendre en main la carrière de l'acteur. S'occupant également de celle de Robert ENRICO il facilite la rencontre entre les deux qui voit l'adaptation d'un roman de Jose  GIOVANNI. Robert ENRICO doit à GIOVANNI deux très beaux succès "Les grandes gueules" et " Les aventuriers". C'est un retour à un genre que BELMONDO connait bien, le film noir. Du coté de la distribution, BELMONDO va retrouver deux habitués de Robert ENRICO, la belle et fragile Joanna SHIMKUS ("Les aventuriers") et le toujours très bon Paul CRAUCHET ("Les grandes gueules").

Etrangement Jean-Paul BELMONDO et José GIOVANNI n'apprécièrent pas le film. L'acteur invoque un rôle trop "loser" pour attirer le grand public et l'auteur va trouver là la motivation de mettre en scène ses propres histoires avec "Le rapace".

Et pourtant, le film est pétri de qualités. François Holin est loin d'être un personnage négatif. Certes, le film s'ouvre sur un Holin pilote de course accidenté que l'on retrouve après en chauffeur pour le compte d'un gangster. Il aime la sape et agit toujours avec superbe. Il est le bras droit d'un truand François Canter qui l'apprécie. D'ailleurs lors du partage du butin d'un hold-up il octroie une part généreuse du butin ce qui fait grincer des dents les complices de Canter. En effet, Holin est cantonné au rôle de chauffeur et ne participe pas à l'action. L'argent récolté permet à Holin de  mener bon train en compagnie d'une charmante mannequin populaire jouée avec grâce et fragilité par la belle Joanna SHIMKUS.

"Ho" rêve devant sa glace à des lendemains plus glorieux.

Durant le repérage d'un nouveau "casse", Canter fait tomber son pistolet au sol. Le coup part et le blesse mortellement. Holin propose de mener le casse à son terme, mais les complices refusent doutant de ses capacités.

Alors que Holin veut agir seul, il se fait arrêter bêtement. Interrogé par un commissaire tenace qui le soupçonne de connaître l'origine du casse précédent, il n'avoue rien et finit en prison. Mais doté d'une vive intelligence, il parvient à s'évader sans aucune violence. Il emprunte l'identité d'un compagnon de cellule qui est un clochard notoire. Holin sort de la prison crasseux, mais libre. Un passage fort amusant quand on connait son goût pour la belle sape.

Son évasion lui assure une belle popularité et il fait enfin les gros titres des journaux. Un mélange d'Al Capone et d'Arsène Lupin, son égo explose. Un détail le chipote, on l'accuse d'être à l'origine de la mort de son ami. C'est en fait un piège piloté par le commissaire de police. Holin capture le journaliste qui a écrit l'article et rétablit la vérité. Oui, c'est un bandit, mais il est contre la violence. Petit à petit il séduit Gabriel BRIAND joué" par Paul CRAUCHET.

Cet épisode rappelle par bien des aspects l'épisode réel de Jacques MESRINE convoquant la presse lors d'une de ses cavales pour faire passer ses messages. Comme quoi le film était bien en avance et crédible.

Autre preuves des capacités de Holin, il mène à terme le casse prévu avec une nouvelle équipe.

Alors qu'il éprouve des difficultés avec sa fiancée, il ne peut s'empêcher de se gausser envers Briand. Bêtement celui-ci laisse un indice intéressant au commissaire de police qui l'interroge.

Holin est poursuivi par ses anciens complices. Holin s'en débarrassera utilisant la force ce qu'il a toujours chercher à éviter. Hélas Bénédicte mêlée malgré elle à l'histoire,  meurt en voiture lorsqu'elle tente de s'échapper du traquenard. 

Capturé par la police, Holin est sous le feu des projecteurs, mais cette fois pour témoigner de sa déchéance.

Robert ENRICO a réalisé un très bon film. "Ho" est un gangster très charismatique et classe. Son refus d'utiliser la force et son esprit fanfaron sont attachants. Certes, la fin du film est conventionnelle, mais le bandit ne peut pas toujours gagner fusse-t-il fort sympathique. Le film est bien porté par une superbe partition de François de Roubaix.

Le film qui prend la première place du box office parisien doit rassurer l'acteur.   En seulement 4 salles le film fait 68 162 spectateurs. La très vive concurrence, en particulier les films avec Louis de FUNES, fera que le film glissera lentement de semaines en semaines, pour finir tout de même à plus de 400 000 spectateurs parisiens au total et à près de 1.8 millions de spectateurs en France. Ce n'est pas spectaculaire mais prouve à l'acteur qu'il devra alterner les entreprises commerciales aux films plus personnels et risqués. L'acteur pourra compter sur l'attaché de presse qu'il vient de rencontrer: René CHATEAU. Celui contribuera énormément à la notoriété que BELMONDO va rencontrer dans sa seconde partie de carrière.      

 

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

1 774 340

 

ENTREES PARIS

 

414 168

 

ENTREES PARIS EXCLUSIVITE

 

269 425

 

 

 

 

 

1ère semaine

1

68 162

4

2ème semaine

2

45 642

 

3ème semaine

4

43 397

 

4ème semaine

6

31 920

 

5ème semaine

8

18 533

 

6ème semaine

15

14 842

 

Nombre de semaines Paris

 

13

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

17 041

 

Budget

 

 

 

Box office annuel FRANCE

25

 

 

Box office annuel Espagne

 

734 174

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* *

 

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 4 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Mardi 26 juillet 2011 2 26 /07 /Juil /2011 14:38
- Publié dans : MISES A JOUR

L’ALPAGUEUR


23 MARS 1976

 
 

  Alpagueur.jpg

 

 

Réalisation

Philippe LABRO

Scénario

Philippe LABRO  

Dialogues

Jacques LANZMANN

Photographie

Jean PANZER

Musique

Michel COLOMBIER

Tournage

13/10/75-20/01/76

Production

CERITO 

Distribution

AMLF

Durée

110  minutes

Roger PILARD

dit « l’alpagueur »

Jean-Paul BELMONDO

L’Epervier

Bruno CREMER

Costa VALDES

Patrick FIERRY

Spitzer

Jean NEGRONI

Garnier

Claude BROSSET

 

 

Chasseur de primes moderne, mercenaire de luxe entretenu - à prix d'or - sur les cassettes privées du Gouvernement qui l'emploie, l'Alpagueur vient de démanteler, à Rotterdam, un important réseau de drogue dont les responsables jurent de se venger. Mais déjà, sur les ordres de l'inspecteur Doumecq, l'Alpagueur a entamé une nouvelle mission: démasquer trois "gros bonnets" de la prostitution qui travaillent avec la bénédiction intéressée du commissaire Gavarny. C'est bientôt chose faite. Pendant que l'Alpagueur accomplit ses exploits secrets, un tueur impitoyable, baptisé "l'Epervier", agit, lui, au grand jour; il se fait aider dans les hold-ups qu'il ourdit par de jeunes voyous qu'il abat ensuite à bout portant. Un de ses "complices", pourtant, a échappé à la mort: mais, depuis son arrestation, Costa Valdès se tait obstinément. Pour vaincre l'Epervier, un adversaire à sa hauteur, l'Alpagueur atterrit sous une fausse identité dans la cellule de Valdès, lequel, confiant, lui révèle que, deux ans auparavant, il avait déjà rencontré l'Epervier sous le costume d'un stewart... L'Alpagueur profite de sa présence en prison pour annihiler le réseau d'évasion qui y fonctionne, moyennant grosses finances. Remontant la filière, il en démasque les organisateurs, en qui il découvre les trafiquants de drogue de Rotterdam. Comme il croit l'Alpagueur tué au cours d'un affrontement, Costa Valdès décide de s'opposer seul à l'Epervier et paie cette audace de sa vie... C'est dans un avion que se jouera le dernier acte entre l'Alpagueur et l'Epervier, enfin face à face...

 

A la tienne... coco.

C'est par cette phrase que BELMONDO démasque l'Epervier alias Bruno CREMER.

Après une année 1975 en tous points extraordinaire, tout du moins en terme de Box Office, Jean Paul BELMONDO avait prévu de produire un ambitieux film d'aventure, "Diamants" réalisé par Claude PINOTEAU. Au vu du budget trop élevé, BELMONDO renonce à le produire et se rabat rapidement sur un projet de Philippe LABRO avec qui il a tourné le fort honnête "L'Héritier". Le principe du personnage plait beaucoup à l'acteur qui corrige régulièrement le script de LANZMANN et de LABRO pour en faire un film plus centré sur lui-même. Il va produite le film à 100% avec sa société CERITO cogérée avec René CHATEAU. Ce sera une pression dont Philippe LABRO aura du mal à se sortir. 

A l'instar de "Peur sur la ville" le film va proposer deux intrigues qui vont plus ou moins se recouper, soit une intrigue policière et la traque d'un redoutable tueur à l'identité inconnue. C'est ce principe qui peut se révéler un peu "casse gueule". Philippe LABRO reconnait lui-même qu'il a un peu échoué dans l'écriture du film qu'il voulait pourtant en hommage à "The Gateway" de Sam Peckinpah, rien que ça.

Sous une musique efficace qui rappelle celle d'un Ennio MORRICONE, le début du film présente un héros très typé, un personnage improbable qui est un électron libre au service de l'Etat. Free lance il monnaye ses missions tel un Jim Phelps dans "Mission Impossible". Traquant le gros gibier du banditisme, il utilise les derniers gadgets pour plonger dans le sommeil les occupants d'une caravane et n'hésite pas à se grimer (il arbore une horrible moustache) pour tromper ses adversaires. Cette partie est peu intéressante en fait et n'apporte rien au film. 

Le film devient beaucoup plus captivant lorsque Pilard se voit confier une mission: démasquer et capturer "l'Epervier" car c'est Bruno CREMER qui interprète le tueur et c'est une de ses meilleures compositions. "L'épervier" est un tueur glacial qui possède deux particularités. Dans le civil il est un steward précieux apprécié de ses collègues et sous son identité secrète un homme seul, gay, qui recrute des jeunes minets pour exécuter ses vols. Etre bipolaire il nomme tous ses minets sous le sobriquet de "Coco". Il aimerait être reconnu pour son intelligence et est déçu lorsqu'un de ses minets ne le remercie pas pour ses cadeaux (une moto) et s'agace quand on lui demande pourquoi il tue tous ceux qui ont vu son visage.

Car "L'Epervier" élimine tous les témoins froidement d'une balle dans la tête ou dans le dos, qu'importe. Lors du casse d'une bijouterie il commet une erreur en  laissant vivant Costa VALDES  qui devient le seul à connaître son visage. Le manque d'expérience de Costa VALDES  a pour conséquence que "L'Epervier" déguiser en policier doit tuer deux vrais  policiers intervenus lors du holdup up.

Alors que Costa Valdes séjourne en prison sans avoir dénoncé le tueur et "L'Epervier" poursuit ses macabres méfaits. Il recrute un nouveau jeune loubard et lui offre une moto. En échange il doit l'aider à dévaliser la recette d'un établissement financier. Il abat le pauvre comptable dans la tête. Irrité par les questions du jeune homme sur les raisons de ces meurtres, il l'abat dans le dos.

Pendant ce temps, Pilard s'est fait coffrer avec Valdes et sympathise avec lui. Il obtient vite les infos concernant "L'Epervier" qu'il veut "alpaguer" gratuitement. L'occasion pour faire connaissance du milieu de la prison avec, bien sûr, le maton corrompu aux ordres du petit Parrain local. Une évasion rocambolesque est organisée. C'est néanmoins un passage du film plaisant. 

Les deux "amis" remontent la piste de "L'Epervier" et Pilard doit sauver Valdes d'une mauvaise situation. Embarqué par deux chauffeurs du camion citerne dans lequel ils s'étaient cachés, Valdez va être éliminé dans le coin d'un bois. Mais Pilard au prix d'une course à pieds effrénée rattrape le camion citerne et libère son compagnon. Belmondo doit reprendre la prise quatre fois, mais LABRO ignore que l'acteur souffre de sciatique alors qu'il pique se sprints impressionnants.

Les deux équipiers se séparent bon gré mal gré. Pilard élimine le restant de la bande qu'il cherchait et Valdez retrouve le triste pavillon où habite "L'Epervier". Il trouve la magot, mais pas de chance "L'Epervier" est rentré. Gouailleur, il explique que son génie est de bénéficier d'une couverture exemplaire. Il tue Valdez.

Reste à Pilard de retrouver "L'Epervier" sur son lieu de travail, en chef de cabine dans un avion . En vol Pilard demande du champagne et invite "L'Epervier" à trinquer avec lui. Souriant malicieusement, Pilard abat son jeu et fait comprendre à son adversaire qu'il est démasqué. S'ensuit une bagarre dont l'issue ne fait pas de doutes.

Si les réactions envers le film sont moins positives que pour "L'héritier" la cause en  peut être due à une première partie pas très innovante par rapport à celles où intervient le formidable Bruno CREMER. L'acteur Patrick FIERRY raconte dans une interview disponible sur le site "devil dead" que l'ambiance du film était bonne malgré une grosse colère de BELMONDO envers LABRO pour un retard dans le plan de travail. D'autre part, FIERRY a trouvé que LABRO était un piètre directeur d'acteurs et qu'il n'écoutait jamais ses suggestions entièrement dédié à servir la soupe à sa star. Pour lui, si "L'Héritier" était bon, c'est parce que sa prestigieuse distribution savait se diriger toute seule... Reste dans "L'Alpagueur" un très beau vilain charismatique et un bel affrontement entre BELMONDO et CREMER.   

 Le film prend facilement la tête du Box Office hebdomadaire parisien à sa sortie et reste en tête deux semaines avant de se faire détrôner par « vol au dessus d’un nid de coucou » qu’il avait pourtant battu à sa sortie. Mais on ne boxe pas dans la même catégorie. Le film s’écroule rapidement.
Le film a souffert d’un bouche à oreille pas très positif et d’une critique plus que tiède. D’ailleurs le score France est relativement  décevant. Le film marche cependant bien en Europe et en Allemagne en particulier. BELMONDO n'en veux pas à LABRO, mais ne va plus tourner avec lui.   
 

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

21

1 533 183

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

445 281

 

 

 

 

 

1ère semaine

1

135 298

23

2ème semaine

1

109 158

 

3ème semaine

3

65 162

 

4ème semaine

6

38 432

 

5ème semaine

5

32 004

 

6ème semaine

15

18 855

 

Nombre de semaines Paris

 

14

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

5 883

 

1er jour Paris

 

16 406

 

1ère séance Paris

 

 

 

Box office Allemagne

16

1 200 000

 

Box office Espagnol

 

290 711

 

Box office Italie

81

 

 

Cote du succès

 

* *

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 1 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Vendredi 22 juillet 2011 5 22 /07 /Juil /2011 12:42
- Publié dans : MISES A JOUR

LA SCOUMOUNE

 

12 DECEMBRE 1972

 

 

LA-SCOUMOUNE.jpg

Réalisation

José GIOVANNI

Scénario

José GIOVANNI

Photographie

Andréas WINDING

Musique

François DE ROUBAIX

Production

Raymond DANON

Distribution

FOX

Durée

105  minutes

Tournage

 

Roberto BORGO

Jean-Paul BELMONDO

Georgia SARATOV

Claudia CARDINALE

Xavier SARATOV

Michel CONSTANTIN

 

 

En 1934, Roberto Borgo quitte la Sicile pour Marseille où son ami Xavier Saratov vient d'être condamné à vingt ans de réclusion pour un meurtre qu'il n'a pas commis. Xavier a été victime d'une machination du caïd Villanova. Roberto s'oppose à celui-ci, le tue et prend sa place dans le Milieu, où il est craint de tous : on l'y surnomme "L'excommunié ", ou encore " La scoumoune ", celui qui porte poisse. Désormais à la tête des affaires du truand, et n'ayant pas réussi à faire évader Xavier, il confie à la soeur de celui-ci, Georgia, la direction d'une maison de rendez-vous. Georgia le prévient des menaces d'un gang de racketteurs américains. N'entendant pas leur céder, il leur tend un piège et les élimine. Mais la police intervient. Incarcéré à son tour, Roberto retrouve Xavier. A l'entrée en guerre de la France contre l'Allemagne, ils se voient refuser leur demande d'engagement dans l'armée. Décidant alors de s'évader, ils échouent à deux reprises. A la Libération, ils se portent volontaires, en échange d'une promesse de grâce, pour le déminage des plages. Entreprise périlleuse, au cours de laquelle Xavier perd un bras en portant secours à Roberto. Devenus hommes de main d'un patron de boîte à Pigalle, ils s'approprient son patrimoine. Mais, lassés de ce pouvoir retrouvé, ils songent à se retirer en Normandie avec Georgia. C'est alors qu'interviennent des sbires de l'homme spolié. Xavier est tué, Georgia blessée. Roberto vengera son ami.

   

A l'instar de Francis VEBER, José GIOVANNI n'a jamais totalement apprécié les adaptation de ses romans (sauf "Les Grandes gueules") et surtout pas celle d' "Un nommé La Rocca" (d'après son roman "L'excommunié") de 1961. Fait curieux il décide d'en faire le remake en 1972 sous le titre "La Scoumoune". L'histoire est inspirée de la vie d'un gangster Italien débarqué à Marseille en 1923, Antoine La Rocca. Réputé pour porter la guigne (la scoumoune) à ses adversaires, il refuse les modifications de la société et du milieu. Un personnage atypique qui devrait plaire à BELMONDO ravi de tourner dans un remake d'un de ses propres films.

L'acteur va retrouver Claudia CARDINALE sans doute l'actrice le plus proche de lui. On se souvient de "la Viaccia" et surtout de " Cartouche". Elle est somptueuse et n'hésite pas à arborer quelque beaux décolletés et quelques tenues suggestives.   

Michel CONSTANTIN sera donc Xavier, l'ami, le "frère" de Roberto. L'acteur est en pleine bourre et est une des incontournables gueules du cinéma. De plus il connait bien GIOVANNI. Le réalisateur se retrouve donc en famille. 

Avec GIOVANNI nous sommes en terrain connu, il y a un peu du "Rapace" et de "Ho!" et des "Aventuriers" dans ce film.

Oui, le film décrit un personnage atypique, mais encore une fois c'est surtout une indéfectible amitié qui lie les protagonistes du film.

Roberto est un sacré gangster. Sous des abords classe, il dissimule une formidable habileté à manier les armes à feu. C'est un tireur d'élite redouté du milieu ce qui lui vaut un respect forcé. Sa méthode: s'assoir tranquillement sur une chaise avant de défourailler les alentours. Pour l'aider, le "Mexicain" peut éventuellement lancer quelques couteaux dans le dos de ceux qui tenteraient d'abattre Roberto. Une équipe formée lors d'aventures exotiques où le talent de Roberto a fait merveille.

Roberto va tout faire pour sauver son meilleur ami Xavier condamné à 20 ans de prison pour un meurtre dont il est pourtant innocent. Xavier est une brute épaisse, un costaud qui ne se laisse pas faire. Roberto est revenu à Marseille pour l'aider ainsi que sa sœur Georgia prête à tout pour sauver son frère.

Cette histoire d'amitié remonte à l'enfance, une enfance dure qui forge les hommes où seuls les plus forts s'en sortent. CONSTANTIN est épatant. Au parloir, il sait obtenir le silence dans la cacophonie ambiante avec des méthodes "efficaces". C'est drôle comme toujours avec l'acteur.

Roberto va discuter avec le responsable de l'arrestation de Xavier et le descend après une scène efficace. Il prend le contrôle du business local et ses associés qui le craignent rêvent de le faire tomber. Georgia gère la maison close du coin.

Xavier se fait condamner pour 20 ans et est un pensionnaire indiscipliné. GIOVANNI n'a pas aimé son passage en prison dans sa jeunesse et décrit des conditions d'emprisonnement précaires. Xavier termine au trou après avoir molesté des surveillants et est victime d'un maton particulièrement sadique.

Pendant ce temps Roberto va avoir fort affaire avec une bande venue des USA. Des noirs américains sont venus faire main basse sur la ville. C'est un épisode curieux, peut être dû à la mode la blackexploitation qui secoue le box office US. Roberto selon son habitude, s'assoit tranquille au milieu de la bande et fait parler la poudre. Il démantèle le gang mais manque de mourir et se fait coffrer.

Il s'arrange pour se rapprocher de Xavier et impose sa loi auprès du maton. Les deux amis sont ensemble mais il faut s'échapper et les tentatives orchestrées par Georgia échouent et causent même la mort du Mexicain.

Le salut des deux, si l'on peut dire, va venir d'une mission de déminage des côtes françaises. Les volontaires survivants seront amnistiés. L'occasion d' assister à une des meilleures scènes du film. Un à un les protagonistes explosent en manipulant les obus glissants enfouis dans le sable. Brûlés, déchiquetés, les démineurs meurent dans d'atroces souffrances quand ils ne deviennent pas fous. Le suspense est total lorsque Roberto glisse avec un bel obus dans les mains, mais parvient à retenir celui-ci. Mais il reste à retourner l'obus ce que refuse de faire Roberto. pendant ce temps Xavier se sacrifie pour son ami et jette l'obus au loin, mais perd l'usage d'un de ses bras. Mais ils gagnent leur liberté. De retour à Marseille, les affaires reprennent, mais Xavier souffre de son handicap et devient dépressif. Roberto reprend son dû spolié durant son emprisonnement, mais le milieu va chercher à se venger. Chez Roberto absent, Georgia et Xavier sont victimes d'une agression menée par le jeune Gérard DEPARDIEU. Xavier fait usage du feu et meurt tandis que Georgia est grièvement blessée.

Roberto pleure ses amis, mais est bien décidé à les venger. Il disparait dans la nuit.

Si ce n'est pas le meilleur GIOVANNI il n'en reste pas moins que c'est un polar fort divertissant. On appréciera le passage de la bande d'afro américains un petit peu en décalage avec le Marseille des années 30/40, mais bon. L'interprétation est impeccable et BELMONDO fait preuve de sa présence habituelle bien aidé par l'ineffable CONSTANTIN et la belle Claudia.

Mais bien sûr le film reste connu pour la formidable composition musicale de François DE ROUBAIX envoutante et originale, mélange de sons électroniques inhabituels pour l'époque. Le générique du film demeure un de ses morceaux les plus célèbres, sorte d'orgue de Barbarie électronique auquel se mêlent des bruits dus à des ressorts de matelas. Un résultat étonnant.

C'est de la bonne ouvrage et un bon BELMONDO période 70's... Sorti pour les fêtes de fin d'année 1972 le film a fort à faire avec une belle concurrence. Il s'impose à Paris devant la réédition des "101 dalmatiens" et "Le grand blond avec une chaussure noire". Il profite très bien des fêtes et décélère rapidement après cette période. Avec deux millions d'entrées l'essentiel est fait mais pas spectaculaire. Le film est à peu près au niveau de "Docteur Popaul", c'est une année correcte pour BELMONDO mais pas exceptionnelle. Mais le film marche très bien en Europe en particulier en Italie.    

 

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

1 966 700

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

617 838

 

 

 

 

 

1ère semaine

1

104 412

19

2ème semaine

2

96 219

 

3ème semaine

3

100 641

 

4ème semaine

4

57 034

 

5ème semaine

5

49 250

 

6ème semaine

9

22 115

 

Nombre de semaines Paris

 

12

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

5 495

 

Budget

 

 

 

Box office annuel FRANCE

16

 

 

Box office annuel Espagne

 

970 613

 

Box office annuel Italien

20

 

 

Cote du succès

 

* * *

 

 

 

scoumoune.jpg


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Par RENAUD SOYER - Voir les 1 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 04:09
- Publié dans : MISES A JOUR

L'HERITIER

 

15 MARS 1973

 

HERITIER.jpg

Réalisation

Philippe LABRO

Scénario

Philippe LABRO

Jacques LANZMANN

Photographie

Jean PENZER

Musique

Michel COLOMBIER

Production

Jacques Eric STRAUSS

CINETEL

Distribution

VALORIA FILMS

Durée

110 minutes

Tournage

 

Bart CORDELL

Jean-Paul BELMONDO

Liza

Carla GRAVINA

David LOWENSTEIN

Charles DENNER

André BERTHIER

Jean ROCHEFORT

Lauren

Maureen KERWIN

Jean-Pierre CARNAVAN

Jean DESAILLY

Maître GRASSET

François CHAUMETTE

A la mort de son père, victime avec sa femme de l'accident de son avion personnel alors qu'il survolait les Alpes, Bart Cordell hérite d'un empire industriel et d'un hebdomadaire à fort tirage : "Le Globe". Vivant aux États-Unis depuis dix ans, Cordell contrecarre dès son arrivée en Europe l'image de play-boy mondain qu'ont donné de lui les magazines en s'imposant par une autorité et une compétence inattendue. Aussitôt, il devient l'homme du jour, instaure un nouveau ton et des rapports plus directs entre lui et ses employés, gérant sa fortune grâce à l'aide de son conseiller privé David Lowenstein. Pressentant une vaste conjuration contre son groupe par de puissantes puissances industrielles européennes, Cordell engage un détective afin d'enquêter sur les circonstances de la mort de son père, et fait protéger sa femme Giovanella et son fils demeurés aux États-Unis. Giovanella est la fille d'un magnat italien, Luigi Galazzi, que le père de Bart détestait et qui se révèle être l'ennemi numéro 1 du groupe Cordel. Bart est victime de plusieurs attentats. Il prépare un numéro spécial du "Globe" en collaboration avec Liza, rédactrice, avec laquelle il a une liaison, sur le passé douteux de l'industriel italien (il aurait été le responsable de la déportation de la colonie juive romaine), qui finance le parti néo-faciste et espère remporter les prochaines élections. Ayant récupéré son fils un moment confié à son ennemi, Bart est assassiné à l'aéroport de Rome non sans avoir remis le flambeau à Hugo Cordell junior.

 
   

Au sortir du tournage de "La scoumoune" BELMONDO prend quelques vacances puis est sollicité par Philippe LABRO pour un projet ambitieux : "L'héritier". De prime abord, l'acteur est réticent. Le réalisateur / journaliste n'a réalisé que deux films, dont " Sans mobile apparent" un polar sympathique. LABRO connait bien BELMONDO depuis des années et a même réalisé une longue interview de l'acteur peu de temps avant. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'il se prend pour une sorte d'Orson WELLES français, le rôle de Bart CORDELL étant inspiré de John KENNEDY, El Cordobes, Dassault, JJSS, rien que cela. Il associe Clark GABLE ou Steve Mc QUEEN à  BELMONDO et s'inspire lui même de Jean Pierre MELVILLE. Bigre, nous avons affaire au nouveau Kubrick !

BELMONDO ne se sent pas très à l'aise dans la perspective de jouer un chevalier de l'Industrie, il a constaté également que les derniers films qui ont cassé la baraque aux box office sont des films d'action ("Borsalino", "Le casse") et il se souvient des inquiétudes liées à la sortie de "Docteur Popaul".

LABRO insiste et lui livre un script très précis coécrit avec Jacques LANZMANN. Toujours crispé l'acteur accepte cependant conforté par la présence de grands acteurs à ses cotés dont Charles DENNER qu'il retrouvera peu après dans "Peur sur la ville", Jean ROCHEFORT incontournable, ils ont tourné ensemble "Les tribulations d'un Chinois en Chine" en 1965  et même François CHAUMETTE dans le rôle de la crapule de service, comme d'habitude.

LABRO ne connait pas la demi mesure et impose son rythme à l'américaine quitte à rendre son intrigue et la description de son héros comme caricaturales. Il tente de rendre son montage spectaculaire et propose une photographie propre et nette.

Le film s'ouvre sur la scène du crash de l'avion de Cordell Sr. Au milieu des décombres, Cordell Jr trouve une bague familiale et la conserve. Le fils prodigue est de retour. L'histoire est conté par le rédacteur en chef d'un journal qui a pignon sur rue et joué par Jean DESAILLY. Sensé être le portrait type de chef de l'information selon les souvenirs de LABRO, celui-ci explique à ses collaborateurs que le père et le fils CORDELL se sont brouillés lorsque Bart s'est marié avec la fille d'un magnat italien qui représente une branche de l'extrême droite italienne. Bigre. Envoyé aux USA pour superviser les branches du groupe, Bart deviendra un des hommes les plus riches du monde. Il revient en France en winner avec son fidèle ami David. En France au sein du siège, l'inquiétude est de rigueur en particulier pour André Berthier le bras droit de Cordell Sr joué impeccablement par un Jean ROCHEFORT altier et digne. Liza, la rédactrice en chef du groupe est moins inquiète car elle sait que Bart aime les femmes.

Bart est smart et athlétique. Vif, il dort peu et aime consommer rapidement ses conquêtes. Il est pressé, compétent, entêté. D'ailleurs dans l'avion qui le mène à Paris il cède aux avances d'une belle femme, Lauren. Celle-ci, fourbe, lui glisse une étiquette de bagage dans la poche. Dès son arrivé, Bart est pris à parti par la police qui trouve à la douane de la drogue dans ses bagages. Bart est tombé dans le piège. Mais Berthier qui a des connections avec l'Elysée le sort des griffes de la police.

Bart remet tout le conseil d'administration au pas. Les vieilles badernes vont devoir changer leurs vieilles habitudes. Les journaux du groupe devront désormais dénoncer les scandales français, et pire que tout, avoir un esprit disons..de gauche dans un pays naturellement de droite. Bart va séduire Liza. Berthier est perturbé, mais il est honnête et Bart le conserve à son poste. Mais Bart recherche les criminels qui ont tué son père car il ne croit pas à l'accident. Il retrouve Lauren qui tombe amoureuse de lui... Il remonte la piste et se trouve confronté à bien des dangers. David et Berthier sont victimes d'un accident de voiture après l'enterrement de Cordell Sr, et Bart est victime d'un spectaculaire attentat. Sous un feu nourri de balles lors d'une scène spectaculaire, il s'en sort en lançant une grenade qui se trouvait sur une table basse contre ses assaillants. Il comprend le but de son père: dénoncer le beau père de Bart qui cache un terrible secret. Ah et bien c'est vraiment une coïncidence, celle là! Alors qu'il couche avec ses deux maîtresses, Bart congédie Lauren qui fulmine...

Bart veut préserver sa femme et son fils et leur demande de se rendre à un hôtel en Italie. Mais par une formidable astuce, Bart demande aux renseignements d'où venait l'appel de sa femme. Il découvre que l'appel ne venait pas de l'hôtel. Quel finaud ce Bart ! Il comprend que sa femme l'a trahi.

Il récupère son fils et s'apprête à dénoncer le dossier contre son beau-père. Hélas, il se fait assassiner à l'aéroport lâchement par un groupe d'hommes...et Lauren tapie dans l'ombre... Sans trop savoir pourquoi, LABRO filme la scène sous trois angles différents d'une manière complaisante... Le super héros est mort, tel un Kennedy !

On ne peut pas dire que LABRO y va avec le dos de la cuillère dans son portrait du chevalier blanc made in USA.... Mais chose assez formidable, on y croit grâce à la belle performance de BELMONDO en pleine forme. Charismatique en diable il nous fait croire à l'existence d'un tel personnage, riche, iconoclaste, charmant...une sorte de cowboy dans un magasin de porcelaines.

LABRO affuble à Bart quelques tics de personnalité ce qui était déjà le cas de Capella le flic joué par Jean-Louis TRINTIGNANT dans "Sans mobile apparent". Bart s'endors à volonté en se passant la main devant ses yeux. Il possède, ainsi que David, une pierre maya encombrante et bien mystérieuse, mais qui possède la qualité de faire trouver le sommeil rapidement à celui qui la glisse sous son oreiller.

LABRO a donc réalisé un film qui correspond à son rêve de proposer un film avec un aventurier franco-américain mêlé à une intrigue totalement improbable. L'occasion également de traiter de la presse et des médias qui sont des sujets qui sont familiers à l'auteur.

D'après Jean ROCHEFORT le film était fort ennuyeux à tourner et les acteurs trouvaient le scénario ridicule, mais grâce à BELMONDO les périodes hors tournage étaient l'occasion de faire la fête et de concocter des blagues énormes. François CHAUMETTE vieux copain de BELMONDO du temps des débuts s'est aussi bien amusé. D'ailleurs une scène montre la bonne ambiance entre BELMONDO et DENNER quand les deux s'amusent comme des fous dans leur baignoire...

BELMONDO sauve donc la baraque et le film prend un bon départ en occupant la première place du box office parisien. Fait rare il perd peu d'entrées en deuxième semaine signe d'un bon bouche à oreille et parvient à se maintenir dans le top 10 durant deux mois. Le film passe les deux millions de spectateurs en France ce qui est très satisfaisant car ce n'est pas un film d'action. Il marche d'ailleurs bien en Europe. A Paris le film est un des succès de l'année. Le pari est réussi pour LABRO. Il aura moins de difficulté à convaincre l'acteur de tourner avec lui "L'alpagueur" en 1976.         

 


 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

2 030 500

 

ENTREES PARIS BANLIEUES

 

682 085

 

 

 

 

 

1ère semaine

1

104 082

17

2ème semaine

1

102 223

 

3ème semaine

3

68 717

 

4ème semaine

4

66 598

 

5ème semaine

3

59 466

 

6ème semaine

4

57 023

 

7ème semaine

7

27 807

 

8ème semaine

12

18 845

 

Nombre de semaines Paris

 

20

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

6 122

 

Box office ESPAGNE

 

763 863

 

Box office Italie

33

 

 

Budget

 

 

 

Cote du succès

 

* * *

 

 

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Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 22:21
- Publié dans : MISES A JOUR

LES MYSTERES D’ANGKOR 


5 OCTOBRE 1960




les_mysteres_d_angkor-0.jpg

Réalisation

William DIETERLE

Scénario

Jo EISINGER

HG PETERSSON

Pascal JARDIN

Photographie

Richard ANGST

Musique

Roman VLAD

Production

Ralph BAUM

FRANCO LONDON FILMS

CONTINENTAL FILMS

CCC

Distribution

GAUMONT

Durée

123 minutes

Tournage

 

Karin JOHANSSON

Martha HYER

Madame LATOUR

Micheline PRESLE

Peter LUNDSTROEM

Carlos THOMPSON

Biamonte

Lino VENTURA

Professeur JOHANSSON

Gino CERVI

Dr Lin Chor

SABU

Priester

Valery INKIJINOFF

 

 


Le professeur Johansson de Stockholm a fait une découverte primordiale pour l'ordre du monde : une nouvelle arme capable de détruire la terre. Mais le professeur a disparu dans un accident. Les services secrets de tous les pays sont en alerte, et sa fille Karin part pour Nice où il semble avoir donné son dernier signe de vie. 

 

Ce film reste un des plus méconnu de Lino VENTURA étant donné qu'il n'a qu'un petit rôle et qu'il a fallu attendre 2010 pour que GAUMONT réédite le film sur le support DVD à  tirage limité. Il n'en reste pas moins qu'il reste une  œuvre à découvrir.

Le film a été exploité en deux parties en Allemagne et réduit en un seul long métrage pour la France. C'est ce qui explique à la vision cette sensation d'assister à deux films distincts. Lino VENTURA ne figure que dans la première partie. 

Réalisé par William DIETERLE en fin de carrière, le film semble être un mix entre les aventures de "Blake et Mortimer" et de "Tintin". 

La carte de visite de William DIETERLE est fameuse. Cinéaste allemand repéré par Hollywood au début des années 30 il enchaîne les succès en particulier pour des biographies dont la vie de Pasteur en 1936 qui permet à Paul MUNI d'obtenir l'Oscar du meilleur acteur. Il est connu pour tourner avec des gants blancs. Il crée une société de production avec la RKO et connait une période faste. Hélas, un changement de Direction à la RKO a pour conséquence de lui faire connaître la faillite. Figurant sur la fameuse liste noire, il repart ruiné en Allemagne où il va tourner pour la télévision et mettre en scène quelques séries B dont ce "Mystère d'Angkor". 

Avec tout son métier, il va tenter de marier un budget sans doute pas illimité et des acteurs pas trop chers pour donner l'illusion d'une superproduction.

La première partie est donc un film d'espionnage qui ressemble donc, comme évoqué plus haut, à une aventure de "Blake et Mortimer". A l'aide d'une voix off, nous assistons à une expérience qui tourne à la catastrophe dans un décors qui évoque les films de science fiction de série...B, nous dirons.

Le film débute à Stockholm, où le commandant Peter Lundstroem doit veiller à une expérience qui se passe au pays.

Le professeur Johansson joué par Gino CERVI (!) met au point une nouvelle invention: capter l'énergie des ondes des lumières. Mais pour cela il est nécessaire d'atteindre la puissance calorifique de 50 millions de degrés, et le transfo chauffe un peu durant l'expérience et un rayon désintégrant se forme qui  détruit la moitié de la centrale et de ses environs , ce qui permet à la réalisation de faire exploser une ou deux petites maquettes bien visibles. L'occasion de retrouver l'acteur SABU (!) comme assistant du professeur et  de Martha HYER bonne actrice  américaine qui joue le rôle de la fille du professeur.

Evidemment l'invention du professeur est une belle arme potentielle. Mais la formule (?) des ondes de lumières est connue du professeur seul. Evidemment il va se faire enlever par une mystérieuse organisation. C'est le temps de palabres sans cesse entre différents agents et espions du monde entier qui vont tenter de retrouver le professeur.

Lino VENTURA entre en scène pour environ 20 minutes dans le film. Une petite pige de courte durée. Il joue le rôle de l'agent italien. Evidemment c'est le costaud de service. Il parle avec la fille du professeur et retrouve le cargo où le professeur a séjourné durant son enlèvement. Un suspect est arrêté mais refuse de parler. Mais Lino est un sacré costaud, il en a fait parler plus d'un. Une bonne baffe et le bandit terrorisé se met à table, non mais ! Lino s'en va, mais la piste est chaude. Toute cette partie du film se déroule à Nice.

Peter et Karin s'envolent au Cambodge pour retrouver le professeur. La voix off poursuit toujours histoire de décrire et de commenter la situation. C'est sans doute la deuxième partie du film. Le professeur est retenu par une organisation dirigée par Micheline PRESLE. On a vu plus dangereux comme chef de bande. Son personnage peut être comparé à celui de "Lady X" l'espionne de la bande dessinée d'aviation "Buck Danny". Bon, de là à dire que Micheline en est réduit à jouer dans des séries B, il n y a qu'un pas....Mais il est plaisant de la retrouver dans un long rôle d'espionne classe. Le professeur est tué par une balle perdue. La formule se trouve dans un temple d'Angkor... Karin et Peter s'enfoncent dans la jungle poursuivis par le restant de la bande de bandits bien décidés à retrouver la formule. Tout ceci est saupoudrée de jolis paysages, de scènes  touristiques, bref du joli remplissage.

Dans la jungle Peter et Karin vont affronter bien des dangers, un python un peu mou du genou, un tigre pas trop agressif et bien sûr, Karin va tomber dans des sables mouvants.

Le temple est enfin atteint. Il est habité par une pléthore de moines, dont Lin Chor l'ancien assistant du professeur. Entre quelques superbes images du temple, Peter devra affronter et vaincre les méchants au sein du temple. Il récupère la formule et la donne à Karin qui devant un Bouddha géant va brûler la formule pour le bien de l'humanité. Les deux tourtereaux partent main dans la main.

Ce film démontre ce que l'on peut faire avec un peu de bonne volonté, des images piochées un peu partout et beaucoup de métier: un sympatoche film d'aventure kitsch mais parfois ennuyeux, durée du film oblige....Mais les décors naturels valent vraiment le coup d'œil.

Dans des rôles alimentaires Lino VENTURA et Micheline PRESLE font le métier, mais rien de transcendant. Reste à découvrir ce film rare dans la filmo de VENTURA.

En France, la promotion s'effectue autour de Lino VENTURA qui figure en bonne place sur l'affiche alors qu'il est absent sur l'affiche allemande. Du reste c'est sans doute la présence de l'acteur qui explique que le film passe largement le million de spectateurs en France et obtient un petit succès dans les quartiers parisiens.
 


CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

1 442 484

 

ENTREES PARIS

 

201 660

 

 

 

 

 

1ère semaine

4

34 497

6

2ème semaine

 

23 255

6

 

 

 

 

quartiers

 

 

 

 

4

50 141

14

 

2

40 771

15

 

 

 

 

Nombre de semaines Paris

 

3

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

5 750

 

1er jour Paris

 

 

 

1ère séance Paris

 

 

 

Budget

 

 

 

Cote du succès

 

* *

 



 
 

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