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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.


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ACTEURS ETRANGERS


Mercredi 13 octobre 2010 3 13 /10 /Oct /2010 18:35
- Publié dans : ACTEURS ETRANGERS

LES COLLINES DE LA TERREUR

(CHATO’ S LAND)

   7 JUIN 1972 (USA)

19 JUILLET 1972

 

 

 COLLINES-DE-LA-TERREUR.jpg

Réalisation

Michael WINNER

Scénario

Gerald WILSON

Photographie

Robert PAYNTER

Musique

Jerry FIELDING

Production

Michael WINNER

Distribution

Artistes Associés

Durée

100 minutes

Tournage

 

Pardon Chato

Charles BRONSON

Capitaine Quincey Whitmore

Jack PALANCE

Nye Buell

Richard BASEHART

Joshua Everette

James WHITMORE

 


En 1873, à Arillo, au Nouveau-Mexique, alors qu'il se trouve dans un saloon, le métis apache Chato est provoqué par le shérif de l'endroit. Il le tue en état de légitime défense puis quitte la ville. Une milice locale, conduite par Quincey Whitmore, ancien capitaine de l'armée confédérée, se lance à sa poursuite. Chato entraîne la patrouille dans le désert qu'il connaît parfaitement et la mène où il veut. Estimant ses poursuivants égarés et découragés, Chato part capturer des chevaux sauvages. Mais en son absence, les Blancs trouvent son repaire. Ils violent sa femme et tuent son jeune frère. Lorsque Chato découvre l'horrible spectacle, ce qui n'était pour lui qu'un "jeu" se transforme en une tragique partie de chasse. De gibier, il devient chasseur et il traque sans pitié la petite troupe, dans laquelle des dissensions de plus en plus vives éclatent fréquemment entre le capitaine et les hommes, de rudes fermiers assoiffés de sang pour la plupart. Impitoyablement, Chato élimine ses adversaires les uns après les autres jusqu'au dernier, où qu'il se rende celui-ci a toujours devant lui l'image de Chato, immobile sur son cheval. Terrifié, il fuit dans le désert. Le métis, implacable, l'abandonne à son sort.

 

En 1972, Charles BRONSON sort d’une série de succès considérables en France. On le sait, toute période de grâce à une fin et Charles va entrer dans une phase où il va être une star à part entière, où des projets de films seront construits sur son seul nom. Durant toutes les années 70 il va connaître une période fructueuse financièrement parlant, et entreprendre une longue période de films de séries B.

Charles BRONSON va faire la rencontre décisive d’un jeune réalisateur doué, Michael WINNER qui peut être comparée, toute proportion gardée, à celle d’un SCORSESE avec Robert DE NIRO. A l’époque Michael WINNER n’a que deux films à son actif, mais a dirigé Marlon BRANDO et Burt LANCASTER, excusez du peu. Il possède un style nerveux et recherché et il est clair que sa rencontre avec BRONSON un des plus grands professionnels du circuit sera décisive. Le film sera donc « Chato’s land » dont le titre Français est certes spectaculaire, mais ne rend pas vraiment compte du film qui voit un Apache attirer une milice sur ses terres pour les éliminer, mais qu’importe. En ces temps là, le genre du western est régulièrement revisité. Terminé mes westerns à la papa, le genre a vu arriver « Butch Cassidy et le kid », « la horde sauvage » « little big man » « un homme nommé cheval », des films qui donnent un regard différent sur les cow boys, les outlaws et surtout la vision sur les indiens qui passent de méchants à des victimes décimés par l’homme blanc. Charles BRONSON est enthousiaste pour jouer le film, il va apprendre le langage Apache et pour le physique, aucun problème, à 51 ans, l’acteur possède un physique taillé dans le roc avec une musculature impressionnante au service d’une agilité de félin. Pas besoin de maquillage, BRONSON est un apache !

Coté scénario, un pitch très habile, qui n’est pas sans rappeler le « first bood » qui a fait la gloire d’un STALLONE et qui préfigure également le rôle de vigilante dans « un justicier dans la ville ».            

Avec Michael WINNER, on rentre dans le vif du sujet dès les premières minutes. A la troisième précisément BRONSON dans un saloon où on lui refuse de le servir et où il se fait injurier, abat en état de légitime défense le shérif de la ville où il a fait une halte. L’ancien sudiste Whitemore se lance à la poursuite avec une bande de gars qui ne feraient pas injure à des repris de justice. Le principal intérêt du film est bien les grandes dissensions qui se font sentir dans le groupe. D’ailleurs Whitemore ne peut empêcher le viol de la femme de Chato car lui-même a peur de ses hommes. Toujours filmé au cordeau, nous assistons à l’élimination des membres de la bande par Chato, qui les contemplent généralement tel une panthère qui observe sa proie sur une branche, le regard fixe, quelque peu sadique. Il laissera sa dernière proie mourir dans le désert.

Le film est servi par une belle brochette de seconds couteaux, dont le grand Jack PALANCE qui est bien le premier rôle du film, Chato n’apparaissant qu’à de rares moments tel un spectre vengeur.

Est-ce déjà la fin de l’état de grâce pour BRONSON ? En tout cas en France, le film sort en plein été entre les rééditions habituelles et les séries B inhérentes à cette période. Cependant le film prend aisément la première place du Box Office avec une belle moyenne d’entrées par salles. Le film se maintient bien, signe d’un bouche à oreille positif. Malgré son caractère violent, le film parvient à passer la barre du million d’entrées France.

Le film demeure un des meilleurs de BRONSON, et sa renommée est intacte tant il est impressionnant de force dans le film. Enchanté par Michael WINNER, Charles BRONSON le recommandera chaudement pour ses prochains films.  

 

 

ENTREES France

 

1 126 033

 

 

Total ENTREES Paris

 

 

255 355

 

Entrées PARIS BANLIEUE


ENTREES Paris

 

1ère semaine  n°1

2ème semaine n° 2

3ème semaine n° 2

4ème semaine n° 5

5ème semaine n°10

 

 

 

 54 647

46 150

36 292

24 628

17 341

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

9

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

11

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

5 418

1er JOUR Paris

 

BUDGET

 

 

Recettes USA

 

 

Recettes mondiales

 

BOX OFFICE ANNUEL USA

 

BOX OFFICE ANNUEL France

N° 50

BOX OFFICE ANNUEL Italie

N° 54

BOX OFFICE Allemagne – 

 

BOX OFFICE Espagne –   1 210 327entrées

 

COTE DU SUCCES

* *

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 2 commentaires
 
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