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France |
PARIS 1ère ex |
SE |
SA |
1er J |
1ère s |
Moy |
Réalisateur |
Acteur |
|
Barry Lindon |
2 615 000 |
911 277 |
93 |
4 |
|
30 931 |
7 733 |
KUBRICK |
O'NEAL |
|
King Kong |
4 035 800 |
761 115 |
13 |
34 |
|
149 015 |
4 383 |
GUILLERMIN |
BRIDGES |
|
Belle et le clochard,la |
2 960 000 |
717 024 |
19 |
19 |
|
100 450 |
5 287 |
WALT DISNEY |
ANIMATION |
|
Cours après moi que je t'attrape |
1 755 900 |
563 420 |
16 |
25 |
|
97 294 |
3 892 |
POURET |
GIRARDOT |
|
Corps de mon ennemi, Le |
1 771 161 |
528 354 |
13 |
29 |
|
143 208 |
4 938 |
VERNEUIL |
BELMONDO |
Difficile de faire mieux que « 2001 » et « orange
mécanique » pour Stanley KUBRICK. On peut imaginer la pression qu’il ressent après avoir réalisé deux chefs d’œuvres du cinéma. En plus « Orange mécanique » a été un succès
commercial très important et surtout en France où le film est d’ailleurs réédité l’été avec, encore une fois, un beau succès à la clef. Se prendre une veste avec un nouveau film serait
compréhensible, à l’impossible nul n’est tenu. Cependant avec un sujet très largement différent de ses précédentes réalisations, il réussit l’exploit de faire encore mieux en première
exclusivité. Sorti dans 4 salles, l’accent est mis sur le choix des meilleures salles pour diffuser son film, la légende raconte que Kubrick lui-même souhaitait superviser les salles de
projection. Le public devra donc patienter pour assister aux projection d’un film techniquement parfait, quoique un peu ennuyeux…C’est d’ailleurs le constat que fait l’académie des Oscars en
décernant 4 oscars techniques au film et en réservant les principaux à « vol au dessus d’un nid de coucou », ce qui veut tout dire. Le bouche à oreille fait son effet, et le film reste
93 semaines à l’affiche et dépasse les 900 000 entrées à Paris. Proportionnellement la France est encore une fois le pays où un film de Kubrick fait le plus d’entrées. Le cinéaste est
toujours le plus respecté et admiré du public Français, du moins jusqu’à l’arrivée d’un certain Steven Spielberg. Pour Ryan O’NEAL l’acteur (médiocre) de « Love Story », c’est le point
d’orgue d’une carrière qui ne cessera de péricliter avec les années, tout comme Marisa BERENSON. Décidément, mis à part le grand Jack, il est difficile de se remettre d’un tournage de KUBRICK….Il
faudra attendre 4 ans pour voir le nouveau film du réalisateur qui sera « Shinning » avec…Jack NICHOLSON.
Au début du projet Dino de LAURENTIS ne savait pas trop à quoi s’en
tenir au niveau du budget. Les effets spéciaux ont fait des progrès, mais encore rien de numérique. Les acteurs ne sont pas connus ou si peu. Bref, le film est lancé mais le tournage est
compliqué : rien que pour la scène de l’offrande de Jesssica LANGE à KONG, les portes monumentales du village indigène ont été construites à échelle réelle, bonjour le coût, on est loin du
« seigneur des anneaux ». Le KONG coûte cher à fabriquer, et il y a pas mal de chevaux qui ont perdu leur crinière dans l’histoire. Finalement, un bon vieil acteur dans une peau de
singe fera l’affaire, avec quelques transparences peu discrètes ça peut le faire. Présenté à grand renfort de publicité, le film cartonne aux USA et en France et l’opération s’avère juteuse. Le
film squatte la première place tout le mois de décembre. D’accord le film est mauvais, mais tout n’est pas à jeter : l’apparition de KONG est assez impressionnante, surtout qu’il faut une
bonne heure pour le voir. Jeff BRIDGES est convaincant et la pauvre Jessica LANGE doit jouer de ses charmes pour sauver son rôle, si tenté qu’il y avait quelque chose à sauver. Qu’importe son
rôle la fait connaître dans le monde entier et elle achèvera de bruler la pellicule dans le sensuel « facteur sonne toujours deux fois ». Finalement le score mondial du King KONG de
1976 n’a rien à envier à celui de 2004….
Sans nouveauté à proposer, les studios Walt
DISNEY ressortent « la belle et le clochard » qui avait déjà eu beaucoup de succès en 1955. Le public en redemande et l’exploitation au Grand REX fonctionne à plein régime comme le veut
la tradition de noël. Bien qu’il soit régulièrement battu par King KONG, le dessin animé à parfaitement joué son rôle de pompe à fric, le film étant déjà largement amorti depuis des lustres….
Il y a des paris réussis : Robert POURET a eu toutes les
peines à monter son film malgré la présence d’Annie GIRARDOT et de Jean Pierre MARIELLE. Contre toute attente, le film devient un succès populaire et reste 4 semaines en tête du BO hebdomadaire.
Cette comédie légère bénéficie de la présence de deux grands comédiens, dont Annie GIRARDOT qui reste dans le top 10 annuel et confirme sa place d’actrice Française la plus populaire. Pour JP
MARIELLE c’est enfin une confirmation de son grand talent.
Un top 10 sans Jean Paul BELMONDO cela semble impossible.
Bien sûr il ne réédite pas le carton de l’année précédente avec « Peur sur la ville » et »l’incorrigible », mais l’acteur a choisi des thèmes plus dramatiques et un peu moins
commerciaux. Témoin ce « corps de mon ennemi » de très belle facture. La critique de la bourgeoisie Provinciale Française est bien retranscrite et le film bénéficie d’acteurs de
premiers plans en particulier Bernard BLIER, dans un rôle de pourri qu’il affectionne. En plus, il meurt très bien à la fin, au ralenti et tout, et tout….Le Film termine quand même à 500 000
entrées des « dents de la mer ». BELMONDO va stopper son rythme de deux films annuels pour ne revenir qu’à raison d’un film par an, mais celui-ci sera lancé comme un évènement.
« L’empire des sens » est un succès
sur la longueur avec pas moins de 5 ans d’exploitation de suite, ce qui est un des records du genre. Sorti dans seulement 4 salles, le film fait scandale, mais illustre bien la vigueur du cinéma
des années 70, sans jeu de mots. Le film attire le public pour les des raisons évidentes : des rapports sado-masos entre un homme et sa maîtresse, un peu plus poussés que dans
« histoire d’O », teinté d’érostisme pas si soft, les acteurs se donnent totalement et ce n’est pas un rôle évident pour l’acteur qui voit son kiki coupé à la fin (on vous rassure,
c’est un faux !!). Bref, un énorme succès que Oshima aura toute les peines du monde à reproduire.
Après le colossal succès du « dernier tango à Paris »
Bertolucci se fend d’une œuvre pour le moins ambitieuse qui divise la critique : son 1900 sort en deux parties, ce qui n’est pas une bonne idée, la seconde partie, la plus intéressante,
souffre d’un bouche à oreille assez négatif suite à la vision de la première partie, les entrées sont donc bien inférieures. Ceci étant la distribution est prestigieuse : DE NIRO, DEPARDIEU,
SUTHERLAND on ne pas vraiment faire mieux. Reste que la soupe est peu indigeste, surtout avec le personnage joué par SUTHERLAND ignoble pédophile assassin.
« Police python »
confirme la bonne forme d’Yves MONTAND. C’est encore un succès après celui du « sauvage ». L’acteur aura connu de beaux succès dans les années 70. C’est une valeur très sure du BO, et
en plus quand le film est d’une telle qualité cela ne gâche rien ! Le polar est rude, âpre, et est un des meilleurs du genre. Seulement 1.5 millions d’entrées en France, mais près de
500 000 pour le public Parisien, c’est pas mal pour un film difficile.
Qu’il le veuille ou non, François
TRUFFAUT est devenu une légende célébré dans le monde entier par les plus grands réalisateurs. Le réalisateur fuit le succès, mais celui-ci semble un peu inévitable tant la critique l’apprécie.
Et c’est avec ce film pas évident du tout qu’il connaît un de ses plus grands succès public. Pourtant qui pouvait s’attendre à un succès considérable pour un film presque expérimental qui raconte
plusieurs histoires, souvent non reliées entre elles avec des enfants non professionnels (évidemment) ou l’improvisation est souvent reine. La critique est dithyrambique et le film frôle les
500 000 entrées Paris. La côte de TRUFFAUT ne cesse de monter, SPIELBERG va l’engager pour son nouveau film, et dans quelques temps « le dernier métro » tapera le million d’entrées
Paris….
Lorsque les films MOLIERE distribuent le film de Carlos
SAURA, ils ne se doutent pas de la bonne affaire. En effet jusqu’ à cette date Carlos SAURA n’a jamais été un monstre au Box Office, tout au plus 50 000 entrées à Paris, et encore. Seulement
le film remporte le prix spécial du jury au festival de Cannes et surtout le film bénéficie de l’incroyable et énorme tube de la jeune Jeanette « porque te vas » qui cartonne tout
l’été. Le film approche les 500 000 entrées à Paris, une aubaine pour Carlos SAURA qui devient un réalisateur très connu en France. Le film est pourtant pas évident à vendre, mais préfigure
la prochaine génération de cinéastes Espagnol.
Résultat très décevant pour ce BELMONDO mais pas illogique dans le
fond. Philippe LABRO est un mauvais cinéaste et le scénario du film, si on peut appeler cela un scénario est très léger. C’est un maigre polar dont l’issue du combat entre BELMONDO et CREMER est
cousu de fil blanc. D’ailleurs le film s’interrompt dès la fin de la baston entre les deux protagonistes dans un avion. Voila. Le réalisateur n’ayant pas grand-chose d’autre à dire préfère couper
court à un des plus mauvais BELMONDO ou du moins un des plus insignifiants. Heureusement qu’il y a eu « le corps de mon ennemi » autrement mieux ficelé. C’est donc rapidement que
cette baudruche se dégonfle au box office après une première semaine très correcte, le bouche à oreille n’étant pas tendre avec cette production. Ce qui ne calme pas LABRO qui livrera encore
quelques perlouzes dont il a le secret.
Mel BROOKS a enfin droit à faire une entrée
tonitruante au Box Office hebdo avec près de 100 000 entrées en première semaine. Le cinéaste a la côte du public français depuis le fabuleux « Frankenstein Junior ». Bien sûr, la
finesse a disparu pour faire place à un film un peu plus « kolossal plaisanterie » mais il y avait toujours de bons gags u de bonnes idées dans ses films. En tout cas c’est un succès
mérité pour un de ses films les plus populaires.
Considéré comme le cinéaste le plus doué de sa génération, Martin
SCORSESE explose enfin au Box Office à l’instar d’un Steven SPIELBERG (toute proportion gardée). Avec COPPOLA et George LUCAS qui a triomphé aves « American graffiti » la nouvelle
génération de réalisateurs est en place, ceux que l’on nomme les « golden boys ». Et dire que LUCAS n’a pas encore sorti son « Guerre des étoiles ». Auréolé d’une Palme d’or
au festival de Cannes, amplement méritée, le film donne enfin au public Français de consacrer Robert de NIRO après un « Parrain 2 » à l’audience beaucoup plus faible que le premier. La
symbiose SCORSESE / DE NIRO est totale, l’acteur donnant tout ce qu’il dans le ventre dans une prestation solo des plus impressionnante, dont le point d’orgue est représentée par un monologue
improvisé de DE NIRO devant sa glace : « you talking to me ? » devenu légendaire. Sans doute un des films les plus importants des années 70 par la violence urbaine qu’il
introduit dans le cinéma, le film permet également de faire connaissance avec la jeune Jodie FOSTER et Cybill SHEPARD considérée à l’époque comme l’actrice la plus nulle des USA après avoir été
un espoir sérieux, lancée par son amant Peter BOGDANOVICH.
Pour une surprise c’est une surprise. Habitué à
produire des séries B fantastiques (dont un « je suis une légende » avec Vincent PRICE) Samuel ARKOFF touche le jackpot avec ce « sixième continent » fauché, mais efficace,
réalisé par Kevin CONNOR avec le graaand Doug McCLURE, immortel interprète du « Virginien » à la télévision. Cette adaptation d’un roman oublié du créateur de « Tarzan » peut
compter sur une affiche des plus efficaces ainsi que des décors de carton pâte et beaucoup de transparences. La première semaine Parisienne est déjà correcte, mais le public suit, et le score
enfle les semaines suivantes. Bref, plus de 400 000 entrées à Paris et 2 millions de en France, le film est largement rentabilisé. Le réalisateur s’engouffre dans le filon et réalisera
quelques suites lorgnant sur le Z.
Chef d’œuvre de 1954, la réédition de « 20 000 lieues sous
les mers » attire un nombreux public de parents désireux de présenter à leur descendance, le meilleur film « live »des studios DISNEY. Réalisé par un Richard FLEISHER des plus
inspirés, le film compte sur des effets spéciaux au top de l’époque et un Nautilus qui frappe l’imagination, machine infernale fabuleuse. La distribution est des plus solide, en particulier un
James MASON qui campe un Capitaine NEMO des plus antipathiques et un Kirk DOUGLAS dont l’aisance athlétique en fait un Ned LAND parfait. Les séquences d’anthologie ne manquent pas, dont l’attaque
du Nautilus par un Calmar géant. Bref un must absolu qui n’a presque pas pris une ride encore aujourd’hui. Le film réalise une superbe première semaine et totalise au final plus de 400 000
entrées.
Georges LAUTNER est un habitué des succès. Chaque année il
peut compter sur des scénarios de Michel AUDIARD, ou de Francis VEBER et même de Jean Marie POIRE pour réaliser des comédies alertes et commerciales. Le demi-succès de cette dernière réalisation
a été long à se dessiner car le départ a été des plus mous. Pourtant il y a Pierre RICHARD, une valeur sûre de la comédie, ainsi que MIOU-MIOU nouvelle vedette Française, et actrice la plus sexy
du moment, à ce titre elle a détrônée Marlène JOBERT. Mais la révélation, si l’on peut dire, vient encore une fois de Jean Pierre MARIELLE, truculent réalisateur de films de boules… Après
« cours après moi que je t’attrape » l’acteur connaît enfin une année digne de son immense talent. Pour Georges LAUTNER il conviendra de retrouver des acteurs plus dignes de son
prestige afin de retrouver les cimes du Box Office….cela viendra.
Jean LEFEBVRE a été relancé par « la 7ème
compagnie » et il compte bien utiliser ce capital sympathie. Ce gentil « jour de gloire » série, on va dire B pour ne fâcher personne, atteint parfaitement on objectif et réalise
près de 400 000 entrées Paris, rentabilisant largement un budget modeste. En France le film passe la barre des 2 millions d’entrées, confirmant la popularité qu’il a acquise avec la
7ème compagnie.
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