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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.

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SOMMAIRE DU BLOG

Vous trouverez le tableaux récapitulatif des entrées des acteurs et réalisateurs : ICI


Samedi 4 mars 2006 6 04 /03 /Mars /2006 21:50
- Publié dans : ACTEURS FRANCAIS

.

DRAGEES AU POIVRE

 

4 SEPTEMBRE 1963

 

 

dragees_au_poivre.jpg

 

Réalisation

Jacques BARATIER

Scénario

Jacques BARATIER
Guy BEDOS

Photographie

Henri DECAE

Musique

Ward SWINGLE

Production

Pierre KALFON

Distribution

DICIFRANCE

Tournage

26/04/63 - 07/63

Durée

94 minutes

Gérard

Guy BEDOS

Raymond LA LEGION

Jean-Paul BELMONDO

Jackie

Sophie DAUMIER

Gisèle

Anna KARINA

Geneviève

Simone SIGNORET

Herr FRANZ

Francis BLANCHE

 

 

 

Gérard est un bon joueur de tennis – il vient de battre le numéro un français – mais sa passion véritable, c'est le cinéma. Avec un groupe de jeunes, passionnés comme lui, les "Zooms", il entreprend de réaliser un film. Le sujet : Paris et les Parisiens. Le style, celui du cinéma-vérité qui entend, caméra à l'épaule et micro caché, imprimer la réalité sur des kilomètres de pellicule.  Une école de strip-tease, des touristes allemands, un plombier-zingueur, une prostituée et le légionnaire de son cœur, deux pères de famille transformés en nourrices seront, avec bien d'autres, les "sujets" abordés par nos cinéastes en herbe.  Le film terminé, Gérard deviendra célèbre. Avec sa petite amie, il part pour Hollywood : un rôle l'attend, celui de Voltaire...

 

 


CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

73

1 017 091

 

ENTREES PARIS

 

415 343

 

 

 

 

 

1ère semaine

5

25 381

3

2ème semaine

7

19 974

3

3ème semaine

9

18 881

 

4ème semaine

9

18 468

 

5ème semaine

12

16 875

 

6ème semaine

12

16 567

 

Nombre de semaines Paris

 

9

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

8 460

 

Budget

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

 

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* *

 

 

.

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Samedi 4 mars 2006 6 04 /03 /Mars /2006 21:45
- Publié dans : ACTEURS FRANCAIS

.

 

L'AINE DES FERCHAUX

 

2 OCTOBRE 1963

 

 

_aine_des_ferchaux.jpg

 

Réalisation

Jean-Pierre MELVILLE

Scénario

Jean-Pierre MELVILLE

Photographie

Henrie DECAE

Musique

Georges DELERUE

Production

Charles LUMBROSO

Distribution

COMACICO

Tournage

08/62 - 11/62

Durée

102 minutes

Michel MAUDET

Jean-Paul BELMONDO

Dieudonné FERCHAUX

Charles VANEL

Lou

Michèle MERCIER

Angie

Stéfania SANDRELLI

Mr ANDREI

ANDREX

  

 

Michel Maudet, jeune boxeur, vient de perdre son troisième combat et son manager lui signifie la rupture de leur association. Le même soir, Dieudonné Ferchaux, vieux banquier, apprend qu'il va être mis en arrestation. Avant de fuir aux Etats-Unis, il passe une annonce pour engager un « secrétaire-garde du corps ». Michel, réduit aux expédients et sans scrupule, se présente. Ferchaux l'engage en toute connaissance de cause. Aux Etats-Unis, Ferchaux apprend qu'il est menacé d'extradition et que ses avoirs sont bloqués. Il entreprend, dans une voiture louée, une fuite vers le Sud. Michel se rend de plus en plus indépendant et semble guetter une occasion de s'emparer du viatique confortable emporté de France ou récupéré dans un coffre. Après diverses aventures, surveillés par le F.B.I, qui doit les empêcher de quitter le territoire, ils échouent à la Nouvelle-Orléans. Là, déprimé par le climat, Ferchaux voit sa santé décliner. Michel devient infirmier malgré lui, retenu par le prestige de la vieille crapule qui exerce sur lui un chantage au sentiment. Un soir, excédé, Michel sort en ville, se lie avec une danseuse française et s'enivre. Le lendemain, le tenancier d'un bar lui propose d'assommer le vieux et de prendre le magot. Il refuse mais décide de s'en emparer seul. En proie à une crise cardiaque, Ferchaux le laisse faire. Ayant rejoint la danseuse, Michel est assailli par le remords de ses divers abandons. Il revient à la villa pour trouver Ferchaux aux prises avec deux malfaiteurs et les met en fuite. Mais le vieux agonise et meurt entre les bras de Michel troublé.

 

 

 

Il est étonnant de constater la différence de traitement entre « Le Doulos » qui a généré des articles dithyrambiques et « L’ainé des Ferchaux » sorti quelques mois plus tard qui lui ne bénéficie que d’un traitement plus confidentiel.

Et pourtant les deux films sont réalisés par Jean-Pierre MELVILLE et bénéficient de la présence de Jean-Paul BELMONDO. Alors pourquoi ce film est-il le vilain petit canard de la filmographie du célèbre réalisateur ?

A la base, il y a un des nombreux ouvrages de Georges SIMENON, sorti en 1945. Alain DELON fut intéressé par  monter le projet avec Jean VALERE comme réalisateur et Romy SCHNEIDER comme actrice. Mais l’acteur abandonne le projet pour tourner en Italie. Le producteur dont s’est le premier film le propose à Jean-Paul BELMONDO qui accepte si c’est Jean-Pierre MELVILLE qui le met en scène. Le réalisateur accepte à la condition de réécrire le roman. Georges SIMENON s’en fiche du traitement de ses œuvres par le cinéma, et MELVILLE prend donc le soin de réécrire le livre en 8 jours.

Il reste à trouver l’acteur qui sera capable d’interpréter le rôle de Dieudonné FERCHAUX. Toujours amoureux des USA le réalisateur pense à une star américaine mais doit se rabattre sur Charles VANEL. Mais MELVILLE va s’apercevoir que ce dernier a négocié avec la production un droit de regard sur les dialogues, ce qui l’agace prodigieusement et n’annonce pas un tournage des plus faciles. De plus le tournage doit se dérouler aux USA et VANEL veut emmener sa femme, à la grande colère de MELVILLE qui déclare de manière pas très polie qu’une femme n’a rien à faire sur un tournage.

La production n’étant pas en mesure de supporter un tournage aux USA, une petite équipe est envoyée pour filmer quelques décors naturels et autres vues de New York. L’ensemble du film est tourné dans les studios Jenner qui appartiennent au réalisateur ce qui ne lui déplait pas. La scène de salle des coffres que l’on voit dans le film a été en fait filmée  au sein d’une grande banque française, et les scènes sur routes ont été tournées en province.

Durant le tournage, MELVILLE va se révéler assez détestable avec Charles VANEL. Mais BELMONDO va venir à sa rescousse. C’est que le jeune acteur respecte cette légende du cinéma français, c’est clair qu’il apprend à ses cotés et le vétéran apprécie le jeune acteur. Résultat des courses, les deux acteurs font corps contre MELVILLE et ne lui adressent plus la parole. MELVILLE doit donc terminer son film « de commande » sans parler à ses acteurs.

Le résultat est pourtant bienheureux. Les deux acteurs s’entendent fort bien et cela se voit à l’écran et MELVILLE qui semble libéré de toutes contrainte formelle, déroule son cinéma qui devient efficace, sans fioritures. Ici, pas d’effets à la « Doulos », mais un road moie qui va à l’essentiel dans un décor américain qui n’en est pourtant pas un. Et pourtant il reste le talent de MELVILLE qui concocte un film bien différent du livre de SIMENON. Dans le livre Michel tue Dieudonné FERCHAUX pour lui arracher son argent, dans le film MELVILLE traite d’une histoire d’amitié entre un vieux chêne et un jeune arriviste.

Le film ne manque pas de scènes fortes, mais il est tout entier porté sur les épaules de ses deux acteurs, Charles VANEL en tête. Le vieil acteur livre une performance de très haute volée, prouvant s’il en était utile qu’il fut un des plus grands de sa génération. Il n’a pas besoin de MELVILLE pour démontrer son talent naturel. Pour une fois, Jean-Paul BELMONDO trouve un rôle qui correspond à son âge, à son profil et ça marche à l’écran. Et pourtant les deux acteurs reprochent au réalisateur l’essence même de son récit dans le fait qu’il leur semble incroyable qu’un banquier méfiant puisse faire confiance, sur un coup de tête, à un jeune homme surgi de nulle part. Peut être n’est-ce pas vraisemblable, mais toute fiction doit bien avoir un point de départ plus ou moins réaliste afin de composer une histoire… bref, MELVILLE a été contesté par ses deux acteurs que ce soit dans son coté relationnel ou bien dans ses talents de scénaristes.

Pourtant le réalisateur s’est donné bien du mal pour mettre en scène le combat de boxe dans une reconstitution fidèle aux vrais rencontres. D’ailleurs BELMONDO s’est fait « sonné » au cours du tournage. L’intrigue part bien et BELMONDO joue un rôle peu enviable de ce jeune boxeur retraité qui répond à l’annonce d’un banquier pressé de s’enfuir avant d’être arrêté. Michel, joué par BELMONDO va se révéler assez cruel. Lina sa petite amie l’aime sincèrement et l’accompagne dans toutes ses galères. Sans le sou il tente de vendre un de ses bijoux, mais personne ne veut lui racheter. Il fait croire à Lina qu’il n’a pas eu la force de vendre son bijou, un bel hypocrite. Pire, devant partir immédiatement avec FERCHAUX il abandonne Lina qui l’attend sans argent désespérément à la terrasse d’un café. En plus c’est un sacré salaud doublé d’un lâche.

 

Charles VANEL est éblouissant dans la première partie du film. Décrivant à son conseil d’administration ses petites broutilles qu’il a rencontré dans son passé, il ne se laisse pas abattre et démontre des qualités de battant. Un peu pressé par les évènements il engage très rapidement Michel comme « secrétaire » et garde du corps pour sa cavale. Les deux hommes se jugent durant le voyage aux USA et Michel est un secrétaire modèle. Ferchaux ne s’est pas encore fait un avis définitif sur Michel. Son opinion devient favorable lorsque Michel rosse deux GI’s dans un bar. La force de Michel impressionne le vieil homme. Mais petit à petit Michel prend le dessus sur Ferchaux qui perd de sa superbe au fur et à mesure de la cavale. Le banquier commence à avoir peur de Michel qu’il pense très intéressé.

Toujours génial Charles VANEL interprète un FERCHAUX dépendant de plus de Michel qui ne supporte pas la situation. Ce dernier se lie avec une prostituée locale interprétée par la sculpturale Michèle MERCIER tout à fait sublime, un an avant qu’elle ne devienne célèbre avec « Angélique ». L’ultra beauté de l’actrice éclabousse l’écran. Michel est tenté de prendre l’argent de Ferchaux pour vivre avec son amie. Il prend l’argent à Ferchaux désespéré et s’en va. Mais d’autres brigands vont dépouiller le vieil ours. Mû par sentiment qui l’honore, Michel vient au secours de Ferchaux qu’il ne peut sauver pendant que les brigands s’emparent de l’argent. Avant de mourir Ferchaux est heureux que son ami soit venu à son secours, il va lui donner l’adresse de son coffre remplit d’argent mais il meurt avant. Michel a tout perdu par amitié.

Simenon avait écrit une fin bien plus sombre, mais MELVILLE cède au sentimentalisme et offre une belle histoire d’amitié entre deux hommes. C’est donc un film à la lecture bien plus aisée que ses films précédents, un film sans prétention et qui compte au final sur une magnifique interprétation de Charles VANEL et d’un Jean-Paul BELMONDO magnifique, qui signe une prestation tout en nuance, à l’instar de « Léon Morin prêtre » du même MELVILLE. Le rôle de Michel lui convient parfaitement et correspond à son âge.

« L’ainé des Ferchaux » est donc paradoxalement un des meilleurs MELVILLE et pourtant les conditions de tournages ont été détestables. Comme quoi….

Le film va souffrir d’une réputation de bide total. Pourquoi ? Le film sort en exclusivité dans seulement deux salles à Paris et s’il réalise une belle moyenne par salles il ne se classe que 7ème dans le top de la semaine avec 27 000 entrées, ce qui fait dire que le résultat est fort décevant. On se rappellera que « Le doulos »  s’est classé premier au box office à sa sortie. Et pourtant le film récolte plus de 300 000 entrées sur Paris ville, et égale le score du « Doulos » avec 1.4 millions d’entrées. Un score pourtant honorable, mais qui en cette année 1963 ne lui permet pas d’être mieux placé que dans le top 45 de l’année. Mais les étiquettes ont la vie dure et le film porte toujours cette réputation. Il faut dire qu’après une année 1962 portée par des succès, BELMONDO connaît une baisse d’entrées significative. Cependant au niveau de la qualité artistique, l’acteur peut se féliciter d’avoir tourné deux œuvres de qualité avec MELVILLE. Les relations entre BELMONDO et le réalisateur sont rompues du moins du coté de l’acteur. Il va se tourner vers des films plus commerciaux dans une année 1964 qui s’annonce explosive.

Jean-Pierre MELVILLE va se tourner vers Lino VENTURA pour son film suivant, mais il prendra un peu de temps pour le tourner. Avec un scénario écrit par José GIOVANNI et Lino VENTURA dans « Le deuxième souffle », il pourra peut être obtenir le succès commercial qu’il recherche tant.  

       

 

CRITIQUES AUTOUR DU FILM

                      

« Fort habilement tourné, ce film ne restitue pas la légendaire atmosphère simenonienne. Mais aucun cinéaste n’a su en fournir jusqu’à l’équivalent. Telle n’était peut-être pas l’intention de Melville ».  (‘’Télé 7 jours’’).


« (…) Charles Vanel absolument remarquable, Jean-Paul Belmondo égal à lui-même, Michèle Mercier de plus en plus ravissante (…), quelque chose manque cependant au film pour que votre adhésion soit complète. Cette œuvre intelligente et soignée nous laisse, en effet, assez indifférents. Tout en nous intéressant aux personnages, nous gardons nos distances. C’est peut-être que Melville lui-même nous parle d’eux plus en théoricien qu’en complice et sans ce frémissement inimitable que provoque la sincérité ».  (Jean de Baroncelli ‘’Le Monde’’).


« Je dirais volontiers de Melville ce que l’on disais de Claude Monet : ce n’est qu’un œil, mais quel œil ! il sait détecter l’essentiel, il sait surprendre un regard, un geste, mettre en valeur un détail du décor ou une attitude ; c’est un spectateur terriblement exigeant. A l’instar de l’homme du Mythe de la Caverne, le spectateur de cinéma se contente d’apparences. Mais quand ces apparences sont aussi délectables, le soleil du cinéma-vérité ne peut plus l’aveugler ».  (Jean Domarchi, ‘’Cahiers du cinéma’, n°149. novembre 1963’).


« J’aime d’abord dans ‘’L’aîné des Ferchaux’’ la bonne santé d’un réalisateur qui ne pense pas déchoir en racontant une histoire solide, fondée sur des thèmes aussi éprouvés et fascinants que le voyage et la métamorphose, en nous attachant à des personnages et à un décor sans se croire obligé de recourir à des artifices de langage ou aux jeux de distanciation qui ne sont que la pirouette de la stérilité ou l’alibi de la fumisterie. Ce respect tout ‘’Hawksien’’ de l’aventure, cela porte un beau nom, cela s’appelle : l’honnêteté ».  (Michel Flacon, ‘’Cinéma 63’’, n°79. septembre 1963).

 

Merci à Didier NOISY pour son travail sur les critiques du film

 


CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

42

1 484 257

 

ENTREES PARIS

 

337 933

 

 

 

 

 

1ère semaine

7

27 267

2

2ème semaine

6

26 493

 

3ème semaine

6

20 917

 

4ème semaine

8

17 265

 

Nombre de semaines Paris

 

9

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

13 634

 

Budget

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

 

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* *

 

 

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L'AINE DES FERCHAUX AFFICHE ESPAGNOLE

 

 

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L'AINE DES FERCHAUX AFFICHE DANOISE

 

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 1 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Samedi 4 mars 2006 6 04 /03 /Mars /2006 21:40
- Publié dans : ACTEURS FRANCAIS

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PEAU DE BANANE

 

30 OCTOBRE 1963

 

 

PEAU-DE-BANANE.jpg

 

Réalisation

Marcel OPHULS

Assistant réalisateur

COSTA-GAVRAS

Scénario

Marcel OPHULS

Claude SAUTET

Daniel BOULANGER

Photographie

Jean RABIER

Musique

Ward SWINGLE

Production

Paul Emond DECHARME

Distribution

C.C.F.C

Durée

100 minutes

Tournage

Février / Avril 1963

Michel POLLARD

Jean-Paul BELMONDO

Cathy

Jeanne MOREAU

Lachard

Gert FROEBE

Reynaldo

Jean-Pierre MARIELLE

Bontemps

Alain CUNY

Madame BORDAS

Paulette DUBOST

Charlie Beau Sourire

Claude BRASSEUR

 

 

Cathy, dont le père a jadis été ruiné par ses deux associés, Lachard et Bontemps, veut se venger en les ruinant à leur tour. Pour réussir son plan, elle adjoint à ses deux complices, Charlie et Bordas, son ex-mari, Michel, qui se trouve engagé dans l'affaire sans connaître l'identité de l'instigatrice. Mais lorsqu'on la lui présente, il ne lui déplaît pas de collaborer avec son ex-femme et il prend une part très active à la première machination contre Bontemps. L'affaire ayant réussi, Cathy se débarrasse des deux autres complices avec une astuce et un aplomb qui laisse Michel pantois, perplexe même, mais de nouveau très amoureux de sa femme. Ils vont alors à Monte-Carlo pour retrouver le second escroc à punir : Lachard ; mais ils rencontrent chez ce dernier le vrai Bontemps car le premier n'était qu'un innocent homonyme qu'ils s'empresseront de rembourser, sincèrement désolés de l'avoir dépouillé par erreur. Puis le charme et le génie inventif de Cathy conduit bientôt Lachard à la ruine et du même coup son associé, le vrai Bontemps. Mais Bordas et Charlie reparaissent, réclamant sans ménagement leur part. La présence d'esprit de Michel les lance sur une piste sans issue et le couple, débarrassé de ces importuns collaborateurs, part joyeusement dépenser l'argent récupéré.

 

 

Si Jean-Paul BELMONDO tourne beaucoup ses résultats au box office sont en demi-teinte en cette année 1963 bien en deçà de ceux de l’année précédente. Sans doute possède-t-il une belle opportunité de revenir au succès avec « Peau de banane » une comédie de qualité où il va retrouver une actrice qu’il apprécie particulièrement, Jeanne MOREAU. Si leur premier film ensemble « Moderato Cantabile » n’a pas été un grand succès au box office, ils se sont promis de prendre une sorte de revanche.

De fait, ce film est écrit par une équipe de qualité dont Claude SAUTET qu’on ne présente plus et Daniel BOULANGER habile scénariste qui retrouvera BELMONDO pour « L’Homme de Rio ». Le film sera élégamment mis en scène par Marcel Ophüls le fils de son célèbre père dont c’est le deuxième film. Il sera bien aidé par COSTA GAVRAS qui l’assiste.

Le scénario est bien sûr concocté pour donner la part belle aux deux acteurs principaux. Le titre du film cache le réel thème du film. « Peau de banane » est le nom d’un cheval joué par BELMONDO sur un champ de course car c’est en fait une histoire d’arnaques et d’arnaqueurs  dont la tête pensante est Cathy, une redoutable femme aussi intelligente qu’elle est charmante. C’est du pain béni pour une Jeanne MOREAU en superbe forme et vraiment irrésistible. Le film ne va cesser de mettre le spectateur sur des fausses pistes et celui-ci va se demander qui roule qui et qui fait quoi. Une belle manière de manipuler le spectateur et de conserver son attention.

Cathy travaille entre autres avec deux acolytes de faible envergure : Charlie Beau Sourire joué par un Claude BRASSEUR agréable et Reynaldo joué par Jean-Pierre MARIELLE dont la présence sur les plateaux est due à l’insistance de BELMONDO qui veut absolument son copain de conservatoire avec lui. Elle fait recruter Michel par Charlie sur le champ de course où Michel a ses habitudes. Ce qu’ils ne savent pas c’est que Michel et Cathy se connaissent depuis les bacs à sable où ils sont devenus inséparables et même mariés. Divorcés, Cathy n’a pas oublié Michel et compte bien le récupérer. Bien que Michel se consacre désormais au jazz, il reste un arnaqueur de haute volée. Le but : arnaquer deux personnes qui ont ruiné le père de Cathy. Pour la première arnaque, ils vont faire croire à un dénommé BONTEMPS que le sable issu de la plage de sable qu’il possède contient de la silice en grande quantité et suscite la convoitise d’une puissante entreprise allemande. BELMONDO est impeccable en ingénieur allemand qui pigeonne facilement un Alain CUNY atteint par la fièvre de l’or. De beaux dialogues viennent ponctuer cette première rencontre. A noter une belle prestation fort drôle de Paulette DUBOST. L’arnaque réussie, Michel constate qu’il a été laissé en plan par Cathy. Furibond il retrouve tout le petit monde. Mais la police intervient en la personne de deux autres personnes qui « arrêtent » les deux complices de Cathy. Mais c’est encore une fois Cathy qui mène la danse, car les policiers étaient des complices. Cathy peut mener sa deuxième arnaque. La cible est Lachard joué par le formidable Gert FROEBE qui sera connu dans le monde entier l’année suivante dans « Goldfinger ». Celui-ci est féru de courses de chevaux, donc Cathy va faire passer Michel pour un spécialiste de botanique qui a eu quelques problèmes avec des produits issus de plantes sud américaines. Lachard pense que Michel dope des chevaux avec et ainsi peut connaître le nom des futurs vainqueurs des courses hippiques. A l’heure ou internet n’existe pas et où l’information circule lentement, l’arnaque sera de révéler le nom du vainqueur avant la radio « Europe 1 ». Convaincu et charmé par Cathy Lachard devra lâcher un paquet d’argent qui appartient qui plus est à son complice Bontemps… Tout marcherait parfaitement, si Michel ne soupçonnait pas Cathy de vouloir le doubler et surtout si les anciens complices de  Cathy ne se montraient pas menaçants.

L’arnaque fonctionne, mais Michel s’aperçoit que le premier Bontemps n’était pas le bon. C’est un homonyme de Cathy a plumé pour financer sa deuxième arnaque. Mais le pire n’est pas là. Tout le monde se retrouve dans une chambre de palace et Cathy est menacée par ses anciens complices et Michel doit révéler où se trouve l’argent. Mais le plus malin de la bande n’est pas celui qu’on croit….

C’est une habile comédie où la composition des deux acteurs principaux fait merveille. Le couple BELMONDO/ MOREAU fait merveille et l’actrice se révèle malicieuse, charmante, drôle, envoutante avec son phrasé si particulier. A l’instar de Jules et Jim elle pousse même la chanson avec le sympathique « Embrasse-moi » écrit par Rezvani. BELMONDO est également drôle, sans en faire trop, et toujours aussi dynamique. Les seconds rôles sont excellents en particulier Gert FROEBE et les expérimentés Alain CUNY et Paulette DUBOST.

Enjoué et sympathique, le film est même moral puisque Michel rend l’argent au premier Bontemps qui n’était pour rien dans la ruine du père de Cathy. Le film souffre cependant d’un léger manque de rythme du à la complexité de l’intrigue.

Le film rencontre le succès dès sa sortie parisienne. Il restera plusieurs semaines dans les toutes premières places des exclusivités même s’il ne parvient pas à prendre la première place barré par « Docteur Jerry et Mister Love », « Pouic-Pouic » ou « les Tontons flingueurs ». Avec 2 millions d’entrées en France, le film est un franc succès et permet à BELMONDO et MOREAU de frôler le top 20 de l’année. C’est le meilleur score de BELMONDO pour cette année 1963 et le succès du film annonce une année 1964 des plus flamboyantes pour lui.                              

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

1 909 913

 

ENTREES PARIS

 

522 450

 

ENTREES BANLIEUE

 

 

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

 

 

 

 

 

 

1ère semaine

3

52 011

5

2ème semaine

2

56 489

 

3ème semaine

2

40 332

 

4ème semaine

2

34 401

 

5ème semaine

4

32 073

 

6ème semaine

5

24 229

 

7ème semaine

4

19 246

 

Nombre de semaines Paris

 

 

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

10 402

 

Cote du succès

 

* * *

 

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 1 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Samedi 4 mars 2006 6 04 /03 /Mars /2006 21:35
- Publié dans : ACTEURS FRANCAIS

L’HOMME DE RIO


 28 FEVRIER 1964

 

 

Réalisation

Philippe de BROCA

Scénario

Philippe de BROCA

Jean-Paul RAPPENEAU

Ariane MNOUCHKINE

Daniel BOULANGER

Directeur de la photographie

Edmond SÉCHAN

Musique

Georges DELERUE

Production

Alexandre MNOUCHKINE

Distribution

Les Artistes Associés

Durée

110  minutes

Tournage

 

Adrien

Jean-Paul BELMONDO

Agnès

Françoise DORLÉAC

Le professeur Catalan

Jean SERVAIS

Tupac

Milton RIBEIRO

 

 

Permissionnaire de l'armée de l'air, Adrien arrive pour une semaine à Paris. Le même jour, une statuette indienne a été volée au Musée de l'Homme. le professeur Catalan, chef de la section, se désole et Agnès, fille de l'un de ses anciens collègues, vient le consoler. Catalan a beaucoup d'affection pour Agnès. Mais celle-cî est pratiquement fiancée à Adrien. Lequel Adrien arrive chez Agnès pour la voir enlevée à son tour. Comme il ne veut pas de ce genre d'histoires, il court après, et cela le mène jusqu'à Rio. Là, il la délivre des griffes de ses ravisseurs qui l'avaient droguée. Par elle, il apprend que le professeur aurait également été kidnappé ; que le père d'Agnès a autrefois caché dans un jardin de Rio une statuette semblable à celle qu'on a volée, et que c'est sans doute là la raison de son enlèvement. Comme il existe une troisième statuette, il n'y a pas de raison que cela s'arrête, si l'on n'y met bon ordre. Heureusement, ils retrouvent la seconde statuette. Malheureusement, ils se la font voler. Heureusement, ils retrouvent le professeur. Malheureusement, celui-ci se révèle être le chef des ravisseurs. Heureusement, ils préviennent le possesseur de la troisième statuette. Malheureusement, le professeur Catalan enlève statuette et fillette. Heureusement, Adrien suit toujours la piste. Et, après beaucoup de bagarres, de poursuites et de fatigues, cela finit comme chacun l'espérait : Catalan, qui devait grâce aux statuettes découvrir un trésor, n'en profitera jamais. Pas plus d'ailleurs qu'Adrien ni Agnès, mais ça leur est bien égal : ils s'aiment. Et Adrien sera à l'heure pour reprendre le train des permissionnaires.

 

1963 a été une année intéressante pour BELMONDO mais celle-ci n'a pas été couronnée de succès spectaculaires. "Le Doulos" et "L'aîné des Ferchaux" ont passé le million d'entrées tout en étant un peu décevant pour des films réalisés par Jean-Pierre MELVILLE. D'ailleurs les deux sont brouillés, et le réalisateur devra faire appel à Lino VENTURA pour son prochain film. BELMONDO a trouvé un succès plus franc avec "Peau de banane" une comédie plutôt réussie avec Jeanne MOREAU. Le public semble pour le moment l'apprécier dans des films plus léger que ses polars habituels. En fait rien n'annonce une année 1964 qui va être en tous points exceptionnelle. L'acteur tourne toujours beaucoup et il se trouve que les bons projets vont s'accumuler. Tout d'abord, il va retrouver Philippe DE BROCA et son scénariste Daniel BOULANGER pour "L'homme de Rio" un film d'aventures toujours produit par Alexandre MNOUCHKINE. Tout ce beau monde a connu un gros  succès avec "Cartouche" en 1962 et désire rééditer cet exploit. Mais le genre dit de "Capes et d'épées" attire moins de monde dans les salles. ce que désirent les spectateurs, c'est de l'aventure, tels ces héros de films d'espionnage comme James BOND où OSS 117 qui ont très bien marché en 1963. Les auteurs s'adaptent et concoctent une comédie d'aventures menées tambour battant. Et quel meilleur acteur que BELMONDO pour un film rythmé, alerte, et comprenant pas mal de cascades ?
En tout cas au niveau du scénario du beau linge participe à l'écriture, dont Ariane MNOUCHKINE et Jean-Paul RAPPENEAU et bien sûr DE BROCA ainsi que Daniel BOULANGER à la finition. De quoi retrouver la qualité d'un film comme "Cartouche". Il est d'ailleurs à noter que peut être Jean-Paul RAPPENEAU a trouvé l'inspiration de son futur "Le sauvage", tant des scènes semblent issues du film.
Pour le casting il convient de trouver une bonne actrice pour donner la réplique à BELMONDO. Le réalisateur connait bien Françoise DORLEAC qui est à l'époque, la petite amie de Jean-Pierre CASSEL un de ses acteurs fétiche. A 22 ans elle n'a joué quand dans des petits rôles et elle va sans doute trouver avec ce film la possibilité d'éclater sur l'écran. Elle est belle comme sa sœur, pimpante, espiègle, elle a tout pour plaire et doit justifier tous les efforts faits par le héros pour la retrouver à l'autre bout du monde. Petit problème, la coproduction italienne veut une actrice italienne pour accompagner BELMONDO. Le réalisateur refuse catégoriquement, et le deal va se faire sur la présence d' Adolfo CELI dans un bon second rôle. L'acteur italien deviendra connu dans le monde entier dans le rôle du vilain dans "Opération tonnerre" en 1965. Dans tout bon film il faut un méchant réussi et c'est Jean SERVAIS ( Du Rififi chez les hommes) qui s'y colle et il est épatant dans le rôle du fourbe professeur Norbert Catalan.
Le tournage se fait à l'artisanale, avec une équipe réduite de 13 personnes. Un tournage à "l'arrache" comme aimait le dire DE BROCA. Les nouvelles villes brésiliennes peu habitées donnent une impression de paysage lunaire, c'est d'autant plus impressionnant quand Bebel court au milieu d'immeubles désertiques. La logistique est réduite à sa plus simple expression, ce qui donne une impression de tournage dans l'urgence, caméra à la main, ce qui rend l'atmosphère aussi authentique, car tout est tourné en décors naturels. L'exotisme et le dépaysement sont bien présents. Dans le film la fête sensée être organisée chez le millionnaire fut réalisée dans la cour du musée d'art moderne de Rio.
Une autre difficulté du tournage vient des cascades fort dangereuses exécutées par BELMONDO lui même ce qui angoissait hautement Alexandre MNOUCHKINE. Heureusement, un des premiers et meilleurs cascadeurs français, Gil DELAMARE forme BELMONDO, élève extrêmement doué et casse-cou. Une des plus fameuses cascades du film est celle où BELMONDO passe du sommet d'un immeuble en construction à un autre immeuble par le biais d'un câble. Le câble ayant du mou, BELMONDO est en position difficile et toute l'équipe retient son souffle lorsque l'acteur tente de traverser le vide...
L'ambiance est  excellente, car comme d'habitude BELMONDO met une incroyable pagaille dans l'hôtel où loge l'équipe avec des blagues plus ou moins énormes.
Lorsque le tournage se termine, Philippe DE BROCA découvre les rushs du film. il avait tourné "en aveugle" et est très déçu du résultat final (comme d'habitude chez lui)mais MNOUCHKINE est très enthousiaste au vu de la fraîcheur du film.
Car le film est un mélange de Tintin, de Blake et Mortimer et d'Indiana JONES et ans nul doute que le jeune Steven SPIELBERG ou même Georges LUCAS ont du prendre modèle sur le climat du film.
C'est à un rythme endiablé que se passe l'intrigue, l'espace d'une permition d'un jeune militaire, Adrien, qui va retrouver sa jeune fiancée, Agnès, à Paris.

Celle-ci est en plein mystère au sein du Musée de l'Homme. La police, menée par un Daniel CECCALDI à l'accent bien parigot enquête sur un meurtre bien étrange et sur le vol d'une statuette qui semble avoir peu de valeur. Nous faisons connaissance du Professeur Catelan joué par un Jean SERVAIS qui trouve là un de ses meilleurs rôles. Un homme sérieux mais passionné qui semble avoir beaucoup d'affection pour Agnès, fille d'un de ses collègues morts il y a peu. L'enquête se poursuit chez Agnès alors qu'Adrien vient la retrouver. Agnès est kidnappée sous les yeux d'Adrien qui commence une folle poursuite. D'abord à moto, puis en avion. passager clandestin, il s'échappe à Rio destination d'Agnès. Adrien court beaucoup pour rattraper Agnès, il court d'ailleurs tout le temps dans le film assurant un tempo très élevé. Grâce à l'aide d'un petit brésilien issu des favelas, il retrouve Agnès après moult périples. Il retrouve aussi le professeur Catelan qui lui aussi a été enlevé. Mais c'est toute l'astuce du film, personne ne se doute que Catelan est le cerveau criminel de l'histoire. Adrien et Agnès le conduisent tout droit chez Mario de Castro, un ancien ami de Catelan et qui possède une des 3 statuettes recherchée par ce dernier. Catelan l'étrangle devant son coffre. On découvre un homme jaloux, impatient, prêt à tout pour parvenir à ses fins. Il kidnappe de nouveau Agnès, et Adrien est obligé de s'employer par tous moyens, même les plus dangereux pour la retrouver. La troisième partie digne d'Indiana Jones voit tout ce beau monde se retrouver dans la jungle amazonienne. En retrouvant son trésor, Catelan perdra aussi la vie écrasé par la destruction de la grotte au trésor. De retour à Paris dans le train qui le ramène à la caserne, Adrien apprend que son copain de régiment à vécu un week end d'enfer: il a perdu ses valises !!
Philippe DE BROCA réalise une des plus trépidantes aventures des années 60. BELMONDO, virevoltant anime le film d'une manière rarement égalée. Le personnage ne reste jamais en place plus de 10 minutes et doit affronter tous les dangers pour retrouver sa belle: se retrouver dans le vide, marcher sur des corniches, se bagarrer dans des boxons, marcher en équilibre sur des corniches, utiliser des avions, sauter en parachute et surtout courir...courir.... d'ailleurs le voir courir dans un Brasilia désertique, écrasé par la dimensions des décors est une image magnifique. Un témoignage étonnant sur un pays en voie de transformation.
Françoise DORLEAC campe une Agnès quelque peu agaçante, mais sexy, provocante, piquante. Evidemment elle rappelle terriblement Catherine DENEUVE et on ne peut éviter de penser qu'elle ressemble beaucoup à sa sœur dans "Le sauvage". Une très bonne actrice est née.
Une mention à Jean SERVAIS qui campe une belle crapule.
C'est une réussite majeure du film d'aventure français.
Le film prend la première place du box office hebdomadaire parisien et il va bénéficier d'un formidable maintien du fait d'un bouche à oreille énorme qui en fait une des sensations de ce début d'année 1964. Il reste 8 semaines dans le top 2 dont 4 semaines à la première place durant une exclusivité triomphante. Très populaire en France , le film engrange près de 5 millions d'entrées et passe le million d'entrées sur Paris soit le meilleur résultat de la carrière de BELMONDO qui prouve une superbe popularité. C'est le deuxième succès de suite pour le tandem DE BROCA /BELMONDO qui vont vite remettre le couvert dès l'année suivante. Cette Belmondomania n'est pas près de s'éteindre étant donné que son nouveau film sort alors que "L'Homme de Rio" est encore sur les écrans. il s'agit de "100 000 dollars au soleil" d'Henri VERNEUIL !  L'année 1964 commence sur les chapeaux de roue.
Le triomphe du film confirmé en Europe va donner naissance à une mode du film d'aventure. Par exemple, Jean MARAIS va tenter de s'engouffrer sur cette brèche avec "Le gentleman de Cocody" film d'aventure exotique lorgnant de façon manifeste sur 'L'home de Rio" et les exemples sont légions...
En tout cas BELMONDO peut être rassuré après une année 1963 mitigée, le public l'adore quand il joue les aventuriers et effectue des cascades....   

 

 

CRITIQUES AUTOUR DU FILM

 

« C’est beaucoup plus à un personnage de bandes dessinées, de ‘’cartoons’’ ou de ‘’comics’’ que fait penser Jean-Paul Belmondo dans ce film gentiment rocambolesque et astucieusement abracadabrant. Il y a, si j’ose dire, non seulement du Tintin en lui, un Tintin à qui la gouaille et l’insolence seraient venues en même temps que le poil au menton, mais aussi du Tarzan, du Popeye, du Filochard (des ‘’Pieds-Nickelés’’), du Capitaine Troy et, finalement pourquoi pas, du… Jean-Paul Belmondo tels que l’écran souvent le montre ».  (Jean de Baroncelli ‘’Le Monde’’).


 « Le trio Belmondo-Moreau- Brasseur, dans une forme éblouissante, nous entraîne à cent à l’heure dans cette histoire très amusante, admirablement dirigée par le fils du metteur en scène Max Ophüls ».  (‘’Paris-Match’’).

« De la haute voltige cinématographique dans cette folle course poursuite où Jean-Paul Belmondo exerce tous ses talents avec un entrain communicatif. De Rio à Brasilia, la caméra nous offre sur fond de scènes d’action quelques-uns des plus beaux paysages du monde ».  (‘’Télé 7 jours’’).


« Une bande dessinée à rebondissements perpétuels. Sur le plan du spectacle, le pari est gagné, mais peut-on s’attacher deux heures durant à des marionnettes ? ».  (‘’Cahiers du cinéma, n°154’’, avril 19864).


« A pied, à cheval, en voiture, en moto, en hélicoptère, à la nage, en vélo et en souplesse, Belmondo poursuit une enquiquineuse de fiancée à qui le dialogue de Daniel Boulanger prête beaucoup d’esprit. A l’occasion, nous retrouvons les cartes postales brésiliennes laborieusement utilisées par Marcel Camus ; animées par Jean-Paul ‘’Fairbanks’’ Belmondo, elles reprennent vie à leur tour et l’on reviendrait ravi de cette croisière rocambolo-touristique, si les organisateurs avaient su s’arrêter à temps. La dernière demi-heure s’enlise dans la jungle ». (Pierre Billard, ‘’Cinéma 64, n°85’’, avril 1964).

 

     

Merci à Didier NOISY pour son travail sur les critiques

 

                                           

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

1

4 800 626

 

       

ENTREES PARIS

 

1 150 850

 

 

 

 

 

Exclusivités

 

 

 

1ère semaine

1

60 567

5

2ème semaine

1

58 367

5

3ème semaine

2

55 310

5

4ème semaine

2

51 394

5

5ème semaine

2

63 949

5

6ème semaine

1

54 750

5

7ème semaine

2

34 866

5

8ème semaine

3

36 396

5

9ème semaine

4

26 874

5

10ème semaine

4

40 564

5

Nombre de semaines Paris

 

17

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

12 113

 

Budget

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

592 476

 

Box office annuel Italien

56

 

 

Cote du succès

 

* * *

 

 

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AFFICHE HOMME DE RIO ESPAGNOLE

 

 

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AFFICHE HOMME DE RIO ALLEMANDE

 

 

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AFFICHE HOMME DE RIO ITALIENNE

 

 

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AFFICHE HOMME DE RIO USA

 

 

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AFFICHE HOMME DE RIO JAPONAISE

 

 

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AFFICHE HOMME DE RIO TCHEQUE

 

 

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Samedi 4 mars 2006 6 04 /03 /Mars /2006 21:30
- Publié dans : ACTEURS FRANCAIS

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FICHE EN COURS D'ELABORATION

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Samedi 4 mars 2006 6 04 /03 /Mars /2006 21:30
- Publié dans : ACTEURS FRANCAIS

 

100 000 DOLLARS AU SOLEIL


 17 AVRIL 1964

 

CENT-MILLE-DOLLARS-AU-SOLEIL.jpg

 

Réalisation

Henri VERNEUIL

Scénario

Henri VERNEUIL

Michel AUDIARD

Marcel JULLIAN

Directeur de la photographie

Marcel GRIGNON

Musique

Georges DELERUE

Production

Alain POIRÉ

Distribution

Gaumont

Durée

120 minutes

Tournage

 

Rocco

Jean-Paul BELMONDO

Hervé Marée

Lino VENTURA

Hans Stemer

Reginald KERNAN

Mitch-Mitch

Bernard BLIER

Castigliano

Gert FROEBE

Pepa

Andréa PARISY

 


Rocco est conducteur dans une entreprise de transports au Sahara. Or, voici qu'un semi-remorque flambant neuf, chargé d'une cargaison aussi mystérieuse que suspecte, va être confié à un « nouveau », nommé Steiner, pour un voyage vers le Nigeria. Rocco s'en empare avec l'aide de Pepa, qui se prétend amoureuse de lui, et espère bien détourner la cargaison à son profit. Mais l'entrepreneur l'entend différemment et lance à sa poursuite un autre chauffeur, Marec, ami de Rocco auquel va se joindre Steiner. Après bien des tribulations, Rocco, dont le semi-remorque a été rendu inutilisable au cours de la poursuite, arrive à s'emparer du camion de Marec et à y transférer la cargaison. Puis il atteint Moussorah, but du voyage, et s'apprête à négocier. Marec arrive à son tour à Moussorah et y retrouve Rocco dans une maison « accueillante ». Assoiffé de vengeance, il bondit sur lui. Mais, après une lutte pénible, Rocco l'arrête : au rendez-vous, il n'a trouvé personne ; et Pepa en a profité pour filer avec la cargaison. Et les deux / chauffeurs se retrouvent Gros-Jean comme devant. Tout finit dans un formidable éclat de rire.
(les fiches du cinéma)


Henri VERNEUIL sort du triomphe de "Mélodie en sous-sol" conforté dans l'idée qu'il faut présenter au public des films efficaces et spectaculaire à l'instar des productions américaines et que cela peut marcher au box office. Il a depuis longtemps envie de mettre en scène un western et va transposer le genre dans le milieu des camionneurs dans le désert de Ouarzazate. Les chevaux sont remplacés par des 30 tonnes rugissants. Le sujet est simple, il s'agit de la course poursuite entre deux camionneurs, l'un cherchant à rattraper l'autre qui a volé un camion rutilant neuf contenant une mystérieuse marchandise valant 100 000 dollars. Comme d'habitude chez VERNEUIL il recrute des poids lourds du box office. Il retrouve Jean-Paul BELMONDO qu'il a dirigé récemment dans "Un singe en hiver" et Lino VENTURA qu'il a également dirigé dans "Les lions sont lâchés". De plus les deux acteurs se connaissent bien depuis "Classe tous risques". Pour le troisième rôle Bernard BLIER est de la partie. Un rôle certes un peu en retrait, mais le bonhomme est connu pour être un des meilleurs pour réciter les dialogues de Michel AUDIARD embauché lui aussi pour l'occasion. Nous reconnaissons Gert Froëbe en patron pas très recommandable, Réginald KERNAN dans le rôle de l'Allemand recherché par la police et Andréa PARISY en femme fatale.

Le scénario est assez simple.  VERNEUIL donne un ton exotique au film. Dépaysement garantit. Dans un bled saharien, une entreprise de transports routier est composée de durs professionnels du volant. Les camions sont bien abîmés par la rudesse du climat et par les années. Plutôt chambreurs le groupe de chauffeurs est hétéroclite et le pédigrée de chacun reste un mystère. Cependant une sorte de solidarité existe entre eux, voire une amitié, mais tous rêvent de "s'en sortir" un jour. C'est le cas entre Rocco et Hervé. Rocco est le jeune coq sportif, Hervé le gros dur expérimenté. Tous deux revendiquent le titre "d'as du volant" et c'est bien le minimum pour traverser les routes meurtrières du Sahara. Mitch Mitch est le vanneur du groupe, un saoulard obsédé par les petites femmes et voyeur à ses moments. Le gros patron négligé est appelé "la betterave" car il est diabétique, vient d'on-ne-sais-où ne semble pas très scrupuleux sur la comptabilité.

Un camion flambant neuf vient d'être livré et tous rêvent de le conduire. Mais ce sera un nouveau qui se chargera d'effectuer la première livraison, Hans, un américain, un grand dur dont ils ne savent pas grand chose. Ce petit groupe va se saouler dans le rade du coin, dans une scène qui n'est pas sans rappeler à petite échelle celle des "Tontons flingueurs". Au réveil tous ont une mauvaise surprise : Rocco s'est enfui avec le camion neuf et sa cargaison. Le patron offre beaucoup d'argent à Hervé afin qu'il retrouve Rocco et sa cargaison. Hervé comprend que la cargaison est précieuse. Sur la route il est alpagué par Hans. Celui-ci également veut retrouver la cargaison. Mais Rocco est malin et va semer la piste d'embûches. Dans un relais, le patron qui est un pote de Rocco tente de ralentir les deux compagnons. Sa gargote sera détruite par Hervé et Hans, de sacrés bagarreurs. Les deux camions vont se retrouver mais Rocco sait y faire et manque de flanquer les deux compères dans le décors. Rocco est mené par le bout du nez par Pepa, une très jolie femme qui lui a donné le "tuyau". Rocco est rattrapé  mais il domine la situation et semble mettre Hervé et Hans définitivement hors jeu. Hervé découvre la véritable identité de Hans, qui est recherché par la police. Une nouvelle fois Hervé sera secouru par Mitch-Mitch qui ne manque pas, comme à l'accoutumée de le vanner copieusement ("L'équipe de fer", "le cador du volant" "quand je roule derrière toi j'emporte toujours un moteur de rechange") . Hervé retrouve Rocco et lui administre une sévère correction. Rigolard, Rocco l'informe qu'il a été "faisandé" par Pepa. Les deux font la paix. Rocco conclue l'histoire en déclarant "Quand je pense qu'on a failli avoir des mots !...".

Un film d'hommes, efficace. Une belle aventure dans le désert parfaitement mise en relief par un VERNEUIL des grands jours. Dommage que La MGM n'a pas donné de budget assez conséquent pour tourner en couleurs comme le regrettera VERNEUIL. Mais l'œuvre populaire, est de qualité. Sur le tournage l'ambiance a été au beau fixe comme le climat. Une grande bande de copains. Les acteurs ont tenu le volant des camions pour la majorité des scènes. Bien sûr VENTURA et BLIER copains comme cochons, regrettent les bons restaurants parisiens au vu de la cantine du coin. Lino tentera de faire la cuisine pour montrer ses talents culinaires. Le reste du temps BELMONDO constate le talent certain de BLIER pour réaliser de bonnes farces au dépend de VERNEUIL, mais il n'est pas en reste. Une bonne ambiance qui se ressent à l'image. C'est un film d'aventure, mais non violent, destiné à un large public. BELMONDO et VENTURA font ce qu'ils ont l'habitude de faire. BELMONDO a la gouaille, VENTURA est le dur à cuire du film. Des rôles de composition.

Le film sort dans un contexte très favorable. Henri VERNEUIL bénéficie du triomphe de "Mélodie en sous sol", Lino VENTURA et Bernard BLIER ont eux mêmes connus le succès avec "Les tontons flingueurs" et bien sûr il y a l'effet BELMONDO. Le film sort quelques semaines après "L'homme de Rio" avec BELMONDO qui cartonne. Dans ses conditions " 100 000 dollars" connait lui aussi une sortie triomphante et prend la tête du box office haut la main. BELMONDO voit ces deux films en tête du Box Office. C'est la "Belmondomania".

"100 000 dollars au soleil" bénéficie de tous ces facteurs positifs et va connaître une magnifique carrière au Box office avec 3.5 millions de spectateurs et la barre du million de spectateurs passée sur Paris Banlieue. Le film reste très populaire aujourd'hui, c'est du cinéma "comme on en fait plus".

Le couple Lino VENTURA / Bernard BLIER se reforme pour tourner dans la foulée "Les barbouzes" et Henri VERNEUIL ne lâche pas Jean-Paul BELMONDO d'une semelle. Les deux tournent "Week end à Zuydcoote" prévu pour la fin d'année 1964. Une année exceptionnelle pour l'acteur.

 

 

Et comme Michel AUDIARD est aux dialogues voici un petit florilège de ses meilleures répliques.

* Quand les types de cent trente kilos disent certaines choses, ceux de soixante kilos les écoutent...

 

* - Tiens, ça me rappelle ma finlandaise. Tu la connais mon histoire avec la finlandaise ?
- Oui.

- Bah toi qui la connais pas tu vas te poiler ! Figure-toi qu'un jour sur la piste d'Ibn Saoud, j'tombe sur un p'tit ingénieur des pétroles avec sa Land Rover en rideau. Il avait sa bonne femme avec lui, là, une grande blonde avec des yeux qu'avaient l'air de rêver et puis un sourire d'enfant : une salope quoi. Moi je repère ça tout de suite parce que les femmes c'est mon truc.- C'est pas comme le pelletage, hein ?!
- Alors, aussi sec, je propose au p'tit ingénieur : Si vous voulez, j'amène vot' dame à Agdid et puis j'envoie la dépanneuse... Le branque dit oui, et me v'là barré avec la poupée... C'est pas vrai, Saïd ?- Si, c'est vrai ! Et c'est même vachement intéressant ! Tu vas bosser un peu, dis ! Hein !- Une seconde, ça l'intéresse !... Hein, qu'ça t'intéresse ?... Alors, sitôt parti, j'me mets à conduire d'une main... Et v'là qu'la môme se met à faire des minauderies... Tu sais, façon pudeur... Des p'tites manières de bonnes femmes, quoi!... Sous prétexte que Saïd était en train d'prendre un jeton !... Et à ce moment-là, on arrive dans la zone des dunes... Alors j'dis à ma Finlandaise : Est-ce que vous avez déjà vu la Rose des Sables ? Non, qu'elle me fait !... Alors j'arrête le bahut et j'dis : Voyez la dune, là-bas? Eh ben, derrière, y'a les plus belles Roses des Sables de tout l'Niger... Eh ben, elle a voulu y'aller voir...

 

 

CRITIQUES AUTOUR DU FILM

 

« Sélectionné pour représenter la France au festival de Cannes, cette grosse machine signée Verneuil, Audiard prétendait être l’équivalent d’un western, les chevaux devenant des camions. Malheureusement, les poids lourds n’ont pas l’agilité de magnifiques quadrupèdes, et on peut ranger parmi eux le metteur en scène et le scénariste qui, en appauvrissant le livre de Claude Veillot, se sont laissé aller à leurs démons familiers : paresse d’invention, vulgarité du dialogue et idéologie ultra-réactionnaire : comment supporter, en 1964, cette image purement colonialiste de l’Afrique où un petit groupe de Tarzans européens vient faire la loi parmi les peuplades de dégénérés tout juste bons à recevoir des coups de pieds au derrière et des paires de claques ? ».  (Pierre Billard, ‘’Cinéma 64, n°86’’).


« Jean-Paul Belmondo joue ‘’contre’’ Lino Ventura. Leurs personnalités, loin de se géner, se font valoir l’une l’autre. C’est le bon côté de ces alliances d’acteurs. Ventura-Belmondo : la confrontation de talents et de valeurs sportives restera comme un des souvenirs marquants de notre cinéma d’action. Voilà, pour tout dire, un film de grande fabrication, dont les moindres rouages fonctionnent à la perfection, réunissant, avec art, qualités spectaculaires et vertus allègres ».  (Louis Chauvet ‘’Le Figaro’’, 21 avril 1964)


 « La grosse artillerie du cinéma français : de grosses vedettes, de gros camions, de gros effets, course au trésor, paysage admirables, coups de gueules, coups de feu, amitiés et rivalités viriles ».  (‘’Télé 7 jours’’).


« ‘’Cent mille dollars au soleil’’ est un film qui va plaire. On ne s’y ennuie jamais et certaines séquences sont particulièrement réussies. Le décor est bien utilisé, Audiard à mijoté un dialogue aux petits oignons, et les comédiens (Lino Ventura, surtout) sont en pleine forme. Alors pourquoi ferait-on la fine bouche ? ».  (Jean de Baroncelli ‘’Le Monde’’).

 

 

Merci à Didier NOISY pour l'aide pour l'élaboration de la fiche

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

3 441 118

 

ENTREES PARIS

 

766 809

 

ENTREES BANLIEUE

 

274 254

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

1 041 063

 

 

 

 

 

1ère semaine

1

82 938

3

2ème semaine

1

63 979

 

3ème semaine

1

73 895

 

4ème semaine

2

40 290

 

5ème semaine

1

36 237

 

6ème semaine

3

30 449

 

7ème semaine

2

22 764

 

8ème semaine

4

21 520

 

Nombre de semaines Paris

 

 

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

27 646

 

Budget

 

 

 

Box office annuel Allemagne

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

360 874

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* * * *

 

 

 

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100 000 DOLLARS AU SOLEIL AFFICHE ESPAGNOLE

 

 

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100 000 DOLLARS AFFICHE TCHEQUE

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 2 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Samedi 4 mars 2006 6 04 /03 /Mars /2006 21:25
- Publié dans : ACTEURS FRANCAIS

ECHAPPEMENT LIBRE


 4 SEPTEMBRE 1964

 

 

 

echappement_libre.jpg

Réalisation

Jean BECKER

Assistant réalisateur

COSTA-GAVRAS

Scénario

Daniel BOULANGER
Claude SAUTET

Photographie

Edmond SECHAN

Musique

Martial SOLAL

Production

P.E DECHARME

Distribution

CCFC

Durée

94 minutes

Tournage

10/02/64- 07/04/64

David Ladislas

Jean-Paul BELMONDO

Olga Celan

Jean SEBERG

Van Houde

Jean-Pierre MARIELLE

Ferhman

Gert FROEBE

 

 

David fait son métier d'une contrebande dangereuse mais lucrative : or et bijoux. Après une mission réussie, son patron lui en confie une autre qui va le mener au Liban, en compagnie d'une charmante blonde, Olga, pour passer la bagatelle de trois cents kilos d'or sous forme d'une voiture de sport. Malgré les conseils d'Olga, David profite d'une interruption des relais pour décider de reprendre l'opération à son compte. Olga l'accompagne à son corps défendant, et c'est une poursuite de capitale en capitale, avec les tueurs de la bande à leurs trousses. L'histoire se terminera à Brème par l'incendie de la voiture qui sera perdue pour tout le monde. Mais David y aura gagné Olga.

 

 

En cette année 1964, les films se succèdent triomphalement pour Jean-Paul BELMONDO (mis à part l'anecdotique "La mer à boire"). "L'homme de Rio" en février, suivi de "100 000 dollars au soleil'. Alors que ces deux films continuent d'engranger des entrées en France, la rentrée 1964 est marquée par la sortie d'un nouveau film "Echappement libre". Le tournage de celui-ci a débuté juste avant la sortie de "L'homme de Rio" et la "Belmondomania" n'a pas encore commencé. D'ailleurs ce film n'est pas sans rappeler "Peau de banane" sorti en 1963 et pour cause. L'équipe technique est pratiquement la même. Les deux films sont produits par Paul Edmond DECHARME et partiellement écrits par Daniel BOULANGER (qui connait très bien Jean-Paul BELMONDO depuis leurs collaborations avec Philippe DE BROCA) ainsi que Claude SAUTET. Si Jean BECKER remplace Marcel OPHULS a la caméra, Constantin COSTA GAVRAS demeure assistant réalisateur. BELMONDO retrouve donc le réalisateur d' "Un nommé La Rocca".  

Au niveau des acteurs Jeanne MOREAU est remplacée par Jean SEBERG avec qui BELMONDO a tourné "A bout de souffle" pour ceux qui découvriraient le cinéma depuis hier. Le célèbre couple est recomposé pour notre plaisir, bien que l'intrigue n'a pas grand chose à voir avec le film de GODARD. Nous retrouvons une Jean SEBERG toujours aussi belle, toujours aussi classe.

BELMONDO retrouve aussi deux acteurs de "Peau de banane" : Gert FROBE avec qui il aura donc tourné 3 films en un an en incluant "100 000 dollars au soleil", c'est dire que les deux acteurs doivent bien se connaitre. Les deux ne se retrouveront plus, (je ne compte pas "Paris brûle-t-il ?") Gert FROBE devenant mondialement célèbre dans le rôle de "Goldfinger" quelques mois plus tard.

Et puis BELMONDO va retrouver son vieux copain Jean-Pierre MARIELLE. Pour le coup, l'acteur traverse la France pour une seule nuit de tournage bien arrosée. Un rôle sympathique mais court pour MARIELLE qui va retrouver BELMONDO pour un rôle bien plus consistant dans "Un week à Zuydcoote".

Le tournage est encore une occasion de visiter quelques belles villes étrangères : Barcelone, Athènes, Beyrouth, Brême entre autres. A une époque où prendre l'avion était encore un luxe, le public apprécie toujours de visiter via le cinéma d'autres contrées étrangères.

Le film est clairement une comédie policière qui s'ouvre sur un générique animé accompagné de la formidable musique jazzy du grand Martial SOLAL. Le film sera "dans le vent" et correspond à l'esprit insouciant de l'époque.

Le film est surtout prétexte à réunir le couple BELMONDO /SEBERG qui possède a peu près les mêmes rapports que celui du couple BELMONDO / MOREAU...

David et son copain (joué par Michel BEAUNE qui retrouvera BEBEL a bien des reprises) sont des "passeurs". Avec aplomb ils passent les frontières en voiture, se jouant de la douane. Dans le cas présent, ils passent des diamants cachés dans les objectifs d'appareils photos au nez et à la barbe des douaniers. Mais le travail paye assez mal finalement, la plus grosse part revenant aux gros bonnets. Toujours la lutte des classes.... Son ami désirant se ranger des voitures, David se retrouve sans coéquipier pour son prochain travail. C'est un dangereux gangster Fehrmann qui lui propose le job et son équipière. Olga est une superbe photographe qui sera chargée d'accompagner David pour faire passer 300 kilos d'or dissimulés dans une voiture en route pour le Liban, pays pas du tout conciliant pour les passeurs d'or. La voiture est embarquée sur un bateau et "le couple" va surveiller la cargaison. Olga est assez froide avec David qui décide de s'occuper ailleurs... Mais la gouaille de ce dernier a raison de la jeune femme qui lui cède assez facilement en somme. Le "couple" est né de manière assez superficielle, mais bon, il faut bien que l'intrigue se développe. David s'étant rendu dans la cale du bateau pour tenter de trouver où est caché l'or s'est fait remarquer et le couple est attendu à leur arrivée à Beyrouth. Ils sont durement interrogés et menacés par un flic incarné par Fernando REY. La voiture est démontée pièce par pièce mais rien. Fehrmann avait développé une astuce pour tromper la police.

Manque de bol pour nos deux héros, mais le contact local a été arrêté et la voiture reste en rade. David commet l'irréparable et vole la voiture. Il désire prouver à Olga qu'il n'est pas un loser et qu'il aura les moyens de lui assurer un train de vie. Olga tente de le dissuader mais rien n'y fait. Le couple se sépare et Olga va jouer une sorte de double jeu entre lui et Fehrmann pour assurer sa sécurité. David va donc d'aller de villes en villes, poursuivi par Fehrmann et tentant de vendre sans succès sa voiture. VAN HOUDE joué par un très bon Jean-Pierre MARIELLE sensé lui acheter l'or le trahit et le "vend" à Fehrmann. Le seul soutien de David est un ami italien, une sorte de gigolo fauché mais qui possède un bon carnet d'adresse. David échappe toujours de peu à Fehrmann, l'occasion de mettre en place quelques belles cascades à voiture.

David retrouve Olga et lui promet la belle vie. Celle-ci va le trahir pour son bien. Elle le dénonce à Fehrmann contre la vie sauve. Le gangster qui semble avoir une parole, relâche David et va retrouver sa voiture maquillée à la sortie du bateau qui la débarque. Mais un incident gâche tout. David est pauvre, mais libre. Et puis il peut compter sur l'amour d'Olga, au final, il est gagnant. A bien des égards cette fin vaut celle de "Peau de Banane".

Bien rythmé, plaisant à suivre, le tout sur une bonne musique jazzy, le film vaut bien sur pour le couple SEBERG / BELMONDO et l'abatage physique de ce dernier. L'actrice est à la fois glacée, charmante et sexy. Un rôle sympathique dans un film confortable et distrayant bien que tenant sur un scénario un peu ténu... Le spectateur est bien dépaysé et suit avec plaisir le voyage de David à travers l'Europe. Les acteurs sont dans l'ensemble excellents.

Alors que le public parisien est gavé de BELMONDO, le film prend la tête du box office parisien à sa sortie sans connaitre les proportions des deux derniers films de l'acteur, mais c'est son troisième numéro un de l'année. Le film perd régulièrement des places au box office hebdomadaire, mais passe la barre des 2 millions de spectateurs en France, un beau score qui est étrangement pratiquement semblable que celui de "Peau de Banane", comme quoi.... En 3 films, BELMONDO a déjà engrangé 10 millions d'entrées pour 1964. Pas de repos pour lui, car il enchaîne quelques jours de tournages dans le film "La chasse à l'homme", avant d'enquiller dans la superproduction d'Henri VERNEUIL "Week end à Zuydcoote" prévu pour sortir à la fin 1964, encore de quoi faire fructifier son capital d'entrées.

Si "Echappement libre" ne possède pas le caractère historique de "A bot de souffle" il n'en reste pas moins un très honnête divertissement à découvrir, si ce n'est déjà fait.    

            

 

 

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

2 007 088

 

       

ENTREES PARIS

 

415 444

 

 

 

 

 

Exclusivités

 

 

 

1ère semaine

1

53 416

5

2ème semaine

2

43 135

 

3ème semaine

5

33 219

 

4ème semaine

8

23 501

 

5ème semaine

6

26 188

 

Nombre de semaines Paris

 

8

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

10 683

 

       

Budget

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

345 039

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* * *

 

 

 

 

  vlcsnap-2012-02-04-23h32m39s116

 

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ECHAPPEMENT LIBRE AFFICHE ESPAGNOLE

 

 

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ECHAPPEMENT LIBRE AFFICHE HONGROISE

 

 

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ECHAPPEMENT LIBRE AFFICHE ITALIENNE

 

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ECHAPPEMENT LIBRE AFFICHE JAPONAISE

 

 

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ECHAPPEMENT LIBRE AFFICHE RDA

 

 

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ECHAPPEMENT LIBRE AFFICHE TCHEQUE

 

 

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