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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.


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ACTEURS ETRANGERS


Mercredi 13 octobre 2010 3 13 /10 /Oct /2010 20:15
- Publié dans : ACTEURS ETRANGERS

UN DIRECT AU COEUR

(KID GALAHAD)
29 AOUT 1962  (USA)

3 JUILLET 1963

 

 

Réalisation

Phil KARLSON

Scénario

William FAY

Directeur de la photographie

Burnett GEFFEY

Musique

Jeff ALEXANDER

Production

David WEISBART

Distribution

United Artist

Durée

96  minutes

Tournage

Novembre 1961 /21 décembre 1961

Walter Gulick

Elvis PRESLEY

Willy Grogan

Gig YOUNG

Dolly Fletcher

Lola ALBRIGHT

Lew Nyack

Charles BRONSON

 

 


Après son service militaire, Walter GULICK, un jeune mécanicien, cherche du travail ; il s’adresse à Willy GROGAN et sa fiancée Dolly qui dirigent une salle d’entraînement pour boxeurs professionnels. Willy veut voir ce que sait faire Walter, et il l’oppose au champion Joie SHAKES. Walter sort vainqueur de l’épreuve, et Willy le fait entrainer par Lew Nyack, un ex-boxeur…Walter gagne son premier match professionnel ; mais il veut épouser Rose la sœur de Willy, ouvrir un  garage et abandonner la boxe après un dernier combat. Danzig, manager de l’adversaire de Walter, tente de soudoyer Nyack pour qu’il abandonne Walter en plein combat. Nyack refuse et se fait broyer les mains par deux gorilles….Walter gagne son combat et s’arrache à la foule en délire, abandonnant à jamais son surnom de « Kid Galahad ».  

En 1962 Charles BRONSON commence à se faire une solide réputation dans le milieu de la télévision et du cinéma : on peut compter sur lui, il donne toujours le maximum. Ce qui lui permet de trouver des rôles alimentaires en attendant de trouver des rôles plus importants. Cela tombe bien, le voici présent dans un film dédié à Elvis PRESLEY. Le « king » sous les conseils du Colonel PARKER a tourné en quelques années une vingtaine de films dont la valeur oscille entre le bon et le franchement niais. Dans ce film, disons que l’on est dans le pas trop mauvais. L’équipe technique et artistique permet à l’œuvre de sauver les meubles. Autant le dire tout de suite, PRESLEY se révèle assez désastreux. L’intrigue est d’une simplicité désarmante, le personnage joué par  PRESLEY démobilisé revient dans le bled des montagnes où il est né pour devenir mécanicien ( !!) Il se voir proposer un emploi de sparring- partner car le bled en question possède une école de boxe (!!. Walter prend des dizaines de coups lors des entraînements ce qui lui permet d’utiliser des expressions d’une rare niaiserie. Mais sous ce physique d’athlète des bacs à sable, ce cache un puncheur né qui assomme ses adversaires d’un coup. Contre son gré il gagnera le combat final d’un coup dans une chorégraphie d’une rare élégance. Autant dire tout de suite qu’on a bien du mal à croire dans le personnage interprété par l’acteur. Presley qui était gay, a bien du mal à imposer un personnage physique et est bien plus crédible quand il interprète deux ou trois ballades bien sirupeuses qui interviennent comme un cheveu sur la soupe dans le film. On ne fera même pas attention aux invraisemblances énormes, par exemple qu’un combat de boxe dans un bled paumé passe à la télé, j’en passe. Heureusement il y a le grand Charles qui interprète l’entraîneur du club de boxe. On pu rêver que ce fusse lui qui interpréta le rôle principal tant la charpente des deux acteurs est dissemblable. En gros un athlète complet face à un amateur de milk shake… Sérieux comme un pape, BRONSON donne une épaisseur et une vrai personnalité à son personnage. Courageux, il se fait casser les mains par les hommes de mains du méchant manager, mais le « kid » est là pour donner une bonne leçon aux méchants. On rigole. Bref, BRONSON est la seule satisfaction d’un film con comme la lune plein de bons sentiments, où parier sur les matches c’est pas si mal. On notera une belle vanne antisémite à la fin du film, mais les ricains devaient trouver ça drôle. Sorti après « Blue Hawaï » plutôt un bon succès, ce « kid Galahad » se plante au Box Office et est un des plus mauvais résultat de Presley. PRESLEY continuera de tourner dans quelques belles bouses avant de reprendre ses esprits et sa guitare. BRONSON lui va tourner dans la « grande évasion ». En France le film récolte près de 500 000 entrées en Province et en plusieurs années. A Paris, le film sort de la façon habituelle pour les films de PRESLEY, une petite semaine d’exclusivité en plein été et puis salut !        
 

LIEN VERS LA BANDE ANNONCE

http://www.tcm.com/tcmdb/title.jsp?stid=22835&contentTypeId=130&category=trailer


ENTREES France

 

490 212

 

 

ENTREES Paris

 

 

51 116

 

 

ENTREES Paris 1ère exclusivité

 

14 794

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

1

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

5

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

6 365

1er JOUR Paris

2 959

Recettes US

 

1.5 M$

(13 M$ 2008)

COTE DU SUCCES

*

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 2 commentaires
 
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