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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.

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Mardi 31 mai 2011 2 31 /05 /Mai /2011 12:09
- Publié dans : MISES A JOUR

. TomCruise.jpg

 

 

France

PARIS

Espagne

Allemagne

PAYS BAS

UK

Italie

EUROPE

Recette US

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Outsiders, Les

1 317 400

303 323

399 856

327 403

 

 

 

5 000 000

25,6

Risky business

296 791

79 092

299 869

187 482

 

 

 

2 300 000

63,5

Legend

765 156

253 293

663 216

160 193

 

 

 

3 700 000

15,5

Top Gun

3 570 435

577 925

1 427 728

4 265 434

 

 

 

21 000 000

176,7

Couleur de l' argent,la

1 167 800

359 184

1 029 612

810 467

 

 

 

8 000 000

52,2

Cocktail

1 467 713

259 454

1 580 246

2 407 392

 

 

 

12 000 000

78,2

Rain Man

6 472 519

1 513 982

2 805 576

6 007 188

 

 

 

34 000 000

172,8

Jours de tonnerre

1 380 034

249 395

1 061 922

1 064 749

 

 

 

8 900 000

82,6

Né un 4 Juillet

1 001 723

200 902

1 687 183

1 425 662

 

 

 

10 500 000

70,0

Des hommes d'honneur

1 035 683

282 596

1 832 560

1 351 161

361 413

 

 

11 000 000

141,3

Horizons lointains

687 935

144 980

766 077

1 205 307

176 786

 

 

6 500 000

58,8

Firme, La

1 280 128

381 397

1 737 977

2 571 509

470 851

 

 

12 800 000

158,3

Entretien avec un vampire

1 622 834

360 092

2 134 992

1 607 509

235 489

 

 

12 500 000

158,3

Mission: Impossible

4 053 155

921 254

3 141 962

3 309 721

633 078

5 245 925

1 357 125

22 715 000

180,9

Jerry Maguire

966 919

233 692

1 276 512

710 765

244 041

2 748 823

836 885

8 243 000

153,9

Eyes Wide Shut

1 629 112

483 589

1 429 670

845 590

125 276

1 308 834

1 623 555

9 017 000

55,6

Magnolia

333 292

168 607

325 154

435 939

95 239

262 575

429 978

2 406 000

22,4

Mission: Impossible 2

4 098 102

836 427

3 372 446

4 447 937

790 452

3 964 952

2 224 438

25 760 000

215,4

Vanilla sky

1 175 419

279 599

581 661

1 430 629

252 217

2 042 907

1 298 524

8 957 000

100,6

Minority Report

3 689 375

966 372

2 426 858

2 665 447

415 177

4 522 159

1 845 650

19 160 000

132,0

Dernier samouraÏ,le

2 212 212

462 463

3 839 712

2 244 052

479 352

2 649 708

3 354 708

19 636 000

111,0

Collatéral

1 410 917

474 641

1 150 207

950 851

305 665

1 863 159

1 139 395

8 738 000

100,1

Guerre des mondes,la

3 903 755

775 030

3 329 663

2 717 801

684 502

6 548 785

2 379 589

24 082 000

234,2

Mission: impossible 3

1 923 881

480 662

1 324 230

1 246 368

310 806

3 172 592

949 890

11 506 000

133,5

Lions et agneaux

318 970

122 495

793 763

313 269

26 572

295 853

871 665

3 049 000

15,0

Walkyrie

704 230

195 104

1 000 951

1 303 240

366 419

1 196 700

747 960

6 703 000

83,0

Night and day

1 768 047

378 086

976 574

1 021 073

328 407

1 670 415

349 485

8 341 000

76,0

 

Les chiffres surlignés en jaune sont des estimations

Les recettes US sont en millions de dollars

.

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 11:52

LE PACHA

 

13 MARS 1968

 

 

PACHA-copie-1.jpg

Réalisation

Georges LAUTNER

Scénario

Georges LAUTNER

Michel AUDIARD

Albert SIMONIN

Photographie 

Maurice FELLOUS

Musique

Serge GAINSBOUG

Production

Jean GABIN

FERNANDEL

 Alain POIRE

GAUMONT

Distribution

GAUMONT

Durée

82 minutes

Tournage

 

Le PACHA

Jean GABIN

Nathalie VILLARS

Danny CARREL

Quinquin, le tueur

André POUSSE

Marc

Jean GAVEN

 

 

Durant l'enterrement de son meilleur ami, le commissaire divisionnaire Joss se remémore les faits qui entourèrent la mort de son compagnon de toute une vie, l'inspecteur Gouvion. A la suite d'un hold-up fabuleux - plusieurs centaines de millions de bijoux à destination du Bourget avaient été dérobés dans le fourgon spécial qu'escortaient plusieurs motards - on avait assisté à une série de meurtres en chaîne. Tous étalent dûs, comme le révéla l'enquête, à l'instigateur du hold-up, Quinquin, qui avait voulu se débarrasser de ses complices un à un pour se réserver la totalité du magot. Puis on avait appris la mort de l'Inspecteur Gouvion, d'abord considérée comme un accident ayant eu lieu pendant que celui-ci réparait une arme. Mais Joss ne croit pas à la thèse de l'accident : il est persuadé qu'il s'agit d'un meurtre. Ses investigations le mènent auprès de Nathalie, la maîtresse de Gouvion. Joss réalise que son vieil ami, qui avait le don de s'attirer les ennuis, s'est mêlé par faiblesse au milieu des gangsters où l'avait introduit Nathalie. Celle-ci, ayant eu un frère tué par Quinquin, Joss comprend toute l'aide qu'elle peut lui apporter puisqu'elle désire venger la mort de son frère. Joss conçoit alors un plan diabolique. Il a appris qu'un coup se préparait : le hold-up d'un train dont un wagon est bourré d'argent.Il fait communiquer à Quinquin quelques renseignements sur ce coup par l'entremise de Nathalie qui, malheureusement, sera assassinée par Quinquin après l'avoir renseigné. Ne se doutant pas du piège - que Joss appelle lui-même : « la St-Barthélémy des truands » - Joss et sa bande vont à la rencontre de la bande qui a véritablement accompli le hold-up, sans mal d'ailleurs car des policiers avaient pris les vêtements des employés et s'étaient laissés assommer. Et c'est un épouvantable massacre qui a lieu, lors du choc des deux bandes. Quinquin est tué, comme le voulait Joss, qui a ainsi vengé la mémoire de son ami dont il est le seul à savoir qu'elle n'était pas intacte.

 


Ecoute les orgues
Elles jouent pour toi
Il est terrible cet air là
J'espère que tu aimes
C'est assez beau, non ?
C'est le requiem pour un con

Je l'ai composé spécialement pour toi
A ta mémoire de scélérat
C'est un joli thème
Tu ne trouves pas ?
Semblable à toi même
Pauvre con

 

"Le Pacha" est un film assez curieux car il  a gagné avec le temps une petite réputation assez flatteuse grâce à un titre désormais célèbre de Serge Gainsbourg "Requiem pour un con", loin d'avoir cartonné à l'époque de la sortie du film. A la base c'est un produit de la GAUMONT. Georges LAUTNER a désormais le vent en poupe chez  GAUMONT  où il a connu quelques brillants succès avec Lino VENTURA. Or, le réalisateur et la star sont brouillés (surtout VENTURA) et il faut bien  trouver une nouvelle tête d'affiche pour son nouveau polar. Il décide donc de s'offrir GABIN. L'acteur est un peu circonspect, car ce film ne se fait dans le cadre de son contrat avec Maurice JACQUIN et son équipe habituelle, il devra faire partie de l'équipe de Georges LAUTNER. Le réalisateur est fidèle à son équipe de techniciens dont son directeur de la photographie Maurice FELLOUS, ainsi que les cascadeurs de l'équipe Rémy JULIENNE, ce qui peut perturber GABIN. De plus le réalisateur est toujours "in". Avec lui, on capte l'air du temps, on évoque les boites branchées, l'arrivée de la musique psychédélique, la meilleure musique possible, bref, le film sera branché, même si c'est un polar, de quoi décontenancer l'acteur très marqué années 50...

Mais bon, l'acteur se souvient que "Le soleil des voyous" l'a remis en selle après le sévère échec du "Jardinier d'Argenteuil", et rien de tel qu'un bon vieux polar pour assurer des entrées. Et puis l'acteur retrouve Albert SIMONIN et Michel AUDIARD ses complices du "cave se rebiffe" et d' "Un singe en hiver" entre autres... De ce coté là, il sait que les dialogues vont être faits "sur mesure".

LAUTNER ne peut compter sur la présence de son actrice fétiche Mireille DARC partie sur des tournages exotiques comme "Barbouze chérie". Il va donc embaucher Dany CARREL actrice sexy à la poitrine provocante habituée des plateaux depuis une bonne dizaine d'années. Elle a tourné avec GABIN dans " Des gens sans importance" en 1956 et a connu un bon succès en 1966 avec "Un idiot à Paris " scénarisé par Michel AUDIARD. Elle sera une belle "poule" pour LAUTNER. 

André POUSSE, un habitué du duo LAUTNER / AUDIARD va enfin accéder à un bon rôle et occuper une bonne part du film. Il joue Quiquin le truand du film.  Un "méchant" sans scrupules qui dessoude ses équipiers méthodiquement, une machine à tuer impitoyable. Avec son look de turfiste et son physique particulier, il est au final assez inquiétant.

Une bonne équipe au service d'un polar de bon aloi, sans surprises. LAUTNER va donc tenter d'insuffler du rythme au film tout en expérimentant des cadrages inédits et des effets intéressants. Il est toujours au fait des dernières technologies et ses efforts sont louables afin de donner une forme intéressante à un film dont le fond est vu mille fois. Le film est court, et l'action est immédiate. 

Après les premières images consacrées à l'enterrement d'un ami du "Pacha", l'action se focalise sur le casse mis au point par Quinquin, l'occasion pour Rémy Julienne de se mettre en valeur.  Quinquin va éliminer sans pitié ses complices, ceux-ci se révélant de piètres comparses incapables de gérer leur butin, du pain béni pour la future enquête de police. Les demi-sels sont exécutés et LAUTNER se fait plaisir avec des plans intéressants où un truand meurt au milieu de seaux de peinture, les mains peinturlurées telle une œuvre d'art moderne.

LAUTNER utilisera aussi des images fortes pour les casses du film, tel l'utilisation d'un bazooka, des images "à l'américaine" !

"Le Pacha" qui mène son enquête, constate que le monde a bien changé. Et il a bien du mal à s'y faire. En 1968, les boites de nuit branchées annoncent les mouvements psychédéliques ou hippies et la libéralisation sexuelle. Il est évident que LAUTNER s'amuse d'installer GABIN dans un tel environnement, mais le vieux lion qu'on sait un peu enclin d'apprécier le monde moderne, joue les détachés comme si de rien n'était.

C'est la même chose lorsqu'il se rend dans le studio d'enregistrement où GAINSBOURG chante sa chanson provocante et un brin choquante pour l'époque. LAUTNER joue sur l'antagonisme de deux mondes: l'ancien et le "nouveau". Il est vrai que l'ancien n'est pas bien excitant, entre vieilles badernes de la police et politiciens véreux, on est loin de l'esprit "hippies".

Et pourtant c'est avec de bonnes vieilles méthodes que "Le Pacha" va conclure son enquête. Avec l'aide de Nathalie, la poule de son collègue. Il utilise "le milieu" contre Quiquin avec des indics. Il suit Quinquin à la trace, à l'aide de micros, de caméras. Cependant il ne pourra empêcher Quinquin de tuer Nathalie de sang froid avant que celle-ci ne se venge de la mort de ses proches.

Mais la soif de l'or va perdre le gangster. Il tombe dans le piège qui lui est tendu. sa bande décimée, il sera abattu de sang froid par "Le pacha". Une vengeance de cow boy, illégale, mais qu'importe la vengeance est là. Quinquin meurt incrédule devant ce manquement au code de l'honneur. L'arroseur arrosé.

La promotion du film interdit aux mineurs jouera sur le coté justicier de GABIN pour attirer les foules...

Le film prend la tête du box office la semaine de sa sortie très confortablement avant de décélérer lentement et régulièrement. En France, le film passe le cap des deux millions de spectateurs et permet à GABIN de réintégrer le top 10 annuel ce qui est bien rassurant pour lui, mais aussi pour Georges LAUTNER qui va pouvoir se consacrer a un projet plus personnel. Pour GABIN la fin d'année sera sans doute tout aussi bonne étant donné qu'il tourne "Le tatoué"  avec Louis DE FUNES.

André POUSSE révélé par le film va poursuivre une bonne carrière, et intégrer le casting su premier film réalisé par Michel AUDIARD.

Dany CARREL va connaître une suite de carrière plus difficile. En effet elle va subir la concurrence d'une jeune actrice tout aussi sexy qu'elle mais un peu plus jeune. Marlène JOBERT va rapidement occuper le créneau des jeunes ingénues bien roulées en intégrant le casting...du premier AUDIARD en tant que réalisateur.

Aujourd'hui le "Pacha" garde une belle côte d'amour auprès du public, la preuve que le film a pu compter sur ses acteurs et la superbe chanson de Gainsbourg pour compenser un scénario des plus convenus. C'est un film "qu'on aime bien" et c'est comme cela. Evidemment le film peut compter sur un Michel AUDIARD en pleine forme. Ces dialogues  font une nouvelle fois des merveilles dans la bouche de GABIN et de ses collègues. Il y a bien sûr le célèbre " Quand on mettra les cons sur orbite, t'as pas fini de tourner" et un des mes préférés entre Dany CARREL et André POUSSE :           

 

- J'ai des envies d'voyages... L'Océanie, Bora-Bora, les vahinés... Tu connais ?
- Pourquoi ? Tu veux m'emmener ?
- On n'emmène pas des saucisses quand on va à Francfort.


Que du bonheur....          

 

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

2 050 211

 

ENTREES PARIS

 

487 612

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 


 

1ère semaine

1

80 140

5

2ème semaine

2

53 280

 

3ème semaine

3

39 202

 

4ème semaine

4

34 620

 

5ème semaine

4

35 360

 

6ème semaine

7

18 952

 

7ème semaine

7

20 481

 

Nombre de semaines Paris

 

8

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

16 028

 

Budget

 

 

 

Box office annuel FRANCE

 

570 564

 

Box office annuel Espagne

 

 

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* * *

 

 



vlcsnap-2011-05-26-23h24m01s15
vlcsnap-2011-05-26-23h24m17s171
vlcsnap-2011-05-26-23h24m52s8
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Par RENAUD SOYER - Voir les 1 commentaires

Vendredi 27 mai 2011 5 27 /05 /Mai /2011 13:42
- Publié dans : MISES A JOUR

RAZZIA SUR LA CHNOUF

 

7 AVRIL 1955

 

  RAZZIA-SUR-LA-CHNOUF.jpg

Réalisation

Henri DECOIN

Assistant réalisateur

Michel DEVILLE

Scénario

Henri DECOIN

Auguste LE BRETON

Photographie

Pierre MONTAZEL

Musique

Marc LANJEAN

Production

Alain POIRE

Distribution

GAUMONT

Durée

105 minutes

Tournage

29/11/54-31/01/55

Henri FERRE dit Le Nantais

Jean GABIN

Lisette

Magali NOEL

Le comissaire

Paul FRANKEUR

Paul Liski

Marcel DALIO

Le Catalan

Lino VENTURA

Léa Lila KEDROVA

 

 

Venu des États-Unis avec la consigne de restructurer le réseau de la drogue parisienne, Henri Ferré dit " Le Nantais " rencontre Paul Liski, le caïd qui met à sa disposition " Le Troquet ", un petit bar qui lui servira de couverture. Tandis que Lisette, la caissière, tombe amoureuse de lui, Le Nantais, aidé par les deux tueurs Bibi et Le Catalan, demande à rencontrer tous les responsables de l'organisation -, depuis Birot, le chimiste qui prépare la chnouf (l'héroïne), jusqu'aux propriétaires chinois des fumeries clandestines... Un important envoi de morphine est saisi par la police. Les soupçons de la bande se portent sur Le Nantais tandis qu'une rafle a lieu au " Troquet". Passé à tabac par les forces de l'ordre, Le Nantais est dédouané. Mais ce n'était qu'une ruse qui lui a permis de rendre compte de sa mission car c'est en fait un inspecteur chargé d'infiltrer le réseau pour le démanteler. Il en sait désormais suffisamment. EL tandis qu'une escouade de policiers fait l'assaut de la villa où il est séquestré en compagnie des deux tueurs, la brigade des stupéfiants, sur sa demande, organise une immense razzia dans Paris qui permettra d'arrêter, enfin, tous les intermédiaires dont il a établi la liste scrupuleuse...

 

Paradoxalement, le succès massif de "Touchez pas au Grisbi" n'a pas rassuré Jean GABIN, angoissé de nature. En effet le téléphone ne sonne pas et il n'a aucun projet en vue. Il vient de terminer le tournage de "L'air de paris" dans lequel il s'est embrouillé avec le jeune protégé de Marcel CARNE, "Roland LESAFFRE" et puis plus rien. Après quelques mois d'attente, il tourne rapidement "Le port du Désir" une production dans laquelle Henri VIDAL a le premier rôle. Pour GABIN on lui propose de le rôle pour donner un peu de "standing" a cette petite production. Sauf qu'il perçoit 100 000 francs pour 10 jours de tournage, ce qui est satisfaisant. Bien sûr, il fait une petite pige sur le "Napoléon" de Sacha GUITRY où il perçoit 20 000 francs pour la journée de tournage, une belle affaire selon lui. Il est bien naturel de gagner beaucoup d'argent avec une production où il y a beaucoup de "carbure". A la fin de l'été Jean RENOIR l'appelle pour le tournage de "French Cancan". GABIN accepte en rigolant. Il n'est pas dupe. "Le gros" l'a appelé en catastrophe suite à la désaffection de Charles BOYER. Jean GABIN regrette de ne pas être le premier choix de ces réalisateurs. Mine de rien le rythme de tournage s'accélère. La GAUMONT l'appelle pour tourner un nouveau film noir, histoire de surfer sur le succès du "Grisbi". Cela tombe bien, car GABIN a lu sur un lit d'hôpital un roman d' Auguste LE BRETON "Razzia sur la chnouf" publié dans la célèbre collection "Série noire". Pour l'adaptation du livre, Auguste Le BRETON sera de la partie en compagnie de Henri DECOIN le réalisateur qui est à l'époque, un des meilleurs cinéastes français.

GABIN réclame la présence de Lino VENTURA à ses cotés car il a été très impressionné par la présence de cet acteur en herbe durant "Le grisbi". Il retrouve également Paul FRANKEUR. Mis à part René DARY, les principaux acteurs du "Grisbi" sont présents, ce qui fait que le film est souvent associé au "Grisbi". Dans le rôle de la jeune première, c'est la jolie Magali NOEL qui est choisie.

Si "Razzia sur la Chnouf" ressemble à "Touchez pas au Grisbi" il n'en possède pas moins de grandes nuances. "Touchez pas au Grisbi" présentait GABIN en vieux gangster qui comptait profiter de son dernier casse en compagnie de son copain, Riton mais qui devra défendre son butin des griffes d'une bande adverse menée par Lino VENTURA. Le film décrivait les coutumes du milieu.

Dans ce film GABIN joue le rôle d'Henri qui est "embauché" par Paul, une crapule joué encore une fois par Marcel DALIO. A l'instar d'un PDG d'une multinationale qui embaucherait son DRH France, Paul au vu des compétences démontrées par Henri aux USA, lui donne pour mission de "booster" le réseau des intermédiaires des vendeurs de "chnouf". Henri remplace le poste laissé "vacant" par son prédécesseur qui s'était relâché...Le film traitera donc du trafic de "came". Comme couverture, Henri, sera le patron d'un restaurant sélect, dont la jolie Lisette en sera la cogérante. Le tout avec une consigne: on ne quitte le réseau que les pieds devant. Pour l'aider dans sa tâche il peut compter sur deux hommes de main qui nhésitent pas à se servir d'un pistolet. L'un des deux est "Le Catalan" joué par Lino VENTURA qui retrouve donc un rôle de mauvais garçon. L'autre c'est "Bibi" son alter égo aussi cruel que lui.

Le film va décrire toute la chaîne qui compose le trafic de "chnouf". C'est en quelque sorte un documentaire sur le milieu. La première mission d'Henri va être de convaincre un agents d'entretien de la SNCF de ne pas quitter le réseau. En effet, ce dernier est chargé de récupérer des paquets de drogue dissimulés dans les toilettes des wagons de trains de la SNCF. Cet intermédiaire a peur, et on découvre un Henri assez humain qui lui recommande de ne pas faire cette bêtise. Hélas ce dernier sera éliminé par "Le Catalan"....

Ensuite Henri rencontre le chimiste du réseau, puis découvre l'envers du décors de la "Chnouf".  Même si le film se déroule à Pigalle, tous les quartiers sont touchés par la drogue. Certains revendeurs sont des fils à papa qui habitent les riches appartements de la rive gauche, malheureusement d'autres sont accrocs à la drogue telle Léa qui est une camée notoire. Le spectateur va découvrir les fumeries d'opium clandestines ainsi qu' un club tenu par une lesbienne au look masculin. A Montparnasse, des africains dansent dans un bouge dans les vapeurs de la "marijuana", le spectateur pourra même être choqué d'apercevoir Léa danser avec un homme de couleur, ce qui est très osé à l'époque du chocolat "Banania". Comble du comble on devine la présence d'un couple homosexuel amateur de came. Le film décrit le système qui existe à l'époque. Un Paris nocturne clandestin constitué de toutes les franges de la population accro à "la came".

Le spectateur le devine rapidement, Henri n'est pas un truand comme les autres. Il est un peu trop humain et protecteur avec les membres du réseau. Ce qui ne manque pas d'éveiller les soupçons de Bibi et du Catalan. Heureusement lors d'une rafle policière dans le restaurant d'Henri, celui-ci est molesté par les policiers menés par cette vieille baderne de Paul FRANKEUR. Les soupçons s'apaisent et Henri va retourner les soupçons sur Paul. Par peur celui-ci révèle l'endroit où est caché la chnouf. Cette maison sera la cachette pour les deux tueurs. Henri les accompagne et éliminera les deux à l'aide de la police. Henri qui est un inspecteur de police a pu coffrer l'ensemble de la filière. Il se fait insulter par ses anciens "amis" mais marque sa compassion pour Léa, la camée. Lisette avec qui il avait une liaison dans son restaurant de Pigalle, l'attend.

C'est un film noir de référence, un vrai polar. Filmé dans un noir et blanc qui sied bien à cette adaptation d'une "Série noire" le film peut compter sur un GABIN à la stature encore imposante. Svelte,  il est à la fois le mauvais garçon charismatique  et le policier qui en impose. Une belle prestation qui va devenir sa marque de fabrique.

Lino VENTURA joue efficacement le mauvais garçon sadique qui pose de sacrés problèmes à Henri. Un rôle qui lui va comme un gant mais qui ne manquera pas de le confiner dans les rôles de gangsters. Il lui faudra beaucoup de persévérance pour prouver qu'il vaut autre chose. En attendant son amitié avec GABIN sera déterminante car le vieux lion l'appellera pour tourner avec lui quand les appels téléphoniques se feront plus rares.

La révélation du film est bel et bien Lila KEDROVA. L'actrice russe compose une camée plus vraie que nature. Les traits tirés, prête à n'importe quoi pour une dose, elle crie son désespoir et sa haine envers Henri dans le commissariat où elle a été embarquée avec le reste du réseau. Un rôle qui attire  compassion  et admiration. Un rôle difficile et peu glamour pour l'époque. Une actrice formidable qui va tourner beaucoup par la suite et obtenir l'Oscar du meilleur second rôle dans le film "Zorba le Grec", rien que ça.

Le film obtient un succès franc et massif avec près de 3 millions d'entrées, une belle réussite car le film est réservé aux adultes. De quoi rassurer Jean GABIN. le doute n'est plus permis c'est bel et bien un retour durable en haut du box office. Les tournages vont s'enchaîner car il est de nouveau très demandé.

S'il ne possède pas la même place que "Touchez pas au Grisbi" au panthéon des films français, il n'en reste pas moins que "Razzia sur la chnouf" reste un des fleurons du genre.           

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

2 906 148

 

ENTREES PARIS

 

754 711

 

ENTREES PARIS EXCLUSIVITE

 

194 578

 

1ère semaine

6

43 656

2

2ème semaine

7

28 773

 

3ème semaine

8

23 533

 

4ème semaine

9

15 463

 

5ème semaine

9

14 453

 

6ème semaine

11

11 655

 

Nombre de semaines Paris

 

9

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

21 828

 

Budget

 

 

 

Box office annuel FRANCE

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

 

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* * *

 

 

vlcsnap-2011-05-25-22h13m06s228

 

vlcsnap-2011-05-25-22h16m07s252.png

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 2 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Mercredi 25 mai 2011 3 25 /05 /Mai /2011 12:05
- Publié dans : MISES A JOUR

LE TATOUE

 

18 SEPTEMBRE 1968

 

 

 TATOUE.jpg

Réalisation

Denys De La PATELLIERE

Scénario

Pascal JARDIN

Photographie

Sacha VIERNY

Musique

Georges GAVARENTZ

Production

Maurice JACQUIN

Robert DORFFMAN

Films COPERNIC

Distribution

PRODIS

Durée

90 minutes

Tournage

 

LEGRAIN

Jean GABIN

Felicien MEZERAY

Louis DE FUNES

Madame MEZERAY Dominique DAVRAY

 

Brocanteur enrichi dans le commerce des peintures naïves, Félicien Mezeray découvre un jour un authentique Modigliani tatoué sur le dos de Legrain, ancien légionnaire coléreux et misanthrope. Désormais Mezeray n'a plus qu'une idée, une obsession : acquérir le « tableau ». Déjà, il l'a vendu à des Américains qu'il a contraints auparavant à acheter plusieurs dizaines de tableaux invendables dont il voulait se débarrasser. La première visite des Américains et de Nézeray chez Legrain tourne mal. Celui-ci les chasse à coups de fusil. Mais Mezeray ne se tient pas pour battu. Il retourne dans le pavillon de banlieue du légionnaire et lui fait la proposition suivante : s'il accepte de lui donner le Modigliani, Mezeray remettra à neuf, à ses frais, sa bicoque de campagne. Le légionnaire, pour la première fois, dit oui. Dans une vieille voiture, il emmène l'homme d'affaires dans sa campagne. Le voyage est long, difficile. Les deux voyageurs passent une nuit sous la tente. Mézeray est furieux de la prolongation du voyage, et plus furieux encore de n'avoir pas de téléphone à sa disposition. Enfin on arrive au but : qu'elle n'est pas la surprise de Mézeray quand 11 découvre que la soi-disante bicoque est en fait un magnifique château du XIVe siècle qu'il faudra des millions pour restaurer ! La première nuit au château est troublée par des pillards. Un fusil à l'épaule, les deux compagnons partent en chasse, et les pillards finiront aux oubliettes où la police, ameutée par leurs cris, les retrouvera le lendemain. Mézeray a convoqué l'entrepreneur de maçonnerie du village. Les travaux ont commencé. Legrain, qui est en réalité un noble de haut lignage, est obligé de signer la cession du tableau. Il surprend une conversation secrète entre Mézeray et l'entrepreneur. Quand, plus tard, des pierres lui tombent presque sur la tête, ,Legrain est persuadé que Mézeray avait ordonné un accident criminel. Il le rattrape sur la route. L'homme d'affaires s'explique : il avait simplement recommandé au maçon de bâcler le travail. Impatients, les Américains, restés à Paris, envolent deux détectives au château. Ceux-ci, comme plus tard la délégation ministérielle venue féliciter Legrain et Mézeray des travaux en cours, finiront tous aux oubliettes. Quant au brocanteur, conquis par les beautés de la vie, campagnarde, surtout quand elle est agrémentée d'une petite chasse aux pillards de temps en temps, il a décidé de s'installer chez le châtelain. Les deux hommes sont en effet devenus les meilleurs amis du monde, et miracle ! ! Mézeray ne semble plus songer au tableau ni à ses bénéfices.

 

Après une escapade du coté de chez GAUMONT, Jean GABIN est de retour dans une production Maurice JACQUIN avec qui il est sous contrat. Leur précédente association a donné laissance à un très bon polar "Le soleil des voyous" et cette fois, le producteur va lui adjoindre un acolyte, et pas des moindres. En effet il est parvenu à convaincre Louis DE FUNES de tourner avec GABIN. Ce n'est bien sûr pas la première fois que les deux acteurs se rencontrent. En 1956 s'était pour le célébrissime "La traversée de Paris". A l'époque Jean GABIN était redevenu une superstar et DE FUNES n'avait que le petit rôle, fantastique certes, de Jambier l'épicier adepte du marché noir. En 1962, Jean GABIN est toujours une star et DE FUNES a le privilège de jouer avec lui le rôle d'un restaurateur auvergnat adepte des courses qui se fait pigeonner par "Le gentleman d'Epsom". L'acteur n'est encore qu'une vedette très demandée, un an avant sa réussite dans "Pouic Pouic".

En 1968 les choses ont bien changé. Jean GABIN est toujours une star mais entretemps DE FUNES est devenu une Superstar. En 1967 ses trois films ont intégré le top 5 au box office  l'année, dont les deux premières places. "La grande vadrouille" sorti fin 1966 a fait la majorité de ses entrées en 1967. De FUNES c'est plus de 20 millions d'entrées en un an, et ça calme la concurrence, et surtout cette réussite inouïe, colossale, attire les jalousies.

Alors évidemment, pour Jean GABIN, le changement de statut de DE FUNES ne peut être  qu'impressionnant, même si c'est la garantie pour lui d'un succès au box office. Mais c'est peut être là, que le bat blesse. Le cachet de GABIN est garanti par contrat, mais il est fixe. Louis DE FUNES, lui, est cher, mais est également intéressé aux bénéfices du film. De toutes façons, il gagnera sans doute plus que GABIN et cela doit agacer le vieux lion, qui pourtant lui aussi s'est mis à la production depuis " L'âge ingrat" en 1964.

Pour rassurer GABIN, celui-ci retrouve Denys DE LA PATELLIERE qui l'avait dirigé, entre autres, dans "Du rififi à Paname". Le réalisateur a connu des résultats moins probants avec "Caroline Chérie" et "Le voyage du père". C'est l'occasion pour lui de retrouver une production ambitieuse.

Pascal JARDIN est au scénario d'après Alphonse BOUDARD, mais pas mal de scènes seront plus ou moins improvisées selon l'inspiration de DE FUNES. 

Le concept du film est sympathique en soi : DE FUNES qui se plie aux exigences d'un original pour lui prélever la peau de son dos sur lequel est tatoué un Modigliani. Mais hélas, la qualité du film va se dégrader au fur et à mesure des scènes. Le film est clairement divisé en deux parties distinctes. la première moitié du film est fort sympathique, la seconde, laborieuse, manque cruellement de souffle.

Les témoins du tournage que ce soient André Brunelin où la fille de Jean GABIN attestent des grandes difficultés rencontrées sur le tournage, en particulier entre les deux acteurs. La production qui le redoutait à pourtant bien veillé que les deux stars bénéficient d'une caravane de taille égale et des mêmes avantages durant le tournage. Le temps de présence des deux acteurs à l'écran est également surveillé afin qu'il soit égal. Le problème vient de la façon de la manière de travailler de DE FUNES. Ce dernier n'hésite pas à interrompre une scène afin de proposer une idée ou faire une suggestion en plein tournage, ce qui irrite Jean GABIN. Ce dernier n'apprécie pas l'improvisation et aime tourner après une préparation dans un chemin balisé. Louis DE FUNES n'hésitait donc pas à interrompre régulièrement le tournage des scènes pour retravailler ses dialogues. GABIN allait donc se rassoir en maugréant: "Qu'on vienne me chercher quand il aura fini mis au point son numéro personnel". Evidemment au vu de son statut de numéro un, DE FUNES obtenait l'accord du réalisateur bien embêté. DE FUNES ne cherchait pourtant qu'à améliorer la qualité du scénario.

Lorsque DE FUNES était prêt, GABIN se faisait un malin plaisir à invoquer que désormais il ne disposait plus de ses repères et interrompait le tournage en demandant que le scénariste réécrive ses répliques.

De plus GABIN était agacé que le Directeur de la photographie Sacha VIERNY (qui a travaillé avec Alain RESNAIS) soit trop proche de DE FUNES qui était très préoccupé par la mise en valeur de ses yeux bleus dans les plans rapprochés. On le sait GABIN imposait ses Directeurs de la Photographie, tels Louis PAGE puis Walter WOTTITZ, mais pas pour le film.

L'ambiance du film s'en ressentit, les deux acteurs mangent tables séparées entourés de leur équipe artistique qui médisent sur leur voisin. Les deux acteurs logent de plus dans des hôtels différents. 

La fille de Jean GABIN, Florence MONCORGE, regrette de voir son père qui est trop gros, mal photographié et qui surjoue ses scènes pour tenter de "dépasser" DE FUNES. Une mauvaise prestation selon elle, une constatation semblable à celle d'André Brunelin.

Et pourtant. En 1978 Louis DE FUNES sollicite Florence MONCORGE pour être scripte sur le tournage du "Gendarme et les extra-terrestres". Il lui confia qu'il avait été fort chagriné par la mésentente des deux durant le tournage du "Tatoué". Lui ne cherchait que la perfection du gag, et admirait profondément GABIN. C'est d'ailleurs lui qui fut à l'origine de la création du prix "Jean GABIN" en 1981. Il fait de nouveau appel à la jeune femme pour le tournage de "L'avare" et désire l'embaucher pour "La soupe aux choux", mais elle n'était pas disponible. Elle garde de DE FUNES le souvenir d'un homme délicieux, courtois et discret, et bien sûr très drôle. DE FUNES admirait  GABIN mais ce dernier se sentait sans doute "menacé" par l'immense popularité de DE FUNES.

Pourtant à l'écran, il ne reste guère de traces de la mésentente entre les deux acteurs. Certes, GABIN en fait trop. il parle fort, éructe, contrairement à DE FUNES dont le numéro est parfaitement au point comme d'habitude. La première partie est assez savoureuse. Mezeray est prêt à aller au bout du monde pour obtenir la peau du dos de Legrain et ce dernier va prendre un malin plaisir à le balader à volonté et à imposer ses caprices. Dès l'arrivée au château, les deux acteurs vont devoir meubler les grands vides du scénario qu'on devine écrit sur deux pages. La scène des pillards de nuit est laborieuse. Les deux acteurs gesticulent, remplissent l'écran de leur présence tels deux Laurel et Hardy... Les deux personnages deviennent amis, se retrouvent autour d'une table, les deux acteurs dissimulent même difficilement quelques pouffements de rire. Bref, le film très laborieux n'est sauvé que par la présence des deux acteurs. Signalons la jolie prestation d'une actrice toujours excellente Dominique DAVRAY, drôle et foldingue à souhait.

Evidemment lors de sa sortie parisienne le film prend facilement la tête des exclusivités parisiennes ce qui devient une banalité pour DE FUNES alors que "Le petit baigneur" continue de triompher en France. Le film reste en tête du box office parisien durant 4 semaines et est le succès de la rentrée. Le film dépasse les 3 millions de spectateurs en France et se place à la 5ème place de l'année 1968. C'est donc le grand retour de GABIN dans le top 5 annuel après une année 1966 difficile avec "Le jardinier d'Argenteuil" et la très honorable 15ème place annuelle  en 1967 avec "Le soleil des voyous". Mais c'est évidemment dû à la présence de DE FUNES. L'acteur qui doit sortir un nouveau "Gendarme" en novembre est en passe de rééditer son incroyable exploit de 1967: placer 3 films dans le top 5 annuel. C'est réellement l'empereur du box office à l'époque. Jean GABIN lui va tourner un nouveau film plus "classique" pour la Gaumont sous la caméra de Gilles GRANGIER "Sous le signe du taureau".

"Le tatoué" reste aujourd'hui une comédie mineure au grand vide scénaristique. Il reste cependant le plaisir de retrouver les deux acteurs en action. Le film multi rediffusé à la télévision possède un petit coté "Madeleine de Proust" qui en fait un film très apprécié des amoureux de cette production cinématographique joyeuse et insouciante de cette fin des années 60.     

 

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

  5

3 206 000

 

ENTREES PARIS

 

532 712

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 


 

1ère semaine

1

80 040

5

2ème semaine

1

59 430

 

3ème semaine

1

47 462

 

4ème semaine

1

48 300

 

5ème semaine

2

33 510

 

6ème semaine

4

30 490

 

7ème semaine

7

33 824

 

8ème semaine

7

33 824

 

Nombre de semaines Paris

 

13

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

 

 

Budget

 

 

 

Box office annuel FRANCE

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

966 753

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* * * *

 

 

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Mardi 24 mai 2011 2 24 /05 /Mai /2011 23:46
- Publié dans : MISES A JOUR

la_femme_flic-0.jpg

 

 

TITRE

SEM

SALLES

ENTREES

CUMUL

REALISATEUR

ACTEUR

ACTEUR

LA FEMME FLIC

1

21

103 826

103 826

BOISSET

MIOU MIOU

THIBAULT

METEOR

1

27

70 338

70 338

NEAME

CONNERY

WOOD

MANHATTAN

6

17

58 392

562 783

ALLEN

ALLEN

HEMINGAY

LA LEGION SAUTE SUR KOLWEZI

1

22

56 394

56 394

COUTARD

CREMER

PERRIN

I COMME ICARE

4

26

46 574

340 829

VERNEUIL

MONTAND

VERNIER

LE VOYAGE EN DOUCE

2

20

40 387

77 941

DEVILLE

SANDA

CHAPLIN

LE LIVRE DE LA JUNGLE

7

23

35 925

868 401

WALT DISNEY

ANIMATION

 

BUFFET FROID

4

19

28 370

197 977

BLIER

DEPARDIEU

BLIER

CUL ET CHEMISE

6

20

25 358

294 371

ZINGARELLI

HILL

SPENCER

LA GUEULE DE L'AUTRE

5

18

24 496

250 993

TCHERNIA

SERRAULT

POIRET

ACCOUPLEMENT POUR VOYEURS

1

10

23 020

23 020

ROY

BLACKLORD

MORGANE

AIRPORT 80 CONCORDE

4

21

20 447

218 710

RICH

DELON

KRISTEL

C' EST ENCORE LOIN L'AMERIQUE?

1

15

20 271

20 271

COGGIO

COGGIO

HUPPERT

HAINE

1

9

15 971

15 971

GOULT

K.KINSKI

M.SCHNEIDER

LA BANDE DES QUATRE

1

11

15 680

15 680

YATES

QUAID

CHRISTOPHER

ALORS HEUREUX?

1

10

14 649

14 649

JOLIVET

P.JOLIVET

M.JOLIVET

DON GIOVANNI

9

 

14 189

239 930

LOSEY

RAIMONDI

MOSER

UN COUPLE PARFAIT

3

8

13 501

55 576

ALTMAN

DOOLEY

HEFLIN

LES ENCHAINES

3

 

13 112

48 442

HITCHCOCK

BERGMAN

GRANT

LES BRONZES FONT DU SKI

8

6

8 271

333 309

LECONTE

LHERMITTE

BLANC

APOCALYPSE NOW

16

3

5 025

859 593

COPPOLA

SHEEN

BRANDO

ALIEN

18

3

2 377

581 945

SCOTT

WEAVER

SKERRIT

ANNIE HALL

123

1

1 777

527 480

ALLEN

ALLEN

KEATON

LA CAGE AUX FOLLES

64

1

1 152

721 199

MOLINARO

SERRAULT

TOGNAZZI

.

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Dimanche 22 mai 2011 7 22 /05 /Mai /2011 08:00
- Publié dans : MISES A JOUR

LE SOLEIL DES VOYOUS

 

31 MAI 1967

 

 

SOLEIL-DES-VOYOUS.jpg

Réalisation

Jean DELANNOY

Scénario

Jean DELANNOY
Alphonse BOUDARD

Photographie 

Walter WOTTITZ

Musique

Francis LAI

Production

Maurice JACQUIN
Les films COPERNIC

Distribution

COMACICO

Durée

100 minutes

Tournage

21/11/1966-24/12/1966

Denis FERRAND

Jean GABIN

Jim BECKLEY

Robert STACK

Betty

Margaret LEE

Marie-Jeanne

Suzanne FLON

Commissaire LEDUC

Georges AMINEL

Monsieur HENRI

Jean TOPART

 

 

 

« Monsieur » Denis Faran est un ancien truand, garé, comme on dit, des voitures. Pas tant que ça d'ailleurs, car, pour l'amour de l'art, il guigne en face du cabaret qui lui appartient des transferts de valeur. Et, toujours pour l'amour de l'art, il bâtit un plan de hold-up fignolé. A la faveur d'un coup de main de trafiquants sur son établissement, il retrouve Jim, un Américain autrefois bien connu de lui. Avec lui, et toujours pour l'amour de l'art, 11 va monter le hold-up du siècle. Mais le gang les surveille ; mais Betty, la barmaïd, veut sa part du gâteau. Il faut composer... ou essayer. Finalement, le « coup » a lieu. Ça marche. Sauf que la « légitime » de Denis, une femme très bien, est enlevée par le gang et que la rançon comporte la totalité du bénéfice : il faut improviser des représailles qui coûteront la vie à l'une des têtes du gang, à sa vieille maman (qui ne l'a pas volé) et à Jim (qui l'avait cherché). Sauf que Betty essaie de « doubler » tout le monde. Et sauf qu'elle « tombe » bêtement, pour une histoire de faute contre le code de la route. Et fait « tomber », par la même occasion, un Monsieur honorable nommé Denis Faran.

 

L'échec aussi inattendu que sans appel du "Jardinier d'Argenteuil", le premier depuis des lustres pour GABIN ne remet pas en cause la popularité de l'acteur. Le public n'a peut être pas apprécié d'aller voir un film où GABIN interprète "jardinier", même si celui-ci est faux monnayeur. E tout cas une chose est sûre, le public ne le suivra pas quoiqu'il fasse. Le producteur Maurice JACQUIN semble l'avoir bien compris. Le nouveau GABIN devra réparer "l'erreur" du film précédent et présentera l'acteur dans un de ses deux rôles fétiches : flic ou voyou. C'est la deuxième option qui sera choisie, GABIN revenant aux rôles de truand classe qui prépare un casse. De là à dire que le film lorgne sur "Mélodie en sous-sol" il n y a qu'un pas que je n'hésiterai pas à franchir.

Si le budget mis en place n'a pas d'équivalent à celui attribué au film de VERNEUIL, Maurice JACQUIN va quand même allouer un budget correct au film qui va permettre d'embaucher un casting hétéroclite composé en majorité d'acteur de séries B. Pas de Burt LANCASTER ou d'Alain DELON comme co-star, mais un acteur américain au cachet correct mais pas affolant. Robert STACK acteur américain à la belle prestance a débuté fort jeune sur les plateaux des productions hollywoodiennes. Il a tourné dans bon nombre de films importants sans en être la vedette. Un acteur de second plan apprécié et qui va trouver la célébrité dans le rôle d' Eliott NESS dans la série "Les incorruptibles". Après l'arrêt de la série aux USA il va reprendre le trajet des plateaux. Cela tombe bien. En France, la série est célèbre et l'acteur est très populaire. C'est donc l'occasion de s'offrir une vedette du petit écran dont le statut en France est bien plus important que son statut aux USA. L'acteur est très charismatique et sa grande taille lui donne un impact physique indéniable. 

Au niveau du casting féminin, Margaret LEE une charmante anglaise complètera le trio de malfrats. Malgré tous ses efforts elle n'accédera jamais à de très grosses productions internationales. On l'a cependant vue dans un "Coplan", un " OSS 117" et un "Tigre" de Claude CHABROL.... Suzanne FLON obtient un bon rôle, celui de la bonne épouse fidèle qui déchausse son mari pour lui mettre ses charentaises...

Jean DELANNOY qui végète un peu depuis quelques films retrouve Jean GABIN après leur succès du "Baron de l'écluse" en 1960. Pas le réalisateur préféré de GABIN, mais l'acteur est quand même rassuré d'être en terrain connu en compagnie de Walter WOTTITZ et compagnie.

Le film avance en terrain connu. GABIN joue le rôle de Denis FERRAND un ancien truand, plus ou moins rangé des voitures. Ces affaires marchent bien, il possède un bon restaurant en province et un cabaret dont il supervise la comptabilité. La gestion de ce cabaret est tenue par Betty, une de ces anciennes poules, jolie, mais pas vraiment une travailleuse...Denis est un restaurateur apprécié et connu de son banquier. Mais Denis s'emmerde dans sa vie de rentier et cette banque l' intéresse hautement Denis car elle dispose de fonds importants destinés à payer les militaires américains présents dans la région. Le destin va lui donner un coup de main.

Denis a viré manu militari un petit revendeur de chnouf qui n'est autre qu'un des serveurs de son établissement. La bande vient se venger et mettre à sac son établissement. L'homme qui est de faction devant la porte d'entrée n'est autre qu'un des meilleurs amis de Denis, un américain costaud qui le reconnait. Ni une ni deux, Jim, se retourne contre ses employeurs et met la bande dehors d'une manière un peu rude. Denis est ravi de retrouver son ami, ce qui n'est pas vraiment le cas de sa femme Marie-Jeanne qui sent les nuages s'amonceler. Denis propose à Jim de participer au casse qu'il a prévu.

Comme préciser ci-dessus, le canevas du film ressemble à celui de "Mélodie en sous-sol". Robert STACK remplace Alain DELON. Jean GABIN subit également les reproches de sa femme et il décide de faire un dernier coup par ennui, pour ne pas finir comme un cave. Cette fois-ci ce n'est pas un Casino qui est visé mais une banque. La préparation du holdup up, audacieux en diable rappelle également le film de VERNEUIL. C'est également un trio qui prépare le casse, Margaret LEE remplace Maurice BIRAUD. Nous sommes donc en terrain connu. Il y a cependant une ou deux nuances: Denis sera faisandé par Betty qui noue une romance avec Jim. De plus, Denis aura fort à faire avec la bande ennemie du début.

Le film possède quelques points forts. la préparation et le déroulement du casse sont très sympathiques, car le casse se fait à l'aide d'une benne à ordures et l'argent est caché dans une poubelle immergée dans un puits.

Le film possède quelques moments sadiques: la femme de Denis est enlevée par le gang ennemi mené par un Jean TOPART menaçant mais qui tient à sa maman. Denis retourne la menace contre son agresseur. Jim est en effet chez la maman de Monsieur Henri. ce sera la vie de Marie Jeanne contre la vie de la mère. C''est une bonne idée. Le spectateur aura la surprise de voir Jim blessé mortellement par la vieille maman qui sait manœuvrer la pétoire telle une "Ma Dalton"...On ne tourne jamais le dos à qui que ce soit, même une vieille dame....

Au final, entre traîtrises et règlements de comptes, l'histoire finira bien mal pour le trio de voyous.

Jean DELANNOY compose un film efficace et classique et ne parvient pas à donner un ton original au film, mais l'objectif n'était pas là. Le public se devait de retrouver GABIN dans un polar a la trame connue et identifiable, et c'est réussi.

Au niveau des acteurs GABIN utilise toutes les ficelles du métier pour composer un truand qu'on a l'impression d'avoir toujours connu au cinéma. Robert STACK, loin de se faire écraser par la présence de GABIN apporte un plus athlétique indéniable et une présence certaine. On constate tout le métier de l'acteur, lui aussi rompu depuis des années à ce type de rôles.

Le film sort à une date quelque peu inhabituelle pour un GABIN soit à l'amorce de l'été 1967. Le film prend la première place du box office parisien sans réelle concurrence. Le bouche à oreille fonctionne et le film conserve sa première place sans faire d'étincelles, mais va faire preuve d'une superbe régularité. Il devient le polar de l'été 1967 et permet à GABIN de retrouver une rassurante 15ème place au box office annuel avec plus de 2 millions d'entrées. L'acteur était souvent habitué à mieux, mais après l'échec du "Jardinier d'Argenteuil", c'est une très bonne nouvelle. Pour 1968 il ne sera question de prendre aucun risque. L'acteur tournera donc un nouveau polar pour la Gaumont et retrouvera Louis de Funès douze ans après la traversée de Paris.               

     


CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

  15

2 149 267

 

ENTREES PARIS

 

482 259

 

ENTREES PARIS EXCLUSIVITE

 

261 234

 

1ère semaine

1

48 580

5

2ème semaine

1

45 220

 

3ème semaine

2

29 970

 

4ème semaine

3

21 890

 

5ème semaine

3

21 700

 

6ème semaine

3

24 930

 

7ème semaine

3

19 230

 

8ème semaine

4

16 700

 

9ème semaine

4

14 550

 

10ème semaine

3

17 232

 

Nombre de semaines Paris

 

14

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

9 716

 

Budget

 

 

 

Box office annuel FRANCE

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

786 098

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* * *

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 1 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Dimanche 22 mai 2011 7 22 /05 /Mai /2011 07:59
- Publié dans : MISES A JOUR

 



TITRE

SEM

SALLES

ENTREES

CUMUL

REALISATEUR

ACTEUR

ACTEUR

MANHATTAN

5

20

71 091

504 391

ALLEN

ALLEN

HEMINGAY

I COMME ICARE

3

30

69 262

294 255

VERNEUIL

MONTAND

VERNIER

LE LIVRE DE LA JUNGLE

6

24

61 473

832 476

WALT DISNEY

ANIMATION

 

BUFFET FROID

3

29

42 739

169 607

BLIER

DEPARDIEU

BLIER

CUL ET CHEMISE

5

26

42 264

269 013

ZINGARELLI

HILL

SPENCER

LA GUEULE DE L'AUTRE

4

24

39 808

226 497

TCHERNIA

SERRAULT

POIRET

AIRPORT 80 CONCORDE

3

26

38 572

198 263

RICH

DELON

KRISTEL

LE VOYAGE EN DOUCE

1

15

37 554

37 554

DEVILLE

SANDA

CHAPLIN

UN COUPLE PARFAIT

2

8

24 300

42 075

ALTMAN

DOOLEY

HEFLIN

RIEN NE VA PLUS

4

23

23 912

138 447

RIBES

VILLERET

DARLAN

LA GUERRE DES POLICES

8

14

20 616

619 057

DAVIS

BRASSEUR

RICH

CARROUSEL D' AMOUR

1

7

19 959

19 959

 

 

 

LES BRONZES

7

 

16 225

325 038

LECONTE

LHERMITTE

CLAVIER

DON GIOVANNI

8

 

15 576

446 511

LOSEY

RAIMONDI

MOSER

LES JOYEUSES COLONIES DE VACANCES

4

 

13 731

95 594

GERARD

DALBA

YOUNG

LES ENCHAINEES

2

 

13 607

35 330

HITCHCOCK

BERGMAN

GRANT

CHAUDES APRES-MIDI

2

 

13 421

24 010

DE RENZY

GILLIS

COUSTEAU

TESS

10

 

11 994

536 015

POLANSKI

KINSKI

FIRTH

L'INITIATION PORNO DE VIRGINIE

1

 

11 292

11 292

WADE

GERAL

SEMO

UN MILLION DE DOLLARS PAR MEURTRE

1

7

9 563

9 563

CAMPTON

REED

RAFFIN

APOCALYPSE NOW

15

 

9 212

854 388

COPPOLA

SHEEN

BRANDO

MANNAJA L'HOMME A LA HACHE

1

3

8 227

8 227

MARTINO

MERLI

STEINER



"Manhattan" prend enfin la tête du Box Office confirmant le formidable bouche à oreille du film qui devient le plus grand succès du réalisateur.
Malgré la faiblesse du film "I comme Icare" confirme un solide succès.
Le critiques sont bonnes pour "buffet froid"  le film de Bertrand BLIER  souvent cité comme son meilleur film. Hélas le public ne vient pas en masse et  il aura du mal à  approcher les 300  000 entrées en fin de carrière.
Michel DEVILLE a eu une carrière  faite de hauts et de bas. pour son nouveau joli film,  le succès est très moyen, tout comme le dernier ALTMAN, plutôt cantonné au circuit "art et essai": 24 000 entrées en 8 salles, ce n'est pas si mal.
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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Communauté : BOX OFFICE
 
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