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LE CLAN DES SICILIENS
5 DECEMBRE 1969
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Réalisation
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Henri VERNEUIL
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Scénario
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Henri VERNEUIL
José GIOVANNI
Pierre PELEGRI
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Photographie
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Henri DECAE
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Musique
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Ennio MORRICONE
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Production
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Henri VERNEUIL
Jacques STRAUSS
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Distribution
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FOX
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Durée
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124 minutes
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Tournage
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24/03/69-04/07/69
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Vittorio Manalese
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Jean GABIN
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Roger Sartet
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Alain DELON
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L'inspecteur Le Goff
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Lino VENTURA
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Jeanne Manalese
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Irina DEMICK
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Tony Nicosia
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Amedeo NAZZARI
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Robert Sartet, tueur recherché par toutes les polices, a enfin été arrêté et est présentement dans les couloirs du Palais de Justice.
Un complice, déguisé en gardien de la paix, glisse dans la poche de Sartet une scie à métaux. Quand Sartet se trouvera dans le fourgon cellulaire, il percera le sol métallique de son compartiment
pour se retrouver libre. L'évasion a été organisée par le clan des siciliens, dirigé par Vittorio Manalese. Il vit avec ses deux fils, son beau-fils et sa belle-fille. La soeur de Sarlet livre à
Manalese la somme prévue pour le travail effectué. Sartet confie au clan un projet dont l'idée lui est venue en prison : s'emparer de la collection de bijoux présentée à l'Exposition de Rome.
L'ingénieur, qui a lui-même dessiné le dispositif de sécurité, en a donné le plan à Sartet en prison. Manalese fait venir de New York son vieil ami Tony, un ancien complice à lui et un vrai
professionnel. La conclusion de Tony est catégorique : à Rome, le coup est infaisable. Peut-être que, durant le transport des bijoux de Rome à New York, où doit avoir lieu une seconde exposition,
une solution sera possible. Quelque temps plus tard, un homme de Tony, un pilote, arrive chez Manalese et lui explique son plan : faire atterrir l'avion qui transportera les bijoux à quelques
kilomètres de l'aéroport. Sartet qui, quoique traqué par le commissaire Le Goff, a pu échapper à ses poursuites plusieurs fois, prend l'identité d'un diamantaire chargé du convoi des bijoux.
Arrivés au-dessus de New York, Manalese, Sartet, le pilote de Tony prennent les commandes de l'avion. Il atterrit sur une autoroute ; une escouade de gangsters s'emparent des bijoux. Oui, mais le
destin veille : Sartet, qui a eu une brève liaison avec la belle-fille de Manalese, est dénoncé par le petit-fils de ce dernier. Manalese fait revenir Sartet à Paris et le tue. En même temps, le
clan, dans sa totalité, est arrêté par la police.
Henri VERNEUIL a toujours rêvé de cinéma américain, de productions internationales. C'est pourquoi son projet
semble démesuré : monter un film à gros budget qui va réunir un casting impressionnant. Il va donc réunir le duo d'acteur qui lui a procuré un triomphe en 1963 avec « Mélodie en
sous-sol » : Jean GABIN et Alain DELON. Rien qu'avec ces deux acteurs le succès doit être obligatoire. Alain DELON est dans une très belle série de succès ; »Adieu
l'ami » ou « La piscine » en ont fait un incontournable du box office. A 33 ans, il est dans ses plus belles années et il allie le charisme à de grandes qualités physiques. Jean
GABIN n'est plus à présenter, il sera le cerveau du film et sort lui aussi de deux bons succès et l'échec de « Sous le signe du taureau » n'a pas entamé son crédit. Adjoindre Lino
VENTURA est la cerise sur le gâteau : Sa côte auprès du public est énorme, même s'il n'a pas connu de grands succès depuis quelques films, ce projet va certainement le relancer.
Evidemment devant une telle affiche, le bouche à oreille fonctionne avant la sortie du film. Les journaux relatent le projet et mettent l'eau à la bouche du public.
Il est peu connu que le film est en fait le deuxième qui a pour vedette le comissaire LEGOFF héros de la
collection " brigade anti-gangs" de Auguste LE BRETON. Un film de Bernard BORDERIE a d'ailleurs déjà été tourné en 1966 avec Robert HOSSEIN dans le rôle de LEGOFF. "Le clan des siciliens" est le
deuxième roman de la collection. Avec le concours de la FOX, Henri VERNEUIL achète les droits du romans, mais LE BRETON ne participera à son adaptation. VERNEUIL fait donc appel à José
GIOVANNI pour le seconder, une valeur très sûre qui connait bien les superstars de l'écran.
C'est l'histoire d'un mauvais garçon, joué par DELON qui va s'allier avec le clan italien des MANALESE qui l'a
aidé à s'évader pour monter un casse sans précédent. C'est malheureusement une histoire d'adultère dénoncée par un enfant « innocent » qui va mettre toute cette belle aventure à l'eau.
GABIN descend DELON, puis se fait arrêter par un Lino VENTURA qui ne les a poursuivis avec acharnement, le tout dans le respect.
VERNEUIL va donc réaliser un film hyper efficace qui bénéficie de belles scènes spectaculaires: celle de
l'évasion de DELON de son fourgon cellulaire avec une scie miniature et celle de son arrestation manquée dans l'hôtel où il se repose avec une prostituée.
La scène la plus spectaculaire, le clou du film comme on dit, est celle du détournement d'un boeing sur une
autoroute, une scène qui est restée lencrée dans les esprits. VERNEUIL filme un tronçon d'autoroute fermé pour l'occasion à l'aide d'une caméra fixée sur un petit avion. Il ne reste plus qu'à
ajouter une photo d'un vrai Boeing en superposition et le tour est joué. Simple mais très efficace.
Le tournage se déroule dans une très bonne ambiance, mise à part l'actrice Irina DEMICK, très bien placée avec un
ponte de la FOX qui exige que son rôle soit très etoffée.
Le film bénéficie d'une des meilleures musiques du grand Ennio MORRICONE, du niveau de ses films avec Sergio
LEONE. Entêtante et envoutante, elle appuie les séquences d'action d'une manière des plus efficaces. Elle reste aujourd'hui un des plus grands succès du musicien.
Au niveau des dialogues, AUDIARD n'est pas présent, mais GIOVANNI place quelques bons mots "à la manière
de"…dans le film, on se rapproche du niveau de « Mélodie en sous-sol ».
Reste les acteurs : GABIN est monolithique en parrain italien, polyglotte il impose son charisme et sa
stature. On s'y fait très vite au principe qu'il joue un parrain italien, après tout Marlon BRANDO obtiendra un oscar dans « Le parrain » quelques années plus
tard.
Lino VENTURA est le flic français accrocheur qui les poursuit sans cesse. Très à l'aise dans son rôle de flic,
nous assistons à ses coups de découragements puis finalement à son triomphe paisible. La dernière scène est très émouvante entre GABIN et VENTURA. On mesure combien VENTURA respecte et apprécie
le vieux lion à qui il doit tout. Possédant moins de scènes d'action que DELON, c'est un rôle assez statique, il bénéficie d'une belle scène de descente dans un atelier de photographies coquines
tenu par André POUSSE.
Alain DELON apporte son physique de sportif aux scènes d'action du film. Méchant garçon, tueur, sans pitié mais
charismatique, son amour pour la gente féminine le perdra. Encore une belle occasion de montrer qu'il est le meilleur acteur du monde pour les scènes de mort. Cette fois il fait un joli bond de
cabri en arrière dans un terrain vague. sa.
Dire que ces acteurs s'entendent bien sur le tournage est un euphémisme. Ce sont malgré tout des professionnels
mais VERNEUIL sait capter l'amitié des acteurs sur l'écran.
Tout est fait pour le carton dans ce blockbuster à la française. C'est de la très belle
ouvrage.
Après une avant première où se presse le Tout Paris, le film triomphe sans aucune surprise. Sorti en décembre
pour profiter des fêtes de fin d'année, le film est immédiatement un succès et passe la barre des 100 000 entrées à Paris pour culminer à 113000 entrées pour la dernière semaine de décembre. Le
film explose les compteurs avec plus de 1.4 millions de spectateurs à Paris Banlieue et près de 5 millions d'entrées en France. De plus, le film marche très bien en Italie et en Espagne.
Henri VERNEUIL fait une très belle opération financière. Le film reste le plus célèbre de sa carrière et les multiples diffusions à la télévision seront des succès
d'audience.
GABIN est relancé, VENTURA est bien remis en selle et va pouvoir mettre en route des projets plus personnels et
Alain DELON est dans sa ligne triomphale du moment après "La piscine" et "Jeff". Impérial, il va tourner dans « Le cercle rouge » et poursuivre sa meilleure période au box
office.
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CATEGORIE
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RANG
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NOMBRE
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SALLES
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ENTREES FRANCE
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3
|
4 824 585
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ENTREES PARIS
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1 056 989
|
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ENTREES BANLIEUE
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|
380 446
|
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ENTREES PARIS BANLIEUE
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|
1 437 435
|
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1ère semaine
|
1
|
104 287
|
7
|
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2ème semaine
|
1
|
86 711
|
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|
3ème semaine
|
1
|
91 229
|
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4ème semaine
|
2
|
113 564
|
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5ème semaine
|
2
|
80 533
|
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|
6ème semaine
|
1
|
61 995
|
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7ème semaine
|
3
|
49 488
|
|
|
8ème semaine
|
4
|
41 122
|
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|
9ème semaine
|
4
|
42 336
|
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|
10ème semaine
|
7
|
40 690
|
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|
11ème semaine
|
6
|
24 110
|
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Nombre de semaines Paris
|
|
17
|
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Moyenne salles Paris 1ère s
|
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14 898
|
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Budget
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Box office annuel Espagne
|
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992 881
|
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|
Box office annuel Italien
|
14
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Cote du succès
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* * * *
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