Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc
j'existe". Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux
oubliettes. Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est
bon? Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des
statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là. Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles
d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis. Merci au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.
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Ray St.IVES, un ex-journaliste qui tente de devenir écrivain, accepte de devenir intermédiaire pour le riche Abner PROCANE, à
qui on a volé des livres de comptes. Au premier rendez-vous, Ray trouve uncadavre dans une laverie. Arrêté par deux policiers Deal et Oller, il est libéré par son ami l’inspecteur Blunt. Il
risque sa vie plusieurs fois : quelqu’un cherche à le dissuader de continuer. Ray fait la connaissance de la jeune Janet WHISTLER, qui vit chez PROCANE et de Constable, le psychiatre du
vieil homme.
4 millions de dollars sont réclamés en échange des livres ; Ray découvre que Deal et Oller sont dans le coup ; ils sont abattus par Janet lors d’une fusillade. L’affaire s’embrouille et
le coupable finit par se révéler : le Docteur Constable, secondé par Janet.
Constable tue Procane, avant de se faire abattre par St.IVES ; celui-ci remet Janet aux mains de BLUNT ; ce dernier ne reste pas insensible au charme de la jeune femme.
En 1976, Jack Lee THOMPSON n’est plus un réalisateur d’envergure, il est loin le temps où il réalisa un des films les
plus célèbres des années 60, « les canons de Navarone » qui explosa le box Office planétaire. C’est avec soulagement qu’il est choisi pour réaliser un film avec Charles BRONSON en
vedette, car c’est l’assurance d’un budget correct et d’une bonne diffusion du film dans le monde.
Hélas, c’est peu dire qu’il ne s’est pas bonifié avec le temps. Certes, le canevas du film n’est pas très consistant, à peine mieux qu’un épisode de série télévisée, mais ce n’est pas une raison
pour avoir une enclume à la place de la main pour déplacer la caméra.
C’est bien dommage, car il bénéficie de la présence de la belle Jacqueline BISSET qui est pour ainsi dire transparente, et de Maximilian SCHELL, pourtant un sacré bon interprète d’habitude.
Charles BRONSON traverse le film avec sa présence athlétique habituelle et parvient à donner une légère consistance à son personnage, c’est dire l’exploit.
Au cours du tournage, Ingar BERGMAN se rend sur le plateau et félicite Charles BRONSON, acteur qu’il estime très largement sous estimé. On est bien d’accord avec lui.
Sorti durant les fêtes de noël en France, le film ne récolte pas un résultat flamboyant. La période de grâce est bien terminée pour l’acteur, qui en tout cas a connu une année 1976 bien difficile
au niveau du Box Office. Cependant les relations entre Charles BRONSON et le réalisateur sont si bonnes que celui-ci deviendra un des réalisateurs attitrés de l’acteur, pour le correct et le
pire, un peu comme Jean GIRAULT avec Louis DE FUNES.
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