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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.

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SOMMAIRE DU BLOG

Vous trouverez le tableaux récapitulatif des entrées des acteurs et réalisateurs : ICI


Mercredi 13 avril 2011 3 13 /04 /Avr /2011 16:56
- Publié dans : MISES A JOUR

.

 

TENDRE VOYOU

 

21 SEPTEMBRE 1966

 

 

TENDRE-VOYOU.jpg

Réalisation

Jean BECKER

Scénario

Albert SIMONIN

Jean BECKER

Michel AUDIARD

Photographie

Edmond SECHAN

Musique

Michel LEGRAND

Production

Sud Pacifique films

Paul-Edmond DECHARME

Distribution

PRODIS

Durée

90 minutes

Tournage

 

Tony MARECHAL

Jean-Paul BELMONDO

Bob

Jean-Pierre MARIELLE

Mina Von STRASSHOHER

Nadja TILLER

Muriel

Mylène DEMONGEOT

Véronique

Stéfania SANDRELLI

Dumonceaux

Philippe NOIRET

Mémère

Maria PACOME

La veuve du Ritz

Micheline DAX

Le client du garage

Pierre TORNADE

 

 

Avec son copain et admirateur Bobby, Antoine Maréchal vit de « canulars » monumentaux dont les victimes sont habituellement des femmes fortunées, jeunes ou d'âge moyen et le produit, une subsistance fastueuse pour les temps que dure la farce. Les ennuis du métier, ce sont les attachements sentimentaux que l'on risque de provoquer. Ou d'éprouver. Ainsi de la jolie Muriel, qui, après avoir procuré à Antoine un agréable séjour aux sports d'hiver au nez et à la barbe de son riche amant, est à deux doigts de quitter celui-ci pour aller vivre avec Antoine dans un « cintième ». Antoine prend la fuite au bras d'une riche étrangère. Destination : Tahiti. Mais les appétits féroces de la dame changent le nectar en coupe d'amertume. Et puis, il y a une jolie Véronique sans fortune que - miracle ! - Antoine serait prêt à aimer. Il lui confesse ses noirceurs et démolit à ses yeux le personnage qu'il s'est créé. Mais, pour une fois qu'il dit la vérité, on ne le croit pas. Et Antoine, revenu en France dans les soutes d'un cargo, reprendra, bon gré, mal gré, sa vie de gigolo professionnel. Il vaut mieux en rire. et, cette décision prise, on en rit en effet.

 

Jean- Paul BELMONDO a connu trois belles années cinématographiques couronnées de triomphes au box office en 1964 et une année 1965 qui a alterné films d’auteur et qui s’est achevée sur le beau succès des « Tribulations d’un Chinois en Chine ». L’acteur est au sommet et n’a déjà plus grand-chose à prouver, mis à part sa capacité à rester au sommet. Et puis la question qui demeure : est-il possible de tourner des films à faible potentiel commercial, des films d’auteurs, quand on est devenu une machine à entrées, est-il possible de prendre des risques. Il semble que non au vu de ce « Tendre voyou ». Le film est entièrement construit autour et pour l’acteur. Ce sera l’occasion pour l’acteur de proposer un véritable one man show qui annonce le BELMONDO du milieu des années 70.

Une belle équipe est mise au service de l’acteur ainsi qu’un casting des plus imposants. Il retrouve pour la troisième fois Jean BECKER après « Un nommé La Rocca » et « Echappement libre ». Un choix sûr pour un réalisateur qui connaît bien l’acteur et qui a tourné avec lui avant qu’il devienne une star. Albert SIMONIN et Michel AUDIARD les duettistes des « Tontons flingueurs » et autre « Barbouzes » concoctent une intrigue bien éloignée des « polars » qui ont fait leur renommée. Il est vrai que nous avons du mal à reconnaître le style acerbe des deux dans cette aimable comédie. Pour sa part, AUDIARD retrouve BELMONDO quelques mois après « Un beau matin d’été ». Sans être dans une verve exceptionnelle le dialoguiste réserve quelques bons mots à l’acteur. Pour ma part je trouve que Michel AUDIARD n’a jamais donné son meilleur avec BELMONDO contrairement à des acteurs comme BLIER, GABIN ou VENTURA. Mais, ici, il reste « amusant ».

Du coté de la musique, rien de moins que la présence de Michel LEGRAND, un des musiciens les plus côtés du moment. Une musique très « chadabada » qui colle bien avec les passages se déroulant dans une  station d’hiver à la mode.  

Bien servi du coté de l’équipe technique, BELMONDO va bénéficier d’une distribution des plus classieuses, la plupart étant des connaissances proches de l’acteur. Evidemment, le copain, le poteau du Conservatoire est à ses cotés. Jean-Pierre MARIELLE pas encore grande vedette, retrouve un bon second rôle et sert la soupe à son ami, trois ans après « Peau de banane ». C’est cependant un rôle un peu plus étoffé qu’à l’accoutumée. La production se paie le luxe d’embaucher Philippe NOIRET pour un second rôle, celui du compagnon officiel de la jolie Muriel. L’acteur qu’on a vu entre autre dans « la vie de château » en début d’année, gagne petit à petit ses galons de vedette.

Du coté du casting féminin, Jean-Paul BELMONDO désirait retrouver sa compagne du moment, la sulfureuse Ursula ANDRESS, rencontrée sur le tournage des « Tribulations d’un Chinois en Chine », mais celle-ci était fort demandée à l’époque dans des productions internationales. Cependant l’acteur ne perd pas au change. La distribution féminine est de haute volée.

Je le rappelle souvent dès que possible, mais je ne soulignerai jamais assez la beauté de Nadja TILLER, incroyable mélange d’une Angelina JOLIE et d’Ashley JUDD. Au comble de sa beauté, l’actrice confirme qu’elle est fort demandée à cette période, et d’ailleurs elle est présente dans « Du rififi à Paname » avec Jean GABIN qui sort à quelques semaines d’intervalle. Elle joue le rôle d’une riche Baronne qui va jeter son dévolu sur BELMONDO et lui aspirer jusqu’à la moelle sa substantielle jeunesse.

Entre deux épisodes de « Fantômas » la magnifique Mylène DEMONGEOT est une ingénue qui tombe sous le charme de Bebel qu’elle fait passer pour son cousin aux yeux de Philippe NOIRET. Pas un très grand rôle pour l’actrice qui expose sa plastique et son éternelle blondeur aux spectateurs mais dont la qualité du rôle en fait une potiche, chose qu’elle regrette car c’est souvent le genre de rôle qu’on lui propose.

BELMONDO a déjà rencontré la jeune et jolie Stéfania SANDRELLI sur les plateaux de « L’aîné des Ferchaux ». L’occasion de retrouver la brune actrice italienne qui joue une jeune musicienne présente sur le bateau qui conduit la Baronne et Tony à Tahiti. Elle incarne une jeune fille pure, dont l’innocence perce la carapace de ce beau parleur de Tony.

Comme si cela ne suffisait pas le casting est complété par deux courts rôles d’actrices confirmés qui tombent sous le charme de Tony : Maria PACOME toujours très drôle et Micheline DAX qui prouve aux jeunes générations qui découvriraient le film, qu’elle fût une fort belle femme aux yeux de feu.

Avec une telle distribution et un budget confortable, nous somme en droit d’attendre des étincelles.

Le tournage du film se déroule à Megève et à Tahiti, cette dernière se révélant dotée d’un  temps fort capricieux durant le tournage ce qui déçoit quelque peu BELMONDO et MARIELLE qui vont en profiter pour faire la fête, chose coutumière sur un tournage de la star.

 En fait le film est entièrement tourné vers le travail en solo de BELMONDO qui campe un vendeur de voitures qui se fait d’ailleurs virer en début de film et présente un physique des plus avantageux et un bagout de haute volée. Il s’invente donc différentes identités, si possible valorisantes afin de profiter des largesses de riches bourgeoises. Pour parvenir à ses fins il peut compter sur l’aide de son ami / chauffeur / complice Bob.

Ce fidèle ami bénéficie en échange des largesses des conquêtes de Tony mais parfois aussi des ennuis y afférent. Tony doit toutefois contenter toutes ces dames qui possèdent un fort appétit sexuel. Le comble survient lorsqu’il drague à la piscine la riche Baronne Von Strasshoher. Celle-ci l’observe en train de faire le clown et de manquer de se noyer dans la piscine où elle prend le soleil. Elle l’embarque et le conduit à Tahiti pour une croisière où elle l’épuise. Tony croit toucher le gros lot sur l’île  lorsqu’il conquiert le cœur de Véronique la jeune fille riche de son papa…. Décidé à enfin révéler son vrai "moi" et sa profession de petit escroc il se heurte à la paradoxale incrédulité de la belle qui repartira avec son riche papa. Il pense également avoir touché le gros lot en faisant du business. Il a découvert du minerai précieux sur une île qui appartient…à l’armée française. De retour à Paris il reprend ses habitudes de beau parleur, mais devant l’ardeur d’une nouvelle conquête, il s’enfuit à toutes jambes. Finalement devenir un simple ouvrier doit être moins épuisant.    

Quoique plaisant, le film se révèle finalement assez vain. Le manque d’intrigue et d’enjeux peuvent susciter l’ennui pour ce film assez creux qui est un réceptacle au talent de cabotin de BELMONDO bien qu’il soit encore assez modéré. Le film rappelle le futur « Incorrigible » de 1975, avec les mêmes qualités et les mêmes défauts. BELMONDO n'hésite pas à se moquer de lui même, de se déguiser, de se retrouver en haillons, etc....

Il n’en reste pas moins que la distribution féminine de haute volée vaut le détour et bien sûr une satisfaction pour les amateurs de l'acteur.

Le public n’en a cure et réserve un accueil favorable au film qui s’empare de la première place du box office parisien malgré une forte concurrence due à la rentrée cinématographique. Le film reste six semaines dans le top 10 parisien. Au final le film approche les deux millions de spectateurs en France, un très bon résultat qui le positionne au même niveau que « Du rififi à Paname » ou « Le deuxième souffle » soit une belle 15ème place au box office de cette année 1966 dominée par des cadors du box office tels « La grande vadrouille » « Paris brûle-t-il (où il a u petit rôle) » ou « Docteur Jivago », du beau linge.

L’acteur participe à Casino Royale un pastiche des James BOND et fourmille de projets tels « Les 5 sous de Lavarède » de Claude CHABROL, « La Chamade » avec Brigitte BARDOT finalement tourné par Catherine DENEUVE et Michel PICCOLI ou « La bande à Bonnot » réalisé par Jean-Luc GODARD. Finalement l’acteur va choisir de tourner un  film à costumes réalisé par Louis MALLE : « Le voleur », en espérant cette fois-ci que le film possède un scénario et canalise l’énergie de l’acteur.

Pour Jean BECKER s’en est fini du grand écran et il va se consacrer à la télévision avec « Les Saintes Chéries » entre autres…. 17ans plus tard, il revient par surprise au cinéma et va connaître un triomphe éclatant avec « L’été meurtrier » qui donne la vedette à Isabelle ADJANI.       

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

1 970 203

 

ENTREES PARIS

 

443 901

 

ENTREES BANLIEUE

 

 

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

 

 

 

 

 

 

1ère semaine

2

52 468

6

2ème semaine

1

55 435

 

3ème semaine

2

43 117

 

4ème semaine

2

35 441

 

5ème semaine

5

27 563

 

6ème semaine

6

30 959

 

Nombre de semaines Paris

 

13

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

8 745

 

Budget

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

675 353

 

Cote du succès

 

* * *

 

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Mercredi 13 avril 2011 3 13 /04 /Avr /2011 14:00
- Publié dans : MISES A JOUR

 

ROCCO ET SES FRERES

(Rocco e i suoi fratelli)

6 SEPTEMBRE 1960 (IT)

10 MARS 1961

 

ROCCO-ET-SES-FRERES.jpg

 

Réalisation

Luchino VISCONTI

Scénario

Luchino VISCONTI

Dialogues

Vasco PRATOLINI

Photographie

Giuseppe ROTUNNO

Musique

Nino ROTA

Production

TITANUS

Distribution

COCINOR

Durée

180 minutes

Tournage

22/02/60-04/06/60

Rocco PARONDI

Alain DELON

Nadia

Annie GIRARDOT

Simone

Renato SALVATORI

Morini

Roger HANIN

Ginetta

Claudia CARDINALE

 

 

 

Au lendemain de la mort de son mari, Rosaria quitte sa Calabre natale pour aller s'établir avec quatre de ses fils - Simone, Rocco, Ciro et Luca- à Milan où vit déjà l' aîné de la famille, Vincenzo. Celui-çi soucieux de ses fiançailles avec une jeune milanaise, Ginette, leur procure un misérable logement. Simone s'engage avec succès dans la boxe; Rocco qui s'entraîne lui aussi à ce sport, travaille dans une teinturerie. Ciro entre comme ouvrier spécialisé à l'usine Alfa-Romeo. Luca n'est qu'un enfant. Rosaria et ses fils viennent  de s'installer dans un nouvel appartement légèrement plus confortable lorsque Simone fait la connaissance d'une jeune prostituée: Nadia. Pour elle, il n'hésite pas à commettre un vol dans la teinturerie où est employé Rocco. Il rendra la chemise volée à la patronne de la teinturerie, non sans l'avoir séduite et abusé de sa solitude. Rocco quitte la teinturerie pour effectuer son service militaire dans un port. c'est là qu'il retrouve Nadia qui a été condamnée entretemps à un an de prison. La pureté de Rocco la bouleverse, mais Simone ne peut supporter d'avoir perdu Nadia, et, un soir, suivi d'un groupe de vauriens il rejoint le couple dans un terrain vague et viole Nadia sous les yeux de Rocco. Ne voyant dans cet acte ignoble qu'une preuve de l'amour désespéré de Simone pour Nadia, Rocco s'efface. Il se laisse rosser par Simone, car il ne peut battre son grand frère et part se réfugier chez Vincenzo et Ginette. Désespéré, Nadia reprend la vie commune avec Simone, dans l'appartement même de Rosaria. La déchéance de Simone s'accentue. Boxeur raté, il doit supporter Rocco qui se révèle un boxeur très doué bien qu'il déteste ce sport. Il signe cependant un contrat de 10 ans pour rembourser les dettes contractées par Simone envers son manager, Monori. Nadia, après une violente dispute avec Rosaria, quitte SImone. Celui-çi la poursuit dans la banlieue déserte où elle se livre de nouveau à la prostitution, et, dans un moment d'égarement, la tue sauvagement. En vain, Rocco tentera de sauver son frère. Le jeune Ciro, conscient que Simone est irrémédiablement perdu, le dénonce à la police. Le reste de la famille à son avenir devant elle....   

 

 

Depuis 1958, Luchino VISCONTI , un des maîtres du néo-réalisme italien, travaille sur le projet d'une grande fresque sociale qui va conter l'histoire d'une famille italienne qui quitte le sud de l'Italie pour chercher fortune, du moins quelque argent, au nord. Après un gros travail de repérages, son scénario est enfin accepté par la société TITANUS. A partir de son scénario, il va demander à chacun de ses collaborateurs d'écrire l'histoire d'un des personnages. Il va fondre les récits en une unité narrative, chaque personnage ayant cependant sa propre personnalité.

Le scénario achevé reste à constituer un casting afin de constituer la fratrie PARONDI. Il convient que les acteurs soient assez jeunes et que la distribution intègre des acteurs français, coproduction italo-française oblige. VISCONTI a, lui aussi, depuis quelques temps remarqué le jeune Alain DELON, et il ne manque pas d'apprécier cet acteur très beau, un atout non négligeable pour le réalisateur homosexuel et esthète notoire. Alain DELON sera donc son Rocco, alors que "Plein soleil" n'est pas encore sorti sur les écrans, c'est une belle confirmation pour DELON.

Pour interpréter Simone, le frère de Rocco, il a engagé Renato SALVATORI qui a 26 ans à l'époque. Ce n'est pas un acteur de formation, c'est un instinctif, il a vécu de petits boulots comme plagiste et on peut s'étonner de le voir choisi par VISCONTI. C'est que le réalisateur l'a vu jouer des mains dans un restaurant, et le caractère bouillant de l'acteur lui a plu. En effet Simone est un boxeur et un être plutôt impulsif et violent. Il doit aussi posséder un physique en rapport avec le rôle et SALVATORI est plutôt bel homme et très costaud.

Pour le rôle de Nadia la prostituée, VISCONTI pense à Annie GIRARDOT qu'il a dirigé avec succès dans la pièce de théâtre " Deux sur la balançoire". Il connait le talent de l'actrice de 30 ans. Il l’appelle pour passer des essais dans sa propriété. Elle rencontre Renato SALVATORI et joue des scènes avec lui, afin que le réalisateur vérifie si le couple est crédible à l'écran. Les deux acteurs tombent amoureux l'un de l'autre et entament une relation le lendemain des essais. Mais Annie GIRARDOT  vit avec le réalisateur Norbert CARBONNEAUX, un réalisateur plus âgé qu’elle et surnommé par Godard « le plus paresseux des meilleurs cinéastes Français ». Lorsque VISCONTI l’engage définitivement, la relation, inévitable a bien lieue, sous le regard bienveillant de Alain DELON qui la houspille lorsqu’elle lui dit qu’elle vit avec quelqu’un à Paris. Pour VISCONTI toute cette ambiance sur le plateau est favorable au climat du film et il saura bien en tirer parti lors de la fameuse scène entre Annie et Renato, qui est déchaîné sur cette scène, le réalisateur l’ayant fait boire toute la journée (ce qui est un peu vicieux, c'est vrai...). Le résultat est extrêmement réaliste, et Annie a eu bien peur sur le tournage de cette scène. Mais apparemment elle aime être secouée puisqu’elle se marie en 1962 avec l’acteur pour le meilleur et un peu le pire. Leur fille Giulia naît un peu plus tard.

Il y a également la présence de Claudia CARDINALE superbe. Mariée au producteur Franco CRISTALDI, celui-ci prend en main sa carrière et elle parvient à se faire un beau parcours. Elle va petit à petit, grignoter le terrain de la star Brigitte BARDOT en France en compagnie de Mylène DEMONGEOT, entre autres...

On notera également la présence de Roger HANIN dans le rôle de manager de Simone. Une présence un peu étonnante pour un acteur limité qui végètera dans les séries B d'espionnage par la suite. Mais bon, VISCONTI ne lui demande pas la lune, heureusement...

Avec tout ce beau monde, VISCONTI peut mettre en image l'histoire de cette famille soudée autour de "la Mama" qui va devoir affronter Milan, cette ville industrielle du nord de l'Italie. La belle unité qui règne entre les frères va se fissurer peu à peu. Tel un reporter, le réalisateur démontre qu'il est bien difficile de s'imposer dans cette ville. Déjà, le fils aîné qui s'est mis en couple, est un peu embarrassé par l'arrivée impromptue de sa famille. Les 4 frères et la mère vont loger dans le sous-sol d'un immeuble misérable. Les personnalités vont s'affirmer: Simone, un rustre séducteur pense qu'il est un grand boxeur. Il apparait qu'il est en fait assez limité. Rocco, lui, est plus doux et travailleur, il est très apprécié de la gente féminine de la blanchisserie dans laquelle il travaille. Grossièrement on peut dire que Rocco est "le gentil", et Simone, "le méchant" où plutôt avec Visconti, Rocco est "l'ange" et Simone "Le démon". Les choses vont encore se compliquer dès lors que Nadia la prostituée va vivre avec Simone, mais aimer Rocco. C'est le fameux triangle amoureux, rendu encore plus complexe par le fait que les rivaux sont des frères. Il est évident que la saga des deux frères va quelque peu éclipser les autres personnages, VISCONTI s'intéresse aux autres frères pour montrer les conditions de vie dans différents secteurs de l'économie. En fait le film hésite entre être une œuvre  dite "néo réaliste" et une action plus théâtrale, un drame classique. C'est une œuvre de transition vers le style beaucoup plus académique qu'il va démontrer dans "Le guépard".

Les italiens du sud ont de l'énergie à revendre et semblent être très réactifs, et peu à peu, ils sortent la tête de l'eau. Sauf Simone. Il devient un voleur, il force plus ou moins la propriétaire de la blanchisserie dans laquelle il a volé une chemise. Traînant avec des petites gouapes, il apprend par leur bouche que Rocco s'affiche avec Nadia et se moquent de lui. Fou de rage, Simone viole Nadia devant Rocco, le tout filmé avec le lyrisme Viscontien. Une scène dure, marquante.

"Rocco et ses frères" peut être également considéré comme  un film qui traire de la boxe. Ce milieu dur et impitoyable, montre un DELON très à son aise dans les scènes de combat. Paradoxalement, Rocco,  n'aime pas la boxe. C'est un moyen pour lui de gagner de l'argent pour payer les dettes de Simone. Cette bonté semble encore plus exacerber Simone qui marchande son départ à ses propres frères contre une liasse de billets. Il tombe encore plus bas lorsqu'il tue Nadia dans une scène fulgurante où  Annie GIRARDOT démontre tout son immense talent. Elle hurle qu'elle ne veut pas mourir, alors qu'elle est poignardée sauvagement à mort par Simone. Encore une fois, Rocco semble être l'ange sauveur, mais le jeune Ciro, pragmatiquement dénonce Simone. La famille s'en remettra, les jeunes frères entrent dans la vie active avec courage, poussée par leur mère qui leur donne la force de s'en sortir.

Tout comme l'Italie qu'il décrit, VISCONTI change avec ce film témoignage. Oui, la ville a détruit partiellement la vie de la famille et certainement tout cela ne serait pas arrivé en Calabre. Mais certains sont devenus plus forts. En cela VISCONTI rompt avec le style néo réaliste avec ce message d'espoir. Après ce chef d'œuvre, le maestro va poursuivre sa description de l'histoire italienne avec des films de plus en plus esthétisants, luxueux et raffinés. Une œuvre unique qui n'a certainement pas manqué d' influencer en profondeur des réalisateurs tels COPPOLA pour "Le parrain" en ce qui concerne les scènes de réunions familiale calabraises, et SCORSESE pour les mêmes raisons sans compter l'influence des scènes de boxe filmées en noir et blanc comme dans "Raging Bull".

Alain DELON et Annie GIRARDOT confirment un talent indéniable. C'est quand même la deuxième prestation hors norme de l'acteur. Allier beauté et talent, c'est beaucoup et VISCONTI va faire appel à lui pour son film suivant. Quand à Renato SALVATORI dire que Simone est son meilleur rôle relève du doux euphémisme. Alain DELON est devenu un grand ami de Renato, et n'oubliera pas de le faire tourner très régulièrement dans les films qu'il produira en France alors que l'acteur italien végète un peu. Evidemment il aura toujours un regard bienveillant sur Annie GIRARDOT.

Malgré la longueur du film, c'est un succès à sa sortie à Paris en exclusivité, bien aidé par la salle du Rex avec pas moins de 28 000 spectateurs en première semaine. Le casting y fait pour beaucoup. Le film va très bien se maintenir durant 4 semaines et connaître une exclusivité satisfaisante. Ce sera moins évident dans les quartiers et en province. Evidemment le film va acquérir une renommée internationale, et à Paris, le film va connaître une diffusion dans des salles d'art et d'essai. Le film ne bénéficiera pas de ressorties au cours des étés des années 70 et 80 comme d'autres classiques. Peut être est-ce dû au noir et blanc du film. En tout cas, le manque de ressorties  ne permettra pas au film de gonfler son cumul d'entrées. Cependant, cet incontournable du cinéma mondial, va au final dépasser les 600 000 entrées Paris Banlieue, c'est excellent pour un film pas évident. Du reste, en Italie, c'est un succès immense. De quoi faire sauter le budget du film suivant de VISCONTI: "Le Guépard".      

 

Merci à fabrice FERMENT pour les entrées Paris Banlieue

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

2 173 480

 

ENTREES PARIS

 

456 720

 

ENTREES BANLIEUE

 

187 590

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

644 310

 

exclusivité parisenne

 

 

 

1ère semaine

2

39 763

2

2ème semaine

3

33 052

 

3ème semaine

5

30 651

 

4ème semaine

4

38 374

 

5ème semaine

7

18 928

 

6ème semaine

8

17 898

 

Nombre de semaines Paris

 

 

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

19 881

 

Budget

 

 

 

Box office annuel FRANCE

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

 

 

Box office annuel Italien

3

 

 

Cote du succès

 

* * *

 

 


vlcsnap-2010-08-15-09h40m53s178

 

 

vlcsnap-2010-08-15-09h42m24s64

 

 

vlcsnap-2010-08-15-09h42m45s22

 

 

 

vlcsnap-2010-08-15-09h45m38s216

 

 

 

vlcsnap-2010-08-15-09h53m46s227

 

 

vlcsnap-2010-08-15-09h58m16s110

 

 

vlcsnap-2010-08-15-10h01m21s170

 

 

vlcsnap-2010-08-15-10h05m50s48

 

 

vlcsnap-2010-08-15-10h11m18s253

 

 

vlcsnap-2010-08-15-10h15m31s225

 

 

vlcsnap-2010-08-15-10h16m09s94

 

 

vlcsnap-2010-08-15-10h16m17s170

 

 

vlcsnap-2010-08-15-10h16m38s124

 

 

vlcsnap-2010-08-15-10h17m28s118

 

 

vlcsnap-2010-08-15-10h18m54s205

 

 

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Samedi 9 avril 2011 6 09 /04 /Avr /2011 08:00
- Publié dans : MISES A JOUR

 

 

LISTE NOIRE

 

8 AOUT 1984

 

 

1984_Liste_noire.jpg

 

Réalisation

Alain BONNOT

Scénario

Alain BONNOT

André BRUNELIN

Photographie

Jean-François ROBIN

Musique

Alain WISNIAK

Production

René CLEITMAN

LA FOX

HACHETTE FILMS

Distribution

FOX HACHETTE

Durée

90 minutes

Tournage

 

Jeanne DUFOUR

Annie GIRADOT

Le commissaire KALINSKY

François MARTHOURET

David

Bernard BRIEUX

Pierre

Paul CROCHET

Le juge

Michel AUMONT

 


Trois jeunes gens: David, Jacky, et Nathalie. Genre blousons noirs candides. Un hold-up, apparemment facile. C'est une "affaire" qu'on leur a apporté sur un plateau. Pour Jacky, c'est le rêve: Nathalie et lui pourront fuir leur environnement déprimant. Ce hold-up, en fait, - ils ne s'en doutent pas - n'est destiné qu'à créer une diversion pour un coup beaucoup plus important monté par des truands chevronnés. Ainsi les trois jeunes gens, dénoncés au moment où ils pénètrent dans la banque, sont-ils rapidement cernés. Le commissaire Kalinsky appelle leurs parents pour les raisonner. Jeanne Dufour arrive donc sur les lieux. C'est la mère de Nathalie qui l'a quittée six mois plus tôt. Aucun discours ne peut convaincre Jacky; les trois complices prennent un otage et fuient. Plus tard, ils vont s'expliquer avec ceux qui les ont bernés. Une fusillade éclate, Jacky meurt, Nathalie est blessée. David la conduit chez sa mère; elle meurt dans ses bras. Le commissaire Kalinsky entame son enquête et Jeanne la sienne. David, en effet, est revenu la voir pour chercher protection; elle a décidé de l'entraîner avec lui sur la piste des truands et de venger Nathalie. La lutte s'engage alors entre ceux-ci qui veulent faire disparaître les témoins gênants, et Jeanne. Kalinsky a bien compris la démarche de Jeanne. Et il la laisse faire. Trois des truands meurent; Pierre, le fidèle mécano, ami de Jeanne depuis toujours, y laisse sa vie. Après la mort du quatrième gangster, Lucas, Jeanne s'arrange pour aider David à fuir la France. Kalinsky la laisse faire malgré les menaces d'un juge d'instruction. Lorsque tout est fini, Jeanne s'avance vers le policier...


Pendant près de trois ans Annie GIRARDOT va s'absenter des écrans pour se consacrer à des projets personnels avec son nouveau compagnon, Bob DECOUT, pour le meilleur et surtout pour le pire.

Pendant ce temps, le cinéma français est entré dans les années 80 et le ton a quelque peu changé. Désormais, de jeunes réalisateurs proposent des films à l'américaine, axés sur la violence urbaine. Des films tels "Tir Groupé" ou "Rue Barbare" ont reçu les faveurs du public. La violence y est crue, les dialogues ne font pas dans la dentelle. D'ailleurs même Alain DELON se plie à ses nouvelles règles.

Le public est donc surpris de revoir l'actrice en plein été 1984 à une période où les salles proposent  soit des séries B américaines dites "fonds de tiroirs" ou des rééditions des classiques américains. Deuxième surprise, l'affiche ne laisse pas place à l'ambiguïté, l'actrice aborde une pétoire à la main, tel un Charles BRONSON, un DELON ou un BELMONDO.

Le film est produit par la FOX et, plus surprenant, par le groupe HACHETTE, ce qui explique sa rareté aujourd'hui, il ne semble ne pas avoir été réédité en vidéo. Du reste, le film est produit pour faire de l'argent et ratisser large.

Parce qu'il est très clair que le réalisateur, Alain BONNOT, livre une sorte de remake français des deux "Justiciers dans la Ville" avec  Charles BRONSON.

Les thèmes sont assez simplistes. Jeanne  a une jeune fille qu'elle ne voit plus depuis plusieurs mois. Celle ci  fait partie d'un petit gang de loubards qui va tenter de passer dans la classe supérieure en effectuant un casse dans une petite banque, le tout sous la supervision de Lucas un chef de bande. Tout le folklore du film de gangsters est présent. Fusils à pompe, gueules patibulaires, vocabulaire "imagé". Le hold-up minable tourne mal. Le commissaire Kalinsky fait appel à la mère de Nathalie pour tenter de raisonner tout ce beau monde qui s'échappe cependant de la banque.

Jeanne est désemparée et se confie à son ami Pierre joué par ce brave Paul CROCHET. 

Pendant ce temps les truands s'entretuent et Nathalie est mortellement blessée. Son ami David ne la conduit pas à l'hôpital mais chez Jeanne. L'agonie de Nathalie est longuement filmée et Annie GIRARDOT y va de sa spécialité, la scène lacrymale. On peut dire que le réalisateur appuie son effet.

Avec l'aide de David, plutôt brave gars, Jeanne remonte la filière des meurtriers de sa fille. Vêtue, telle un ange de la mort d'un imperméable noir, elle commence par plomber ce pauvre Jean-Pierre DREYFUSS qui joue un petit rôle (court) dans le film. Evidemment le commissaire KALINSKY la soupçonne, mais laisse faire.

Jeanne tue le deuxième en écrasant sa voiture à l'aide d'un bulldozer, une scène assez sympathique.

Elle manque de peu d'éliminer le chef de la bande, qui comprend au dernier moment qui elle est. Mais la police intervient et survient la classique poursuite en voiture agrémentée de quelques cascades de bon acabit . Accidenté, Lucas  tourne son arme  vers les policiers mais se fait trouer de balles par Kalinsky.

Celui-ci se fait houspiller par ses supérieurs qui ont compris que c'est un pragmatique qui préfère qu'un "justicier" fasse le sale boulot pour la police.

Il sait depuis longtemps que Jeanne est la "justicière" mais ne l'arrête pas lors de l'enterrement de sa fille.

Elle viendra d'elle même se rendre à Kalinsky.

C'est évidemment une petite série B filmé façon téléfilm par le réalisateur qu'on aurait pu nommer pour l'occasion, Jean BONNOT. De plus la musique du film est une insupportable soupe synthétique du plus mauvais goût. Il est possible d'apprécier cet ersatz du célèbre film de Michael WINNER si on est amateur de  la série des "Justiciers". Les admirateurs de l'actrice conviendront qu'elle se débrouille pas mal dans ce rôle, le rendant (un peu) crédible. Il est évident qu'elle a choisit ce film pour des raisons commerciales et peut être également, parce qu'on ne lui avait pas proposé autre chose....

Ceci étant le public étant en manque de nouveauté dans cet été dominé par l'écrasante supériorité de "A la poursuite du diamant vert" réserve un très bon accueil. le film se classe en tête du box office parisien à sa sortie avec près de 85 000 entrées. Un nouveau numéro un pour l'actrice qui signe son retour de très belle manière. Le film se maintient très correctement les semaines suivantes. Au final, un peu moins d'un million de spectateurs se sont rendus dans les salles, un beau résultat pour un film de genre qui plus est dans une période peu favorable au box office.

Du reste, les fans d'Annie GIRARDOT attendent sans doute des films de meilleure qualité que ce rôle à la Charles BRONSON...

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

955 398

 

ENTREES PARIS

 

144 271

 

ENTREES BANLIEUE

 

116 781

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

261 052

 

 

 

 

 

1ère semaine

1

84 668

41

2ème semaine

3

54 049

 

3ème semaine

5

40 847

 

Nombre de semaines Paris

 

13

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

 

 

1er jour Paris

 

13 170

 

Cote du succès

 

* *

 

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Mercredi 6 avril 2011 3 06 /04 /Avr /2011 10:20
- Publié dans : MISES A JOUR

 

CHATEAU EN SUEDE

 

20 NOVEMBRE 1963

 

 

CHATEAU EN SUEDE

Réalisation

Roger VADIM

Scénario

Roger VADIM

Claude CHOUBLIER

Photographie

Armand THIRARD

Musique

Maurice LE SENECHAL

Production

Robert DORFMANN

Distribution

VALORIA FILMS

Durée

100 minutes

Tournage

 

Eric

Jean-Louis TRINTIGNANT

Eléonore

Monica VITTI

Sébastien

Jean-Claude BRIALY

Hugo

Curd JURGENS

Ophélie

Françoise HARDY

Agathe

Suzanne FLON

La grand-mère

SYLVIE

Gosta

Michel LE ROYER

 

 

Un château dans une île de Suède. Une curieuse famille : Hugo, un hobereau autocrate ; Eléonore, sa femme ; Agathe, sa soeur, vieille fille attachée aux traditions ; Sébastien, frère d'Eléonore, à qui le lie une affection trouble ; une grand-mère tombée en enfance. Tout ce monde costumé comme au XIXe siècle. Voilà ce que trouve en arrivant le jeune Eric, cousin de Hugo, qui vient profiter de l'hospitalité bien connue de la famille. Très vite, Eléonore lui laisse entendre que ses faveurs s'accordent volontiers. Puis Eric découvre que la première femme de Hugo, Ophélie, devenue folle, vit en recluse dans le château. Eléonore n'est donc pas la femme légitime de Hugo et Eric lui propose de fuir avec lui. Mais de cela, pas question : Eléonore n'a aucune envie de fuir. Hugo, qui a découvert (ou provoqué) la liaison, veut tuer Eric. Agathe et Sébastien partagent son point de vue. Finalement, Eric s'enfuit sur le lac à moitié gelé et tombe d'épuisement aux pieds d'un paysan. Quelque temps plus tard, un nouveau jeune homme, qui se dit journaliste, se présente au château. Lui aussi remarque Eléonore.

 

 

Pour beaucoup, VADIM rime avec BARDOT. Il faut dire que tous les films du duo ont été des succès jusqu'en 1963. Le petit dernier, "Le repos du guerrier" a d'ailleurs été un des gros succès de l'année. Mais, on peut se demander que "vaut" Roger VADIM sans BARDOT au box office. Certes, "Les liaisons dangereuses" a prouvé qu'il était possible de rencontrer le succès massif sans elle, mais "Le vice et la vertu" est un demi succès, et peut être que VADIM a poussé le bouchon un peu loin dans la provocation. Il tourne à bon rythme, et va tenter de changer de registre en adaptant une pièce à succès de la jeune Françoise SAGAN, romancière fort appréciée de la jeunesse. Sans être sulfureux, ni sexy, le film possède un potentiel pour être un film branché de ceux qu'il faut aller voir.

Pourtant VADIM choisit une actrice peu connue du public français comme tête d'affiche. Monica VITTI est une icône en Italie où elle tourne régulièrement avec ANTONIONI. On a pu la voir dans "L'Eclipse" avec Alain DELON, mais le grand public ne s'est pas précipité dans les salles pour le voir. Sans doute VADIM vise-t-il le public italien avec ce choix. Comme star internationale, le réalisateur confie le rôle du patriarche à Curd JURGENS bien connu du public et qui a déjà une belle carrière derrière lui. Il a cependant un rôle court, qui ne justifie pas vraiment qu'il soit en tête d'affiche. Rappelons nous que l'acteur a figuré dans le légendaire "Et Dieu...créa la femme" du même VADIM.

Est-ce pour compenser le relatif faible potentiel commercial représenté par Monica VITTI que Roger VADIM choisit de confier un rôle à une idole des jeunes ? En effet, la jeune chanteuse Françoise HARDY fait partie de la distribution. Aujourd'hui encore, si le film évoque quelques souvenirs, c'est bien grâce à la rare présence de la chanteuse dans le film.

Les deux vedettes du film qui se partagent l'écran sont bien nos deux jeunes premiers maintenant acteurs confirmés: Jean-Louis TRINTIGNANT et Jean-Claude BRIALY. Le premier retrouve VADIM pour la troisième fois après "Et Dieu...créa la femme" et "Les liaisons dangereuses".

Ce casting de qualité est complété par une excellente Suzanne FLON qui joue la sœur du patriarche et SYLVIE qui compose, a 80 ans, une grand mère gâteuse qui rigole fort de temps à autres, selon la situation...

 

Jean-Louis TRINTIGNANT compose une nouvelle fois un rôle de jeune romantique. Nous le découvrons, en Suède, en train de s'enfuir après s'être battu en duel, à l'ancienne. Il décide de se rendre visite à sa famille, qui habite dans un château. Les membres vivent en vase clôt et possèdent la curieuse habitude de vivre et de s'habiller selon les coutumes du 19ème siècle pour des raisons de qualité de vie et pour se vêtir de beaux vêtements. D'ailleurs Hugo, le patriarche, se fait sermonner par sa sœur quand il rentre de ses travaux d'entretien du château, en jeans et en vieux pull! Eric doit donc se plier aux us et coutumes de cette curieuse famille. Il est fort bien accueilli par l'extravagant Sébastien joué par le charmant et iconoclaste Jean-Claude BRIALY. Force est de constater que l'acteur apporte du rythme au film et est bien sûr le comploteur du groupe. Eric apprend également l'histoire de la famille. Le film se teinte de mystère lorsque la nuit, dans les couloirs, Eric aperçoit le fantôme d'Ophélie, première femme d'Hugo... C'est Françoise HARDY qui joue cette jeune femme et doit mimer la folie légère. Car, Ophélie est bien vivante et vit recluse dans le château et entretien une liaison avec Sébastien. Tout ceci n'est pas très clair. Les choses se compliquent lorsque Eric, qui tombe sous le charme de la sulfureuse mais calculatrice Eléonore, trouve un squelette dans la propriété lors d'une partie de chasse ce qui n'émeut pas vraiment la famille. Eric ne le sait pas, mais il est en fait enfermé chez une sorte de "Famille Adams" qui ne compte pas le laisser repartir. Sébastien est en colère, car sa sœur (avec qui il a eu des relations incestueuses) n'est pas capable de retenir Eric dans le château. La neige tombe, le temps devient trop dangereux pour partir. Hugo pense qu'Eric entretien une liaison avec sa femme et le clan décide de tuer Eric, ce qui rate bien sûr. L'excellente Suzanne FLON projette d'endormir Eric avec des chocolats "empoisonnés" mais elle se mélange les pinceaux et ne sait plus qui a mangé quel chocolat. Elle s'évanouit. Le film finalement vire de plus en plus à la comédie. Ophélie est enceinte de Sébastien, et celui-ci pense que Eric devrait en être officiellement le père pour s'éviter quelques problèmes avec Hugo. Au lieu de tuer Eric, il faut le retenir à tout prix. Mais celui-ci veut absolument s'enfuir de cette maison de dingo et parvient à s'échapper. Hélas, il mourra de froid. Dans le château, la vie a repris son cours. Mais un nouvel arrivant risque bien de relancer la machine infernale.

Au final, Roger VADIM propose une comédie, ce qui est un peu inattendu chez lui. Malgré l'implication des acteurs, il n'évite pas l'écueil de la pièce filmée, et le rythme du film s'en ressent et on s'ennuie un peu vers la fin du film. Les situations s'enchaînent et le film contient de très nombreux dialogues. C'est malgré tout un film agréable sans véritable enjeux. Alors que BRIALY est très en verve et apporte un peu de rythme au film, Jean-Louis TRINTIGNANT cabotine un peu. Comme il l'avoue dans diverses interviews, il ne donnait que le strict minimum quand le film ne l'intéressait guère. Il prend la pose de jeune romantique lorsqu'il a la belle Monica VITTI dans ses bras, mais se révèle assez mauvais dans les scènes de franche comédie. L'actrice elle se révèle assez drôle en plus d'être belle, mais ne comptez pas sur une quelconque scène sulfureuse, c'est un VADIM très chaste. L'actrice SYLVIE se révèle très drôle et aura un beau succès d'estime deux ans plus tard avec "La vieille dame indigne". Quand à Françoise HARDY sa prestation n'est pas déshonorante.

On pourra reprocher au film un coté surfait, bourgeois, un exercice de style comme d'habitude chez le réalisateur. C'est cependant une rareté à redécouvrir d'autant plus qu'il est difficilement trouvable en vidéo.

Malgré le casting, le nom du réalisateur et la renommée de Françoise SAGAN le film est une nouvelle déception pour Roger VADIM au box office. Péniblement le film passe le million de spectateurs, un résultat bien en deçà des attentes. Le film n'est pas dans le top 50 annuel 1963. Pourtant Roger VADIM est en train de réaliser son nouveau film "La ronde" qui sera ambitieux et qui devrait le relancer.                           

 

  

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

1 047 586

 

ENTREES PARIS

 

226 192

 

ENTREES BANLIEUE

 

36 958

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

263 150

 

 

 

 

 

1ère semaine

6

20 980

2

2ème semaine

9

18 616

 

3ème semaine

9

13 068

 

4ème semaine

12

10 397

 

5ème semaine

17

8 894

 

6ème semaine

16

15 743

 

7ème semaine

17

12 540

 

Nombre de semaines Paris

 

9

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

10 490

 

Budget

 

 

 

Box office annuel Italie

100

 

 

Cote du succès

 

* *

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Mercredi 30 mars 2011 3 30 /03 /Mars /2011 12:57
- Publié dans : MISES A JOUR



COSA NOSTRA

(THE VALACHI PAPERS)

    3 NOVEMBRE 1972 (USA)

2 DECEMBRE 1972

 

 

 

COSA-NOSTRA.jpg

 

Réalisation

Terence YOUNG

Scénario

Stephen GELLER

Dino MAIURI

Massimo DE RITA

Photographie

Aldo TONTI

Musique

Armando TROVAJOLI

Production

Dino DE LAURENTIS

Distribution

SN Prodis

Durée

125 minutes

Tournage

 

Joe Valachi

Charles BRONSON

Vito Genovese

Lino VENTURA

Salvatore Maranzano

Joseph WISEMAN

Maria Reina-Valachi

Jill IRELAND

 

 

Le sexagénaire Joe Valachi est incarcéré en 1962 après s’être fait piéger par un agent du FBI, Ryan. Celui-ci le convainc qu’il n’a guère d’autre choix que de faire tomber le «capo» Vito Genovese, qui a mis sa tête à prix. Joe Valachi raconte ce que fut sa vie de gangster…Emprisonné en 1929 à Sing Sing, Valachi y rencontre Tony Bender qui, à leur sortie, l’introduit auprès de Salvatore Maranzano. Engagé comme chauffeur, il participe à la guerre entre les clans Masseria et Maranzano. Après l’assassinat de Reina, lieutenant de ce dernier, Genovese et Lucky Luciano veulent arrêter ce conflit, mauvais pour les «affaires». Masseria puis Maranzano sont supprimés. Genovese prend Valachi sous sa protection et l’aide à convaincre la veuve Reina d’accepter Joe comme gendre. Le mariage avec Maria Reina a lieu en septembre 1932. Après l’arrestation de Luciano en 1936, Genovese part séjourner en Italie. Il y restera, en fait, jusqu’en 1946. Avant son retour, il ordonne à Albert Anastasia de faire surveiller sa maîtresse Donna Petrilla, aux mœurs dissolues. C’est Gap Petrilli qui est désigné comme garde du corps et qui a le tort d’outrepasser cette fonction. Car une fois revenu, Genovese le fait émasculer, et c’est Valachi qui doit l’achever. Contrairement à Luciano, qui n’avait jamais voulu toucher à la drogue, Genovese voit là un marché florissant à exploiter très vite. Ainsi va-t-il provoquer sa propre perte. Au début des années soixante, le FBI, faisant pression sur Valachi, saisit pour 500000 dollars de drogue chez Genovese qui, condamné, offre une forte somme pour la mort de Valachi. Celui-ci est arrêté à son tour. Le 9 septembre 1963, il témoigne devant une commission sénatoriale. Pure mascarade politicienne. Après avoir voulu attenter à ses jours, Valachi mourra en prison sept ans plus tard, Genovese l’ayant précédé six mois auparavant.

 

 

Dino DE LAURENTIS a toujours été opportuniste. Il sait s'inspirer des succès et mettre en chantier des films qui surfent sur ces courants, quel que soit le genre. Or, en producteur avisé il se doutait que le tournage du "Parrain" produit par la Paramount et tiré d'un roman de Mario PUZO pouvait être un succès au Box Office d'autant plus que la Paramount en attendait énormément. En fait le "Parrain" fit bien plus que cela en explosant littéralement le box office américain à sa sortie en demeurant 26 semaines en tête du box office et laminant la concurrence. Le film obtient un succès massif dans tous les pays où il sort et devient un des plus grands succès de l'histoire.

L'objectif de DE LAURENTIS est de sortir le film juste après l'exploitation du "Parrain" et de profiter de l'engouement du public pour les films dit de "Maffia". Pour se faire il se base sur une histoire vraie, "The Valachi papers" et va reformer le duo Terence YOUNG (le réalisateur des meilleurs James BOND) et Charles BRONSON. Si leur dernier film "De la part des copains" n'a marché qu'en France, "Soleil rouge" a été un beau succès au box office en 1971. Charles BRONSON va raser sa moustache pour jouer un Italien (!) Joe VALACHI et le reste du casting sera complètement italien (mis à part Jill IRELAND). Afin de jouer un Parrain crédible, DE LAURENTIS embauche Lino VENTURA acteur italien. D'autre part, connaissant la popularité de BRONSON en France, le producteur se doute que la présence de Lino VENTURA au générique est un gage supplémentaire de large succès dans notre pays. Le "Parrain" décrit la vie d'une riche famille centrée autour du père, un des plus grands parrains des Etats-Unis, "Cosa Nostra" décrit la vie d'un homme qui va gravir les échelons de la mafia et qui va observer cette organisation de l'intérieur. Nous avons donc une vision intérieure, d'une part, et de l'autre, une vision extérieure, et c'est toute la différence.
Charles BRONSON selon les souvenirs de sa femme, Jill IRELAND, s'était fortement impliqué dans le rôle de Joe Valachi. L'acteur ne sortait pas du rôle lorsqu'il était chez lui. Cela se ressent à l'écran où BRONSON va démontrer plusieurs facettes de son talent. Nous le découvrons dans un pénitencier où il sombre peu à peu dans la paranoïa, mais il faut dire qu'il y a de quoi, sa tête a été mise à prix par Vito Genovese lui même enfermé, mais très "luxueusement", dans l'enceinte même du pénitencier. Il doit se sauver la peau après une tentative de meurtre dans les douches de la prison et au comble de l'angoisse agresse et blesse gravement un détenu qui n'avait rien à voir avec le contrat mis sur sa tête. C'est ce que lui dit le F.B.I. Epuisé, Joe se souvient de toute son histoire. N'ayant pas grand chose dans la vie, il intègre la Maffia par la petite porte. D'abord comme chauffeur, il assiste à la guerre des clans souvent sanglante et meurtrière. C'est un gars discret et travailleur. Le genre qui ne pipe mot et qui inspire la confiance. Petit à petit un "crémage" naturel a lieu qui clarifie la redistribution des cartes. Vito Genovese est un de ceux qui vont profiter de cette ascension avec Lucky Luciano. Joe va devenir un des lieutenants de Genovese, Lucky Luciano étant beaucoup plus glacial avec lui. C'est Lino VENTURA qui joue Genovese, un rôle beaucoup moins sympathique qu'à son habitude. N'ayant pas vu la composition de Marlon BRANDO et pour cause, les comparaisons sont difficiles à établir, mais Lino effectue une composition différente de ces habitudes. Petits gestes, tête enfoncée dans son cou ce qui fait ressurgir un double menton, Lino tente de rendre crédible son rôle de Parrain. Il devient plus taciturne lorsqu'il joue le Parrain emprisonné, dans sa robe de chambre violette... Genovese arrange le mariage entre Valachi et la veuve Reina jouée par Jill IRELAND. Il parle pour lui à la mère de Maria pendant que Joe mange derrière une assiette de victuailles à grands bruits de mastication ce qui fait rire Reina. Le mariage a lieu en grandes pompes bien que le budget du film limite quelque peu le faste de la cérémonie si l'on compare encore le film avec le "Parrain". Reina et Joe forment un couple solide et amoureux contre toute attente. Pourtant dehors, la guerre fait encore rage entre les gangs surtout depuis que Genovese a investit dans le marché lucratif de la drogue. Les scènes de violence habituelles sont bien présentes dans le film. Règlements de compte dans des boutiques, corps criblés de balles, de quoi satisfaire le spectateur. Petit à petit Joe craque, sa belle assurance se fissure. Le doute s'installe en lui. Lors d'une scène spectaculaire, Gap, un ami de Joe est émasculé. Se vidant de son sang, il supplie Joe de l'achever. Celui-ci l'exécute en pleurant. Le FBI qui fait une forte pression sur lui, l'emprisonne lui et Genovese. Les deux se rencontrent en prison et Genovese tente de voir su Joe va craquer ou non. Dans sa cellule, Genovese sur sa télévision, découvre Joe en train de se coucher en pleine commission sénatoriale diffusée en direct. Cela ne l'empêche pas de finir son repas tranquillement et de mettre la tête de Joe mise à prix à 100 000 dollars. Joe tente de mettre fin à ses jours et se pend dans sa cellule au sortir de la commission, mais il est sauvé par un agent du FBI. Vieux, fatigué, il finira ses jours en prison et mourra de mort naturelle, tout comme Genovese. De retour en bonne forme, Terence YOUNG doit utiliser toutes ses ficelles pour livrer un film correct avec un budget limité. De fait, le film ressemble plus à un épisode amélioré des "Incorruptibles" ou au "Capone" de Roger Corman qu'à une superproduction hollywoodienne. C'est un épisode intéressant de la grande histoire de la Maffia dominé par la composition des acteurs. Les moments intimistes alternent avec les passages violents obligatoires dans ce type de productions. Si le film n'est pas vraiment comparable avec le "Parrain", en revanche il a été allègrement pompé par Martin SCORSESE dans son film "Les affranchis". Ce qui démontre tout son intérêt. Aux USA le film va bénéficier d'une campagne de promotion importante qui va jouer sur le coté réaliste du film tiré d'une histoire vraie contrairement au "Parrain". Les affiches montrent clairement le coté violent du film. Alors que les dernières productions avec Charles BRONSON n'ont pas rencontré de succès massif aux USA, "The Valachi papers" profite de l'effet de mode lié au "Parrain" et entre dans le top 10 US durant plusieurs semaines et va devenir un des rares numéro un du box office US pour Charles BRONSON, et à fortiori pour Lino VENTURA. Il devient un succès international et prend la tête du box office dans la majorité des marchés européens, y compris en Angleterre. En France, le film sort au mois de décembre afin de profiter des fêtes de fin d'année et prend facilement la tête du box office, ce qui n'est pas une surprise tant les deux acteurs ont la côte en France. Au final près de 2 millions de spectateurs ont été voir le film, ce qui en fait un très beau succès. Charles BRONSON est donc remis en selle au niveau international avec une des plus grosses recettes de sa carrière. Dino DE LAURENTIS va lui faire signer un contrat de plusieurs films pour des résultats plus ou moins mitigés.         

 

  

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

17

1 912 774

 

ENTREES PARIS

 

372 942

 

ENTREES BANLIEUE

 

176 963

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

549 905

 

 

 

 

 

1ère semaine

1

107 718

18

2ème semaine

4

61 697

 

3ème semaine

6

56 718

 

4ème semaine

7

58 557

 

5ème semaine

7

29 354

 

6ème semaine

11

20 517

 

7ème semaine

14

16 239

 

8ème semaine

15

13 837

 

Nombre de semaines Paris

 

11

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

5 984

 

1er jour Paris

 

 

 

Budget

 

 

 

Rentals US 1972

 

5 M$

 

Nombre de semaines  top 10 US

13

 

 

Meilleur classement    top 10 US

1

2 sem n°1

 

Recettes Mondiales

 

 

 

Box office annuel USA

11

17,6 M$

 

Box office annuel Espagne

 

902 463

 

Box office annuel Italie

12

 

 

Box office UK semaine sortie

1

2 sem n°1

 

Cote du succès

 

* * *

 

 

 

 

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Lundi 28 mars 2011 1 28 /03 /Mars /2011 12:09
- Publié dans : MISES A JOUR

LE FAUVE EST LACHE

 

21 JANVIER 1959

 

FAUVE-EST-LACHE.jpg

 

Réalisation

Maurice LABRO

Assistant réalisateur

Claude SAUTET

Pierre-Granier DEFERRE

Scénario

Frédéric DARD

Claude SAUTET

Jean REDON

Photographie

Pierre PETIT

Musique

Georges VAN PARYS

Production

François CHAVANE

Distribution

GAUMONT

Durée

100 minutes

Tournage

09/07/58 - 30/08/58

Paul LAMIANI

Lino VENTURA

Raymond MAROUX

Paul FRANKEUR

Nadine MAROUX

Estella BLAIN

Paulan

François CHAUMETTE

Donan

Jess HAHN

 

 

 

Ancien truand, ancien agent du 2e Bureau, Paul Lamiani est devenu honnête père de famille et patron de restaurant. Un jour, la D.S.T. le fait appeler et lui demande, en lui forçant un peu la main, de renouer avec un nommé Raymond qui, lui, est resté truand et se trouve mêlé à un trafic de documents touchant la Défense Nationale. Paul refuse car Raymond était son copain. La D.S.T. le compromet alors dans une affaire de faux dollars, montée par elle de toutes pièces. Paul est obligé de céder : on simulera son évasion. et il ira demander refuge à son copain. Le scénario se déroule comme prévu par la D.S.T.. Raymond accueille Paul à bras ouverts. Raymond, peu de temps après, est tué par des hommes de sa bande qui veulent le « doubler ». Avant de mourir, il demande à Paul de veiller sur sa petite amie Nadine. Paul s'acquitte de cette tâche et se rend au Havre où le lieutenant de Raymond devait lui remettre les fameux papiers volés. Mais ces papiers ont disparu. Paul s'est à peine aperçu de cette disparition qu'il tombe entre les mains de la bande rivale. Il réussit à s'échapper après une dramatique poursuite dans les falaises d'Etretat. Revenu à Paris, Paul s'aperçoit, en rendant visite à Nadine, que l'ancienne maîtresse de Raymond détient le secret tant cherché. C'est elle qui a gardé les documents qu'elle espérait monnayer pour son propre compte. Au moment où il s'apprête à porter ceux-ci à la D.S.T., il est averti que la bande rivale vient de kidnapper son fils. On lui rendra l'enfant contre les documents. C'est alors que le « fauve » se déchaîne. Après bien des difficultés, bien des bagarres, il finit par contacter la bande. A l'heure et à l'endroit fixés, les gangsters l'attendent. Paul leur abandonne les papiers en échange de son gosse. Mais la victoire des bandits est de courte durée. Pris en chasse par la D.S.T., ils sont tous arrêtés ou abattus. Paul pourra de nouveau vivre en paix dans sa famille.

 

 

Après avoir été plusieurs fois relancé par Jean GABIN, Lino VENTURA a trouvé chaussure a son pied avec "Le Gorille vous salue bien". Très demandé pour son charisme et son potentiel d'entrées dès lors qu'il joue dans un polar ou montre ses biscottos, Lino va apparaitre dans pas moins de 7 films pour cette année 1959, son record, dans des rôles plus ou moins importants. Cette boulimie de tournage s'explique également par la stratégie de se montrer le plus régulièrement possible afin de devenir une figure populaire et ne plus chercher du travail, mais que les réalisateurs viennent vers lui. En attendant LE grand film qui le propulsera définitivement au rang de star.
Pour le moment, Lino VENTURA reste cet acteur au charisme et au physique imposant, un acteur privilégié pour les films noirs. Premier film sorti en 1959, "Le fauve est lâché" est une heureuse surprise. D'abord, il y a Frédéric DARD au scénario, l'auteur des San-Antonio. Une incontournable pointure du roman policier qui va donner une trame tout à fait noire au film. Un gage de qualité, et de bons dialogues. Maurice LABRO, honnête artisan du cinéma peut compter sur deux assistants de qualité. En effet Pierre-Granier DEFERRE et Claude SAUTET participent au film, ce dernier participe au scénario et il est évident que certains thèmes seront utilisés dans "Classe tous risques" qu'il tournera au cours de l'année avec Lino VENTURA, bien sûr. Le point commun est de voir Lino VENTURA en père de famille dans les deux films, et que les enfants ont un poids important dans les deux intrigues. Le film bénéficie en outre d'une très belle photographie, en particulier dans la partie dédiée au falaises d'Etretat décidément très appréciées de diverses productions cinématographiques.
Sur la lancée du "Gorille", Lino joue le rôle d'un dur qui possède la particularité d'avoir été un truand (faux monnayeur)et d'avoir été un agent du 2ème bureau. Rangé des voitures, il possède un petit restaurant qui tourne bien avec ses habitués. Il a une femme et deux jeunes enfants. Contre son gré, un ancien collègue vient le solliciter pour résoudre une histoire compliquée. C'est François CHAUMETTE qui met encore une fois son physique inquiétant dans ce rôle, où ce collègue s'avère d'être quelque peu fourbe. refusant la mission, la DST va employer les méthodes les plus viles pour le convaincre, en perquisitionnant chez lui devant sa famille et en trouvant de fausses preuves. C'est du Frédéric DARD tout craché de montrer la DST sous son plus mauvais jour. Enfermé dans un fourgon, il doit accepter la mission. Officiellement il est un fuyard recherché par la police, ce qui permet à Paul de rejoindre Raymond un ancien pote du milieu soupçonné de posséder des documents très importants. Raymond accueille Paul chaleureusement et le sermonne sévèrement. Pourquoi a-t-il replongé alors qu'il a femme et enfants ? C'est Paul FRANKEUR qui interprète Raymond, un vieux de la vieille des polars des années 50. Lino le connait très bien étant donné qu'ils ont tourné ensemble le premier film y compris la première scène de Lino VENTURA au cinéma dans "Touchez pas au Grisbi". Raymond, c'est le truand à l'ancienne, pantalon à bretelles, n'hésitant pas à jouer du flingue pour conserver les documents, future source de revenus conséquents. Mais son amitié pour Paul est réelle et il fera le nécessaire pour l'aider. Comme dans tout polar qui se respecte, il faut une belle pépée. Raymond est le mec d'une très jolie poupée, Nadine. C'est la regrettée Estella BLAIN qui joue le rôle de la bimbo de service. Cette actrice s'est suicidée en 1982 à 50 ans, déprimée, ayant sans doute ratée le train du grand succès que d'autres blondes plantureuses ont su prendre, Brigitte BARDOT pour ne pas la nommer. Révélée dans les "fruits sauvages" en 1953, elle a ensuite végété dans des productions moins prestigieuses. Elle fut souvent employée pour une raison bien simple: un physique pouvant mettre à mal la libido la plus hermétique du moine cistercien le plus endurci. D'ailleurs elle arbore parfois dans le film les tenues les plus transparentes et suggestives. Evidemment, elle représentera le nœud de l'intrigue, car c'est elle qui a les fameux documents. Constatant que Raymond va laisser des plumes dans son business, qu'il joue dans une cour trop grande pour lui, Paul lui révèle le pot au roses et manquera de se faire descendre par Raymond. Les deux compères seront victimes d'un traquenard, et Raymond perd la vie au cours du raid. Paul, est à la recherche des documents et est capturé par la bande menée par un Jess HAHN menaçant qui les recherche. Interrogé dans une maison située au dessus d'un ancien bunker à Etretat, Paul s'échappe et se réfugie dans le bunker où il doit faire face à ses agresseurs. Une scène superbe, fort bien photographiée. Manquant d'être noyé il parvient à s'échapper. Il retrouve les documents en suivant Nadine qui roucoule avec son amant. Alors qu'il croit l'histoire terminée Paul va devoir affronter un drame. la bande a kidnappé son jeune fils. Son sang ne fait qu'un tour. Eructant, énervé, Paul s'affole au téléphone et va jouer des poings pour retrouver les ravisseurs. il est capable de tout, le fauve est lâché....
Dans cette dernière partie, Lino montre qu'il est différent des Eddie Constantine et compagnie. Plus impliqué, plus sauvage, il est de plus très réaliste dans ses scènes d'angoisse. Lino, ex truand père de famille qui fait tout pour sauver son fils, on y croit. Encore une preuve du charisme de l'acteur et qu'il est une des figures du film noir français. Le film est un excellent polar, dominé par une interprétation sans faille, une actrice superbe et une photographie superbe. Un des meilleurs polars de la période qui sera couronné de succès. Le film prend la tête des exclusivités parisiennes et va obtenir plus de 2.5 millions de spectateurs en France dans un genre qui ne manque pas de concurrence. Un très beau résultat qui confirme le succès du "Gorille vous salue bien". L'année 1959 commence sous les meilleurs auspices. Attention cependant à ne pas être catalogué dans ce type de rôles. Un bon petit classique à découvrir ou a redécouvrir.  

         

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

26

2 532 076

 

ENTREES PARIS

 

558 090

 

ENTREES BANLIEUE

 

 

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

 

 

 

 

 

 

1ère semaine

1

57 512

4

2ème semaine

5

42 733

 

3ème semaine

7

33 948

 

4ème semaine

7

27 928

 

5ème semaine

8

22 835

 

6ème semaine

8

17 660

 

Nombre de semaines Paris

 

6

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

14 378

 

Budget

 

 

 

Cote du succès

 

* * *

 

 

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...

 

 

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Dimanche 27 mars 2011 7 27 /03 /Mars /2011 19:35
- Publié dans : MISES A JOUR


L'INCORRIGIBLE

 

20 OCTOBRE 1975

 

 
l_incorrigible-0.jpg

Réalisation

Philippe DE BROCA

Scénario

Philippe DE BROCA

Michel AUDIARD

Photographie

Jean PENZER

Musique

Georges DELERUE

Production

FILMS ARIANE

CERITO

Alexandre MNOUCHIKNE

Jean-Paul BELMONDO

René CHATEAU

Distribution

C.C.F.C

Durée

100 minutes

Tournage

21/04/75 - 20/06/75

Victor

Jean-Paul BELMONDO

Marie-Charlotte

Geneviève BUJOLD

Camille

Julien GUIOMAR

Raoul

Charles GERARD

Freddy

Robert DALBAN

Le préfet de police

Daniel CECCALDI

Hélène

CAPUCINE

 

 

A sa sortie de prison, après trois mois purgés pour escroquerie, Victor Vauthier retrouve Raoul, un viel ami à qui il propose immédiatement une "affaire" qui réussit pleinement. Plein d'imagination et de faconde, débordant de vitalité et de toupet, doué pour les transformations et les imitations, Victor a eu tout loisir, en cellule, de préparer sa "rentrée". Grâce à cet apport d'argent frais, Victor retrouve élégance, prestige et... Camille, "l'Ermite de Chatou", qui s'est retiré de toute activité pour ne plus songer qu'au jour lointain où il vivait heureux, avec sa femme, au pied du Mont-Saint-Michel! Dans la roulotte confortable de son "père spirituel", "l'incorrigible" reçoit la visite de Marie-Charlotte Pontalec, une assistante sociale judiciaire chargée de la réinsertion des ex-détenus dans la société. Victor qui ne veut pas sacrifier une minute emmène la jeune fille dans ses périgrinations. Il se rend à ses rendez-vous, vend des armements à des Africains, préconise une médication à un malade et conseille un plaignant, tout en répondant aux questions de Marie-Charlotte qui s'essouffle derrière lui. Avec Raoul et Camille, Victor dérobe un tryptique du Gréco dans le musée dont le père de Marie-Charlotte est le conservateur. Une rançon est exigée, payée par le gouvernement et touchée par les bandits, mais Marie-Charlotte s'en empare et se révèle aussi dure en affaires que les professionnels. Dégoûtés, Camille et Victor partent au Mont Saint-Michel désargentés, certes, mais libres. 

 

 

Au milieu des années 70, le cinéma français tourne rond. Après 15 ou 20 ans de carrière, pas mal de réalisateurs et d'acteurs sont bien établis et récoltent les fruits de leur travail. Au niveau cinématographique cela va se concrétiser parfois sur des projets montés uniquement autour de la personnalité des stars du grand écran et ce, au détriment de scénarios vraiment originaux, voire creux. A titre d'exemple, on pourrait citer "Le grand escogriffe" avec Yves MONTAND, "Le cavaleur" avec Jean ROCHEFORT où "L'incorrigible" avec Jean-Paul BELMONDO. Ces trois films ayant comme dialoguiste ou scénariste Michel AUDIARD. Dans le cas qui nous occupe selon le livre "Belmondo" écrit par Philippe DURANT, Philippe DE BROCA et Michel AUDIARD tentent de monter un nouveau projet ensemble. Michel AUDIARD en a terminé avec la carrière de réalisateur. Petit à petit ses premiers succès en tant que réalisateur ont fait place à des recettes moyennes au box-office au fur et à mesure des sorties. Conscient qu'il ne sera jamais un grand metteur en scène, il retourne à ce qu'il sait faire de mieux : scénariste / dialoguiste pour les principales productions. Avec son vieux compère DE BROCA ils tentent de proposer un pitch de film à Lino VENTURA. Michel AUDIARD qui le connait bien l'oriente vers un sujet classique pour ne pas le brusquer, mais DE BROCA déclare bêtement par déclarer que le début du film montrera Lino en "dame pipi". Ulcéré, celui-ci se retire devant les compères hilares. Mais bon, pas de star en vue. Alors le réalisateur se rend chez BELMONDO avec qui il a déjà signé 4 succès au box office. Il a vaguement l'idée d'un vol de tableaux, mais rien de plus. BELMONDO devenu producteur se verrait bien en train de se déguiser tout le temps, une sorte de "Fregoli"... Etant donné que l'acteur va coproduire le film, il va falloir pour DE BROCA et AUDIARD broder autour des volontés de l'acteur. Les deux se mettent au travail. Hélas, au cours de l'écriture du script, Michel AUDIARD apprend le décès de son fils dans un accident de voiture. Mais il termine l'écriture du script qui plait à BELMONDO. Le feux vert est donné pour cette nouvelle comédie. L'acteur retrouve Julien GUIOMAR qui avait participé au tournage du "Voleur" de Louis MALLE où il campe un personnage truculent. En ce qui concerne la star féminine, Geneviève BUJOLD à l'adorable minois succède à Jacqueline BISSET. L'actrice canadienne a connu de bons succès aux USA et peut permettre au film de s'exporter plus facilement. Le tournage se déroule cependant sous tension. Non seulement les dialogues de Michel AUDIARD ont perdu un peu de leur mordant des années 60, le réalisateur n'est pas spécialement bien luné car il traverse des problèmes personnels. Il éprouve bien du mal  à canaliser sa star qui va en faire des tonnes, encore plus que dans "Le magnifique". BELMONDO cabotine à fond en roue libre. Le réalisateur tente bien de lui faire tourner certaines scènes d'une manière différente, mais rien y fait, l'acteur tourne les scènes de la même façon. C'est BELMONDO qui vampirise l'écran, car l'acteur est bien décidé à faire son one-man-show, c'est bel et bien la confirmation qu'il entre dans sa période "crac badaboum" qui caractérise la seconde partie de sa carrière, et encore est-il un peu bridé dans le film. A l'instar d'un acteur de théâtre qui endosse plusieurs costumes, BELMONDO s'en donne à cœur joie : le spectateur va pouvoir le retrouver déguisé en vieux loup de mer, en horticulteur un brin retardé, en Ministre voire en travelo selon le besoin de ses arnaques. Si la première partie reste plaisante au vu de l'abattage sympathique de notre Bebel national, il faut bien reconnaître que le clou du film, le vol du tryptique représente une intrigue bien insignifiante. Car le principal défaut du film reste bien le rythme qui s'essouffle et qui lasse le spectateur. Sans véritable enjeux, le film reste une démonstration brillante de la générosité bouillonnante de l'acteur envers son public. Pour ceux qui sont fans, c'est très bien, pour les autres l'ennui gagne lentement... La sous intrigue est représentée par la présence de Marie Charlotte la gentille aide-sociale qui doit superviser la reconversion de Victor. Evidemment elle va rapidement tomber amoureuse de lui, puis, surprise, le "faisander" dans les grandes lignes. On le sent arriver soit dit en passant, mais on peut toujours apprécier la beauté de cette actrice fragile qui utilise sa douceur pour mettre au pas l'impudent arnaqueur, mais c'est pour son bien, après tout. Le point positif du film vient de Julien GUIOMAR épatant en collègue sur le retour qui habite en roulotte au pied du Mont St Michel (que Victor parvient à vendre à la fin du film). Désabusé, usé, il représente la part de poésie du film et un contrepoids au virevoltant BELMONDO. Un grand numéro qui sauve le film. D'autres seconds rôles sont impeccables, dont la belle CAPUCINE, habitué aux productions hollywoodiennes, qui campe ici la bourgeoise très classe de Victor. Habituée à ses frasques, elle le met gentiment dehors, ce qui n'empêche pas celui-ci de vendre sa superbe maison en passant. Nous pouvons aussi voir un petit rôle de la pétillante André FERREOL et la débutante Catherine ALRIC.

Bref, cet incorrigible est bien sympathique, mais hélas, représente le plus faible des 5 films du duo BELMONDO / DE BROCA.
Plus fâcheux, Michel AUDIARD semble avoir perdu le sens de ses mots qui ont fait l'histoire du cinéma français. C'est enjoué, fourni, mais rarement remarquable. Indubitablement, Francis VEBER était largement supérieur pour "Le Magnifique". Ici, Audiard livre des dialogues qui font sourire, mais il a bien sûr des circonstances très atténuantes.
De l'aveu même de DE BROCA le film est raté et ne correspond pas à ce qu'il voulait faire. De plus, il va se disputer avec BELMONDO sur la taille de leur nom sur l'affiche. Pourtant, le moins qu'on puisse dire c'est que tous sont bien nantis sur l'affiche. Une brouille va naître entre les deux artistes, et pourtant DE BROCA propose une adaptation de "Cyrano" à l'acteur qui refuse. Il faudra attendre près de 25 ans pour revoir les deux dans le même film, le catastrophique "Amazon". Le film sort à Paris en octobre 1975, un mois toujours favorable aux grosses sorties françaises. Après une campagne marketing toute aussi importante que "Peur sur la ville"  le film prend facilement la tête du box office parisien pour deux semaines et reste second les deux semaines suivantes battu par "L'île sur le toit du monde" des studios Disney. Même si le film ne possède pas le souffle de "Peur sur la ville" il se classe à la 10ème place du top de l'année avec 2.5 millions de spectateurs et plus de 900 000 entrées sur Paris banlieue.  Le film fait un million d'entrées de moins que "Peur sur la ville" mais triomphe en Allemagne où il se classe numéro 3 de l'année avec 4.2 millions de spectateurs, un triomphe allemand inattendu. Cette année 1975 aura été triomphante pour l'acteur qui aura mis deux films dans le top 10 de l'année, récolté 6.5 millions de spectateurs en France et 5.5 millions en Allemagne. BELMONDO producteur a réussi ses paris. Il va abandonner le projet de son  film suivant "Diamants" qui devait être réalisé par Jean-Paul RAPPENEAU, au vu d'un budget trop élevé. Il va se rabattre sur un polar plus conventionnel nommé "L'alpagueur" et mis en scène par Philippe LABRO.

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

10

2 572 500

 

ENTREES PARIS

 

574 392

 

ENTREES BANLIEUE

 

346 898

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

921 290

 

 

 

 

 

1ère semaine

1

146 146

28

2ème semaine

1

125 714

 

3ème semaine

2

122 311

 

4ème semaine

2

112 225

 

5ème semaine

2

57 206

 

6ème semaine

3

48 125

 

7ème semaine

4

36 615

 

8ème semaine

9

27 408

 

Nombre de semaines Paris

 

17

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

 

 

Budget

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

405 273

 

Box office annuel Allemagne

3

4 200 000

 

Box office annuel Suede

 

 

 

Box office annuel Italie

71

 

 

Cote du succès

 

* * * *

 

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