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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.

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SOMMAIRE DU BLOG

Vous trouverez le tableaux récapitulatif des entrées des acteurs et réalisateurs : ICI


Mardi 24 avril 2012 2 24 /04 /Avr /2012 11:50
- Publié dans : MISES A JOUR

L’HOMME DE RIO


 28 FEVRIER 1964

 

 

Réalisation

Philippe de BROCA

Scénario

Philippe de BROCA

Jean-Paul RAPPENEAU

Ariane MNOUCHKINE

Daniel BOULANGER

Directeur de la photographie

Edmond SÉCHAN

Musique

Georges DELERUE

Production

Alexandre MNOUCHKINE

Distribution

Les Artistes Associés

Durée

110  minutes

Tournage

 

Adrien

Jean-Paul BELMONDO

Agnès

Françoise DORLÉAC

Le professeur Catalan

Jean SERVAIS

Tupac

Milton RIBEIRO

 

 

Permissionnaire de l'armée de l'air, Adrien arrive pour une semaine à Paris. Le même jour, une statuette indienne a été volée au Musée de l'Homme. le professeur Catalan, chef de la section, se désole et Agnès, fille de l'un de ses anciens collègues, vient le consoler. Catalan a beaucoup d'affection pour Agnès. Mais celle-cî est pratiquement fiancée à Adrien. Lequel Adrien arrive chez Agnès pour la voir enlevée à son tour. Comme il ne veut pas de ce genre d'histoires, il court après, et cela le mène jusqu'à Rio. Là, il la délivre des griffes de ses ravisseurs qui l'avaient droguée. Par elle, il apprend que le professeur aurait également été kidnappé ; que le père d'Agnès a autrefois caché dans un jardin de Rio une statuette semblable à celle qu'on a volée, et que c'est sans doute là la raison de son enlèvement. Comme il existe une troisième statuette, il n'y a pas de raison que cela s'arrête, si l'on n'y met bon ordre. Heureusement, ils retrouvent la seconde statuette. Malheureusement, ils se la font voler. Heureusement, ils retrouvent le professeur. Malheureusement, celui-ci se révèle être le chef des ravisseurs. Heureusement, ils préviennent le possesseur de la troisième statuette. Malheureusement, le professeur Catalan enlève statuette et fillette. Heureusement, Adrien suit toujours la piste. Et, après beaucoup de bagarres, de poursuites et de fatigues, cela finit comme chacun l'espérait : Catalan, qui devait grâce aux statuettes découvrir un trésor, n'en profitera jamais. Pas plus d'ailleurs qu'Adrien ni Agnès, mais ça leur est bien égal : ils s'aiment. Et Adrien sera à l'heure pour reprendre le train des permissionnaires.

 

1963 a été une année intéressante pour BELMONDO mais celle-ci n'a pas été couronnée de succès spectaculaires. "Le Doulos" et "L'aîné des Ferchaux" ont passé le million d'entrées tout en étant un peu décevant pour des films réalisés par Jean-Pierre MELVILLE. D'ailleurs les deux sont brouillés, et le réalisateur devra faire appel à Lino VENTURA pour son prochain film. BELMONDO a trouvé un succès plus franc avec "Peau de banane" une comédie plutôt réussie avec Jeanne MOREAU. Le public semble pour le moment l'apprécier dans des films plus léger que ses polars habituels. En fait rien n'annonce une année 1964 qui va être en tous points exceptionnelle. L'acteur tourne toujours beaucoup et il se trouve que les bons projets vont s'accumuler. Tout d'abord, il va retrouver Philippe DE BROCA et son scénariste Daniel BOULANGER pour "L'homme de Rio" un film d'aventures toujours produit par Alexandre MNOUCHKINE. Tout ce beau monde a connu un gros  succès avec "Cartouche" en 1962 et désire rééditer cet exploit. Mais le genre dit de "Capes et d'épées" attire moins de monde dans les salles. ce que désirent les spectateurs, c'est de l'aventure, tels ces héros de films d'espionnage comme James BOND où OSS 117 qui ont très bien marché en 1963. Les auteurs s'adaptent et concoctent une comédie d'aventures menées tambour battant. Et quel meilleur acteur que BELMONDO pour un film rythmé, alerte, et comprenant pas mal de cascades ?
En tout cas au niveau du scénario du beau linge participe à l'écriture, dont Ariane MNOUCHKINE et Jean-Paul RAPPENEAU et bien sûr DE BROCA ainsi que Daniel BOULANGER à la finition. De quoi retrouver la qualité d'un film comme "Cartouche". Il est d'ailleurs à noter que peut être Jean-Paul RAPPENEAU a trouvé l'inspiration de son futur "Le sauvage", tant des scènes semblent issues du film.
Pour le casting il convient de trouver une bonne actrice pour donner la réplique à BELMONDO. Le réalisateur connait bien Françoise DORLEAC qui est à l'époque, la petite amie de Jean-Pierre CASSEL un de ses acteurs fétiche. A 22 ans elle n'a joué quand dans des petits rôles et elle va sans doute trouver avec ce film la possibilité d'éclater sur l'écran. Elle est belle comme sa sœur, pimpante, espiègle, elle a tout pour plaire et doit justifier tous les efforts faits par le héros pour la retrouver à l'autre bout du monde. Petit problème, la coproduction italienne veut une actrice italienne pour accompagner BELMONDO. Le réalisateur refuse catégoriquement, et le deal va se faire sur la présence d' Adolfo CELI dans un bon second rôle. L'acteur italien deviendra connu dans le monde entier dans le rôle du vilain dans "Opération tonnerre" en 1965. Dans tout bon film il faut un méchant réussi et c'est Jean SERVAIS ( Du Rififi chez les hommes) qui s'y colle et il est épatant dans le rôle du fourbe professeur Norbert Catalan.
Le tournage se fait à l'artisanale, avec une équipe réduite de 13 personnes. Un tournage à "l'arrache" comme aimait le dire DE BROCA. Les nouvelles villes brésiliennes peu habitées donnent une impression de paysage lunaire, c'est d'autant plus impressionnant quand Bebel court au milieu d'immeubles désertiques. La logistique est réduite à sa plus simple expression, ce qui donne une impression de tournage dans l'urgence, caméra à la main, ce qui rend l'atmosphère aussi authentique, car tout est tourné en décors naturels. L'exotisme et le dépaysement sont bien présents. Dans le film la fête sensée être organisée chez le millionnaire fut réalisée dans la cour du musée d'art moderne de Rio.
Une autre difficulté du tournage vient des cascades fort dangereuses exécutées par BELMONDO lui même ce qui angoissait hautement Alexandre MNOUCHKINE. Heureusement, un des premiers et meilleurs cascadeurs français, Gil DELAMARE forme BELMONDO, élève extrêmement doué et casse-cou. Une des plus fameuses cascades du film est celle où BELMONDO passe du sommet d'un immeuble en construction à un autre immeuble par le biais d'un câble. Le câble ayant du mou, BELMONDO est en position difficile et toute l'équipe retient son souffle lorsque l'acteur tente de traverser le vide...
L'ambiance est  excellente, car comme d'habitude BELMONDO met une incroyable pagaille dans l'hôtel où loge l'équipe avec des blagues plus ou moins énormes.
Lorsque le tournage se termine, Philippe DE BROCA découvre les rushs du film. il avait tourné "en aveugle" et est très déçu du résultat final (comme d'habitude chez lui)mais MNOUCHKINE est très enthousiaste au vu de la fraîcheur du film.
Car le film est un mélange de Tintin, de Blake et Mortimer et d'Indiana JONES et ans nul doute que le jeune Steven SPIELBERG ou même Georges LUCAS ont du prendre modèle sur le climat du film.
C'est à un rythme endiablé que se passe l'intrigue, l'espace d'une permition d'un jeune militaire, Adrien, qui va retrouver sa jeune fiancée, Agnès, à Paris.

Celle-ci est en plein mystère au sein du Musée de l'Homme. La police, menée par un Daniel CECCALDI à l'accent bien parigot enquête sur un meurtre bien étrange et sur le vol d'une statuette qui semble avoir peu de valeur. Nous faisons connaissance du Professeur Catelan joué par un Jean SERVAIS qui trouve là un de ses meilleurs rôles. Un homme sérieux mais passionné qui semble avoir beaucoup d'affection pour Agnès, fille d'un de ses collègues morts il y a peu. L'enquête se poursuit chez Agnès alors qu'Adrien vient la retrouver. Agnès est kidnappée sous les yeux d'Adrien qui commence une folle poursuite. D'abord à moto, puis en avion. passager clandestin, il s'échappe à Rio destination d'Agnès. Adrien court beaucoup pour rattraper Agnès, il court d'ailleurs tout le temps dans le film assurant un tempo très élevé. Grâce à l'aide d'un petit brésilien issu des favelas, il retrouve Agnès après moult périples. Il retrouve aussi le professeur Catelan qui lui aussi a été enlevé. Mais c'est toute l'astuce du film, personne ne se doute que Catelan est le cerveau criminel de l'histoire. Adrien et Agnès le conduisent tout droit chez Mario de Castro, un ancien ami de Catelan et qui possède une des 3 statuettes recherchée par ce dernier. Catelan l'étrangle devant son coffre. On découvre un homme jaloux, impatient, prêt à tout pour parvenir à ses fins. Il kidnappe de nouveau Agnès, et Adrien est obligé de s'employer par tous moyens, même les plus dangereux pour la retrouver. La troisième partie digne d'Indiana Jones voit tout ce beau monde se retrouver dans la jungle amazonienne. En retrouvant son trésor, Catelan perdra aussi la vie écrasé par la destruction de la grotte au trésor. De retour à Paris dans le train qui le ramène à la caserne, Adrien apprend que son copain de régiment à vécu un week end d'enfer: il a perdu ses valises !!
Philippe DE BROCA réalise une des plus trépidantes aventures des années 60. BELMONDO, virevoltant anime le film d'une manière rarement égalée. Le personnage ne reste jamais en place plus de 10 minutes et doit affronter tous les dangers pour retrouver sa belle: se retrouver dans le vide, marcher sur des corniches, se bagarrer dans des boxons, marcher en équilibre sur des corniches, utiliser des avions, sauter en parachute et surtout courir...courir.... d'ailleurs le voir courir dans un Brasilia désertique, écrasé par la dimensions des décors est une image magnifique. Un témoignage étonnant sur un pays en voie de transformation.
Françoise DORLEAC campe une Agnès quelque peu agaçante, mais sexy, provocante, piquante. Evidemment elle rappelle terriblement Catherine DENEUVE et on ne peut éviter de penser qu'elle ressemble beaucoup à sa sœur dans "Le sauvage". Une très bonne actrice est née.
Une mention à Jean SERVAIS qui campe une belle crapule.
C'est une réussite majeure du film d'aventure français.
Le film prend la première place du box office hebdomadaire parisien et il va bénéficier d'un formidable maintien du fait d'un bouche à oreille énorme qui en fait une des sensations de ce début d'année 1964. Il reste 8 semaines dans le top 2 dont 4 semaines à la première place durant une exclusivité triomphante. Très populaire en France , le film engrange près de 5 millions d'entrées et passe le million d'entrées sur Paris soit le meilleur résultat de la carrière de BELMONDO qui prouve une superbe popularité. C'est le deuxième succès de suite pour le tandem DE BROCA /BELMONDO qui vont vite remettre le couvert dès l'année suivante. Cette Belmondomania n'est pas près de s'éteindre étant donné que son nouveau film sort alors que "L'Homme de Rio" est encore sur les écrans. il s'agit de "100 000 dollars au soleil" d'Henri VERNEUIL !  L'année 1964 commence sur les chapeaux de roue.
Le triomphe du film confirmé en Europe va donner naissance à une mode du film d'aventure. Par exemple, Jean MARAIS va tenter de s'engouffrer sur cette brèche avec "Le gentleman de Cocody" film d'aventure exotique lorgnant de façon manifeste sur 'L'home de Rio" et les exemples sont légions...
En tout cas BELMONDO peut être rassuré après une année 1963 mitigée, le public l'adore quand il joue les aventuriers et effectue des cascades....   

 

 

CRITIQUES AUTOUR DU FILM

 

 

« C’est beaucoup plus à un personnage de bandes dessinées, de ‘’cartoons’’ ou de ‘’comics’’ que fait penser Jean-Paul Belmondo dans ce film gentiment rocambolesque et astucieusement abracadabrant. Il y a, si j’ose dire, non seulement du Tintin en lui, un Tintin à qui la gouaille et l’insolence seraient venues en même temps que le poil au menton, mais aussi du Tarzan, du Popeye, du Filochard (des ‘’Pieds-Nickelés’’), du Capitaine Troy et, finalement pourquoi pas, du… Jean-Paul Belmondo tels que l’écran souvent le montre ».  (Jean de Baroncelli ‘’Le Monde’’).


 « Le trio Belmondo-Moreau- Brasseur, dans une forme éblouissante, nous entraîne à cent à l’heure dans cette histoire très amusante, admirablement dirigée par le fils du metteur en scène Max Ophüls ».  (‘’Paris-Match’’).

« De la haute voltige cinématographique dans cette folle course poursuite où Jean-Paul Belmondo exerce tous ses talents avec un entrain communicatif. De Rio à Brasilia, la caméra nous offre sur fond de scènes d’action quelques-uns des plus beaux paysages du monde ».  (‘’Télé 7 jours’’).


« Une bande dessinée à rebondissements perpétuels. Sur le plan du spectacle, le pari est gagné, mais peut-on s’attacher deux heures durant à des marionnettes ? ».  (‘’Cahiers du cinéma, n°154’’, avril 19864).


« A pied, à cheval, en voiture, en moto, en hélicoptère, à la nage, en vélo et en souplesse, Belmondo poursuit une enquiquineuse de fiancée à qui le dialogue de Daniel Boulanger prête beaucoup d’esprit. A l’occasion, nous retrouvons les cartes postales brésiliennes laborieusement utilisées par Marcel Camus ; animées par Jean-Paul ‘’Fairbanks’’ Belmondo, elles reprennent vie à leur tour et l’on reviendrait ravi de cette croisière rocambolo-touristique, si les organisateurs avaient su s’arrêter à temps. La dernière demi-heure s’enlise dans la jungle ». (Pierre Billard, ‘’Cinéma 64, n°85’’, avril 1964).

 

     

Merci à Didier NOISY pour son travail sur les critiques

 

                                           

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

1

4 800 626

 

       

ENTREES PARIS

 

1 150 850

 

 

 

 

 

Exclusivités

 

 

 

1ère semaine

1

60 567

5

2ème semaine

1

58 367

5

3ème semaine

2

55 310

5

4ème semaine

2

51 394

5

5ème semaine

2

63 949

5

6ème semaine

1

54 750

5

7ème semaine

2

34 866

5

8ème semaine

3

36 396

5

9ème semaine

4

26 874

5

10ème semaine

4

40 564

5

Nombre de semaines Paris

 

17

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

12 113

 

Budget

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

592 476

 

Box office annuel Italien

56

 

 

Cote du succès

 

* * *

 

 

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AFFICHE HOMME DE RIO ESPAGNOLE

 

 

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AFFICHE HOMME DE RIO ALLEMANDE

 

 

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AFFICHE HOMME DE RIO ITALIENNE

 

 

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AFFICHE HOMME DE RIO USA

 

 

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AFFICHE HOMME DE RIO JAPONAISE

 

 

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AFFICHE HOMME DE RIO TCHEQUE

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 1 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Mardi 24 avril 2012 2 24 /04 /Avr /2012 11:45
- Publié dans : MISES A JOUR

 

100 000 DOLLARS AU SOLEIL


 17 AVRIL 1964

 

CENT-MILLE-DOLLARS-AU-SOLEIL.jpg

 

Réalisation

Henri VERNEUIL

Scénario

Henri VERNEUIL

Michel AUDIARD

Marcel JULLIAN

Directeur de la photographie

Marcel GRIGNON

Musique

Georges DELERUE

Production

Alain POIRÉ

Distribution

Gaumont

Durée

120 minutes

Tournage

 

Rocco

Jean-Paul BELMONDO

Hervé Marée

Lino VENTURA

Hans Stemer

Reginald KERNAN

Mitch-Mitch

Bernard BLIER

Castigliano

Gert FROEBE

Pepa

Andréa PARISY

 


Rocco est conducteur dans une entreprise de transports au Sahara. Or, voici qu'un semi-remorque flambant neuf, chargé d'une cargaison aussi mystérieuse que suspecte, va être confié à un « nouveau », nommé Steiner, pour un voyage vers le Nigeria. Rocco s'en empare avec l'aide de Pepa, qui se prétend amoureuse de lui, et espère bien détourner la cargaison à son profit. Mais l'entrepreneur l'entend différemment et lance à sa poursuite un autre chauffeur, Marec, ami de Rocco auquel va se joindre Steiner. Après bien des tribulations, Rocco, dont le semi-remorque a été rendu inutilisable au cours de la poursuite, arrive à s'emparer du camion de Marec et à y transférer la cargaison. Puis il atteint Moussorah, but du voyage, et s'apprête à négocier. Marec arrive à son tour à Moussorah et y retrouve Rocco dans une maison « accueillante ». Assoiffé de vengeance, il bondit sur lui. Mais, après une lutte pénible, Rocco l'arrête : au rendez-vous, il n'a trouvé personne ; et Pepa en a profité pour filer avec la cargaison. Et les deux / chauffeurs se retrouvent Gros-Jean comme devant. Tout finit dans un formidable éclat de rire.
(les fiches du cinéma)


Henri VERNEUIL sort du triomphe de "Mélodie en sous-sol" conforté dans l'idée qu'il faut présenter au public des films efficaces et spectaculaire à l'instar des productions américaines et que cela peut marcher au box office. Il a depuis longtemps envie de mettre en scène un western et va transposer le genre dans le milieu des camionneurs dans le désert de Ouarzazate. Les chevaux sont remplacés par des 30 tonnes rugissants. Le sujet est simple, il s'agit de la course poursuite entre deux camionneurs, l'un cherchant à rattraper l'autre qui a volé un camion rutilant neuf contenant une mystérieuse marchandise valant 100 000 dollars. Comme d'habitude chez VERNEUIL il recrute des poids lourds du box office. Il retrouve Jean-Paul BELMONDO qu'il a dirigé récemment dans "Un singe en hiver" et Lino VENTURA qu'il a également dirigé dans "Les lions sont lâchés". De plus les deux acteurs se connaissent bien depuis "Classe tous risques". Pour le troisième rôle Bernard BLIER est de la partie. Un rôle certes un peu en retrait, mais le bonhomme est connu pour être un des meilleurs pour réciter les dialogues de Michel AUDIARD embauché lui aussi pour l'occasion. Nous reconnaissons Gert Froëbe en patron pas très recommandable, Réginald KERNAN dans le rôle de l'Allemand recherché par la police et Andréa PARISY en femme fatale.

Le scénario est assez simple.  VERNEUIL donne un ton exotique au film. Dépaysement garantit. Dans un bled saharien, une entreprise de transports routier est composée de durs professionnels du volant. Les camions sont bien abîmés par la rudesse du climat et par les années. Plutôt chambreurs le groupe de chauffeurs est hétéroclite et le pédigrée de chacun reste un mystère. Cependant une sorte de solidarité existe entre eux, voire une amitié, mais tous rêvent de "s'en sortir" un jour. C'est le cas entre Rocco et Hervé. Rocco est le jeune coq sportif, Hervé le gros dur expérimenté. Tous deux revendiquent le titre "d'as du volant" et c'est bien le minimum pour traverser les routes meurtrières du Sahara. Mitch Mitch est le vanneur du groupe, un saoulard obsédé par les petites femmes et voyeur à ses moments. Le gros patron négligé est appelé "la betterave" car il est diabétique, vient d'on-ne-sais-où ne semble pas très scrupuleux sur la comptabilité.

Un camion flambant neuf vient d'être livré et tous rêvent de le conduire. Mais ce sera un nouveau qui se chargera d'effectuer la première livraison, Hans, un américain, un grand dur dont ils ne savent pas grand chose. Ce petit groupe va se saouler dans le rade du coin, dans une scène qui n'est pas sans rappeler à petite échelle celle des "Tontons flingueurs". Au réveil tous ont une mauvaise surprise : Rocco s'est enfui avec le camion neuf et sa cargaison. Le patron offre beaucoup d'argent à Hervé afin qu'il retrouve Rocco et sa cargaison. Hervé comprend que la cargaison est précieuse. Sur la route il est alpagué par Hans. Celui-ci également veut retrouver la cargaison. Mais Rocco est malin et va semer la piste d'embûches. Dans un relais, le patron qui est un pote de Rocco tente de ralentir les deux compagnons. Sa gargote sera détruite par Hervé et Hans, de sacrés bagarreurs. Les deux camions vont se retrouver mais Rocco sait y faire et manque de flanquer les deux compères dans le décors. Rocco est mené par le bout du nez par Pepa, une très jolie femme qui lui a donné le "tuyau". Rocco est rattrapé  mais il domine la situation et semble mettre Hervé et Hans définitivement hors jeu. Hervé découvre la véritable identité de Hans, qui est recherché par la police. Une nouvelle fois Hervé sera secouru par Mitch-Mitch qui ne manque pas, comme à l'accoutumée de le vanner copieusement ("L'équipe de fer", "le cador du volant" "quand je roule derrière toi j'emporte toujours un moteur de rechange") . Hervé retrouve Rocco et lui administre une sévère correction. Rigolard, Rocco l'informe qu'il a été "faisandé" par Pepa. Les deux font la paix. Rocco conclue l'histoire en déclarant "Quand je pense qu'on a failli avoir des mots !...".

Un film d'hommes, efficace. Une belle aventure dans le désert parfaitement mise en relief par un VERNEUIL des grands jours. Dommage que La MGM n'a pas donné de budget assez conséquent pour tourner en couleurs comme le regrettera VERNEUIL. Mais l'œuvre populaire, est de qualité. Sur le tournage l'ambiance a été au beau fixe comme le climat. Une grande bande de copains. Les acteurs ont tenu le volant des camions pour la majorité des scènes. Bien sûr VENTURA et BLIER copains comme cochons, regrettent les bons restaurants parisiens au vu de la cantine du coin. Lino tentera de faire la cuisine pour montrer ses talents culinaires. Le reste du temps BELMONDO constate le talent certain de BLIER pour réaliser de bonnes farces au dépend de VERNEUIL, mais il n'est pas en reste. Une bonne ambiance qui se ressent à l'image. C'est un film d'aventure, mais non violent, destiné à un large public. BELMONDO et VENTURA font ce qu'ils ont l'habitude de faire. BELMONDO a la gouaille, VENTURA est le dur à cuire du film. Des rôles de composition.

Le film sort dans un contexte très favorable. Henri VERNEUIL bénéficie du triomphe de "Mélodie en sous sol", Lino VENTURA et Bernard BLIER ont eux mêmes connus le succès avec "Les tontons flingueurs" et bien sûr il y a l'effet BELMONDO. Le film sort quelques semaines après "L'homme de Rio" avec BELMONDO qui cartonne. Dans ses conditions " 100 000 dollars" connait lui aussi une sortie triomphante et prend la tête du box office haut la main. BELMONDO voit ces deux films en tête du Box Office. C'est la "Belmondomania".

"100 000 dollars au soleil" bénéficie de tous ces facteurs positifs et va connaître une magnifique carrière au Box office avec 3.5 millions de spectateurs et la barre du million de spectateurs passée sur Paris Banlieue. Le film reste très populaire aujourd'hui, c'est du cinéma "comme on en fait plus".

Le couple Lino VENTURA / Bernard BLIER se reforme pour tourner dans la foulée "Les barbouzes" et Henri VERNEUIL ne lâche pas Jean-Paul BELMONDO d'une semelle. Les deux tournent "Week end à Zuydcoote" prévu pour la fin d'année 1964. Une année exceptionnelle pour l'acteur.

 

 

Et comme Michel AUDIARD est aux dialogues voici un petit florilège de ses meilleures répliques.

* Quand les types de cent trente kilos disent certaines choses, ceux de soixante kilos les écoutent...

 

* - Tiens, ça me rappelle ma finlandaise. Tu la connais mon histoire avec la finlandaise ?
- Oui.

- Bah toi qui la connais pas tu vas te poiler ! Figure-toi qu'un jour sur la piste d'Ibn Saoud, j'tombe sur un p'tit ingénieur des pétroles avec sa Land Rover en rideau. Il avait sa bonne femme avec lui, là, une grande blonde avec des yeux qu'avaient l'air de rêver et puis un sourire d'enfant : une salope quoi. Moi je repère ça tout de suite parce que les femmes c'est mon truc.- C'est pas comme le pelletage, hein ?!
- Alors, aussi sec, je propose au p'tit ingénieur : Si vous voulez, j'amène vot' dame à Agdid et puis j'envoie la dépanneuse... Le branque dit oui, et me v'là barré avec la poupée... C'est pas vrai, Saïd ?- Si, c'est vrai ! Et c'est même vachement intéressant ! Tu vas bosser un peu, dis ! Hein !- Une seconde, ça l'intéresse !... Hein, qu'ça t'intéresse ?... Alors, sitôt parti, j'me mets à conduire d'une main... Et v'là qu'la môme se met à faire des minauderies... Tu sais, façon pudeur... Des p'tites manières de bonnes femmes, quoi!... Sous prétexte que Saïd était en train d'prendre un jeton !... Et à ce moment-là, on arrive dans la zone des dunes... Alors j'dis à ma Finlandaise : Est-ce que vous avez déjà vu la Rose des Sables ? Non, qu'elle me fait !... Alors j'arrête le bahut et j'dis : Voyez la dune, là-bas? Eh ben, derrière, y'a les plus belles Roses des Sables de tout l'Niger... Eh ben, elle a voulu y'aller voir...

 

 

CRITIQUES AUTOUR DU FILM

 

« Sélectionné pour représenter la France au festival de Cannes, cette grosse machine signée Verneuil, Audiard prétendait être l’équivalent d’un western, les chevaux devenant des camions. Malheureusement, les poids lourds n’ont pas l’agilité de magnifiques quadrupèdes, et on peut ranger parmi eux le metteur en scène et le scénariste qui, en appauvrissant le livre de Claude Veillot, se sont laissé aller à leurs démons familiers : paresse d’invention, vulgarité du dialogue et idéologie ultra-réactionnaire : comment supporter, en 1964, cette image purement colonialiste de l’Afrique où un petit groupe de Tarzans européens vient faire la loi parmi les peuplades de dégénérés tout juste bons à recevoir des coups de pieds au derrière et des paires de claques ? ».  (Pierre Billard, ‘’Cinéma 64, n°86’’).


« Jean-Paul Belmondo joue ‘’contre’’ Lino Ventura. Leurs personnalités, loin de se géner, se font valoir l’une l’autre. C’est le bon côté de ces alliances d’acteurs. Ventura-Belmondo : la confrontation de talents et de valeurs sportives restera comme un des souvenirs marquants de notre cinéma d’action. Voilà, pour tout dire, un film de grande fabrication, dont les moindres rouages fonctionnent à la perfection, réunissant, avec art, qualités spectaculaires et vertus allègres ».  (Louis Chauvet ‘’Le Figaro’’, 21 avril 1964)


 « La grosse artillerie du cinéma français : de grosses vedettes, de gros camions, de gros effets, course au trésor, paysage admirables, coups de gueules, coups de feu, amitiés et rivalités viriles ».  (‘’Télé 7 jours’’).


« ‘’Cent mille dollars au soleil’’ est un film qui va plaire. On ne s’y ennuie jamais et certaines séquences sont particulièrement réussies. Le décor est bien utilisé, Audiard à mijoté un dialogue aux petits oignons, et les comédiens (Lino Ventura, surtout) sont en pleine forme. Alors pourquoi ferait-on la fine bouche ? ».  (Jean de Baroncelli ‘’Le Monde’’).

 

 

Merci à Didier NOISY pour l'aide pour l'élaboration de la fiche

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

3 441 118

 

ENTREES PARIS

 

766 809

 

ENTREES BANLIEUE

 

274 254

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

1 041 063

 

 

 

 

 

1ère semaine

1

82 938

3

2ème semaine

1

63 979

 

3ème semaine

1

73 895

 

4ème semaine

2

40 290

 

5ème semaine

1

36 237

 

6ème semaine

3

30 449

 

7ème semaine

2

22 764

 

8ème semaine

4

21 520

 

Nombre de semaines Paris

 

 

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

27 646

 

Budget

 

 

 

Box office annuel Allemagne

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

360 874

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* * * *

 

 

 

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vlcsnap-2011-02-06-02h03m36s101.png

 

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100 000 DOLLARS AU SOLEIL AFFICHE ESPAGNOLE

 

 

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100 000 DOLLARS AFFICHE TCHEQUE

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Mercredi 18 avril 2012 3 18 /04 /Avr /2012 08:01
- Publié dans : MISES A JOUR

 

LE CRIME DE L'ORIENT EXPRESS

( Murder on the Orient Express )

24 NOVEMBRE 1974 (USA)

16 AVRIL 1975

 

 

 

CRIME-ORIEN-ESPRESS-copie-1.jpg

Réalisation

Sidney LUMET

Scénario

Paul DEHN
Anthony SHAFFER

Photographie

Geoffrey UNSWORTH

Musique

Richard BENNETT

Production

John BRABOURNE
Richard GOODWIN

Distribution

WARNER COLUMBIA

Durée

127  minutes

Tournage

 

Hercule POIROT

Albert FINNEY

Greta

Ingrid BERGMAN

Mrs HUBBARD

Lauren BACALL

Bianchi

Martin BALSAM

Colonel Arbuthnot

Sean CONNERY

Comtesse Andrenyi

Jacqueline BISSET

Mc QUEEN

Anthony PERKINS

Comte Andrenyi

Michael YORK

Pierre

Jean-Pierre CASSEL

Beddoes

John GIELGUD

Ratchett

Richard WIDMARK

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hercule Poirot, détective belge, vient de passer plusieurs jours en Syrie.

Après un long voyage dans le Simplon-Orient-Express, il se rend â l’hôtel Tokatlian, à Bosphore. Alors qu’il s’apprête à y passer quelques jours, il reçoit un télégramme lui ordonnant de rentrer à Londres pour une affaire de grande importance. Il commande alors un billet de train, mais toutes les places sont réservées. Très étonné par ce phénomène, Poirot réussit tout de même à obtenir une place grâce à un vieil ami. Cette histoire est très étrange, mais vu la diversité des nationalités et des rangs sociaux des passagers, Poirot ne croit pas à un coup monté.

Le détective s’apprête donc à passer plusieurs jours dans ce fameux train pour rentrer sur Londres, dans lequel il pourra apprécier les plaisirs et le luxe des voyages ferroviaires, tout comme subir les inconvénients qui en découlent. Mais une nuit s’avère très agitée. En effet, les neiges yougoslaves ont contraint l’Orient-Express de s’arrêter. De plus, le lendemain matin, on découvre le cadavre d’un Américain lardé de douze coups de couteau. Cette nouvelle intrigue tous les passagers. On confie vite l’affaire à Poirot. L’intrigue va s’avérer passionnante pour le détective belge car l’assassin n’a pas pu intervenir de l’extérieur : voilà donc un véritable huis clos…Ce dernier, grâce à des indices trouvés dans la couchette de la victime, découvre rapidement la véritable identité de Ratchett : ce n’est autre que Casseti, le fameux voleur d’enfants, inculpé dans le rapt et l’assassinat de la petite Daisy Armstrong. Poirot, dans son enquête, est aidé de Mr Bouc et du docteur Constantine, qui d’ailleurs lui affirme que la victime a été frappée par plusieurs personnes.

Poirot interroge tous les passagers. Il récolte plusieurs indices, plus ou moins importants. Il parvient à résoudre de plus en plus de questions, ce qui avance vivement l’enquête. Puis, chose étrange, il découvre la véritable identité d’une passagère, la princesse, qui est en fait la sœur de Mrs Amstrong ; il découvre également que Mary Debenham a aussi un lien avec la famille Amstrong : elle est la gouvernante des enfants. Poirot ne s’y attendait pas, mais maintenant, plus rien ne l’étonne. Et de surprise en surprise, en mettant en pratique sa célèbre méthode, il s’aperçoit que tous les passagers du train, excepté Mr Bouc et le docteur Constantine, ont un lien avec les Amstrong. Poirot a enfin trouvé les coupables, en effet tous les voyageurs ont donné chacun un coup de couteau dans le corps de Ratchett. Ils avaient monté un complot pour se venger de l’assassinat de la petite Daisy. Mais Poirot les a démasqués !

 

 

Depuis "Les diamants son éternels" en 1971 Sean CONNERY ne figure plus au top du Box Office. "Zardoz" a moyennement fonctionné et l'acteur a tourné deux films avec Sidney LUMET: "Le gang Anderson" qui a pas trop mal marché et malheureusement "The offense" pourtant excellent, qui a été un bide magistral non diffusé en France.

Les deux vont tenter de se rattraper avec l'adaptation du plus célèbre roman d'Agatha Christie "Le crime de l'Orient Express". Seulement, Sean CONNERY ne jouera pas Hercule POIROT mais aura un petit rôle au sein d'un casting prestigieux.

A l'époque, la romancière était légendaire. Qui ne possédait pas dans sa bibliothèque un de ses romans publiés dans la célèbre collection "Le masque" ? Si les romans dont Miss Marple était l'héroïne ont été adaptés au cinéma dans les années 60, ceux d'Hercule POIROT sont plus rares.

Sidney LUMET va bénéficier d'un casting phénoménal, même si certaines mauvaises langues pourraient argumenter que certaines stars étaient un peu sur le déclin, en particulier Ingrid BERGMAN et Lauren BACALL mais aussi Richard WIDMARK et même Anthony PERKINS, voire...Sean CONNERY. Cependant avec des acteurs tels Vanessa REDGRAVE, Michael YORK et Martin BALSAM l'affiche a "de la gueule" c'est indéniable. Cerise sur la gâteau il y a même un rôle pour un petit "franchie" en la personne de Jean-Pierre CASSEL !

Le rôle d'Hercule POIROT est tenu par l'anglais Albert FINNEY qui n'a pas connu véritablement de succès après le triomphe de "Tom Jones" en 1963. A 38 ans, l'acteur grimé, va interprété un Hercule POIROT de référence. Tous les tics ainsi que l' apparence physique du héros sont parfaitement retranscris à l'écran. Une composition remarquable de l'acteur qui est la clé de voûte du film.

La légende veut qu'Agatha CHRISTIE a écrit le roman dans l'Orient Express durant un voyage interrompu par la neige. C'est un de ses romans les plus célèbres car en fait l'intrigue est hautement improbable mais se prête bien à un film choral.

Sidney LUMET se livre donc à une reconstitution minutieuse de l'intérieur du train mythique. L'histoire prend sa source en Orient lorsque POIROT doit prendre le train pour rentrer à Londres, bien aidé par un de ses meilleurs amis qui est directeur de la ligne justement.

La réalisation laisse apercevoir de beaux paysages et l'ambiance est parfaitement reconstituée. Le grand défi de LUMET est d'être capable de gérer un huis clos, genre périlleux susceptible de provoquer une certaine somnolence. Mais d'une part le réalisateur dispose d'un casting hors du commun et d'autre part rompt la monotonie du décors avec des scènes à l'extérieur du train lorsque celui-ci est prisonnier des neiges par exemple.

Evidemment le plaisir du film provient de la rencontre entre les grandes figures d'Hollywood. Chaque acteur a droit à un temps de présence à peu près égal puis l'ensemble des acteurs est réuni dans quelques scènes, lorsque POIROT expose ses théories. Ingrid BERGMAN joue le rôle d'une Suédoise directrice d'un hôpital à Istanbul. Réservée, dans un petit rôle, elle assure suffisamment afin d'obtenir l'Oscar du meilleur second rôle. Au vu de sa prestation on peut dire que c'est hautement honorifique. 

Richard WIDMARK joue les crapules avec talent, Lauren BACALL est espiègle, Sean CONNERY joue le colonel Anglais avec fougue et un fort accent. Un petit rôle sympathique mais trop court pour dépasser le stade de l'anecdotique. Anthony PERKINS est torturé à souhait comme d'habitude.

Tout le monde connait le switch final du film où l'identité du coupable est confondu grâce à l'exceptionnel talent de POIROT.

Le film est donc sympathique et dominé par la grande prestation d' Albert FINNEY. Mais il vaut mieux ne pas avoir lu le livre avant de voir le film.

Le film prend la tête du box office anglais où il termine à la 7ème place annuelle. Mais la surprise, c'est que ce film au fort ton anglais cartonne aux USA où il devient un des gros succès de cette fin d'année 1974 et il occupe même la première place du box office hebdomadaire US. Pas de quoi relancer la carrière de tous les acteurs présents à l'affiche, mais suffisant pour lancer le projets d'autres adaptations des enquêtes d'Hercule POIROT. Mais Albert FINNEY refuse de reprendre le costume du détective français et c'est Peter USTINOV qui reprendra poussivement le rôle, et c'est bien dommage.... "Mort sur le Nil" fonctionnera bien moins au box office US. A contrario, "Le crime de l'Orient Express" fait une carrière...express en France, alors que "Mort sur le Nil" sera un beau succès. Comme quoi....

Sean CONNERY ne s'est toujours pas réconcilié avec le public français, mais il convient d'admettre que son rôle est très court dans ce film.    

    

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

549 055

 

ENTREES PARIS

 

183 456

 

 

 

 

 

1ère semaine

5

39 345

7

2ème semaine

6

24 830

 

3ème semaine

9

33 105

 

4ème semaine

9

32 126

 

5ème semaine

14

18 190

 

Nombre de semaines Paris

 

10

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

5 621

 

1er jour Paris

 

4 797

 

Budget

 

 

 

Recettes USA

9

35,7 M$

 

Nombre de semaines  top 10 US

 

15

 

Nombre de semaines n° 1  US

 

2

 

Recettes Mondiales

 

 

 

Box office annuel Allemagne

 

1 100 000

 

Box office annuel Espagne

 

383 868

 

Box office annuel Italie

17

 

 

Box office annuel UK

7

1 sem n°1

 

Cote du succès

 

* *

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 1 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 12:54
- Publié dans : MISES A JOUR

 

AIRPORT

 

28 AOUT 1969 (USA)

13 AVRIL 1970

 

AIRPORT

Réalisation

George SEATON

Scénario

Arthur HAILEY

Photographie

Ernest LASZLO

Musique

Alfred NEWMAN

Production

Ross HUNTER

Distribution

Universal

Durée

136 minutes

Tournage

 

Mel Bakersfeld

Burt LANCASTER

Vernon Demarest

Dean MARTIN

Joe Patroni

George KENNEDY

Tanya Livingston

Jean SEBERG

Gwen Meighen

Jacqueline BISSET

Ada Quonsett

Helen HAYES

D.O Guerrero

VAN HEFLIN

Ines Guerrero

Maureen STAPLETON

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A cause d'une tempête de neige, un avion s'embourbe sur la piste principale de l'aéroport de Lincoln et bloque le trafic. Le directeur général, Mel Bakersfeld, fait appel à Joe Patroni pour diriger les équipes de secours.Pendant ce temps, Vernon Demarest, pilote et beau-frère de Bakersfeld, prépare le vol de son Boeing à destination de Rome et retrouve sa maîtresse Gwen Meighen, une hôtesse, enceinte de lui. Parmi les passagers s'est glissé Ada Quonsett, une voyageuse clandestine et, à ses côtés, D.O. Guerrero, un chômeur qui projette de faire sauter l'avion pour que sa veuve touche son assurance sur la vie. Découvrant que son mari est à bord, Mrs Guerrero alerte les autorités. Demarest tente de raisonner Guerrero, mais la bombe explose accidentellement, ouvrant un trou dans la carlingue. Guerrero est happé dans le vide et Gwen grièvement blessée. L'avion en perdition fait demi-tour vers Lincoln.A la dernière minute, Patroni réussit à dégager la piste principale et le Boeing se pose sans dommages. Délaissant sa femme, Demarest accompagne Gwen à l'hôpital.

 

 

Avant la sortie d' "Airport" sur les écrans américains, les temps sont durs pour Burt LANCASTER. En effet, il a rencontré une série d' échecs inhabituels chez lui. "Un château en enfer", "les parachutistes arrivent" mais surtout "the swimmer" bide phénoménal non diffusé hors du sol américain. Evidemment un bon succès serait le bienvenu quitte à faire fi de prétentions artistiques. Cela tombe bien. Toujours prompt à adapter les romans à succès, Universal achète les droits d'un roman d'Arthur HAILEY "Airport". En fait le studio va donner naissance au premier film "catastrophe", même si la catastrophe proprement dite n'est pas encore des plus impressionnantes.

Le studio va débloquer un budget conséquent pour reconstituer l'environnement d'un célèbre aéroport américain situé dans le Nebraska. Mais surtout, le casting est en béton armé et comprend un bel aréopage de gloires  des années 50 et 60. Burt LANCASTER, bien sûr, mais aussi Van HEFLIN, Dean MARTIN, George KENNEDY, Jean SEBERG, Helen HEYES, mais aussi la jeune Jacqueline BISSET.

Comme le décrit le résumé le film est divisé en deux sous intrigues soit le dégagement d'un Boeing 707 bloqué sur une piste très enneigée en pleine tempête de neige et d'autre part un Boeing 707 qui doit atterrir d'urgence sur la dite piste. Une reconstitution très réaliste est mise en œuvre, mais le film ne va pas reprendre l'ensemble des détails techniques du livre qui risquent de plomber l'intérêt des spectateurs. Le film va donc meubler les temps morts par d'insupportables triangles amoureux représentés par Burt LANCASTER et Dean MARTIN.

Ce qui rend le film intéressant c'est qu'il met en place une sorte de cahier des charges qui sera repris par l'ensemble des films catastrophes qui suivront.

Le début du film présente donc l'aéroport Lincoln traversé par une exceptionnelle tempête de neige (un blizzard en langage US). Les équipes veillent au grain sous la supervision de Mel campé par un Burt LANCASTER des plus monolithique que jamais. Il dirige l'aéroport d'une main de maître, mais son couple bat de l'aile. Il éprouve du béguin pour son assistante, la très belle Jean SEBERG, transformé en poupée américaine, tant et si bien  qu'on ne la reconnait pas au premier abord. La magnifique actrice ne devra pas faire appel à toutes ses qualités d'actrice, c'est "Sois belle et tais-toi"... Bref, Mel déçoit sa femme qui rêvait d'un destin plus glorieux pour son mari, surtout que son riche père lui offrait des places en or.

Ensuite, nous faisons connaissance de Vernon, le beau frère de Mel, commandant de bord d'un Boeing 707. Dean MARTIN apporte sa nonchalance et son charme de latin lover tout en décontraction. Marié, lui aussi, il a une aventure avec une hôtesse de l'air, enceinte de surcroît. Lorsqu'on sait que l'hôtesse en question n'est autre que la sublime Jacqueline BISSET on le comprend aisément.

Evidemment la première du film présente l'ensemble des personnages ce qui plombe un peu le début du film, assez soporifique il faut bien l'admettre. VAN HEFLING ancienne gloire du cinéma US campe un très bon chômeur qui apporte une bombe dans l'avion afin que sa femme adorable et bien aimée touche l'assurance.

George KENNEDY toujours bon quelque soit le film va camper l'épatant Joe PATRONI le chef mécano de l'aéroport, un génie de la mécanique.

Mais aussi Ada une vieille dame charmante qui joue au passager clandestin jouée par Helen HAYES qui obtiendra un Oscar du second rôle.

Et plein d'autres personnages qui composent une galerie plus ou moins savoureuse qui auront tous un rôle à jouer dans cette tragédie.

La réalisation est cependant très solide et ne lésine pas sur les décors et la tempête de neige est bien retranscrite, mais on s'ennuie ferme d'autant plus que Burt LANCASTER nous sort le service minimum. Pour faire illusion le réalisateur use et abuse de la technique du "screensplit" genre à la mode depuis "Bullit" et "L'affaire Thomas Crown".

Les scènes dans le Boeing piloté par Dean MARTIN et son équipe sont sympathiques et on a vraiment l'impression d'être au club Med. Le copilote fume la pipe (!!) en discutant avec son commandant des bienfaits de la vie familiale, sous entendu que l'adultère n'est pas une bonne chose.

Les passagers sont savoureux, y compris le jeune étudiant boutonneux qui joue les scientifiques devant ses parents.

VAN HEFLIN met sa menace à exécution et fait exploser sa bombe dans les toilettes, blessant gravement l'hôtesse de l'air. Mais le Boeing 707 est un sacré beau bestiau, blessé mais pas mort, et Dean MARTIN va le reconduire à son point de départ.

Mais il faut dégager la piste. Joe PATRONI fait tout son possible pour dégager le Boeing 707 qui bloque la piste, mais échoue. Mel envoie les chasses neige pour pousser l'avion ce qui lui causera des dommages matériels très importants. Joe PATRONI et son mécano refusent de sortir de l'avion. Joe pousse les gaz à fond au risque de disloquer l'avion et parvient à le sortir de la piste. Ce qui vaut un dialogue fameux entre le mécano et Joe:

- Ils disent pourtant dans le manuel que c'est impossible.

- C'est une des qualités du Boeing 707, mon petit, il est capable de tout faire, sauf lire !

Car le film est surtout une ode triomphante au Boeing 707 présenté comme un appareil invincible, une merveille due à l'industrie des USA.

L'avion et ses passagers sauvés, Sauf VAN HEFLIN expédié ad patres, Mel va assumer son amour pour son assistante et quitter sa femme.

"Airport" film hollywoodien sans failles pose donc les bases du film catastrophe quitte à être fort laborieux dans sa première partie. La seconde partie, dont le sauvetage de l'avion au sol par Patroni sont plus passionnants.

Sorti à la rentrée 1969, "Airport" va s'avérer être un triomphe total  au box office où il lutte au coude à coude avec "Love story" autre énorme triomphe pour la première place annuelle. Il demeure pas moins de 9 semaines en tête du Box office et est présent plusieurs mois dans le top 50 américain. Le film atteint la colossale recette de 100 millions dans dollars et rentre dans les meilleures recettes "all time".

Le film triomphe en Angleterre, en Espagne, mais rencontre un résultat plus mitigé en Italie  et est accueilli très sobrement en France avec à peine plus de 500 000 entrées.

Le film demeure un modèle du genre et a été littéralement pillé dans son pastiche, le célèbre "Y-a-t-il un pilote dans l'avion" qui parodie avec talent les scènes du film qui a d'ailleurs rencontré en France un succès considérable.

Le film va donner naissance à de nombreuses séquelles, qui rencontreront moins de succès mais surtout imposer un modèle a de fameuses productions telles "L'aventure du Poséidon" ou "La tour infernale".

Burt LANCASTER reconnait avoir tourné dans un superbe "rossignol" ce qui montre ce qu'il pense de son rôle et du film...c'est à dire pas grand chose. Mais le film lui rapporte énormément d'argent et le relance, de quoi rassurer les producteurs quand à sa capacité d'attirer les spectateurs dans les salles.    

                    

        

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

541 320

 

ENTREES PARIS

 

166 041

 

 

 

 

 

1ère semaine

3

41 570

7

2ème semaine

4

30 260

7

3ème semaine

9

17 385

6

Nombre de semaines Paris

 

8

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

5 939

 

1er jour Paris

 

 

 

Budget

 

10 M$

 

Recettes USA

2

100 M$
( 620 M$ 2012)

 

Nombre de semaines  top 10 US

 

24

 

Nombre de semaines n° 1  US

 

9

 

Recettes Mondiales

 

 

 

Box office annuel Allemagne

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

3 111 884

 

Box office annuel Italie

39

 

 

Box office UK

6 sem n°1

 

 

Cote du succès

 

*

 

 

 

 

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vlcsnap-2012-04-07-02h11m35s124.png

 

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vlcsnap-2012-04-07-02h16m20s164.png

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Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 15:33
- Publié dans : MISES A JOUR

GERARD D 1

 

 

 

 

France

PARIS

Espagne

Allemagne

UK

Italie

EUROPE

Recettes US

Le cri du cormoran le soir au dessus…

P

839 293

203 254

 

 

 

 

 

 

Un peu de soleil dans l'eau froide

P

449 034

83 745

6 666

 

 

 

 

 

Le viager

P

2 191 183

705 747

312 353

 

 

 

 

 

Le tueur

P

910 500

187 934

 

 

 

 

 

 

Nathalie Granger

 

 

7 824

8 750

 

 

 

 

 

La Scoumoune

P

1 975 895

617 838

970 613

 

 

 

 

 

Au rendez-vous de la mort joyeuse

P

 

76 508

 

 

 

 

 

 

L'affaire Dominici

P

1 359 946

156 517

181 713

 

 

 

 

 

Rude journée pour la Reine

P

76 467

39 411

17 507

 

 

 

 

 

Deux hommes dans la ville

P

2 454 112

668 210

445 835

 

 

 

 

 

Les Gaspards

P

806 121

215 380

 

 

 

 

 

 

Les valseuses

 

5 726 031

1 759 035

1 058 310

 

 

 

 

 

La femme du Gange

 

 

718

 

 

 

 

 

 

Stavisky

P

1 017 182

326 175

288 256

 

 

 

 

 

Vincent,  François, Paul et les autres

 

2 808 609

1 019 819

233 858

 

 

 

 

 

Pas si méchant que ça

 

516 278

152 953

 

 

 

 

 

 

1900  (1ère partie)

 

1 748 512

524 717

1 641 082

 

 

 

 

 

Maitresse

 

353 815

141 493

 

 

 

 

 

 

Sept morts sur ordonnance

 

1 151 594

428 173

188 420

 

 

 

 

 

La dernière femme

 

803 133

234 408

193 564

 

 

 

 

 

Je t'aime moi non plus

P

558 318

140 673

 

 

 

 

 

 

Barocco

 

678 898

285 138

 

 

 

 

 

 

Baxter, Véra Baxter

 

 

20 311

 

 

 

 

 

 

René La Canne

 

534 714

179 007

 

 

 

 

 

 

Le camion

 

35 616

14 724

 

 

 

 

 

 

La nuit tous les chats sont gris

 

 

26 763

 

 

 

 

 

 

Dites-lui que je l'aime

 

531 770

161 333

 

 

 

 

 

 

Violenta

P

 

20 731

 

 

 

 

 

 

Préparez vos mouchoirs

 

1 321 087

347 883

 

 

 

 

 

 

Rêve de singe

 

365 973

148 045

 

 

 

 

 

 

La femme gauchère

P

100 000

53 958

 

 

 

 

 

 

Le sucre

 

770 566

300 051

 

 

 

 

 

 

Le grand embouteillage

 

614 891

205 172

391 933

 

 

 

 

 

Les chiens

 

450 000

131 443

 

 

 

 

 

 

Loulou

 

943 547

283 350

54 983

 

 

 

 

 

Rosy la Bourasque

 

 

10 538

121 775

 

 

 

 

 

Buffet froid

 

777 127

301 849

 

 

 

 

 

 

Mon oncle d'Amérique

 

1 375 503

502 037

 

 

 

 

 

 

Le dernier métro

 

3 392 419

1 132 791

330 615

 

 

 

 

3,0

Je vous aime

 

1 350 056

374 614

 

 

 

 

 

 

Inspecteur la Bavure

 

3 681 300

767 700

 

 

 

 

 

 

Le choix des armes

 

1 787 442

513 384

 

 

 

 

 

 

La femme d'à coté

 

1 093 303

334 557

350 616

205 000

 

 

 

 

La chèvre

 

7 079 674

1 457 928

193 515

 

 

 

 

 

Le retour de Martin Guerre

 

1 262 828

301 872

68 375

 

 

 

 

2,3

Le grand frère

 

1 120 418

256 961

 

 

 

 

 

 

Danton

 

1 392 779

332 269

55 750

199 638

 

 

 

 

La lune dans le caniveau

 

625 000

186 347

 

 

 

 

 

 

Les compères

 

4 847 229

1 054 519

67 025

188 434

 

 

 

 

Fort Saganne

 

2 157 812

585 808

 

 

 

 

 

 

Le Tartuffe

 

200 917

16 177

 

 

 

 

 

 

Rive droite, rive gauche

 

1 590 291

431 893

 

 

 

 

 

 

Police

 

1 830 970

537 424

 

 

 

 

 

 

Une femme ou deux

 

269 864

90 037

 

 

 

 

 

 

Jean de Florette

 

7 222 789

1 167 398

27 687

 

 

 

 

3,4

Rue du départ

P

17 822

9 786

 

 

 

 

 

 

Tenue de soirée

 

3 144 800

832 433

35 685

 

 

 

 

 

Je hais les acteurs

P

460 000

183 944

 

 

 

 

 

 

Les fugitifs

 

4 496 827

1 044 192

92 596

116 838

 

 

 

 

Sous le soleil de Satan

 

815 748

245 547

 

 

 

 

 

 

Camille Claudel

 

2 717 136

758 898

111 476

 

 

 

 

3,3

Drôle d'endroit pour une rencontre

 

393 994

170 147

 

 

 

 

 

 

Deux

 

333 717

110 951

 

 

 

 

 

 

I want to go home

 

80 000

40 878

 

 

 

 

 

 

Trop belle pour toi

 

2 031 131

594 142

46 204

 

 

 

 

 

 

Les chiffres surlignés en jaune sont des estimations

Les recettes US sont en millions de dollars

Merci à Didier NOISY pour le recensement de tous les films ainsi que leurs entrées France et Paris

 

 

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Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 15:15
- Publié dans : MISES A JOUR

depardieu-2.jpg

 

 

 

France

PARIS

Espagne

Allemagne

UK

Italie

EUROPE

Recettes US

Cyrano de Bergerac

 

4 732 136

1 227 752

1 565 104

1 182 580

 

 

 

 

Green Card

 

982 188

409 401

1 233 239

2 807 832

 

 

 

29,8

Uranus

 

2 545 337

702 143

4 837

 

 

 

 

 

Merci la vie

 

1 088 777

326 783

 

 

 

 

 

 

Mon père, ce héros

 

1 428 871

400 285

87 691

143 543

 

 

 

 

Tous les matins du monde

 

2 150 470

690 429

210 409

134 262

 

 

 

 

1492 : Christophe Colomb

 

3 081 521

603 678

971 935

 

 

 

 

7,0

Hélas pour moi

 

80 128

39 137

 

 

 

 

 

 

Germinal

 

6 133 751

744 148

164 860

218 160

 

 

 

 

Une pure formalité

 

32 618

13 781

29 461

 

 

 

 

 

My father is a hero

 

136 648

40 748

618 033

 

 

 

 

25,4

Le colonel Chabert

 

1 691 740

444 209

39 244

 

 

 

 

 

La machine

 

288 000

88 497

53 941

 

 

 

 

 

Les cents et une nuits

P

49 150

20 373

 

 

 

 

 

 

Elisa

 

2 484 098

454 774

74 292

 

 

 

 

 

Le hussard sur le toit

P

2 552 695

463 420

85 761

 

 

 

 

 

Les anges gardiens

 

5 556 851

877 984

76 411

 

 

 

 

 

Le garçu

 

303 235

91 562

 

 

 

 

 

 

Bogus

 

177 638

55 596

4 955

 

 

 

 

4,3

Décroche les étoiles

 

95 741

37 971

27 510

30 409

31 908

782

207 224

0,3

L'agent secret

P

31 576

19 036

45 210

 

 

 

112 286

0,1

Hamlet

P

196 679

91 847

139 155

108 233

112 718

293 596

1 052 596

4,5

Le plus beau métier du monde

 

2 268 078

400 209

77

 

 

 

2 442 905

 

XXL

 

262 625

70 554

 

 

 

 

312 962

 

L'homme au masque de fer

 

2 283 229

397 317

2 215 883

1 761 276

1 259 589

1 570 161

10 704 421

56,9

Bimboland

 

297 965

71 455

 

 

 

 

300 495

 

Mots d'amour

P

62 853

27 072

 

27 164

1 483

238 666

375 109

 

Astérix et Obélix contre César

 

8 948 228

1 058 451

3 104 933

3 563 516

87 826

1 395 898

21 727 982

1,6

Un pont entre deux rives

 

207 819

83 837

 

 

 

 

316 328

 

Vatel

 

575 656

154 861

124 029

67 208

 

186 472

1 134 488

 

Mirka

P

263

256

 

 

 

 

13 834

 

Les acteurs

P

415 427

122 176

 

 

 

 

457 914

 

Tutto l'amore che c'é

P

 

 

 

 

 

 

176 017

 

Les 102 Dalmatiens

 

2 963 697

425 456

1 234 705

2 087 095

2 469 443

968 211

13 896 557

66,9

Le placard

 

5 313 195

1 002 668

380 479

79 507

87 881

593 170

7 071 845

6,6

Vidocq

 

1 865 998

386 113

587 017

 

 

203 070

3 176 782

 

Concurrence déloyale

P

13 847

4 220

23 123

 

 

314 464

353 975

 

CQ

P

85 533

14 963

 

 

 

 

85 533

0,4

Astérix et Obélix :

Mission Cléopatre

 

14 488 577

2 046 754

1 562 950

1 614 311

12 581

636 646

22 366 910

 

City of ghosts

P

 

 

159 891

 

 

31 743

203 341

0,3

Dina

P

22 592

10 200

8 309

10 739

 

 

704 726

 

Between strangers

P

 

 

 

 

11 745

 

21 096

 

Streghe verso Nord

P

 

 

 

 

 

2 081

2 081

 

Aime ton père

 

16 030

7 408

 

 

 

 

27 789

 

Blanche

P

670 709

156 096

 

 

 

 

707 893

 

Wanted

 

393 389

134 742

4 826

 

 

4 092

477 266

 

Le pacte du silence

 

57 946

19 671

 

 

 

 

59 295

 

Bon voyage

 

740 654

224 456

107 605

 

33 813

44 257

981 999

2,3

Tais toi !

 

3 136 500

545 139

123 013

53 590

777

252 698

4 180 679

 

 

Les chiffres surlignés en jaune sont des estimations

Les recettes US sont en millions de dollars

Merci à Didier NOISY pour le recensement de tous les films ainsi que leurs entrées France et Paris

 

 

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Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 15:00
- Publié dans : MISES A JOUR

GERARR-D-2-copie-1.jpg

 

 

 

 

France

PARIS

Espagne

Allemagne

UK

Italie

EUROPE

Recettes US

Nathalie

 

551 774

136 475

20 885

109 600

40 019

33 497

876 010

 

Les cléfs de bagnole

P

175 912

59 412

 

 

 

 

183 508

 

RRRrrrr !!!

P

1 667 392

215 779

2 100

 

 

 

2 027 420

 

San Antonio

 

257 549

55 322

 

 

 

 

265 099

 

Nouvelle France

P

19 308

7 033

72 130

 

 

 

99 267

 

Je préfère qu'on reste amis

 

350 411

89 932

 

 

 

 

367 817

 

36, Quai des orfèvres

 

2 042 553

492 363

74 031

 

37 874

200 667

2 228 450

 

Les temps qui changent

 

327 709

84 554

25 362

 

 

64 957

404 866

 

La vie de Michel Muller

est mieux que la votre

P

4 784

2 566

 

 

 

 

4 784

 

Boudu

 

1 195 904

117 862

7 639

39 392

 

 

1 267 717

 

Vacances sur ordonnance

 

336

281

6 556

 

248 996

2 719

333 075

43,3

Combien tu m'aimes ?

 

531 268

137 549

52 586

38 543

 

190 728

1 005 966

 

Olé !

 

945 317

134 572

 

 

 

1 036 802

1 750 333

 

Quand j'étais chanteur

 

957 683

210 812

40 622

202 675

54 511

 

1 390 631

 

Michou d'Aubert

 

977 107

139 269

 

 

 

 

1 003 822

 

Paris je t'aime  (''Quartier Latin'')

 

437 608

206 631

147 390

195 330

43 381

 

1 154 859

4,8

La môme

P

5 242 769

676 764

239 753

519 072

335 568

218 765

7 993 773

10,2

Astérix aux jeux Olympiques

 

6 814 917

1 107 481

1 053 002

1 564 993

4 697

588 728

14 022 103

1,0

Babylon A.D.

P

909 438

209 124

354 469

388 462

226 316

419 502

3 090 031

22,5

Disco

 

2 435 015

385 951

 

 

 

 

2 524 015

 

Sans armes, ni haine, ni violence

 

379 896

106 451

 

 

 

 

384 232

 

Mesrine : L'instinct de mort

 

2 272 796

691 297

 

46 471

122 791

14 437

2 697 900

0,5

Hello Goodbye

 

64 146

24 906

 

 

 

 

64 146

 

Les enfants de Timpelpach

P

739 338

150 414

 

 

 

 

1 292 240

 

Bouquet final

 

327 048

61 568

 

 

 

 

341 102

 

A l'origine

 

340 233

99 067

 

 

 

 

355 776

 

Diamant 13

 

101 704

36 339

 

 

 

 

130 292

 

Bellamy

 

350 313

92 572

 

63 620

 

 

434 307

 

Coco

P

3 008 677

779 857

 

 

 

 

3 148 860

 

L'autre Dumas

 

222 234

83 667

 

 

 

 

229 302

 

Mammuth

 

865 844

194 690

16 835

124 293

 

37 295

1 093 177

 

La tête en friche

 

1 271 714

248 371

138 439

 

33 264

 

1 506 952

 

Potiche

 

2 318 221

629 309

96 822

 

 

141 181

2 506 441

1,6

Glenn

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je n'ai rien oublié

 

217 776

46 951

 

 

 

 

 

 

Un baiser papillon

P

 

 

 

 

 

 

 

 

So I Say

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la piste du Marsupilami

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Astérix et Obélix :

Au service de sa Majesté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Moi, Greyshnyy Angel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ipu : Convicted to Live

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le grand soir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les turfistes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les chiffres surlignés en jaune sont des estimations

Les recettes US sont en millions de dollars

Merci à Didier NOISY pour le recensement de tous les films ainsi que leurs entrées France et Paris

.

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Communauté : BOX OFFICE
 
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