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URSULE ET GRELU
9 JANVIER 1974
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Réalisation
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Serge KORBER
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Scénario
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Serge KORBER
Michel COURNOT
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Photographie
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Jean-Jacques TARBES
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Musique
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Alain GORAGUER
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Production
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Raymond DANON
LIRA FILMS
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Distribution
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FOX
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Durée
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98 minutes
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Tournage
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18/09/73 - 15/11/73
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Ursule
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Annie GIRARDOT
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Grelu
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Bernard FRESSON
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Le Baron
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Roland DUBILLARD
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Aingrain
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Henri GARCIN
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Lucien
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Jean CARMET
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L'étrangleur
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Patrick PREJEAN
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Le docteur
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Jean LE POULAIN
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Ursule, jeune lieutenante de l'armée du Salut surprise par un naufrage, fait la connaissance de Grelu, un matelot accordéoniste. Une histoire
d'amour naît en pleine mer, mais le destin va les séparer. Au matin, Grelu s'aperçoit qu'il a perdu Ursule. Un paquebot va le repêcher, tandis qu'Ursule se retrouve dans un canot de sauvetage
occupé par "l'étrangleur" recherché par toutes les polices. Elle partagera sa vie. Mais à Marseille, un jour, Ursule et Grelu se retrouvent. La vie commune est mouvementée et Grelu abandonne
Ursule après qu'elle ait donné naissance à un enfant. A Paris, Ursule est recueillie par un mouvement féministe extrémiste. Elle mène une vie dangereuse mais exaltante. Le hasard lui fait
retrouver Grelu, mais cette fois ci elle est pleine de bons sentiments, mais Grelu s'avère d'une honnêteté douteuse, elle préfère partir seule vers d'autres aventures. Quand à Grelu, il est
devenu policier. Il parvient à se faire embaucher dans une banque en faisant chanter le PDG, qui est gay. Le baron n'écoute pas son bras droit, Aingrain, et finira par laisser sa place à Grelu
qui va gravir tous les échelons de la notoriété. Il va disparaître et redevenir une cloche, alors que tout le monde le cherche à la banque. Il retrouve Grelu. Les affaires remarchent. Ils
décident de se marier, l'âge venant, mais le paquebot sur lequel ils passent leur lune de miel fait naufrage....
Nous avions laissé Serge KORBER, Annie GIRARDOT et Bernard FRESSON sur une bonne impression avec "Les feux de la chandeleur", peut être le meilleur film du
réalisateur.
Sur le tournage du film Annie GIRARDOT et Bernard FRESSON entame une relation (parfois difficile) qui durera plusieurs années. Annie GIRARDOT ne faisant pas
les choses à moitié elle se donne tout entière à l'acteur. Les deux décident de se retrouver sur les écrans rapidement dans "Il n y a pas de fumée sans feu". Pour entretenir la passion
cet "Ursule et Grelu" est donc monté en vitesse et Serge KORBER, comme à son habitude, va tenter de sortir hors des sentiers battus. Et il y réussit au-delà de ses
ambitions.
Première erreur, le titre du film. Si "César et Rosalie" a triomphé sur les écrans avec le nom de ses deux personnages principaux, notre film doit composer
avec des noms plus originaux, mais pas vraiment glamour.
Bernard FRESON n'est pas un cador du box office, ce qui ne remet pas en cause ses qualités d'acteur qui sont réelles. Très bon second rôle dans "Z" ou
"Adieu l'ami", voire "Les feux de la chandeleur", il n'a jamais attiré les foules sur son seul nom. Et pourtant Annie GIRARDOT a beaucoup mis de sa personne pour que le film se fasse, et que
bernard FRESSON en soit la tête d'affiche. On se rend compte qu'elle a accepté le rôle d'Ursule pour que le film se fasse sans trop regarder la qualité du scénario.
Le budget du film ne semble pas avoir été très conséquent, ce qui peut être une excuse pour Serge KORBER. Le problème vient de la chute artistique, voire de
la dégringolade artistique.... Cette histoire d'amour entre deux êtres marginaux pourrait fonctionner, si le film ne baignait pas dans une ambiance digne des films de Michel GERARD ou Max PECAS.
Le film fait preuve d'un humour des plus lourdingues... Serge KORBER veut faire un film pittoresque, avec des personnages atypiques, mais a trop frôler la ligne blanche, il finit par la dépasser
complètement. Passé la première scène du film qui propose un concept original, les deux personnages se rencontrent durant un naufrage, le film part dans le grand n'importe quoi... Ursule est
recueillie par "L'étrangleur" dans un canot... Patrick PREJEAN sorti des comédies Z compose un personnage plus débile qu'inquiétant qu'Ursule saura mettre dans sa poche.
"Grelu" lui est recueilli par un beau bateau et sauvé par un docteur joué par un Jean LE POULAIN pas vraiment dans un grand jour.
Ursule et Grelu se retrouvent. Après leur séparation, GRELU devient policier et retrouve une malette appartenant à un banquier "ripou" joué par un Roland
DUBILLARD en mode "nanar". Secondé par un Henri GARCIN qui se met au diapason. Le baron cède au chantage de Grelu et lui offre un poste où ce dernier utilisera un boulier compteur pour effectuer
quelques calculs... Pendant ce temps, le baron vit sa passion de la mer dans sa baignoire avec son compagnon, joué par un Mario DAVID en pleine veine comique. Du grand art. Devenu patron GRELU
après avoir évincé le baron, GRELU a des façon de mener ses affaires très discutables.
Afin de tenter de remonter quelque peu le navire qui sombre, un rôle de "guest star" est offert à Jean CARMET, qui vient faire sa pige
anecdotique....
Seul Bernard FRESSON semble un peu y croire devant le grand rôle qui lui est offert, mais l'ensemble est catastrophique. Annie GIRARDOT qui nage dans le
bonheur est capable de tout jouer, elle s'acquitte donc de sa tâche sans trop s'apercevoir du naufrage collectif. Les spectateurs pourront la voir interpréter de son accent de Titi parisien, la
très jolie chanson "Le zizou de Zouzou", une chanson à texte redoutable....(Non, ce n'est pas une chanson en hommage à Zidane).
Serge KORBER semble avoir perdu tout son talent, s'il y en avait, et la comparaison avec "Les feux de la chandeleur" est douloureuse. Dans une spirale
négative, il se tournera désormais vers les films pornographiques sous un pseudonyme où il réalisera une demi-douzaine de films avant de revenir au cinéma traditionnel en tournant avec "Les
charlots" dans "et vive la liberté"...Et dire qu'il a tourné deux DE FUNES de suite (par ailleurs les plus mauvais score de la star).
Cet "Ursule et Grelu" échappe à l'estampille "nanar" grâce à la présence de ces deux acteurs, mais c'est très limite.
Le public ne s'y trompe pas. Le film démarre modestement à Paris malgré un parc de salles important. Les fans d'Annie GIRARDOT sont présent, mais le film
chute très lourdement en seconde semaine.
Sans doute victime d'un bouche à oreille désastreux, les distributeurs boudent le film et il finit à 210 000 entrées en France. Un score qui claque
sévèrement, mais toute Annie GIRARDOT qu'elle soit, on ne peux pas proposer de tels produits au public et espérer un succès.... Ceci étant, l'actrice tourne tant que ce score restera anecdotique
dans sa carrière. Le film n'est toujours pas réédité par la FOX en vidéo, et finalement, ce n'est pas plus mal...
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CATEGORIE
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RANG
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NOMBRE
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SALLES
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ENTREES FRANCE
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210 473
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ENTREES PARIS
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ENTREES PARIS BANLIEUE
(source Film FRANCAIS)
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88 270
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1ère semaine
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5
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43 283
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19
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2ème semaine
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13
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27 853
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Nombre de semaines Paris
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6
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Moyenne salles Paris 1ère sem
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2 278
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Budget
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Box office annuel Italie
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Box office annuel Espagne
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Box office annuel allemand
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Cote du succès
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