Vos recherches

ACTRICES FRANCAISES

ACTEURS ETRANGERS

BILAN BOX OFFICE

OO7'S BLOG

  • emprise_du_crime.jpg
  • greystoke.jpg

Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.

275 000 visiteurs uniques
1 380 000 pages vues

Il y a 14 personne(s) sur ce blog

SOMMAIRE DU BLOG

Vous trouverez le tableaux récapitulatif des entrées des acteurs et réalisateurs : ICI


Mercredi 18 mai 2011 3 18 /05 /Mai /2011 02:25
- Publié dans : MISES A JOUR

blanche-neige.jpg

 

TITRE

SEM

SALLES

ENTREES

CUMUL

REALISATEUR

ACTEUR

ACTEUR

BLANCHE NEIGE ET LES 7 NAINS

4

 

182 266

525 697

WALT DISNEY

 

 

MON NOM EST PERSONNE

3

 

132 447

321 564

VALERI

HILL

FONDA

JAMES BOND 8 VIVRE ET LAISSER MOURIR

3

 

120 944

360 011

HAMILTON

MOORE

SEYMOUR

LE MAGNIFIQUE

5

 

103 667

515 062

DE BROCA

 BELMONDO

BISSET

MAIS OU EST DONC PASSEE
LA 7EME COMPAGNIE ?

3

 

98 844

208 487

LAMOUREUX

MONDY

LEFEVRE

LES AVENTURES DE RABBI JACOB

11

 

91 163

1 255 778

OURY

DE FUNES

GIRAUD

JE SAIS RIEN MAIS JE DIRAI TOUT

4

 

70 035

298 888

RICHARD

RICHARD

BLIER

LES 3 MOUSQUETAIRES

3

 

53 245

143 324

LESTER

YORK

WELCH

SALUT L ARTISTE

4

 

41 381

134 946

ROBERT

MASTROIANNI

ROCHEFORT

LA PLANETE SAUVAGE

4

 

33 546

135 091

LALOUX

ANIMATION

 

LES CHATTES EN FOLIE

2

 

30 879

66 275

VINCENT

MAJOR

FORD

LES GRANDS SENTIMENTS FONT
 LES BONS GUEULETONS

3

 

30 344

81 725

BERNY

BOUQUET

CARMET

GRIFFES MORTELLES DU TA KANG

1

 

23 789

23 789

SHIANG

LAN

LI

PLEURE PAS LA BOUCHE PLEINE

10

 

21 856

289 694

THOMAS

CECCALDI

MENEZ

LES CAROTTES MECANIQUES

1

 

20 558

20 558

SCHROEDER

HEHN

GREIL

LE KID

2

 

20 418

33 573

CHAPLIN

CHAPLIN

COOGAN

QUE FONT CES DAMES QUAND

LEURS MARIS BOSSENT

1

 

19 308

19 308

HOFBAUER

FRANK

FISHER

A TOUCH OF CLASS

8

 

15 324

147 095

FRANK

SEGAL

JACKSON

LA BARBE A PAPA

2

 

14 667

25 929

BOGDANOVICH

O'NEAL

HILLERMAN

LE TRAIN

9

 

12 954

262 246

GRANIER DEFERRE

TRINTIGNANT

SCHNEIDER

CRIS ET CHUCHOTEMENTS

15

 

11 310

369 577

BERGMAN

ULLMANN

ANDERSON

.

Ecrire un commentaire
Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Mardi 17 mai 2011 2 17 /05 /Mai /2011 15:29
- Publié dans : MISES A JOUR

LE BARON DE L'ECLUSE

 

13 AVRIL 1960

 


BARON-DE-L-ECLUSE.jpg 

Réalisation

Jean DELANNOY

Scénario

Jean DELANNOY

Michel AUDIARD

Maurice DRUON d'après SIMENON

Directeur de la photographie

Louis PAGE

Musique

Jean PRODOMIDES

Production

Jean Paul GUIBERT

Distribution

CINEDIS

Durée

95 minutes

Tournage

12/10/59-12/10/59

Le baron Jerome

Jean GABIN

Mme Perle GERMAIN JOUBERT

Micheline PRESLE

Maurice MONTERNON

Jean DESAILLY

Maria VILANDIER

Blanchette BRUNOY

Leon DUVAL

Louis SEIGNER

 

 

Élégant, racé, le monocle à l'oeil, portant beau, le baron Jérôme a vraiment de la classe mais il n'a pas d'argent ! Ce qui ne l'empêche pas de mener la grande vie, à Deauville, collectionnant les ardoises, à l'hôtel, au bar, au casino, car il joue beaucoup et perd souvent Sauf cette nuit où la chance lui a fait gagner onze millions de francs (anciens) aux dépens du marquis de Villamayor. Celui-ci n'a pas de liquide, mais un bateau, qu'il donne à Jérôme en lui promettant d'envoyer un chèque du solde de sa dette, Sur-lechamp, le baron part chercher son yacht à Rotterdam en compagnie d'une ancienne liaison, Perle Germain-Joubert, lasse de vivre aux crochets du richissime prince Saddokan. Le couple entreprend de traverser la France au fil des canaux, direction Monte-Carlo. Mais le yacht tombe en panne sèche le long d'une écluse, près de Châlons. Il est vrai que Villamayor n'a pas envoyé son chèque et que Jérôme n'a plus un sou vaillant 1 Abord, où il y a à boire - du whisky - niais rien à manger, la zizanie s'installe entre les deux naufragés, Affamée, Perle s'offre un copieux festin dans une auberge et réussit à faire payer la note par Maurice Montbernon, un viticulteur champenois qu'elle n'a eu aucun mal à séduire. Pendant ce temps, au " Café de l'écluse ", Jérôme, entre deux appels téléphoniques pour traquer le fameux chèque, gagne pain, vin et saucisson en jouant aux cartes avec des mariniers Marie, patronne du bistrot et jolie veuve, est très sensible à son charme. Montbernon a demandé à Perle de l'épouser et la jeune femme, avec la bénédiction e Jérôme, quitte le navire. Désormais seul, le baron se rend au dîner en tête-à-tête auquel Marie t'a convié. Les deux solitaires s'épanchent rêvent d'un avenir commun Mais le chèque arrive et Jérôme reprend la barre, Marie écrase une larme tandis que le baron lui envoie un baiser.

 

La collaboration entre Jean GABIN et Jean-Paul GUIBERT arrive à terme avec ce sixième film en trois ans comme prévu par contrat. Toujours contractuellement le cachet de l'acteur est de 25 millions de francs contre 5 millions de francs pour le premier Maigret. Il est évident que le producteur a largement été bénéficiaire sur les 5 premiers films qui ont tous été des scores massifs au box office. L'acteur aurait bien plus gagné s'il avait été intéressé aux recettes, mais comme on le sait, il a toujours préféré assurer un revenu fixe pour assurer l'entretien de sa grande propriété normande.

Pour ce "Baron de l'Ecluse", l'équipe technique habituelle est mise en place autour de l'acteur, que ce soit Louis PAGE son Directeur de la photographie habituel, sa maquilleuse ou son ingénieur du son... Du coté artistique c'est jean DELANNOY qui retrouve GABIN, un habitué lui aussi. Ce ne sont pas les meilleurs amis du monde, car le réalisateur n'est pas vraiment un fêtard, mais GABIN connait son professionnalisme. Le réalisateur adapte une nouvelle de SIMENON à l'aide de Maurice DRUON. Bien sûr l'ami Michel AUDIARD est aux dialogues avec la consigne de ne pas trop en mettre pour GABIN qui ne veut pas réciter plus de cinq lignes de dialogues à la fois. Pas de problème pour AUDIARD qui connait GABIN comme sa poche.

Au niveau de la distribution l'acteur retrouve des familiers tels Jean DESAILLY ou Louis SEIGNER. Mais bien sûr le casting est dominé par la présence de deux actrices : Micheline PRESLE et Blanchette BRUNOY.

GABIN compose un personnage dans la grande tradition des "Archimède " et compagnie. Un personnage à forte personnalité, celle d'un baron ancien pilote d'avion durant la grande guerre, un membre de la jet set de cette belle ville aisée de Deauville ( les courses, son Casino, sa plage). Cet amie des bourgeois et surtout des bourgeoises éprouve quelques difficultés à maintenir un train de vie élevé. Il conseille ses amis lors de ventes de chevaux, tente de vendre un yacht pour obtenir une commission et joue aux cartes. Amateur de femmes, il constate que l'âge venant il faut de plus en plus d'argent pour rester séduisant. Mais bon, il est philosophe.... Il rencontre Perle une ancienne maîtresse qui est une des conquêtes d'un prince riche, mais sans classe. Le soir, en pleine veine, il gagne beaucoup d'argent au Casino et surtout plume le Prince qui congédie Perle sans ménagement. la voici sans revenus. Pendant ce temps Jérôme rafle la mise lors d'une partie de cartes privée. Il gagne un yacht, mais n'a pas d'argent et attend le reliquat de la somme qu'il gagné afin de voir venir. Il part avec Perle mais la promiscuité n'est guère passionnante pour Perle. Faute d'argent ils sont bloqués dans une écluse près de Chalons. Perle prend cela avec humour caustique. Les deux vont chercher quelques nourriture chacun de leur coté...Dans un restaurant elle parvient à se faire inviter par le notable du coin qui tombe sous son charme, celui-ci semble ignorer le passé de Perle. C'est Jean DESAILLY sui joue ce notable à la classe sage et discrète et qui démontre une belle éduction provinciale. Pendant ce temps Jérôme se rend sympathique aux habitants du coin, surtout de Maria dont la truculence de Jérôme lui apporte autre chose que l'ennui qu'elle ressent dans cette bourgade. De retour sur le yacht, Jérôme conseille à Perle de le quitter pour Maurice; Elle ne rajeunit pas, et c'est sa dernière chance de vivre aisément et durablement. Pour lui, c'est trop tard. Perle sait qu'il a raison et le quitte avec regret vers sa nouvelle vie de notable. Jérôme est sous le charme simple de Maria et de cette vie pépère, pourquoi ne pas s'installer ? Mais au dernier moment l'argent arrive et il peut repartir sur son yacht, non sans avoir fait une déclaration à Maria qui ne peut dissimuler sa tristesse... Jérôme est un célibataire endurci et les deux se disent au revoir sur la jetée...

Film désuet, ce "Baron de l'Ecluse" n'en est pas moins joyeux et ne sombre jamais dans l'apitoiement. Le baron, Perle et Maria sont à un tournant de la vie avec ce maudit temps qui passe,  l'amitié à remplacé l'amour. Certains choisissent la sécurité, d'autres la liberté, les restants pleurent.

C'est du cousu main pour GABIN qui est en terrain balisé. Comme d'habitude il apporte sa gouaille et sa truculence à ce superbe personnage. Micheline PRESLE retrouve une belle production pour un rôle important. Amusante et séduisante, elle est le complément idéal de GABIN pour jouer la comédie car elle est toujours brillante.

La discrète Blanchette BRUNOY campe un personnage discret et timide qui espère pouvoir retenir un homme un peu différend des autres. Pas belle, mais charmante, nous sommes tristes pour elle lorsque le "Baron" prend la mer. Mais peut être reviendra-t-il un jour ?

Jean DELANNOY livre une copie propre, nette. Du bon travail de professionnel. 

Encore une fois le film prend un départ très solide à paris dans trois salles avec une superbe moyenne. L'effet GABIN est toujours là et le film connait une brillante exclusivité. En France, le film triomphe avec plus de 3 millions d'entrées. L'association GABIN / GUIBERT n'aura donc connu que des succès au box office et c'est avec regret que le producteur voit GABIN s'orienter vers un autre producteur pour signer un autre contrat de ce type.      

 

 

 

 


CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

3 160 233

 

ENTREES PARIS

 

829 991

 

 

 

 

 

1ère semaine

1

90 440

3

2ème semaine

1

68 898

 

3ème semaine

1

59 291

 

4ème semaine

1

35 798

 

5ème semaine

3

33 232

 

6ème semaine

3

32 069

 

Nombre de semaines Paris

 

24

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

30 146

 

Budget

 

 

 

Box office annuel FRANCE

14

 

 

Box office annuel Espagne

 

 

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* * *

 

 

vlcsnap-2011-05-16-11h33m01s207
vlcsnap-2011-05-16-11h34m30s78.png
vlcsnap-2011-05-16-11h36m49s187.png
vlcsnap-2011-05-16-11h37m57s99.png
vlcsnap-2011-05-16-11h39m53s235.png
vlcsnap-2011-05-16-11h42m59s45.png
vlcsnap-2011-05-16-11h43m22s17.png
vlcsnap-2011-05-16-11h44m51s139.png
vlcsnap-2011-05-16-11h45m07s47.png
vlcsnap-2011-05-16-11h46m02s84.png
vlcsnap-2011-05-16-11h46m28s91.png
vlcsnap-2011-05-16-11h47m19s85.png
vlcsnap-2011-05-16-11h49m27s82.png
vlcsnap-2011-05-16-11h52m38s202.png
vlcsnap-2011-05-16-11h54m51s255.png
vlcsnap-2011-05-16-11h57m08s90.png
vlcsnap-2011-05-16-11h57m18s185.png
vlcsnap-2011-05-16-12h01m04s145.png
vlcsnap-2011-05-16-12h29m51s11.png
vlcsnap-2011-05-16-12h32m47s235.png
vlcsnap-2011-05-16-12h34m01s198.png
vlcsnap-2011-05-16-12h34m20s141.png
.



Ecrire un commentaire
Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Vendredi 13 mai 2011 5 13 /05 /Mai /2011 02:20
- Publié dans : MISES A JOUR

sweet_sweetbacks_baadasssss_song1.jpg

 

 

TITRE

SEM

CUMUL

REALISATEUR

ACTEUR

ACTEUR

1

SWEET SWETBACK' S BAADASSS SONG
(Inédit)

7

 

VAN PEEBLES

VAN PEEBLES

CHUCKSTER

2

THE HOUSE THAT DRIPPED BLOOD
(La maison qui tue)

8

 

DUFFELL

ELLIOTT

DUNHAM

3

PLAZA SUITE
(Inédit)

1

 

HILLER

MATTHAU

GRANT

4

LITTLE MURDERS
(Petits meurtres sans importance)

14

 

ARKIN

GOULD

RODD

5

THE MEPHISTO WALTZ
(Satan mon amour)

8

 

WENDKOS

ALDA

BISSET

6

LOVE STORY

22

14M$

HILLER

MacGRAW

O'NEAL

7

LAWRENCE OF ARABIA
(Lawrence d'Arabie)

10

 

LEAN

O'TOOLE

SHARIF

8

PERCY
(Mon petit oiseau s'appelle Percy, il va très bien merçi)

2

 

THOMAS

BENNETT

ELLIOTT

9

THE HARD RIDE
(Inédit)

1

 

TOPPER

FULLER

BAIN

10

THX 1138

10

 

LUCAS

DUVALL

PLEASANCE

.

Ecrire un commentaire
Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 12:43
- Publié dans : MISES A JOUR

.

LE MAGNIFIQUE

 

29 NOVEMBRE 1973

 

 

MAGNIFIQUE.jpg

 

Réalisation

Philippe DE BROCA 

Scénario

Philippe DE BROCA

Jean-Paul RAPPENEAU

Francis VEBER

Photographie

René MATHELIN

Musique

Claude BOLLING

Production

Les films ARIANE

CERITO FILMS

Distribution

C.C.F.C

Durée

95 minutes

Tournage

26/03/73 - 18/06/73

Bob Saint Clair

François MERLIN

Jean-Paul BELMONDO

Tatiana

Christine

Jacqueline BISSET

Charron

Karpof

Vittorio CAPRIOLI

La femme de Ménage

Monique TARBES

Le plombier

Jean LEFEBVRE

 

Au Mexique, l'agent secret du F.B.I. qui téléphone d'une cabine publique, voit celle-ci enlevée dans les airs par une grue qui jette la cabine et son occupant au plus profond de l'océan, en pâture à un requin. Cet incident sera le début, pour Bob Saint-Clair, agent secret d'une série de livres policiers, de nouvelles aventures que l'auteur, le timide François Merlin, s'ingénie à varier. Sensible et créatif, François assimile les personnages qui composent sa modeste vie aux héros de ses romans. Il voit ainsi sa voisine Christine, étudiante anglaise, transformée en l'espionne Tatiana, très impressionnée par le charme et l'autorité de Bob Saint-Clair. L'éditeur Charron devient l'odieux Colonel Karpof, ennemi juré de Bob. Chaque fois qu'une contrariété survient pour lui, François se venge en écrivant un épisode qui ridiculise l'agent secret; il est jaloux de ce personnage trop sûr de lui... Christine, passionnée par l'imagination de François, décide de faire une thèse de sociologie sur le cas de Bob Saint-Clair; elle prend contact avec l'éditeur de François qui essaie de la séduire, en allant chez elle avec une bande de noctambules. François mettra fin, cette fois, aux agissements de Charron-Karpof...

 

Cela faisait un bout de temps que Jean-Paul BELMONDO n'avait pas tourné avec son réalisateur fétiche, Philippe De BROCA.  Les deux vont se retrouver dans un genre qui a fait le succès de l'acteur, la comédie genre qu'il a quelque peu laissé de côté. Car ce film est une pure comédie. A l'origine c'est un scénario de Francis VEBER qui est dans une période faste à l'époque ( "L'emmerdeur" sort à la même époque). La trame du film plait beaucoup à Alexandre Mnouchkine et De Broca qui décident que ce sera un support idéal pour Jean-Paul BELMONDO. C'est un concept assez audacieux qui va permettre à l'acteur d'interpréter deux rôles aux facettes diamétralement opposées et on sait que l'acteur adore ça. Le concept est génial : Belmondo va interpréter un héros de roman d'espionnage de gare Bob Saint Clair et son créateur le romancier peu reluisant, François Merlin.

Si le concept est génial, Philippe De Broca va remanier le scénario de VEBER ce qui ne va pas forcément plaire à ce dernier. Par exemple c'est DE BROCA qui décide de faire loger François Merlin dans un vieil appartement du Marais quelque peu à rafraîchir. De plus c'es DE BROCCA et Jean-Paul RAPPENEAU coscénariste, qui créent le personnage de Tatiana afin d'introduire une romance dans l'histoire.

Il est clair que DE BROCA est très motivé pour réaliser le film qui sera un mélange d'Homme d Rio et d'un pastiche des James Bond / OSS 117 / Bob Morane bien connus. Pour le choix de l'actrice MNOUCHKINE  pense à  Jacqueline BISSET connue à l'international, en cela ils donnent au film une chance d'être exposé dans de nombreux pays. BELMONDO est très heureux et on le comprend , c''est une femme magnifique. DE BROCA est plus circonspect: elle capable de jouer de la pure comédie ?

DE BROCA qui désire que son film possède une touche "exotique" à la James BOND fait des repérages au Mexique et est enchanté : Acapulco, les hôtels pour millionnaires, les palmiers, l'ambiance rococo, son choix est fait, de plus la production est généreuse et il va pouvoir donner libre cours à son imagination des plus farfelues. Cependant le début du tournage douche son enthousiasme: le climat a évolué entre les repérages et le tournage, la pellicule utilisée à été abîmée par le laboratoire de développement et BELMONDO s'est fait une entorse. Mais la pause forcée aura été bénéfique A la reprise du tournage tout s'arrange et l'ambiance est au beau fixe grâce à la bonne humeur farceuse distillée par BELMONDO en pleine forme. Jacqueline BISSET devient une bonne amie de DE BROCA et elle s'avère très agréable durant le tournage. Seul les locaux devront subir les relents pestilentiels de la véritable rivière de sang animal déversée durant une scène de massacre quelque peu exagérée entre Sinclair et ses ennemis. Après un tournage finalement idyllique il reste à monter un film qui devra répondre aux attentes du public.

De fait, le film est une brillante réussite. DE BROCA n'a cessé de louer le script génial de VEBER qui lui a permit de broder et d'ajouter des situations gagesques.  Le film  est très drôle ce qui pour moi est assez exceptionnel les délire comiques de BELMONDO ne m'ayant jamais vraiment convaincu.

Le début du film est plaisant. C'est bien sûr un pastiche des héros précités. DE BROCA livre quelques beaux gags, en particulier l'arrachage d'une cabine téléphonique (avec son occupant) pour la jeter en pleine mer, infestée de requins agressifs comme il se doit. Celui où Sinclair égare sa dent creuse qui contient du cyanure et empoisonne ainsi toutes les personnes présentes dans la piscine. Sinclair est invincible et élimine toute bande ennemie d'une main, pendant qu'il téléphone. Il doit résoudre une enquête abracadabrante où les gags à la Tex Avery sont légions. Il rencontre la belle Tatiana et au cours de sa mission il saura la séduire comme il se doit. BELMONDO est dans une forme olympique malgré ses 40 ans qu'il fête durant le tournage. Musclé, bronzé, agile, il est au paroxysme de son charisme. Jacqueline BISSET est toute en beauté, magnifique dans son bikini. Elle sait également être drôle et ne se prend pas au sérieux. DE BROCA évite l'écueil de la lassitude en introduisant un élément étonnant à l'issue du premier tiers du film. C'est Monique TARBES qui passe l'aspirateur sur la plage et qui passe dans une porte qui figure le monde réel. Car Bob Saint Clair est une création née de l'imagination de François Merlin et toute l'aventure est fictive. Le pauvre François MERLIN est bien sympathique mais il ne semble pas rouler sur l'or. Il doit produire des dizaines de pages par jour pour subsister et payer l'argent de poche de son fils qui lui rend visite une fois par semaine. Il est un peu négligé car il passe des heures sur sa machine. Ces romans de poche son clairement destinés à un public populaire pour être lus dans le métro ou sur la plage. François possède la faculté d'inclure dans ses histoires les personnes de son entourage et de leur faire subir d'atroces souffrances et des morts violentes selon ses rapports dans la vie réelle. Ainsi le plombier joué par Jean LEFEBVRE finit-il criblé de balles dans le nouveau roman de Merlin. On s'aperçoit ainsi que Tatiana n'est autre que la jolie étudiante de l'étage du dessus de l'appartement de François.

Le quotidien de François rejoint même la mission de Saint Clair. La machine de François est abîmée et la lettre "R" ne marche plus. résultat Saint Clair parle sans prononcer les "R" dans une scène hilarante. Un hélicoptère se transforme en "hélico' té"  

 François a besoin d'argent et va demander une avance à son éditeur, Charron, joué par l'excellent Vittorio CAPRIOLI. Celui-ci qui semble confortablement vivre des romans de François va l' éconduire gentiment. C'est un bourgeois hautain amateur de "cachous" qui rôde dans les boites de nuit  à la mode accompagné d'une faune folklorique. Un peu lâchement François rentre chez lui et introduit son éditeur dans son monde sous le nom de Karpof qui est en fait une sorte de mix de tous les méchants rencontrées dans les films d'espionnage. Le combat Karpov / Saint Clair va évoluer au fil des relations entre François et Christine, sa charmante voisine qui écrit une thèse dont le sujet est justement le héros imaginé par François. Celui-ci va donc transformer son héros en "chochotte" qui hurle de douleur pour un panaris. François veut stopper sa carrière d'écrivain minable et profiter de la vie, mais il doit hélas se remettre au travail. La paroxysme est atteint lorsque Christine subit les assaut de charron et de sa clique. Un peu pompette et droguée, elle est surprise par François en fâcheuse position. François va se venger et va faire subir un final apocalyptique à Saint Clair: le combat Karpov / Saint Clair donne lieu à un duel à la Sergio Leone. Tatiana est devenue une poule qui ne cesse de se couvrir de ridicule et de se dégrader... Pendant ce temps Saint Clair et Karpov se déclarent leur amour dans une scène hilarante façon "Cage aux folles". Ils s'en vont tous les deux en tandem en faisant des "bouhhh" à une Tatiana en pleurs.

Christine s'était déjà débarrassée de Charron et s'est endormi devant la porte de François, sa pantoufle à la main. Il la découvre au petit matin et ils s'avouent leur amour. François jette son dernier manuscrit par la fenêtre aux pieds de Charron et de sa clique.

DE BROCA livre donc une comédie totalement réussie, inspirée, rondement menée à tambours battants. Il est clair que tout le monde a du bien rigoler sur le tournage. BELMONDO virevolte, assurant avec le même bonheur les deux rôles. Il n'a jamais été aussi superbe, drôle, "magnifique"... C'est sans doute sa meilleure comédie et de loin. Jacqueline BISSET est charmante et Vittorio CAPRIOLI est extrêmement drôle (à souligner le superbe doublage de Georges Aminel).

Chose curieuse, à la projection du film Francis VEBER s'en va à la deuxième bobine. Il ne reconnait pas son scénario qu'il aurait mis en scène différemment. Il s'estime "trahi" et demande à ce que son nom ne figure pas au générique du film. Il n'en demeure pas moins que c'est bien lui qui est l'auteur su scénario. C'est fort dommage car la carrière de VEBER a prouvé qu'il n'aurait sans doute pas fait mieux que DE BROCA. Francis VEBER va se tourner vers la réalisation et livrer son premier film l'année suivante avec plus ou moins de bonheur.

Bénéficiant d'une campagne publicitaire menée par René CHATEAU le film est lancé sur de bons rails et permet à BELMONDO de retrouver les faveurs d'un très large public . Il prend largement la tête du box office parisien et va se maintenir deux mois dans le top 10 hebdomadaire. C'est une très belle période pour les comédies françaises avec des films tels "L'emmerdeur" ou "Rabbi Jacob". Le public plébiscite le film qui frôle les 3 millions de spectateurs dont près d'un million pour Paris Banlieue. Il marche également très bien en Europe. Un bon bol d'air frais pour BELMONDO qui peut poursuivre des projets plus personnels tel un film avec Alain RESNAIS.

Le film va faire le bonheur des soirées télévisées. Il reste un des mes souvenirs d'adolescent tenace où je me souviens avoir ri aux éclats un soir de noël en le découvrant.

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

2 895 800

 

ENTREES PARIS

 

579 928

 

ENTREES BANLIEUE

 

325 349

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

905 277

 

 

 

 

 

1ère semaine

1

142 086

17

2ème semaine

2

112 037

 

3ème semaine

4

74 999

 

4ème semaine

4

82 283

 

5ème semaine

4

103 667

 

6ème semaine

6

46 430

 

7ème semaine

4

51 734

 

8ème semaine

7

40 018

 

Nombre de semaines Paris

 

15

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

8 358

 

Budget

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

889 824

 

Box office annuel Allemagne

18

1 200 000

 

Box office annuel Suede

 

 

 

Box office annuel Italie

32

 

 

Cote du succès

 

* * * *

 

 

vlcsnap-2011-05-10-11h58m06s82.png

 

vlcsnap-2011-05-10-11h59m14s247.png

 

vlcsnap-2011-05-10-12h01m02s46.png

 

vlcsnap-2011-05-10-12h01m42s190.png

 

vlcsnap-2011-05-10-12h02m36s219.png

 

vlcsnap-2011-05-10-12h02m54s143.png

 

vlcsnap-2011-05-10-12h03m29s239.png

 

vlcsnap-2011-05-10-12h03m56s251.png

 

vlcsnap-2011-05-10-12h05m20s62.png

 

vlcsnap-2011-05-10-12h07m21s249.png

 

vlcsnap-2011-05-10-12h08m30s176.png

 

vlcsnap-2011-05-10-12h09m10s60.png

 

vlcsnap-2011-05-10-12h10m53s71.png

 

vlcsnap-2011-05-10-12h12m22s192.png

 

vlcsnap-2011-05-10-12h12m54s2.png

 

vlcsnap-2011-05-10-12h13m34s138.png

 

vlcsnap-2011-05-10-12h18m09s80.png

 

vlcsnap-2011-05-10-12h19m08s154.png

 

vlcsnap-2011-05-10-12h20m09s254.png

 

vlcsnap-2011-05-10-12h21m55s28.png

 

vlcsnap-2011-05-10-12h21m57s49.png

 

vlcsnap-2011-05-10-12h24m48s229.png

.

Ecrire un commentaire
Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Lundi 9 mai 2011 1 09 /05 /Mai /2011 15:03
- Publié dans : MISES A JOUR

DU RIFIFI A PANAME

 

4 MARS 1966

 

 

 

Réalisation

Denys de LA PATELLIÈRE

Scénario

Denys de LA PATELLIÈRE

Directeur de la photographie

Walter WOTTITZ

Musique

Georges GARVARENTZ

Production

Maurice JACQUIN - Films Copernic (Paris)

Distribution

Comacico

Durée

100  minutes

Tournage

 

Paul Berger

Jean GABIN

Walter

Gert FROEBE

Irène

Nadja TILLER

Mike Coppolano

Claudio BROOK

Binnagio

George RAFT

Lili

Mireille DARC

Roger

Marcel BOZZUFFI

Giulio

Claude BRASSEUR

Le commissaire Noël

Daniel CECCALDI

 

 

Paul Berger, dit Paulo les diams, a monté avec l’antiquaire Walter, son ami et époux d’Irène, son ex-maîtresse, un trafic d’or qui a fait la fortune des deux truands. Le métal précieux est transporté par avion à Tokyo, Munich ou Londres, par des passeurs sans casier judiciaire, inconnus de la police et des douaniers. Ces passeurs sont recrutés dans une boîte de nuit appartenant à Paulo : René, le barman, repère les clients naïfs et les jette dans les bras de la belle Lili, l’entraîneuse. Celle-ci a tôt fait, à force de « petits cadeaux », de les mettre sur la paille et les pauvres « pigeons », plumés, acceptent, contre récompense, d’effectuer un voyage avec, sous leur chemise une ceinture bourrée d’or. Or, l’une des victimes de Lili n’est autre que Mike Coppolano, agent secret américain ainsi infiltré dans le gang qui est également impliqué dans un trafic d’armes à destination de Cuba. Sa mission à Tokyo accomplie, Mike est engagé comme garde du corps de Paulo, aux côtés de Roger et Jo, les fidèles « porte-flingues » du truand. Il doit cette marque de confiance au fait qu’il a sauvé la vie de Paulo au cours d’une fusillade avec le gang de Mario et de Giulio, qui exige sa part du gâteau. Malgré lui, Mike devra abattre Giulio, qui a enlevé Irène pour la convaincre, en vain, de trahir Paulo. La guerre des gangs fait rage : Walter tombe à son tour et Paulo jure de le venger. Le commissaire Noël voudrait mettre fin à ces massacres perpétrés sur le sol français mais les autorités américaines lui enjoignent de laisser Coppolano accomplir sa mission. Celle-ci se complique encore lorsque la mafia intervient, en la personne du gangster Binnagio, qui convoque les représentants des deux gangs, Paulo et Mario, pour leur imposer un accord de partage du marché. Au cours des négociations, Mike est à deux doigts de se faire reconnaître par l’un des protagonistes avec qui il a déjà eu maille à partir. Il réussit à dérober un carnet dans lequel Walter a consigné l’organigramme du trafic d’armes. Paulo, bien décidé à refuser tout compromis, fait exploser une bombe en pleine réunion avec les mafieux. Il est cueilli avec Roger et Jo par les policiers de Noël ; avant qu’on lui passe les menottes, il frappe rageusement Mike en plein visage.

 

Après le fracassant succès du "Tonnerre de Dieu", Maurice JAQUIN compte bien profiter de l'aura de son célèbre poulain qui est au zénith. Toujours dans le cadre de leur contrat ce "Du rififi à Paname" est mi en route dans l'optique de surfer sur la vague des films d'espionnage en vogue à l'époque tels les OSS 117, voire les James BOND.

Le film est adapté d'un livre de Auguste LE BRETON auteur bien connu et présente l'enquête mené par un agent du trésor américain Mike COPPOLANO contre un gang international de trafiquants d'or.

Contrairement à ce qu'évoque l'affiche, c'est bien Claudio BROOK qui est la vedette du film. Comme son nom ne l'indique pas, c'est un acteur Mexicain qui a tourné entre autres avec Buñuel   avant d'intégrer des productions plus internationales et commerciales. Son physique émacié en fait un agent américain "crédible". C'est son personnage qui est chargé d'infiltrer le fameux gang et de le démanteler. 

Le casting est composé d'acteurs internationaux ce qui prouve les ambitions de la production: imposer le film en Europe. Outre Jean GABIN et Claudio BROOK, le casting propose rien que moins que Gert FROEBE, le célèbre "Goldfinger" et la belle Nadja TILLIER bien connu du public français et allemand. Au niveau des seconds rôles Mireille DARC compose une jeune poule de boîte de nuit qui va introduire Mike dans le gang, Marcel BOZZUFFI en garde du corps de "M'sieur Paul" et Claude BRASSEUR comme mauvais garçon, ainsi que Daniel CECCALDI dans le rôle du flic français de service. Cerise sur la gâteau, Georges RAFT fait une apparition en vedette américaine dans le rôle du chef du gang ennemi. 

La photographie du film et la musique jazzy doivent évoquer les riches productions internationales. Dès le générique du début, le ton est coloré et vif. Le film doit également utiliser les ficelles exotiques des films d'espionnage. Mike doit se rendre à Tokyo afin de remplir sa mission de transporteur d'or, le dépaysement est assuré.

Bref, Mike est un agent de trésor américain qui doit résoudre une affaire à Paris, puis se rendre à Tokyo dans le cadre de sa mission. Le cahier des charges, sans surprises, est bien respecté. Claudio BROOK joue un agent du trésor sportif, qui sait se bagarrer et se mouvoir dans le monde des mauvais garçons. Mike utilise le services de Lili joué par l'ultra sexy Mireille DARC pour rencontrer Paul, un parrain du milieu. Involontairement il lui sauve la vie et attire sa confiance, il devient son garde du corps et est ainsi aux premières loges pour mener son enquête qui va inéluctablement aboutir à l'arrestation du gang.

Chacun est efficace dans son rôle. Jean GABIN retrouve les rôles de mauvais garçons tel qu'il a joué dans "Le grisbi" et autres... Un rôle assez statique qui lui permet cependant de distribuer encore de belles baffes, une spécialité à la Gabin. Un rôle de composition habituel sans plus mais qui est efficace. 

Les autres rôles sont plus effacés. Gert FROEBE ne possède pas un rôle aussi puissant que son célèbre "Goldfinger", Nadja TILLER est extrêmement classe même quand elle est menacée par Claude BRASSEUR. Sa beauté légendaire en fait la femme fatale idéale. Ceci étant son rôle n'excède pas quelques minutes. Mireille DARC joue une nouvelle fois la jeune poule blonde, mais ce rôle court n'est absolument pas comparable avec ce que lui offre Georges Lautner la même année avec "Galia" et "Ne nous fâchons pas", que ce soit par la quantité et par la qualité.

Georges RAFT prend la pose, mais au vu du cachet qu'il a du demander, son rôle est également assez court. Seul Marcel BOZZUFFI est remarqué avec son rôle de garde du corps qui devient un "ami" de Mike, un personnage assez charismatique malgré son rôle ingrat.

En bref, ce OSS 117 au pays du rififi se laisse voir sans aucun déplaisir malgré quelques longueurs. Il y a bien sûr des scènes de bagarres, d'interrogatoires musclés, quelques morts violentes et bien sûr les petites pépées de rigueur. La mise en scène est alerte et bien troussée et utilise au mieux le budget confortable du film. Mais pour être honnête, rien de bien original dans ce "polar" à la française.

L'affiche est magnifique et le film sort en mars 1966 et va profiter du succès du "Tonnerre de dieu" pour s'imposer très largement en exclusivité parisienne, un nouveau numéro un au box office pour jean GABIN. Le film va rester en tête durant 3 semaines. Au final le film atteint les deux millions d'entrées en France après avoir atteint les 500 000 spectateurs à Paris. Un résultat logique qui peut rassurer GABIN, il est toujours aussi populaire.

 

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

1 983 477

 

ENTREES PARIS

 

509 953

 

       

1ère semaine

1

95 630

5

2ème semaine

1

68 588

 

3ème semaine

1

49 354

 

4ème semaine

6

34 106

 

5ème semaine

4

38 118

 

6ème semaine

6

31 830

 

7ème semaine

13

21 386

 

Nombre de semaines Paris

 

12

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

19 126

 

Budget

 

 

 

Box office annuel FRANCE

15

 

 

Box office annuel Espagne

 

 

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* * *

 

 

vlcsnap-2011-05-08-16h15m39s221.png

 

vlcsnap-2011-05-08-16h16m18s101

 

vlcsnap-2011-05-08-16h16m57s235.png

 

vlcsnap-2011-05-08-16h18m43s13.png

 

vlcsnap-2011-05-08-16h19m46s134.png

 

vlcsnap-2011-05-08-16h20m01s32.png

 

vlcsnap-2011-05-08-16h21m19s44.png

 

vlcsnap-2011-05-08-16h22m37s57.png

 

vlcsnap-2011-05-08-16h23m11s142.png

 

vlcsnap-2011-05-08-16h25m19s139.png

 

vlcsnap-2011-05-08-16h31m59s43.png

 

vlcsnap-2011-05-08-16h36m26s152.png

 

vlcsnap-2011-05-08-16h37m15s128.png

 

vlcsnap-2011-05-08-16h38m46s10.png

 

vlcsnap-2011-05-08-16h39m31s208.png

 

vlcsnap-2011-05-08-16h43m31s50.png

 

vlcsnap-2011-05-08-16h44m02s102.png

 

vlcsnap-2011-05-08-16h44m31s142.png

 

vlcsnap-2011-05-08-16h45m35s13.png

 

vlcsnap-2011-05-08-16h47m42s253.png

 

vlcsnap-2011-05-08-16h49m05s57.png

 

vlcsnap-2011-05-08-16h50m24s86.png

 

vlcsnap-2011-05-08-16h51m02s212.png

 

 

..

 

Ecrire un commentaire
Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Jeudi 5 mai 2011 4 05 /05 /Mai /2011 12:51
- Publié dans : MISES A JOUR

 

 

 

 

UN JUSTICER DANS LA VILLE

(DEATH WISH )

 24 JUILLET 1974 (USA)

30 OCTOBRE 1974

(interdit aux moins de 18 ans)

 

 

un_justicier_dans_la_ville.jpg

Réalisation

Michael WINNER

Scénario

Wendell MAYES

Directeur de la photographie

Arthur J ORNITZ

Musique

Herbie HANCOCK

Production

Hal LANDERS
Bobby ROBERTS
Michael WINNER
Dino DE LAURENTIIS

Distribution

Warner-Columbia

Durée

94 minutes

Tournage

 

Paul Kersey

Charles BRONSON

L'inspecteur Frank Ochoa

Vincent GARDENIA

Joanna Kersey

Hope LANGE


Joanna Kersey et sa fille Carol sont agressées et violées chez elles par trois voyous. Prévenu par son gendre Jack Toby, Paul Kersey apprend en arrivant à l'hôpital que son épouse vient de succomber. Carol, elle, traumatisée, sombre dans une prostration nécessitant son internement Travaillant pour une entreprise de construction de résidences, Kersey est envoyé à Tucson pour élaborer un projet avec Aimes Jainchill. Celui-ci le prend en amitié et grand amateur d'armes à feu, lui en offre une lorsqu'il rentre à New York Dès lors, l'ancien objecteur de conscience, affecté dans une unité médicale lors de la guerre de Corée, ne connaît plus que l'usage de la violence pour répondre à la violence. Marchant seul dans un parc la nuit, il tue un toxicomane en manque qui en voulait à son argent. Puis une bande de voyous dans une rue sombre, puis deux agresseurs dans le métro, puis deux autres encore. Bientôt celui que la presse qualifie de "justicier de New York" fait des émules. Les "braves gens", galvanisés, apprennent à se défendre. Kersey est identifié par le perspicace policier Frank Ochoa, mais l'annonce de son arrestation ne manquerait pas de redoubler le taux de criminalité qui grâce à lui avait fortement baissé. On ne peut pas non plus le laisser continuer. Décision est donc prise, en haut lieu, de lui accorder l'impunité à condition qu'il quitte la ville. Après s'être remis des blessures infligées par d'autres voyous, il se fait effectivement muter à l'agence de Chicago de sa société. Mais là aussi la délinquance sévit.
 

Depuis le succès massif de "Cosa Nostra" en 1972 la carrière de Charles BRONSON ronronne tranquillement. Ses films fonctionnent bien en Europe, c’est une des stars les plus rémunérées. Mais cela fait quelques films qu’ un BRONSON n’est plus un évènement surtout aux USA. D’ailleurs Dino DE LAURENTIIS producteur quelque peu mégalo (son nom est aussi grand que l’écran lors du générique) songe à ne pas renouveler le contrat qui les lie depuis quelques films.  Alors qu’il se repose comme tous les mois de décembre chez lui en 1972, Michael WINNER son ami réalisateur lui parle d’un roman de Brian GARFIELD qui relate l’histoire d’un petit comptable New-Yorkais dont la famille a été massacrée par une bande de « muggers » et qui se venge en exterminant un à un les auteurs du massacre. L’agent de BRONSON lui déconseille vivement de faire le film, mais Michael WINNER est très convaincant. Le réalisateur et Charles BRONSON se connaissent bien et leur association a donné naissance à deux magnifiques perles : "Les collines de la terreur" et "Le flingueur". BRONSON se laisse convaincre.

Les deux hommes décident de donner une autre identité au « héros » : Paul KERSEY est un architecte aisé, distingué, qui travaille dans un cabinet qui a pignon sur rue. Ses collègues plaisantent avec lui au sujet de ses préférences politiques plutôt démocrates, de gauche quoi…ce qui rendra la transformation psychologique du personnage encore plus frappante.

L’association BRONSON / WINNER va fonctionner à merveille, avec certainement le meilleur film du duo. A l’image d’un Don SIEGEL, le réalisateur va privilégier le dépouillement, l’efficacité, certains plans d’agression dans ce décors urbain influenceront beaucoup de réalisateurs, dont Paul VERHOEVEN dont certains plans de « Robocop » (le sauvetage d’une jeune femme agressée)en sont directement issus. Alors que « l’inspecteur Harry » était un policier, Paul KERSEY est un homme comme tout le monde qui bascule dans la folie. Ce qui est à l’origine qu’un pompage d’un western classique donnera lieu à un nouveau genre : le film de « vigilante ».

Le film débute sur un paysage idyllique : le couple Paul et Joanna KERSEY se trouve sur une plage paradisiaque à Tahiti. Nul doute que les deux sont encore très unis et amoureux. Le couple est de retour à New York où ils habitent  un bel appartement dans un quartier cependant peu luxueux de la ville. Paul retourne travailler à son cabinet tandis que sa femme et sa fille Carol vont faire des courses. Dans le magasin d’alimentation trois jeunes voyous (dont le jeune Jeff GOLDBLUM) qui sèment le désordre. Ils récupèrent l'adresse des deux femmes dans le carton de livraison à domicile et les suivent. Ce faisant passer pour le livreur ils s’introduisent dans l’appartement. Ne récoltant pas d’argent, ils tabassent Joanna et agressent sexuellement Carol, lui peignant les fesses à la peinture rouge avant de commencer à la violer. Prenant peur, ils s’enfuient non sans achever Joanna d’un terrible coup de pied à la tête.

En 10 minutes, tout est dit, dans une scène d’une âpre violence, sans concession. Tel le malheur qui frappe n’importe qui d’entre nous, sans avertir, en plein bonheur.

Après un tel début, le film ralentit. Il faut du temps à Paul de se remettre, de comprendre ce qu’il s’est passé. Sa vie a basculée d’un coup, mais le résultat n’est pas encore visible en surface. Celui-ci doit s’occuper de sa fille, détruite mentalement avec l’aide de son gendre. En citoyen honnête et respectueux, il se rend à la police, mais celle-ci lui fait comprendre que faute de temps, d’effectif, il va être dur de retrouver les agresseurs, et puis la criminalité augmente tellement à New York. Paul est ébranlé, non seulement son bonheur est détruit, ce qu’il trouve injuste, mais les coupables ne seront pas retrouvés, alors qu’il avait confiance dans les institutions. Insidieusement le mal, tel un cancer, commence à faire son œuvre et son comportement se modifie. Il se constitue une arme primitive avec un bas contenant des rouleaux de pièces de monnaie. Le déclencheur de la réaction en chaîne est un SDF qui l’agresse une nuit, Paul le frappe avec son arme improvisée et l’agresseur s’enfuit. Il rentre chez lui en tremblant, mais troublé. Pour son travail il se rend à Tucson. Là le spectacle d’une attraction poursuit l’entreprise de germination du mal. Une reconstitution d’une bagarre entre cow boys qui se termine à coup de feu lui fait prendre conscience du futur rôle qu’il désire endosser. Parallèlement à son activité, il apprend à se servir, plutôt bien, d’un calibre 32, pistolet efficace, mais discret. Il rentre à New York transformé de l’intérieur. Docteur Jekyll le jour, Mister Hyde la nuit. Car il les cherche les embrouilles, il commence à traîner la nuit, et bien sûr les trouve en pagaille. Le premier agresseur le menace pour le voler, mais ne le touche pas. Paul dissimule son arme. Un gros plan sur le visage de BRONSON montre le tourment intérieur qu’il vit, et en une fraction de seconde, passe à l’acte et franchit une ligne et ne pourra plus revenir en arrière. Il tire une balle dans le ventre de l’agresseur qui mourra peu après. Il rentre chez lui, vomit.

Et pourtant il poursuit son œuvre. La seconde fois, il rencontre trois afro américains et dès lors qu’il est certain qu’ils vont l’agresser, il les abat sans sommation et tire même dans le dos d’un des trois qui s’enfuit. Evidemment la police par l’intermédiaire de Franck OCHOA prend l’affaire en main.

Le troisième meurtre est un des clous du film : c’est une scène sans paroles où seuls les yeux des acteurs transposent leurs pensées, leurs sentiments qui se déroule dans le métro. Seul le bruit du métro ponctue la scène. Deux loubards inquiètent les passagers dont Paul fait partie bien sûr. Les passagers sortent à la station suivante sauf Paul bien sûr qui joue son rôle d’appât. Cette fois-ci c’est un homme sûr de lui qui abat froidement les deux loubards sans aucune pitié. Il s’enfuit et manque de se faire prendre par la police. Les médias s’emparent du phénomène « vigilante » et l’inspecteur commence à cerner le profil de celui-ci, ce qui ne semble pas inquiéter celui-ci qui se sent d’humeur de plus en plus badine depuis que son coté sombre l’envahit. Il repeint son appartement de couleurs vives, et reçoit son gendre la hi-fi à fond, celui constate les changements de Paul. Tel un homme sous l’emprise de la drogue, Paul poursuit sa quête en prenant de plus en plus de risques et fatalement se fait blesser lors de l’exécution de deux voyous dans une station désaffectée. Ochoa comprend que le « vigilante » est du pain béni pour les politiques de la ville, la criminalité baisse, les voyous ont peur…le vigilante devient populaire. Il a cependant deviné son identité et n’a aucune peine à le confondre à l’hôpital où l’a conduit sa blessure, non sans que celui-ci n’ai accompli encore une ultime exécution. Pour ne pas risquer un mouvement de la population, Paul est contraint de déménager de façon permanente à Chicago. Il semble guéri, mais dans l’aéroport des loubards mettent le désordre et le nargue. Très souriant, celui-ci mime le geste de les tuer avec un révolver ….

En à peine 90 minutes, Michael WINNER offre un film fort, abrupt, sans concessions. Il utilise à merveille le décors urbain de cette ville fascinante, ses immeubles glauques, son métro dangereux, désert. Le montage est parfait, rapide, sans fioritures.

Charles BRONSON campe un Paul KERSEY tour à tour honnête, fragile, brisé, vengeur et quelque fois un peu déséquilibré. Une preuve que Charles est un grand acteur. Sa présence extraordinaire à l'écran, sa science de l'utilisation de l'espace sont exemplaires.

Au USA, le film sort dans la continuité de "Mister Majestyk" qui est un succès modeste. Il intègre rapidement le top 10 avant de monter en puissance. Le film atteint même la première place du box office, une première depuis "Cosa Nostra" et se place même devant "Tremblement de terre". Il sera délogé de la première place par le "Parrain 2". Ce succès éclatant va permettre à BRONSON de pouvoir financer ses prochains films tranquillement.    

En Europe le succès est important et triomphe en Allemagne. Malgré une interdiction aux mineurs le film se classe dans tous les top 20. En France, sans retrouver les scores du « passager de la pluie » le film dépasse les 1.5 millions d’entrées malgré son interdiction aux mineurs. A Paris malgré une vive concurrence ("Robin des bois", "La moutarde me monte au nez" "la gifle" et une réputation de film fascisant, le film fait montre d’une belle résistance et finit proche des 500 000 entrées.     

Michael WINNER a démontré avec ce film une extraordinaire efficacité car il présente à la fois une histoire ponctuelle et une grande réflexion sur l'auto défense aux USA, un sujet encore d'actualité aujourd'hui dans le pays où être armé est tout simplement un droit.

L'association WINNER / BRONSON est interrompue durant de nombreuses années qui verront la côte des deux décliner aux USA. Pour des raisons financière le duo va donner une inévitable suite au film en 1982 sous l'égide des producteurs GOLAN / GLOBUS.

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

1 561 266

 

ENTREES PARIS

 

328 734

 

ENTREES BANLIEUE

 

 

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

460 000

 

 

 

 

 

1ère semaine

6

78 821

20

2ème semaine

4

69 751

 

3ème semaine

4

51 103

 

4ème semaine

6

35 544

 

5ème semaine

8

35 738

 

6ème semaine

8

24 901

 

Nombre de semaines Paris

 

9

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

3 941

 

1er jour Paris

 

 

 

Budget

 

3M$

 

Rentals US 1974

 

9 M$

( 40 M$ 2010)

 

Nombre de semaines  top 10 US

 

12

 

Meilleur classement    top 10 US

1

2 sem

 

Recettes Mondiales

 

 

 

Box office annuel USA

13

20 M$

( 88 M$ 2010)

 

Box office annuel Allemagne

7

3 600 000

 

Box office annuel Espagne

 

843 943

 

Box office annuel Italie

23

 

 

Box office annuel Hongrie

 

650 605

 

Box office annuel UK

15

 

 

Cote du succès

 

* * *

 

  

 

 


 

death_wish.jpg


 

vlcsnap-2011-05-05-10h16m23s215.png

 

vlcsnap-2011-05-05-10h17m15s221.png

 

vlcsnap-2011-05-05-10h17m32s138.png

 

vlcsnap-2011-05-05-10h17m38s202.png

 

vlcsnap-2011-05-05-10h18m15s58.png

 

vlcsnap-2011-05-05-10h18m59s236.png

 

vlcsnap-2011-05-05-10h19m05s40.png

 

vlcsnap-2011-05-05-10h20m23s54.png

 

vlcsnap-2011-05-05-10h21m19s106.png

 

vlcsnap-2011-05-05-10h28m03s46.png

 

vlcsnap-2011-05-05-10h28m07s87.png

 

vlcsnap-2011-05-05-10h28m14s158.png

 

vlcsnap-2011-05-05-10h28m38s146.png

 

vlcsnap-2011-05-05-10h28m50s8.png

 

vlcsnap-2011-05-05-10h28m56s63.png

 

vlcsnap-2011-05-05-10h30m05s247.png

 

vlcsnap-2011-05-05-10h30m28s221.png

 

vlcsnap-2011-05-05-10h30m49s176.png

 

vlcsnap-2011-05-05-10h32m07s182.png

 

vlcsnap-2011-05-05-10h32m32s177.png

 

vlcsnap-2011-05-05-10h32m43s28.png

 

.    

Ecrire un commentaire
Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Mercredi 4 mai 2011 3 04 /05 /Mai /2011 10:30
- Publié dans : MISES A JOUR

.

 

 

LE TRIO INFERNAL

 

22 MAI 1974

 

 

 

 

TRIO INFERNAL 11

Réalisation

Francis GIROD

Scénario

Francis GIROD

Jacques ROUFFIO

Photographie

Andréas WINDING

Musique

Ennio MORRICONE

Production

Raymond DANON

Distribution

FOX LIRA

Durée

107 minutes

Tournage

17/04/74-20/06/74

Philomena SCHMIDT

Romy SCHNEIDER

Georges SARRET

Michel PICCOLI

Catherine SCHMIDT

Masha GONSKA

Noémie

Andréa FERREOL

 

Georges Sarret, avocat estimé, aide Philomène, qui est allemande, à devenir française. Pour cela, elle épouse M. Vilette à qui Georges a fait croire que sa femme est légalement décédée. Après le mariage, Georges vit avec Catherine, soeur de Philomène, ce qui provoque la jalousie tumultueuse de Philomène. Celle-ci se trouve veuve alors que Catherine épouse Deltreuil, qui ne tarde pas à mourir. A chaque mariage, Georges paie un complice qui se grime de façon à passer les visites médicales et notariales en faveur de Georges, qui hérite et partage avec les deux femmes. Chambon, le complice, épouse une riche usurière. Bientôt, le trio infernal assassine le couple et fait disparaître les cadavres par l'acide sulfurique. Afin de toucher une prime d'assurance énorme sur la personne de Catherine, Philomène ramène de l'hôpital une jeune tuberculeuse mal en point qu'ils espèrent voir bientôt mourir. Celle-ci semble, au contraire, aller mieux, car l'affection "particulière" que Catherine lui témoigne, sur les conseils de Georges, lui réussit. Catherine se prend au jeu et éprouve de la jalousie quand Georges s'intéresse à la jeune malade. Elle se jette par la fenêtre. Cette fois, Philomène ne se laisse pas faire: elle exige que Georges l'épouse.

 

Le fameux couple Romy SCHNEIDER / Michel PICCOLI se reforme sur les écrans pour une troisième fois après "Les choses de la vie" et "Max et les ferrailleurs" mais dans un film au vitriol bien loin des deux films précédents. Nous le savons le cinéma des années 70 ose tout et repousse les frontières du bon goût  avec des réalisateurs  comme FERRERI, BERTOLUCCI, BUNUEL ou PASOLINI par exemple. Francis GIROD et Jacques ROUFFIO concoctent une comédie particulièrement noire et amorale qui plait tellement à Michel PICCOLI que celui-ci participe financièrement à la production du film. Pour jouer un personnage aussi dur et complexe que Philomène, le choix de Romy SCHNEIDER parait évident surtout que celle-ci va jouer le rôle de l'allemande de service.

Francis GIROD définit le film ainsi : " Je place trois monstres dans un bocal et je les observe. A intervalles réguliers je jette une victime dans le bocal et regarde comment elle se fait dévorer. Mes trois monstres ne peuvent venir à bout de la dernière victime, elle est trop indigeste".

De fait le film va très loin dans la farce morbide et effectivement les principaux personnages sont des monstres. Du miel pour Michel PICCOLI qui révèle son talent comme d'habitude. Totalement abject c'est un escroc manipulateur. Une seule chose compte pour lui: l'argent. Il va mettre au point une habile escroquerie à l' assurances-vie. Il se fait aider par deux personnes. La première est Philomène une allemande qui doit trouver un mari pour rester en France. Elle devient son amante et Georges va lui trouver son mari. Puis Georges va coucher avec Catherine et l'associer à ses affaires. En fait, les relations entre les deux sœurs sont conflictuelles, mais Georges va parvenir à les fédérer, leurs relations devenant troubles. Les escroqueries marchent bien, mais un jour un couple met en danger le système de Georges. Georges qui ne semble pas être atteint par les scrupules, décide de passer à la vitesse supérieure, l'exécution du couple dont une pauvre Andréa FERREOL qui est excellente comme d'habitude.

L'exécution est dure et le reste est particulièrement pénible: Georges va faire fondre les corps dans des baignoires à l'aide d'acide sulfurique. Philomène assez horrifiée assiste à la fonte lente des corps tandis que sa sœur vomit à l'étage. Encore plus glauque, est-ce la tension nerveuse, la peur de Georges ? Philomène fait une fellation à Georges en plein "travail". Une scène choc reproduite sur l'affiche du film. Plus tard la pâte molle qui a été les corps des deux victimes est transvasée dans des seaux à l'aide d'une louche, cette "soupe" étant enterrée dans le jardin.

Ces scènes d'une violence rare dans le cinéma français instaurent un certain malaise. Pour leur prochaine arnaque, Catherine se fera prendre à son propre jeu; elle tombe amoureuse de la tubarde qui devait être la victime et en mourra. Mais ce n'est pas grave, le duo saura se remettre de cette perte et la fin du film sera très amorale encore une fois.

Inspirée d'une histoire vraie, les auteurs présentent un film dérangeant, violent, amoral voire gore en certaines situations. Les deux acteurs principaux excellent, Michel PICCOLI est inquiétant, fourbe mais aussi envoutant et manipulateur. Particulièrement impressionnant dans les scènes de meurtres il est bien un des acteurs les plus polyvalents et doués de sa génération. Romy SCHNEIDER qui peut se complaire dans les rôles glauques et négatifs fait preuve d'une grande palette de sentiments entre crainte, colère, peur, mais aussi peut se montrer dénuée de sentiments humains mais aussi bouleversante. Mais sa beauté fait aussi merveille et nous la voyons dans des toilettes différentes selon les scènes. Le couple est sulfureux voire diabolique. Ils  s'aiment autant qu'ils se craignent. Complices, ils ne peuvent pas faire autrement que de rester ensemble. Jusqu' au jour où l'un va éliminer l'autre ?

Présenter à Cannes où il fascine autant qu'il répugne, le film va sortir en salles et connaître un échec malgré la présence de ses deux stars prestigieuses. Bien sûr le film est interdit aux mineurs mais sans doute le public ne supporte pas de voir les acteurs des "Choses de la vie" dans des rôles aussi noirs et méchants. Cette tentative réussie de proposer une œuvre noire sans concession n'a pas rencontré son public bien que le film a bien fonctionné en Allemagne. Cependant Romy SCHNEIDER va poursuivre son explorations de rôles difficiles et forts genre où elle semble exceller, quitte à froisser le public de "Sissi"....        

 

 

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

621 777

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

195 941

 

 

 

 

 

1ère semaine

3

48 422

19

2ème semaine

4

35 967

 

3ème semaine

5

28 572

 

4ème semaine

9

19 040

 

5ème semaine

13

13 880

 

Nombre de semaines Paris

 

13

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

2 548

 

Budget

 

 

 

Box office annuel FRANCE

 

 

 

Box office annuel Allemagne

 

1 250 000

 

Box office annuel Espagne

 

174 442

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

*

 

 

 

 

vlcsnap-2011-05-03-09h33m45s57.png

 

vlcsnap-2011-05-03-09h33m59s198.png

 

vlcsnap-2011-05-03-09h34m45s146.png

 

 

vlcsnap-2011-05-03-09h35m18s215.png

 

vlcsnap-2011-05-03-09h35m52s52.png

 

vlcsnap-2011-05-03-09h36m26s133.png

 

vlcsnap-2011-05-03-09h37m58s27.png

 

vlcsnap-2011-05-03-09h38m17s220.png

 

vlcsnap-2011-05-03-09h39m07s209.png

 

vlcsnap-2011-05-03-09h39m26s144.png

 

vlcsnap-2011-05-03-09h40m28s250.png

 

vlcsnap-2011-05-03-09h42m00s144.png

 

vlcsnap-2011-05-03-09h43m49s211.png

 

vlcsnap-2011-05-03-09h45m54s178.png

 

vlcsnap-2011-05-03-09h48m58s230.png

 

vlcsnap-2011-05-03-09h52m03s26.png

 

vlcsnap-2011-05-03-09h52m25s252.png

 

vlcsnap-2011-05-03-09h52m49s236.png

 

vlcsnap-2011-05-03-09h53m03s114.png

 

vlcsnap-2011-05-03-09h53m47s45.png

 

vlcsnap-2011-05-03-09h54m46s125.png

 

vlcsnap-2011-05-03-09h54m58s245.png

 

 


 

 

 

 

.

Ecrire un commentaire
Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Communauté : BOX OFFICE
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés