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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.


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ACTEURS ETRANGERS


Mercredi 13 octobre 2010 3 13 /10 /Oct /2010 19:30
- Publié dans : ACTEURS ETRANGERS

 

 

IL ETAIT UNE FOIS DANS L’OUEST

(C’ERA UNA VOLTA IL WEST)

    21 DECEMBRE 1968 (ITALIE)

27 AOUT 1969

 

 

 

 

Réalisation

Sergio LEONE

Scénario

Sergio LEONE

Sergio DONATI

Dario ARGENTO

Bernardo BERTOLUCCI,

Directeur de la photographie

Tonino DELLI COLLI

Musique

Ennio MORRICONE

Production

Fulvio MORSELLA-

Distribution

PARAMOUNT

Durée

165 minutes

Tournage

Avril 1968 / Juillet 1968

Harmonica

Charles BRONSON

Frank

Henry FONDA

Jill

Claudia CARDINALE

Cheyenne

Jason ROBARDS

 

 

 

Trois hommes bu bandit Frank vont à une gare attendre un inconnu qui a donné rendez-vous à leur chef. Un inconnu jouant de l’harmonica les abat.

Le ferlier irlandais Brett McCAIN attend avec ses trois enfants l’arrivée de sa nouvelle épouse, Jill, une prostituée qu’il à épousée à New-Orléans ; Frank et ses tueurs massacrent toute la famille sans pitié.

A son arrivée à Flagstone, Jill ne trouve personne pour l’attendre, elle se fait donc conduire chez McBAIN par Sam un vieil ivrogne. Celui-ci s’arrête à un sordide relais de diligences, où Jill assiste à l’évasion du bandit CHEYENNE qui tue son gardien. HARMONICA est là aussi à CHEYENNE que des hommes en cache-poussière ont tenté de l’abattre, alors que seuls les hommes de CHEYENNE portent ces manteaux. La tension est palpable entre les deux hommes, mais aucun de ne dégaine.  CHEYENNE s’en va.

JILL arrive à la ferme et découvre le carnage; toute la nuit elle fouille la maison pour trouver de l’or, la seule raison d’après elle du massacre.

HARMONICA passe chez l’ignoble blanchisseur WOBBLES, et le passe à tabac pour le faire avouer que c’est FRANK et non CHEYENNE qu’on accuse, qui a massacré les McBAIN. Au matin, alors qu’elle s’apprête à partir, JILL voit entrer chez elle CHEYENNE quivient se disculper.

FRANK est réprimandé par son employeur MORTON, riche propriétaire de lignes de chemin de fer, atteint de paralysie, qui ne voulait pas la mort des McBAIN.

A nouveau prête à partir, JILL est stoppée par HARMONICA qui lui conseille brutalement de rester, et lui sauve la vie en abattant deux tueurs d FRANK venus finir le travail. Sur ordre de l’inconnu, JILL va chez WOBBLES demander une entrevue avec FRANK. HARMONICA suit WOBBLES jusqu’au train où se trouve FRANK ; s’apercevant de sa présence FRANK fait démarrer le train et capture HARMONICA.  Puis le tueur envoie WOBBLES ad patres pour son manque de discrétion. Lorsque FRANK demande son nom à l’inconnu, celui-ci lui répond par les noms de ses victimes. JILL découvre que son mari voulait construire une ville, car son point d’eau était le seul de la région, et que le train y passera forcément. FRANK oblige JILL à vendre ses terres. CHEYENNE intrigué par HARMONICA décide de le délivrer ; HARMONICA lui apprend alors les plans du défunt McBAIN.

Alors que la vente aux enchères des terres de JILL va être adjugée aux hommes de FRANK, HARMONICA intervient et offre 5000 dollars : la prime pour la capture de CHEYENNE ; celui-ci est amené au bagne de YUMA par le train de MORTON.HARMONICA sauve la vie de FRANK que ses propres hommes voulaient abattre, achetés par MORTON pour qui FRANK était devenu trop ambitieux. Les hommes de CHEYENNE le libèrent du train, mais il est gravement blessé par MORTON.

FRANK arrive sur les lieux de l’attaque : c’est un charnier, les hommes des deux camps sont morts, il regarde MORTON agoniser avec plaisir. Il veut savoir ce que HARMONICA veut de lui et va le chercher chez JILL.

Sans qu’il sache pourquoi, FRANK est certain que cette entrevue se terminera par la mort de l’un d’eux. En effet HARMONICA n’accepte de dire à FRANK qui il est, après un duel au révolver. Alors qu’ils se font face, HARMONICA se remémore que lorsqu’il n’était qu’un jeune adolescent, FRANK l’avait placé les mains attachées sous un porche en plein désert avec son frère pendu debout sur ses épaules. FRANK lui enfonce un harmonica dans la bouche avant qu’il s’évanouisse...

HARMONICA dégaine et tire à une vitesse foudroyante. FRANK agonise au sol, son vainqueur lui place un harmonica dans la bouche. En rendant son dernier souffle, FRANK se souvient….

HARMONICA retrouve JILL et CHEYENNE. Celui-ci agonise mais ne veut pas le montrer à JILL alors qu’il sait qu’elle éprouve des sentiments pour lui. Il part avec HARMONICA et s’effondre peu après, mort.

JILL va donner à boire aux ouvriers qui construisent le chemin de fer, la ville prend forme.

 

En 1969, Charles BRONSON n’est plus un inconnu pour le public Français. Dans « Adieu l’ami » il éclipse Alain DELON et est clairement le personnage préféré du public. « Pancho Villa » et « la bataille de San Sébastian » sortis dans la foulée confirme qu’il intéresse désormais le public Français, mais c’est autre chose pour le public Américain et Européen.

Grâce à sa gueule, il est choisi par Sergio LEONE qui renouvelle son équipe d’acteurs habituels. Ce nouveau film, LEONE ne désire pas le réaliser, assez de westerns selon lui, il désire tourner un grand film sur l’Amérique des années 30. Mais les producteurs lui donnent carte blanche pour tourner un nouveau western ainsi qu’ un budget des plus corrects.

LEONE doit se renouveler il fait donc appel à une sacrée équipe pour l’épauler sur le scénario. Il est certain que les pointures qui l’entourent lui donneront une maturité quelque peu absente de ses premiers films. Le scénario est constitué de sous intrigues dans un ensemble qui décrit la naissance d’une nation.      

Pas de Clint EASTWOOD, ni de Lee VAN CLEEF, mais de sacrés bons acteurs qui trouveront des rôles quelque peu différents de leurs standards habituels. Tout d’abord Henry FONDA qui n’est plus la superstar des années 40/50 aux USA. En perte de vitesse, tournant de plus en plus dans des séries B, ce superbe acteur accepte d’endosser le rôle de FRANK franche crapule sadique, bien loin du rôle « des raisins de la colère ». Son physique svelte et altier doublé d’un visage parfaitement bronzé qui fait ressortir ses yeux bleus, idéal pour les gros plans, lui permettent d’endosser le rôle de cet ignoble tueur vêtu de noir. Jason ROBARDS acteur de théâtre plutôt intellectuel est très inattendu. Il s’acquitte parfaitement de son rôle de CHEYENNE bandit romantique qui alterne la gouaille et la séduction, quitte à ébranler la belle JILL formidablement interprétée par une Claudia CARDINALE  premier vrai personnage féminin dans l’univers de LEONE, il est vrai assez macho. D’une beauté à couper le souffle, elle trouve son meilleur rôle en donnant une réelle intensité à son personnage de JILL, prostituée qui croit avoir découvert le bonheur avant que sa vie ne s’écroule. Formidable battante elle ne s’en laissera pas compter… Et bien sûr Charles BRONSON qui construit un personnage monolithique, servi par une gueule incroyable que Sergio LEONE filme à la perfection. Contrairement à « l’homme au pancho » sa motivation est connue : la vengeance de l’assassinat de son frère. Comme d’habitude chez LEONE tous les personnages vont se croiser, vont jouer entre eux, chacun étant lié par un évènement déclenché par l’autre.

Son scénario en main, LEONE entreprend son tournage en Espagne sans de véritable problèmes, mis à part que Jason ROBARDS est régulièrement bourré. LEONE va explorer les limites du découpage d’un film. Le film est constitué de différents rythmes, certaines scènes étant étirées à la limite du supportable (pour le spectateur américain…)le tout étant rempli d’incroyables gros plans sur les yeux des protagonistes, véritable marque de fabrique de LEONE.

La caméra de LEONE virevolte, le film est totalement somptueux visuellement, des plans d’une audace folle rentrent dans le panthéon du cinéma. Le film est lyrique en diable.

Il est clair que le film représente le point d’orgue du western, son chant du cygne. On ne peut plus parler de western spaghetti, mais de western tout court. Charles BRONSON signalait qu’il n’avait jamais vu un réalisateur Italien maîtriser ainsi un genre pourtant dévolu aux réalisateurs américains. Au final, trois heures anthologiques et sans doute le plus grand western de tous les temps.

Bien sûr, le public américain boude le film qui obtient un succès d’estime.

Dans le reste du monde ce n’est pas la même chose.

Naturellement, en Italie, le film obtient un succès considérable. En France, le film sort 9 mois plus tard et bien sûr la presse a relayé le succès du film en Italie. Mais il va être lancé par sa bande originale, extraordinaire composition d’un Ennio MORRICONE terriblement inspiré et au diapason du réalisateur. Un morceau va se détacher, et envahir les ondes radio, la célèbre complainte à l’harmonica, lugubre et magnifique. Une des plus belles musiques de film.

En France le film prend la première place à sa sortie, et remplit les salles malgré sa durée exceptionnellement longue. Il demeure de nombreuses semaines placé dans le top 10, et au fur et  à mesure que le mythe grandit, le film engrosse les millions d’entrées. 8 millions en un an, puis au bout d’une exploitation de 152 semaines à Paris et de nombreuses rééditions jusqu’au milieu des années 80, pas moins de 14 millions d’entrées au compteur, un des 15 meilleurs scores de tous les temps en France. Ce phénoménal succès n’est pas réservé qu’à la France, puisqu’ en Allemagne le film récolte 13 millions de spectateurs, ce que l’on sait moins. Le film totalise plus de 30 millions d’entrées entre la France, l’Allemagne et l’Espagne.

LEONE a donc réalisé un mythe. Un des plus grands succès de tous les temps et l’un des plus grands et beaux films. Devenu très riche, il ne se remettra jamais tout à fait de ce gigantesque succès malgré deux très bons films par la suite.

Pour les acteurs c’est un peu différent. Vu que le film n’a pas cartonné aux USA, Henri FONDA n’a pas de grands rôles devant lui. Seul l’Europe, encore une fois lui proposera un magnifique rôle dans « Mon nom est personne ». Pareil pour ROBARDS. Pour Claudia qui est déjà une star en Europe, le film ne fait que confirmer ce statut.

Pour Charles BRONSON, il y aura donc un avant et un après « il était une fois dans l’Ouest ». Catapulté superstar en France il accède à la célébrité à 48 ans. La France s’entiche de l’acteur qui saura bien en profiter. De retour aux USA, il se marie avec Jill IRELAND et va conquérir la France et l’Europe avec des films d’action calibrés et enfin obtenir son nom en haut de l’affiche, en très gros et avec les cachets y afférent. L’acteur entre dans les années 70 au top après 20 ans de carrière.  

  

 

 

 

ENTREES France

 

14 862 764

 

 

ENTREES Paris 1ère exclusivité  

 

 

1 175 981

 

TOTAL ENTREES PARIS

52 805   entrées en 1976

73 266   entrées en 1980

149 407 entrées en 1982

34 787   entrées en 1986

1 940 287

ENTREES Paris

1ère semaine  n°1

2ème semaine n°1

3ème semaine n°2

4ème semaine n°3

5ème semaine n°4

6ème semaine n°4

7ème semaine n°4

8ème semaine n°5

9ème semaine n°7

 

 

 

85 089

68 790

50 102

40 227

39 743

35 204

32 742

30 286

25 621

 

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

152

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

6

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

14 182

1er JOUR Paris

 

Budget

5 M$

(30 M$ 2008)

Recettes US

 

5.3 M$

(32 M$ 2008)

Recettes mondiales

 

 

 

BOX OFFICE ANNUEL USA

 

BOX OFFICE ANNUEL France

N° 1

BOX OFFICE ANNUEL Italie

N° 1

BOX OFFICE Allemagne – 13 000 000  entrées

N° 1

BOX OFFICE Espagne – 3 813 000  entrées

 

COTE DU SUCCES

* * * * * *

 

 

AFFICHE SUEDOISE

 

IL-ETAIT-UNE-FOIS-DANS-L-OUEST-SUEDE.jpg

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 1 commentaires
 
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