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Réalisation
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Jean HERMAN
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Scénario
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Sébastien JAPRISOT
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Directeur de la photographie
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Jean-Jacques TARBÈS
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Musique
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François de ROUBAIX
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Production
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Serge SILBERMAN
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Distribution
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C.C.F.C
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Durée
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95 minutes
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Tournage
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15/01/ 1968 / 9 /03/ 1968
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Dino Barran
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Alain DELON
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Franz Propp
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Charles BRONSON
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Isabelle Moreau
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Olga GEORGES-PICOT
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Dominique Austerlitz
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Brigitte FOSSEY
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L'inspecteur Antoine Meloutis
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Bernard FRESSON
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Marseille, en hiver, au lendemain de la guerre d'Algérie. Un paquebot ramène en France des légionnaires, parmi lesquels un
médecin, Dino Barran. Dès son arrivée, celui-ci est abordé par une jeune femme qui recherche son ami, un certain Mozart. Dino dit ne pas le connaître. Il fait bientôt la connaissance de Franz
Propp, légionnaire lui aussi, qui semble vouloir se lier avec lui. Isabelle Moreau, la jeune femme qui l'avait abordé à son arrivée, retrouve bientôt Dino. Elle avait fait engager Mozart dans son
entreprise, comme médecin chargé de faire passer les visites médicales. Dino part avec elle pour Paris et prend la place de Mozart. Isabelle le convainc de l'aider à remettre dans le coffre de la
société des titres qu'elle avait dérobés. Une caméra doit filmer l'ouverture du coffre et ainsi permettre à Dino et Isabelle d'en connaître la combinaison. Mais ils ne réussissent à découvrir que
trois chiffres sur sept. Dino décide malgré tout de tenter le coup : les fêtes de Noël lui permettront de passer trois jours et trois nuits à essayer de trouver la combinaison. Franz Propp,
qui semble avoir suivi Dino à Paris, fera partie de l'expédition, bien que Dino ne le souhaite pas. Propp s'intéresse quant à lui à la très grosse somme d'argent que doit contenir le coffre. Les
deux hommes finissent par ouvrir celui-ci, mais il est vide. Ils découvrent bientôt un des vigiles de la société, tué de quatre balles de revolver, Lorsque les bureaux de la société ouvrent de
nouveau, ils réussissent à s'enfuir. Ils veulent partir pour Marseille, en faisant mine de ne pas se connaître. La police leur tend un piège à Orly : Franz est arrêté, tandis que Dino se
réfugie chez son assistante dans la société, Dominique Austerlitz, surnommée "Waterloo". A la police, Franz nie connaître Dino, qui, de son côté, découvre qu'Isabelle s'est présentée à lui sous
un faux nom. Il convainc "Waterloo " de l'accompagner dans son ancien bureau pour découvrir la véritable identité d'Isabelle. Mais celle-ci l'attend, son propre revolver à la main : elle a
tout organisé avec la complicité de " Waterloo " pour dérober l'argent et faire porter tous les soupçons sur Dino et Franz. Les policiers sont lit eux aussi, qui abattent les deux femmes. Devant
l'inspecteur Meloutis. Dino et Franz persistent à feindre de ne pas se connaître : pas un regard complice, pas un sourire ne les trahit. Propp prend juste la main de Dino dans les siennes,
pour allumer une cigarette. Emmené par Méloutis, Dino lui hurle au visage le mot de Propp : « Yeahhh !!! »
Une date à marquer d’une pierre blanche pour Charles BRONSON. Avec ce film, l’acteur accède à la
popularité en France et forge l’image définitive du personnage Charles BRONSON.
Alors que Alain DELON a connu un grand succès avec « les aventuriers"» en 1967, il reste sur
trois vestes au box office avec le bide surprise de "Diaboliquement vôtre" et celui plus prévisible de "La motocyclette", il convient de se refaire rapidement une santé au box office. Pour ce
faire il accepte le rôle vedette d’un polar « adieu l’ami » dont le scénario inspiré d’un roman de José GIOVANNI est adapté par Sébastien JAPRISOT et mis en scène par Jean HARMAN, dont
le vrai nom est plus connu, il s’agit de Jean VAUTRIN.
DELON cherche une vedette américaine pour le rôle. Richard WIDMARK est évoqué, mais comme Charles
BRONSON tourne en Espagne et que DELON a remarqué les compétences physiques de l’acteur, un deal sera conclu rapidement avec l’acteur qui tourne son premier film français.
Le calcul sera bon. Sans doute BRONSON ne se doute pas du formidable accueil du public à son égard.
Certes, DELON monopolise la majorité du film, mais le rôle marquant est bel et bien celui de BRONSON. Celui-ci justifie déjà de près de 20 ans de travail à Hollywood, et il a possède un sacré
métier. Les deux acteurs sont athlétiques il est vrai, même si BRONSON a 15 ans de plus, physiquement c’est une vraie caisse. Les muscles dessinés, tel un fauve, il impressionne par le
charisme qu’il dégage. Certes DELON, c’est pas mal non plus. Comme d’habitude, DELON joue la pile électrique, le nerveux. BRONSON, lui, est un félin nonchalant, dotant son personnage d’une
terrible personnalité.
Au cours du film, nos deux héros sont emprisonnés dans la salle des coffres, ce qui donne l’occasion
de les voir torses nus, tous muscles dehors.
BRONSON se fait attraper par la police (assommé par une bonne beigne donnée par Bernard FRESSON).
Doté d’un accent américain à couper au couteau, l’acteur démontre la maîtrise de ses nerfs, en jouant avec l’inspecteur, en empilant des pièces de monnaie dans une tasse de café sans faire
déborder le liquide de la tasse. Son personnage lâche régulièrement des « yeahhh ! » qui demeureront célèbres.
Bien sûr les deux acteurs monolithiques feront tout pour ne pas avouer aux flics qu'ils étaient
ensemble dans le coffre,c'est un des bons gimmicks du film.
C'est un très bon polar, très spectaculaire, un petit classique du genre.
Sorti à la fin de l’été, le film prend la première place du box office parisien, avant de chuter
sensiblement la deuxième semaine, effet habituel pour les films policiers. Mais, bénéficiant d’un bouche à oreille favorable, le film reprend sa première place avant de se maintenir
remarquablement durant les trois mois suivants. Le film devient un très grand succès populaire et entre dans le top 10 annuel, ce qui n’était pas vraiment attendu. Charles BRONSON est découvert
par le public français grâce à sa fine moustache qui orne un visage émacié, un physique hors du commun, et un fort accent américain. Il est devenu populaire, et ce phénomène ne va pas
s’inverser, loin de là, les mois suivants, alors que l’acteur tourne sous les ordres de Sergio LEONE « il était une fois dans l’Ouest ». Pour l’acteur c’est la fin des seconds rôles.
Pour Alain DELON, c'est la confirmation qu'il est une très solide star du Box Office dès lors qu'il
demeure dans le genre des polars à la française. Ce résultat, très rassurant, montre qu'il peut être l'égal de BELMONDO dans le coeur des français. Il va devenir plus attentif dans le choix de
ses films et va d'ailleurs renforcer ses investissements. Le meilleur est à venir.
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ENTREES France
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2 639 716
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Exclusivité Paris
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419 272
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Total ENTREES Paris
TOTAL PARIS BANLIEUE
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681 710
924 271
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Entrées PARIS exclusivité
1ère semaine n° 1
2ème semaine n° 2
3ème semaine n° 1
4ème semaine n° 2
5ème semaine n° 2
6ème semaine n° 3
7ème semaine n° 6
8ème semaine n° 7
9ème semaine n° 6
10ème semaine n° 3
11ème semaine n° 7
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58 385
38 762
51 551
47 083
41 248
38 340
29 902
25 404
23 773
23 654
20 797
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NOMBRE DE SEMAINES PARIS
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14
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NOMBRE DE SALLES Paris semaine de sortie
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4
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Moyenne entrées par salles 1ère semaine
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13 346
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1er JOUR Paris
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BUDGET
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BOX OFFICE ANNUEL France
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N ° 9
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BOX OFFICE ANNUEL Italie
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N ° 21
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BOX OFFICE Allemagne –
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BOX OFFICE Espagne – 882 555 entrées
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COTE DU SUCCES
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