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PLEINS FEUX SUR STANISLAS
24 SEPTEMBRE 1965
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Réalisation
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Jean-Charles DUDRUMET
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Scénario
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Jean-Charles DUDRUMET
Michel COUSIN
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Photographie
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Pierre GUEGUEN
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Musique
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Georges DELERUE
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Production
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CICC
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Distribution
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PRODIS
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Durée
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93 minutes
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Tournage
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Stanislas DUBOIS
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Jean MARAIS
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Bénédicte RAMEAU
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Nadja TILLER
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Le Colonel de SAILLY
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André LUGUET
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Rosine LENOBLE
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Bernadette LAFONT
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La patronne de l'hôtel
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Yvonne CLECH
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James
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Edward MEEKS
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L'espion américain
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Billy KEARNS
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Stanislas Dubois, agent secret malgré lui, prend une confortable retraite et se consacre à la rédaction de ses souvenirs. Tout irait bien s'il
ne prenait un coup de sang à la suite d'une critique acerbe de son dernier livre. L'auteur de la critique est une charmante blonde : Bénédicte Rameau, avec laquelle il se sent tout prêt à nouer
des liens extra-professionnels. Le malheur veut qu'au soir de leur première rencontre, un semi-cadavre leur tombe dessus etex pire en laissant échapper quelques mots mystérieux. Le premier mot :
Îles treize colonnes en dit long au Colonel, ancien chef|#de Stanislas. Il s'agit d'une organisation internationale d'espionnage. Quand au second mot: Cercueil, il ne leur dit rien, ni à l'un, ni
à l'autre. Et voilà Stanislas, à nouveau malgré lui, sur le sentier de la guerre. Cadavres et agents secrets 'surgissent sous ses pas. Force lui est de suivre l'affaire. Surtout lorsque Bénédicte
est enlevée. Naturellement Stanislas délivrera Bénédicte et Bénédicte découvrira le pot aux rosés : en l'occurrence, un registre d'hôtel, dans une localité nommée Cercueil, qui contient la liste
complète des membres des treize Colonnes. Et. après quelques poursuites épiques, Stanislas pourra enfin échanger avec son ex-ennemie le baiser si longtemps différé.
Peu de gens le savent mais Raymond BORDERIE fut un des plus grands producteurs du siècle dernier, via sa société PRODIS. Enormément de
films dits "populaires" furent produits par ses soins dont "Les enfants du Paradis", "Le salaire de la peur", "Les orgueilleux" mais aussi "La môme vert-de-gris" et en général tous les Lemmy
Caution avec Eddie CONSTANTINE, "Les 3 mousquetaires version 1961", "Le samouraï" et encore ce n'est qu'un petit aperçu. A partir des années 60, il fut un chancre du cinéma d'espionnage à la
française avec la série des "Monocle" et tous les "OSS 117". Père du célèbre Bernard BORDERIE, il produit bien sûr tous les films de son fils dont les 5 "Angélique, marquise des anges". Rien de
moins qu'un pan entier du cinéma français.
Toujours à l'affut des bons filons, il récupère la "franchise" des "Stanislas". Le premier "Stanislas agent secret" sorti en 1963 mais
qui n'a pas été produit par lui a obtenu un bon succès avec 1.8 millions d'entrées. Depuis, Jean MARAIS a triomphé en compagnie de Luis DE FUNES avec "Fantômas" sorti à la rentrée 1964 et
l'occasion est donnée de produire une suite à "Stanislas" qui devrait sortit avant celle de "Fantômas".
C'est une nouvelle fois Jean- Charles DUDRUMET qui, avouons le, n'est pas le plus performant des réalisateurs qui officie à la caméra.
Le film est en noir et blanc et ne semble pas disposer d'un budget débordant. L'action se déroule principalement dans un hôtel tenu par une Yvonne CLECH rigolote comme d'habitude. Le film va
emprunter un peu à tous les genres de la mythologie Jean MARAIS. Le film propose quelques cascades et deux très courtes poursuites en voiture et quelques bagarres sympathiques. Le ton est très à
la comédie d'espionnage et lorgne quand même pas mal sur "Fantômas". En fait nous avons l'impression de découvrir un épisode de "Fandor".
Du coté du scénario, pas de risques de maux de tête avec cette intrigue simple prétexte à un film de détente. Stanislas agent secret
malgré lui se repose dans sa belle propriété provinciale et profite de ses domestiques et de sa secrétaire au look assez ingrat... Il est invité sur le plateau d'une émission télévisée de Pierre
Tchernia où il présente un tome de ses mémoires pour lequel il a reçu le prix "Barbouze". Offusqué d'une critique peu élogieuse, il se rend illico presto à Paris pour rencontrer l'impudent
coquin. Il est reçu par la secrétaire du critique, qui en fait le critique même qui se cache sous un pseudonyme. L'occasion de faire connaissance avec Bénédicte incarnée par l'ultra délicieuse
Nadja TILLER. Imaginez un mix entre Ashley JUDD et Angelina JOLIE et vous aurez Nadja TILLIER. L'actrice partage l'écran avec bonheur et apporte une bonne touche de fraîcheur au film. Bien sûr
Stanislas découvre la supercherie au cours d'une soirée et s'en amuse. Alors qu'il la raccompagne chez elle, l'intrigue commence d'une façon abrupte.
Stanislas reprend contact avec son chef joué par un André LUGUET très blagueur... Les deux se rendent chez Bénédicte pendant son
absence pour fouiller son appartement. Celle-ci rentre et les deux se cachent, le chef sous le lit pour découvrir les jambes de Nadja TILLIER en train d' ôter ses bas, Stanislas dans la douche
que Bénédicte fait couler.... D'autres gags sympas émaillent le film. Lorsque Stanislas appelle son chef au téléphone, le combiné est décroché par une jolie pépée. de même lorsqu'il appellera sa
secrétaire au physique ingrat à la fin du film, le combiné sera décroché par un superbe Apollon.... Autre gags : lorsque Stanislas rentre chez lui, tout son personnel est ligoté et bâillonné ,
mais Stanislas se précipite vers son chien, un teckel ligoté dans le piano.
Quelques détails rappellent que nous sommes dans une parodie des films de James BOND : une petite clé est dissimulée dans le talon de
la chaussure de Stanislas et un faux tronc d'arbre dissimule un téléphone, pas grand chose, mais le budget est réduit.....
Jean MARAIS oblige, le film comporte quelques scènes où ses compétences physiques sont mises à l'épreuve: une scène de duel au
fleuret comme dans ses meilleurs films de cape et d'épée, l'escalade d'une tour avec Bénédicte et bien sûr quelques beaux corps à corps façon "Fantômas". Il y a bien sûr quelques poursuites en
voiture, mais bon, le minimum syndical est mis en scène.
L'intrigue simpliste est rapidement élucidée et Stanislas et Bénédicte iront roucouler sous le soleil de Tahiti.
Le point fort du film est donc son casting en plus du ton enjoué de l'entreprise. Nadja TILLIER est vraiment pimpante et charmante
dans un rôle bien plus étoffé que l'habitude pour un film de ce genre... Jean MARAIS fait comme s' il était toujours au temps de sa splendeur et fait preuve d'un abattage sérieux. Du coté des
seconds rôles c'est la foire aux têtes connues : Bernadette LAFONT fait son retour au cinéma dans un rôle qui lui sied bien, Yvonne CLECH est drôle, comme d'habitude. Jean-René CAUSSIMON, Edward
MEEKS, Billy KEARNS jouent les espions de façon honorable... Malgré la réalisation un peu poussive, le film est plaisant et sans prétentions...
Malheureusement le film ne connait pas un box office énorme, à peine plus d'un million de spectateurs France. L'exclusivité parisienne
n'a duré que deux semaines et le film n'a débuté qu'à la quatrième place. Un résultat en demi-teintes qui sonne le glas des aventures de Stanislas, espion malgré lui....Heureusement pour Jean
MARAIS que le deuxième épisode de Fantômas va triompher sur les écrans quelques semaines plus tard.
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CATEGORIE
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RANG
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NOMBRE
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SALLES
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ENTREES FRANCE
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1 125 104
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ENTREES PARIS
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173 534
|
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ENTREES BANLIEUE
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ENTREES PARIS BANLIEUE
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1ère semaine
|
4
|
35 735
|
3
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2ème semaine
|
3
|
32 843
|
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Nombre de semaines Paris
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2
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Moyenne salles Paris 1ère sem
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11 912
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Budget
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Box office annuel Espagne
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366 405
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Box office annuel Italie
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Cote du succès
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* *
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