Dimanche 15 août 2010
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Publié dans : BO DE FUNES 62-82
LA FOLIE DES GRANDEURS
2 DECEMBRE 1971
De Gérard OURY – Scénario de Gérard OURY / Danièle THOMPSON / Marcel Jullian. Avec Yves MONTAND – Alice SAPRITCH – Musique :
Michel POLNAREFF
Don Salluste est un Grand d'Espagne, ministre de la Police et des Finances. Il lève l'impôt et se remplit les poches sauf lorsque son valet, le
grand Blaze, fait un trou dans le fond de son carrosse par où s'échappent les pièces d'or! Haï du peuple, Don Salluste l'est aussi de la reine que Blaze aime en secret. Et lorsque la souveraine
accuse son ministre d'avoir l'ait un enfant à une dame d'honneur, Don Salluste doit renoncer à ses fonctions et à sa fortune. Pour regagner l'estime du roi il imagine de compromettre la reine
avec son neveu Don César qui refuse, puis avec Blaze, qu'il sait amoureux de la reine. Le jour où Don Salluste est démis de ses fonctions et exilé, le faux César - alias Blaze - déjoue un complot
dirigé contre le roi par une bande de conspirateurs. Il devient le favori du roi et l'impôt est payé par les riches ! Blaze croyant déclarer sa flamme à la reine que lui masque un buisson,
ne voit pas que c'est Dona Juana, laide et acariâtre, qui l'écoute... César Blaze est condamné par les conspirateurs, mais Don Salluste est de retour juste à temps pour prévenir son ex-valet que
son gâteau d'anniversaire est empoisonné ! Dernier acte du plan ourdi par Salluste : il avertit le roi que son épouse va rejoindre César dans une auberge. Le vrai Don César y est aussi,
ainsi que Dona Juana, éperdue d'amour. Et de lit en lit, de quiproquo en évanouissement, c'est le laideron en chemise que le roi surprend auprès de César-Blaze. Don Salluste est à nouveau banni,
en Afrique. Blaze est avec lui ~ il a préféré le bagne à un mariage avec Dona Juana... dont la silhouette se découpe, menaçante, à l'horizon !
Enorme superproduction française, la question était simple, est-il possible de compenser l’absence de Bourvil, irremplaçable. Louis
de Funès pouvait-il traverser les années 70 après avoir écrasé les 60’s ?
D’abord c’est Yves MONTAND qui joue Blaze. Physiquement à l’opposé de Bourvil, l’acteur prend le parti d’oublier l’écrasant souvenir de Bourvil. Il joue à la Montand et ça marche. En plus
Montand sait être drôle.
De Funès est exceptionnel. Point final retrouvant le niveau de « la Grande Vadrouille ».
Le film, le meilleur de Gérard OURY est d’une efficacité redoutable. Grands paysages, musique à la Ennio MORRICONE tout est fait pour casser le box office. Ajoutons la prestation la plus connue
de la grande Alice SAPRITCH.
Le film dépasse les 100 000 entrées à sa sortie. En concurrence avec des monstres comme « les Aristochats » « les bidasses en folie » et «les diamants sont
éternels », il dépasse les « bidasses » pourtant monstrueux, sur la durée. « Les Aristochats » sont loin, mais De Funès est de retour au top du Box Office. La leçon à
porté : Louis de Funès tournera moins, et préfère attendre deux ans pour sortir « Les aventures de Rabbi Jacob »
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ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS
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5 562 576
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ENTREES Paris 1ère EXPLOITATION
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917 949
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ENTREES Paris TOUTES EXPLOITATIONS
( 71 021 entrées en 1976)
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988 070
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ENTREES Paris 1ère SEMAINE
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117 998
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NOMBRE DE SEMAINES PARIS 1ère exploitation
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16
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NOMBRE DE SALLES Paris semaine de sortie
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11
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Moyenne entrées par salles 1ère semaine
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10 727
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1er JOUR Paris
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COTE DU SUCCES
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Par RENAUD SOYER
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