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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.

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Mercredi 21 janvier 2009
- Publié dans : UN JOUR UN FILM

BATMAN

(BATMAN: THE MOVIE)
  30 JUILLET 1966 (USA)

8 SEPTEMBRE 1967

 

 

Réalisation

Leslie H MARTINSON

Scénario

Lorenzo SEMPLE Jr

Directeur de la photographie

Howard SCHWARTZ

Musique

Nelson RIDDLE

Production

William DOZIER

Distribution

20th Century-Fox

Durée

105 minutes

Tournage

25 avril 1966 / 31 mai 1966

Bruce Wayne / Batman

Adam WEST

Dick Grayson Robin

Burt WARD

Kitka La Femme-Chat (Catwoman)

Lee MERIWETHER

Le Joker

Cesar ROMERO

Le Pingouin

Burgess MEREDITH

Le Sphinx

Frank GORSHIN

 

 



Avertis que le commandant Schmidlapp est en danger à bord de son yacht, Batman et Robin se rendent sur place avec leur "batmobile" et leur "batcoptère". Ils tombent dans un piège tendu par leurs quatre ennemis costumés : la Femme-Chat, le Joker, le Pingouin et le Sphinx. Ces redoutables adversaires ont pour objectif de contrôler la Terre entière. Kitka, une jeune journaliste, insiste pour photographier les héros à visage découvert. Plus tard, on apprendra qu'elle n'est autre que la Femme-Chat; quant à Batman... il s'agit d'un milliardaire, Bruce Wayne. La bande des quatre décide d'enlever une personnalité de renom... Bruce Wayne, et utilise une invention diabolique, le "déshydrateur", qui vide tout être humain de son eau et le réduit à quelques grammes de poussière dans des éprouvettes. Neuf diplomates subissent ce sort mais le commandant sera délivré par Batman, les diplomates reconstitués et le monde sauvé.

 

Pour ceux qui ne s’en souviennent plus, Batman a connu un succès fulgurant à la télévision américaine en 1966. Le ton coloré et très « pop » de la série plaît à la jeunesse américaine. La relative violence de la série est édulcorée par un ton très décalé et très humoristique. La portée des coups est illustrée par l’insert d’onomatopées dessinées. La série propose la galerie des vilains habituels du comic: le joker, le pingouin, Catwoman génèrent une grande popularité pour César ROMERO et Burgess MERIDITH entre autres, sans oublier bien sûr Adam WEST et Burt WARD.

A la fin de la première saison, un film est mis en chantier, c’est une sorte d’épisode géant, dont la durée équivaut à 4 épisodes. Le budget du film est plus important que pour les épisodes de la série.

Somme toute le spectateur va retrouver les principaux protagonistes de la série, sauf que l’épisode dure 1h40, et c‘est le problème de ce film qui souffre du passage à une durée plus importante. Le film manque de rythme, c’est certain malgré quelques passages délirants comme la réhydratation des diplomates à la fin du film. L’attaque d’un requin en plastique contre Batman dans son « batcoptère ». La partie où Bruce Wayne est enlevé est intéressante et permets à Adam WEST d’apparaître à l’écran sans son masque plus longtemps qu’à l’accoutumée. Cependant un élément manque : les fameuses onomatopées incrustées. Les bagarres, peu nombreuses, sont filmées dans leur intégralité, bien que la violence soit contenue. La série y perd peut être en charme.

Il est évident que la sortie en France n’est pas d’impact extraordinaire. A peine une seule semaine d’exclusivité sur trois salles à Paris. Pour le public Français, Batman est relativement inconnu et les revues qui publient ses récits ont des tirages limités. En France, le film fera une une courte carrière en entrées en passant de salles en salles dans les villes françaises.       
    

 

 

ENTREES France

 

350 000

(estimation)

 

 

Total ENTREES Paris

 

 

21 289

 

ENTREES Paris

 

1ère semaine  n°10

 

 

 

12 306

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

2

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

3

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

4 102

1er JOUR Paris

 

BUDGET

1.4 M$

BOX OFFICE ANNUEL USA

 

BOX OFFICE ANNUEL France

 

BOX OFFICE ANNUEL Italie

 

BOX OFFICE Allemagne – 

 

BOX OFFICE Espagne –    482 957 entrées

 

COTE DU SUCCES

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 1 commentaires - Recommander

Mardi 6 janvier 2009
- Publié dans : BO J.NICHOLSON

POLICE FRONTIERE

(THE BORDER)
  31 JANVIER 1982 (USA)

5 MAI 1982

 

 

 

Réalisation

Tony RICHARDSON

Scénario

Deric WASHBURN

Directeur de la photographie

Ric WAITE

Musique

Ry COODER

Production

Edgar BRONFMAN pour UNIVERSAL

Distribution

CIC

Durée

107 minutes

Tournage

Mars 1980 / Mai 1980

Charlie SMITH

Jack NICHOLSON

Cat

Harvey KEITEL

Marcie SMITH

Valérie PERRINE

Red

Warren OATES

 

 

Charlie SMITH, un fonctionnaire consciencieux, se rend de Los Angeles à El PASO où habite Savannah, la meilleure amie de sa femme. L’époux de cette dernière est garde frontière, tâche que Charlie accomplira également. Son travail consiste à arrêter l’immigration clandestine de mexicains sur le territoire des Etats-Unis. Il s’aperçoit bien vite que de nombreux policiers sont corrompus et qu’ils se livrent, pour leur compte, au trafic d’émigrés. Cat, l’époux de Savannah, arrive à convaincre Charlie, coincé par les dépenses excessives de sa femme, de faire comme lui.

On vole, à un moment, l’enfant de Maria, une jeune mexicaine pour qui Charlie a de l’affection. Ce dernier veut quitter l’organisation mais Cat le mouille en mettant dans une voiture qu’il vient d’arrêter, deux cadavres : Charlie est coincé. Maria est obligée de travailler comme entraîneuse dans un bar louche. Charlie lui donne de l’argent pour qu’elle puisse passer la frontière. Mais deux policiers non corrompus arrêtent le convoi. Charlie lui donne de l’argent pour qu’elle puisse passer la frontière. Mais deux policiers non corrompus arrêtent le convoi. Charlie décide de retrouver l’enfant de Maria, il menace un indicateur mexicain pour qu’il lui dise où se trouve le nourrisson. Mais Cat et les policiers louches l’attendent. Charlie abat Cat et restitue l’enfant à Maria. 

 

En 1982, Jack NICHOLSON sort de deux grands succès d’envergure : « Shining » et « le facteur sonne toujours deux fois ». C’est une superstar confirmée et on ne l’attendait pas dans ce film. Totalement oublié, ce « police frontière » est intéressant. C’est une des premières fois que le thème de l’immigration clandestine est traité. Pas mal de critiques ont préféré voir un polar à la « Copland » où d’ailleurs Harvey KEITEL est présent dans les deux films. En effet le thème de la police corrompue y est présent. En effet, pour faire plaisir à sa femme,blonde à forte poitrine, fort bien interprétée par une Valérie PERRINE déjà vue dans « Superman » qui rêve d’une maison paradisiaque, Charlie rejoint une équipe de garde frontière. Ses collègues et son chef sont sympas avec lui, on lui fait des facilités de paiement dans le magasin local où le propriétaire est ami avec la police, on l’invite au barbecue, bref, tout est bien dans cet environnement peuplé d’amis. Mais Charlie sent que tout ne tourne pas rond. Il est plutôt sympa, et son rêve était d’être garde forestier pour donner à manger aux canards. Alors quand son chef, joué par cette vieille baderne alcoolique de Warren OATES lui propose de s’amuser de chasser les canards à coup de pistolet, on ressent bien que Charlie, cela l’emmerde. Il constate que les émigrés sont traités comme de la merde, des déchets, ce qui est déjà grave en soi. Mais lorsqu’il constate que ses collègues sont ripoux, il est très mal à l’aise. Evidemment il est recadré par sa hiérarchie, mais il finit par se brouiller avec son « ami ». Il décide, sans trop savoir pourquoi d’aider une jeune fille à retrouver son nourrisson. Il devient gênant et il faudra l’éliminer. Mais, Charlie s’en sort et élimine ses opposants au terme de plusieurs gunfights (auquel il faut signaler un joli auto-tirage de coup de fusil à pompe dans le visage assez craspec). Tout suant, il rend le bébé à sa mère et arbore un large sourire, il est enfin heureux.

Encore une fois le film, réalisé réalistement mais sans grande imagination, doit beaucoup à Jack NICHOLSON. Très affûté, il interprète son rôle d’une manière très fine. Les sentiments contradictoires qui traversent Charlie au fur et à mesure du film y sont très perceptibles. Une bonne interprétation ne serait rien sans de bons seconds rôles. Harvey KEITEL interprète encore une fois une inquiétante crapule sous des airs de bons copains, et Warren OATES est parfait en chef ripoux jusqu’à l’os. Valérie PERRINE campe une femme surfaite et un brin idiote, quoique amoureuse de son mari.

Bref, un bon polar à découvrir, bien meilleur que les critiques, malheureux de ne pas retrouver une perle comme les années précédentes. Le film fait un flop dans tous les pays et ne rembourse pas son budget, assez important pour l’époque. Mais comme le grand Jack s’autorise deux bides pour un succès, ce n’est pas très inquiétant.

 

ENTREES France

 

489 308

 

 

Total ENTREES Paris

 

 

83 647

 

ENTREES Paris

 

1ère semaine  n°6

 

 

 

46 581

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

5

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

26

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

1 784

1er JOUR Paris

5 840

BUDGET

22 m$

RECETTES USA

6.1 M$

(14 M$ 2008)

BOX OFFICE ANNUEL USA

N° 81

BOX OFFICE ANNUEL France

N° 82

BOX OFFICE ANNUEL Italie

 

BOX OFFICE Allemagne –  135 722 entrées

 

BOX OFFICE Espagne –    505 698 entrées

 

COTE DU SUCCES

*

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Recommander

Lundi 5 janvier 2009
- Publié dans : BO A.SCHWARZENEGGER

RUNNING MAN

(THE RUNNING MAN)

13 NOVEMBRE 1987 (USA)

16 MARS 1988

 

 

 

Réalisation

Paul Michael GLASER

Scénario

Steven E de SOUZA

Directeur de la photographie

Thomas DEL RUTH

Musique

Harold FALTERMEYER

Production

Taft Entertainment

Keith Barish Prod

Distribution

UGC

Durée

100 minutes

Tournage

29 septembre 1986 / 

Ben Richards

Arnold SCHWARZENEGGER

Amber Mendez

Maria Conchita ALONSO

William Laughlin

Yaphet KOTTO

Fireball

Jim BROWN

Damon Killian

Richard DAWSON





En 2017, l’état de la planète s’est considérablement dégradé. Les ressources naturelles manquent, la criminalité augmente, un gouvernement répressif empêche l’expression de toute liberté. Le seul exutoire pour la population est l’émission «The Running Man», équivalent télévisuel des jeux du cirque où des prisonniers sont livrés à des «gladiateurs» aguerris contre une fallacieuse promesse de liberté. Ayant refusé de tirer sur une foule de manifestants sans armes à Bakersfield, le policier Ben Richards a été placé dans un bagne de haute sécurité. En outre, les autorités ont falsifié les documents vidéo de l’événement, de sorte qu’il apparaît comme l’instigateur du massacre perpétré par ses collègues. Dix-huit mois plus tard, Ben s’évade en compagnie de deux autres détenus, William Laughlin et Harold Weiss. Ne voulant pas rallier, comme eux, le mouvement de résistance dirigé par Mic, il se rend dans l’appartement de son frère, à présent occupé par une musicienne, Amber Mendez. Il tente de quitter la ville en emmenant la jeune femme, mais celle-ci réussit à alerter la police. Ayant recruté contre leur gré Ben, Weiss et Laughlin, le producteur-présentateur de «The Running Man», Damon Killian, les oppose successivement à Subzero (un gigantesque gladiateur armé d’une crosse de hockey) puis à Buzzsaw, lequel, avec sa scie électrique, blesse mortellement Laughlin. Pendant que Ben élimine ces deux adversaires, Amber, surprise alors qu’elle venait de mettre la main sur l’authentique enregistrement de l’incident de Bakersfield, est elle aussi expédiée dans la zone des combats. Après avoir percé le code de liaison satellite de la chaîne d’État, Weiss est tué d’une puissante décharge par le nouveau gladiateur, Dynamo. Ben réussit à le dominer, mais refuse de l’achever malgré la demande pressante des spectateurs avides de sang. Les deux derniers gladiateurs, Fireball et Captain Freedom, ayant été vaincus, Ben et Amber rejoignent Mic. Avec une poignée de résistants, ils piratent l’antenne gouvernementale afin de diffuser le vrai document sur Bakersfield, puis envahissent les studios. Tandis qu’Amber électrocute Dynamo (qui tentait de la violer), Ben règle définitivement son compte à Killian.


 

Bien chauffés par un « Predator » de haute volée, Arnold SCHWARZENEGGER est devenu une valeur sûre du Box Office et l’annonce d’un nouveau film de science fiction tiré d’un roman de Stephen KING fait saliver les fans. En fait il s’agit d’un remake à peine caché du « prix du danger » de Yves BOISSET à moins que ce soit ce dernier qui a pompé Stephen KING. Bien sûr l’annonce que le film va être réalisé par Paul Michael GLASER, le « Starsky » de la série du même nom modère l’enthousiasme, mais bon.

Avec le temps, il reste un film très estampillé années 80 dans le mauvais sens du terme. Le film ne manque pas de budget, mais est clairement réalisé à la manière du « Flic de Beverly Hills » ou de « Rocky 4 ». Tout d’abord la musik de Harold FALTERMEYER horrible compositeur des années 80 est insupportable, le film se termine d’ailleurs sur une gerbante ballade rock FM ce qui gâche quelque peu l’impact dramatique du film. L’éclairage du film n’est pas des plus fins, la lumière est tour à tour rouge pour les scènes de baston, bleue, verte, jaune, ce qui ne jure pas  avec les costumes des fugitifs d’un mauvais goût que ne renierai pas « Star Trek ». Les méchants portent des tenues ridicules et fluorescentes. Nous citerons un joueur de hockey au palet explosif, un gros gars en cuir équipé d’une tronçonneuse, un black habillé comme MC HAMMER muni d’un lance flamme, un gros homme dynamo avec un costume fluo qui clignote partout. Bien sûr Arnold vaincra tous ces pittoresques personnages. Au rayon dialogues, le tout baigne dans des répliques de mauvais goût où l’humour au ras des pâquerettes domine. Paul Michael GLASER montre toutes ses compétences pour réaliser un téléfilm du pauvre, notez on ne peut pas totalement lui en vouloir. Un film qui aurait mérité d’être produit par les fameux GOLAN / GLOBUS tant il dégage un doux parfum de nanars. Bref, un petit film pour le samedi soir, mais une grosse déception pour Arnold, qui lui-même reconnaîtra que ce n’est pas un grand film. Du reste, il reste la seule satisfaction du film. Il apporte son charisme et sa désinvolture dans un film où on ne le sent pas spécialement concerné. Concernant Stephen KING on se doute de ce qu’il pense de cette nouvelle adaptation ratée d’un de ses romans.

Arnold oblige le film prend facilement la tête du Box Office US, mais s’essouffle rapidement, ce qui va être le cas dans la majorité des pays Européens. Au final un film rentable, certes, mais qui restera dans le ventre mou du Box Office annuel. La prochaine incursion d’Arnold dans le genre fantastique sera bien plus réussie.

 

ENTREES France

 

817 198

 

ENTREES Paris

 

 

178 874

 

ENTREES Paris

1ère semaine  n°3

2ème semaine n°7

3ème semaine n°11

4ème semaine n°12

 

 

 

86 902 (42)

45 952(41)

 22 030 (22)

 14 792 (22)

 

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

7

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

42

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

2 069

1er JOUR Paris

13 084

Budget

27 M$

(50 M$ 2008)

Recettes US

(2 semaines n°1)

38.1 M$

(72 M$ 2008)

Recettes mondiales

 

 

BOX OFFICE ANNUEL USA

N° 30

BOX OFFICE ANNUEL France

N° 35

BOX OFFICE ANNUEL Italie

N° 72

BOX OFFICE Allemagne – 677 597 entrées

N°27

BOX OFFICE Espagne – 610 592 entrées

 

COTE DU SUCCES

* *

 

 

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Mercredi 24 décembre 2008
- Publié dans : BO M. DARC

MONSIEUR

22 AVRIL 1964

 


Réalisation

Jean-Paul LE CHANOIS

Scénario

Claude SAUTET / Pascal JARDIN

Directeur de la photographie

Louis PAGE

Musique

Georges VAN PARYS

Production

Les films COPERNIC / CORONA

Distribution

 

Durée

105 minutes

René Duchesne/"Monsieur"

Jean GABIN

Elizabeth Bemadac

Liselotte PULVER

Suzanne

Mireille DARC

Edmond Bernadac

Philippe NOIRET

Madame Bemadac

Gaby MORLAY

 

Sur les berges de la Seine, un homme va se suicider : il s'appelle René Duchesne et il est banquier. La mort de sa femme l'a laissé inconsolable. Au moment où il va sauter dans l'eau, une prostituée l'interpelle : "Monsieur", "Suzanne !". Elle a été sa femme de chambre et lui révèle: "Vous étiez cocu !". Il la suit pour en savoir plus. Le lendemain, les journaux annoncent sa mort : il avait écrit une lettre pour l'expliquer. Ecœuré par la trahison de sa femme, Duchesne décide de disparaître et de refaire sa vie. Et d'abord de sortir Suzanne des griffes du milieu. Il se fait passer pour un truand international, "Monsieur", et propose aux souteneurs, contre la liberté de Suzanne, un "casse" juteux, celui d'un coffre plein... chez lui ! Quant à ses beaux-parents, avides de mettre la main sur ses biens, ils découvriront dans le coffre, à la place du magot, une tète de veau ! Les associés de "Monsieur" lui proposent un autre coup, chez Bernadac, un industriel. René se fait engager par ce dernier comme maître d'hôtel, sous le nom de Georges, avec Suzanne, devenue sa "fille", comme femme de chambre. Une famille sympathique, ces Bernadac : la mère, qui cherche à prendre en défaut l'irréprochable Georges; Edmond qui délaisse Elizabeth, son épouse plutôt volage, Nathalie, la fille, gentiment provocante avec Georges et Alain, le fils, qui courtise Suzanne. Avec classe, Georges devient le confident de la famille, rapproche Edmond et Elizabeth et trouve la solution pour qu'Alain, sans risquer une mésalliance, épouse Suzanne : ressusciter et adopter celle-ci ! Une résurrection d'autant plus urgente que les beaux-parents du banquier ont fait repêcher un cadavre et, l'identifiant comme le sien, exigent de Maître Flamand, le notaire, qu'il règle l'héritage. René Duchesne réapparaît donc à temps pour récupérer son identité et préparer le bonheur de sa fille. Il a retenu de son aventure qu'"il est plus facile d'être banquier que valet de chambre".

 
Jean GABIN a prouvé avec l’énorme succès de « Mélodie en sous-sol » qu’il était toujours un champion du Box-Office. Cependant en cette année 1964, il assure le plus possible dans des productions moins ambitieuses. Ce « Monsieur » quelque peu oublié est réalisé par un de ses complices régulier, Jean Paul LE CHANOIS, avec qui il a connu un colossal succès en 1958 : « les misérables ». Le film est écrit par un tandem Pascal JARDIN et surtout Claude SAUTET bien loin de « César et Rosalie ». A partir d’un canevas des plus minces, l’équipe parvient à monter un film assez sympathique, bien que ne cassant pas trois pattes à un canard. Après un moment de désespoir où le héros du film veut se suicider dans la Seine avant d’apprendre que la femme qu’il pleure l’a fait cocu, la première partie est un prétexte de montrer un cambriolage inutile de son propre coffre fort. Ensuite, il se met au service d’un riche  industriel et ce passage est prétexte à montrer GABIN en situation de maître d’Hôtel, majordome, etc… Pas grand-chose à se mettre sous la dent, pas de suspense, le tout est mené tambour battant en 1h30 pétante, tout se terminera bien au pays des cocus, ce qui semble être le point commun de tous les personnages masculins . Le point fort du film, comme toutes les comédies de l’époque tient en son casting : on notera les apparitions de Jean LEFEBVRE et de Jean Pierre DARRAS et bien sûr la présence de Philippe NOIRET qui annonce son rôle dans « la vie de Château » qui sortira l’année suivante. Quand à Mireille DARC elle n’a pas grand-chose à proposer en dehors de son minois de jeune chatte. Le résultat au Box Office n’est pas déshonorant à sa sortie, mais reste un poil décevant. C’est la première fois depuis très longtemps qu’un GABIN ne parvient pas à dépasser les 500 000 entrées à Paris. Mais le public aime GABIN en flic ou en Gangster, alors là, en majordome….même si il se trouve qu’il est banquier dans la « vraie vie »(ouf !).

 

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

 

1 830 810

 

 

ENTREES Paris 1ère exclusivité

 

 

207 978

 

ENTREES PARIS toutes exploitations

429 842

ENTREES Paris 1ère SEMAINE

2ème semaine

3ème semaine

4ème semaine

5ème semaine

49 314 (2)

54 565 (2)

34 295 (3)

27 423 (3)

26 071 (5)

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

7

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

3

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

16 438

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* *

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Mercredi 24 décembre 2008
- Publié dans : BO M. DARC

DES PISSENLITS PAR LA RACINE

6 MAI 1964

 

 

 

Réalisation

Georges LAUTNER

Scénario

Georges LAUTNER

Albert KANTOF

Clarence WEFF

Serge VALETTI

Dialogues

Georges LAUTNER

Albert KANTOF

Clarence WEFF

Serge VALETTI

Michel AUDIARD

Directeur de la photographie

Maurice FELLOUS

Musique

Georges DELERUE

Production

COCINOR

Distribution

COCINOR

Durée

100  minutes

Tournage

 

Jockey Jack

Louis DE FUNES

Jérôme Martinet

Michel SERRAULT

Rocky la Braise

Mireille DARC

Jo Arangeot

Maurice BIRAUD

L'oncle Absalon

Francis BLANCHE

Gratiopoulos

Darry COWL

Pierre Michon

Venantino VENANTINI

 

A sa sortie de prison, Riton, dit veut se venger de Jockey Jack, qui lui a soufflé la belle Rocky la Braise, laquelle lui servait de compagne et de gagne-pain. La poursuite conduit les deux hommes dans les coulisses d'un théâtre où se produit Jérôme Martinet, cousin de Jack. Celui-ci, menacé d'un couteau, tue accidentellement Riton. Il enferme le corps dans l'étui de la contrebasse de Jérôme et lui-même se cache dans un panier à costumes étui et panier sont transportés au septième étage d'un immeuble, chez Pierre Michon - partenaire de Jérôme - qui donne une grande fête. Rocky et Jo s'isolent dans une chambre pour vivre leur passion, avant de découvrir le corps de dans l'étui. Forte émotion pour Rocky, qui s'évanouit et ne retrouve ses esprits que grâce à l'intervention zélée de Gratiopoulos, milliardaire de métier Jack sort de son panier et doit s'expliquer devant Jérôme et Michon, survenus à leur tour dans la pièce. Tout ce petit monde est prié de quitter les lieux avec le paquet encombrant, et y parvient malgré l'arrivée inopinée d'un inspecteur de police. Jérôme n'a plus le choix : il doit héberger cette sangsue de Jack chez oncle Absalon. Le matin, au réveil, les deux hommes constatent la disparition du cadavre, remplacé par un squelette. Explication : employé au Muséum d'Histoire Naturelle, Absalon arrondit ses fins de mois en dépeçant des cadavres pour les facultés. Jo exulte : il vient de gagner le tiercé dans l'ordre. Mais c'est qui a joué pour lui et qui a gardé les tickets, dans la poche extérieure de sa veste, celle-là même que, depuis, arbore Absalon. Rocky, Jo et son ami mettent dès lors tout en œuvre pour récupérer le passeport de la fortune. Ils y parviennent, mais devant le guichet du PMU, Jo constate avec horreur que ses tickets ne sont pas ceux qu'il avait fait miser. Le ticket gagnant est entre les mains de Jérôme. Alors Jo, grand spécialiste, fait un faux. Il retournera en prison, tandis que sa belle Rocky, cœur éploré, patientera en goûtant au luxe aux côtés de Jérôme.

 

Sorti entre « les tontons flingueurs » et « les barbouzes », ce film  a pourtant été réalisé avant le premier. C’est tout auréolé du méga succès « des tontons » que George LAUTNER propose ce film au public qui ne lui réservera pas du tout le même succès. De même dans la mémoire collective, ce petit mais sympathique film, est quelque peu oublié aujourd’hui.

Pourtant ce film porte les gênes des « tontons flingueurs », c’est une sorte de copie préparatoire. Beaucoup d’éléments se retrouveront dans les « tontons » dont quelques acteurs qui deviendront des fidèles, dont Mireille DARC, Francis BLANCHE et Venantino VENANTINI ainsi que Maurice BIRAUD que l’on reverra dans « la grande sauterelle ». Quand à Louis DE FUNES qui trouve un rôle important dans le film, le courant ne semble pas passer plus que cela avec LAUTNER, l’acteur fera de Jean GIRAULT son « yes man » favori, ce qui n’est pas vraiment possible avec LAUTNER, qui possède cependant un talent très supérieur à GIRAULT. On le sait, les plus grands succès de Georges LAUTNER doivent être associé au Grand Michel AUDIARD. Cependant, celui-ci débordé, laissa à des « assistants » le soin de participer au scénarios, se contentant de retoucher les dialogues. Dans le film, AUDIARD participe aux dialogues, parvenant à soupoudrer quelques dialogues sympathiques, sans pour autant atteindre la haute volée des films interprétés par Lino VENTURA et Bernard BLIER qui manquent cruellement à ce film. Ce qu’il manque également au film c’est la présence d’Albert SIMONON, si précieux dans « les tontons » qui donne une trame policière au film. Ici, pas de trame ou si peu.

Louis DE FUNES, s’il a un rôle quelque peu consistant, n’est pas très à l’aise dans le film avec son béret sur la tête. Il n’est à l’aise que lorsque on lui laisse une grande liberté, et là, il est à « égalité » avec les autres acteurs. On le sent prêt, mais finalement il sera bien plus efficace dans «  faites sauter la banque » ou « carambolage ».

C’est Maurice BIRAUD qui tient le film sur ses épaules. Pas super charismatique, mais déclinant d’assez belle façon les dialogues d’AUDIARD, il peut compter sur une association efficace avec Mireille DARC resplendissante, dont on peut apercevoir furtivement l’anatomie, en particulier à la sortie de son bain moussant où l’on peut vérifier qu’elle possède sans doute la plus belle descente de reins du cinéma. Très sexy, joyeuse, gouailleuse elle est l’atout de ce film très décousu, voire confus qui plaira au fans de Georges LAUTNER. A noter en dehors de la présence de Michel SERRAULT, efficace, un Francis BLANCHE en roue libre, très plaisant. Nous retrouvons également Venantino VENANTINI utilisé par LAUTNER dans particulièrement tous ses films. Sorti en salle alors que « les barbouzes » est toujours en plein succès le film n’obtient qu’un modeste succès, surtout à Paris où il ne peut faire mieux qu’une quatrième place en exclusivité la semaine de sa sortie. Heureusement, LAUTNER termine ses « barbouzes » toujours avec Mireille DARC et Francis BLANCHE et Louis DE FUNES va exploser quelques semaines plus tard avec son « gendarme de Saint Tropez ».      

Quelques dialogues de Michel AUDIARD surnagent de ce film agréable. (pris sur le site sur Michel Audiard)

 

 Dans le domaine du turf, jeune homme, y'a deux façons d'croquer. La magie ou le hasard.... J'explique: Favori sur faux ticket ou tocard sur vrai tickson... À moi, la magie m'a coûté deux ans d'placard... C'est pourquoi, aujourd'hui, j'aime mieux un mauvais cheval qu'un bon juge d'instruction !M.Biraud

 Y'a les vents contraires, la dégoulinante infernale, le poteau noir, la scoumoune !... Mais y'a ceux qui s'effondrent et ceux qui réagissent.... Et c'est pas seulement une question d'choux, mais c'est une affaire de tour de main... Et l'Jo, il l'a gardée sa paluche miracle... Sa pogne en Zéphyr... Le Rubens de la taille douce, le Léonard du composteur... Et quand j'vais les palper, mes deux cents briques, qui c'est qui, là-haut, va l'avoir dans l'baba ?... C'est c'fumier d'Pom Chips !M.Biraud


 

 

ENTREES France

 

1 517 887

 

 

ENTREES Paris

 

 

104 229

 

ENTREES Paris 1ère exclusivité

240 126

ENTREES Paris

 

1ère semaine  n°4

2ème semaine n°5

3ème semaine n°7

 

 

 

 

29 830

21 994

21 827

 

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

5

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

4

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

7 458

CLASSEMENT BOX OFFICE France 1964

n° 31

COTE DU SUCCES

* *

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Mercredi 24 décembre 2008
- Publié dans : BO M. DARC

LES BARBOUZES
1O DECEMBRE 1964



 

Réalisation

Georges LAUTNER

Scénario

Albert SIMONIN

 Georges LAUTNER

Dialogues

Michel AUDIARD

Directeur de la photographie

Maurice FELLOUS

Musique

Michel MAGNE

Production

Alain POIRÉ

Distribution

GAUMONT

Durée

105  minutes

Francis Lagneau

Lino VENTURA

Eusebio Cafarelli

Bernard BLIER

Boris Vassilieff

Francis BLANCHE

Amaranthe

Mireille DARC

Hans Muller

Charles MILLOT

O'Brien

Jess HAHN

Le commandant Lanoix

Noël ROQUEVERT

Constantin Benard-Shah est mort à Paris, dans des circonstances délicates. Feu Benard-Shah avait la douée manie d'utiliser son immense fortune à acheter les brevets d'invention des armes les plus terribles, afin de les neutraliser. Francis Lagneau, as des Renseignements Français, reçoit de son chef la délicate mission de ramener chez lui, incognito, le défunt, et de faire le siège de la veuve pour éviter que les précieux plans ne tombent en des mains sans probité : à savoir, celles de tout agent non français. Arrivé au château, Francis, qui s'est présenté comme un cousin de feu Benard-Shah, a la bonne surprise d'y rencontrer ses vieux camarades Vassillev, du SA. soviétique, Caffarelli, du S.R. suisse et Müller, du S.R. ouest-allemand. Les tours pendables qu'ils se jouent mutuellement sont interrompus par l'intrusion du Commodore 0'Brien, du S.R. américain, contre lequel les Européens font front commun, puis d'une nuée d'Asiatiques dont ils font de la chair à pâté. Et on se trouve ramené au problème précédent. Problème que Francis résoud provisoirement en faisant appel aux sentiments patriotiques, puis aux sentiments « tout court » de la veuve qui est jeune, impavide et française. Ensemble ils font « la belle », non sans avoir semé la perturbation dans les rangs de la concurrence. I y aura bien encore quelques défenestrations et quelques attentats ; mais Francis remplit brillamment sa mission. Il a les plans en mains. Reste à résoudre le problème de la séduisante veuve qui ne semble pas vouloir facilement se laisser abandonner.
(les fiches du cinéma)


Tout le monde se retrouve pour le deuxième volet de « la trilogie LAUTNER ».
Le ton est singulièrement différend, on assiste à une grosse farce, à un film délibérément comique. Tout est énorme. C’est peut être ce qui dérange le public : George LAUTNER tente un film quelque peu expérimental :musique jazzy, caméra subjective.
Au niveau des acteurs, c’est « lâchez- vous » !
Lino ne fait pas dans la finesse, c’est une « barbouze » un peu borné, mais très efficace, les bagarres sont énormes, et son passé de champion de catch est fort utile : avec Jess Hahn, ils démolissent portes et armoires en balsa et saccagent une chambre d’hôtel à eux deux.
Francis BLANCHE part en sucette, son personnage énorme, truculent, est une de ses plus belles compositions. Tellement en roue libre qu’il est limite cabotinage.
Bernard BLIER tout en retenue, distille des dialogues « Audiardiesques » entre deux Pater.
Mireille DARC, actrice fétiche de Georges LAUTNER distille un érotisme racé, dans le rôle d’une fausse ingénue.
Ca cogne, ça casse, ça tue des espions japonais par dizaines, c’est énorme.
Le succès est moindre que « les tontons », pour les puristes le film est moins bon que son prédécesseur. C’est faux, il est différend mais tout aussi précieux, question rythme, il est largement supérieur.
Un peu paniqué à la vision du résultat, Lino informe LAUTNER que la grosse comédie est terminée. Il se laissera infléchir une dernière fois, pour notre plaisir. Après tout, c’est quand même un grand succès au Box Office.

 

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

 

2 430 611

 

 

ENTREES Paris 1ère exclusivité

 

 

307 422

 

ENTREES PARIS toutes exploitations

539 966

ENTREES Paris

 

1ère semaine  n° 2

2ème semaine n° 3

3ème semaine n° 6

4ème semaine n° 7

5ème semaine n° 7

6ème semaine n° 8

 

 

37 640

42 660

48 769

46 354

26 092

23 022

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

12

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

3

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

12 547

COTE DU SUCCES

* * *

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Mercredi 24 décembre 2008
- Publié dans : BO M. DARC

DU RIFIFI A PANAME

 

4 MARS 1966

 

 

 

Réalisation

Denys de LA PATELLIÈRE

Scénario

Denys de LA PATELLIÈRE

Directeur de la photographie

Walter WOTTITZ

Musique

Georges GARVARENTZ

Production

Maurice JACQUIN - Films Copernic (Paris)

Distribution

Comacico

Durée

100  minutes

Tournage

 

Paul Berger

Jean GABIN

Walter

Gert FROEBE

Irène

Nadja TILLER

Mike Coppolano

Claudio BROOK

Binnagio

George RAFT

Lili

Mireille DARC

Roger

Marcel BOZZUFFI

Giulio

Claude BRASSEUR

Le commissaire Noël

Daniel CECCALDI

 

 

Paul Berger, dit Paulo les diams, a monté avec l’antiquaire Walter, son ami et époux d’Irène, son ex-maîtresse, un trafic d’or qui a fait la fortune des deux truands. Le métal précieux est transporté par avion à Tokyo, Munich ou Londres, par des passeurs sans casier judiciaire, inconnus de la police et des douaniers. Ces passeurs sont recrutés dans une boîte de nuit appartenant à Paulo : René, le barman, repère les clients naïfs et les jette dans les bras de la belle Lili, l’entraîneuse. Celle-ci a tôt fait, à force de « petits cadeaux », de les mettre sur la paille et les pauvres « pigeons », plumés, acceptent, contre récompense, d’effectuer un voyage avec, sous leur chemise une ceinture bourrée d’or. Or, l’une des victimes de Lili n’est autre que Mike Coppolano, agent secret américain ainsi infiltré dans le gang qui est également impliqué dans un trafic d’armes à destination de Cuba. Sa mission à Tokyo accomplie, Mike est engagé comme garde du corps de Paulo, aux côtés de Roger et Jo, les fidèles « porte-flingues » du truand. Il doit cette marque de confiance au fait qu’il a sauvé la vie de Paulo au cours d’une fusillade avec le gang de Mario et de Giulio, qui exige sa part du gâteau. Malgré lui, Mike devra abattre Giulio, qui a enlevé Irène pour la convaincre, en vain, de trahir Paulo. La guerre des gangs fait rage : Walter tombe à son tour et Paulo jure de le venger. Le commissaire Noël voudrait mettre fin à ces massacres perpétrés sur le sol français mais les autorités américaines lui enjoignent de laisser Coppolano accomplir sa mission. Celle-ci se complique encore lorsque la mafia intervient, en la personne du gangster Binnagio, qui convoque les représentants des deux gangs, Paulo et Mario, pour leur imposer un accord de partage du marché. Au cours des négociations, Mike est à deux doigts de se faire reconnaître par l’un des protagonistes avec qui il a déjà eu maille à partir. Il réussit à dérober un carnet dans lequel Walter a consigné l’organigramme du trafic d’armes. Paulo, bien décidé à refuser tout compromis, fait exploser une bombe en pleine réunion avec les mafieux. Il est cueilli avec Roger et Jo par les policiers de Noël ; avant qu’on lui passe les menottes, il frappe rageusement Mike en plein visage.

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

1 983 477

 

ENTREES PARIS

 

509 953

 

ENTREES PARIS EXCLUSIVITE

 

 

 

1ère semaine

1

95 630

5

2ème semaine

1

68 588

 

3ème semaine

1

49 354

 

4ème semaine

6

34 106

 

5ème semaine

4

38 118

 

6ème semaine

6

31 830

 

7ème semaine

13

21 386

 

8ème semaine

 

 

 

9ème semaine

 

 

 

10ème semaine

 

 

 

11ème semaine

 

 

 

12ème semaine

 

 

 

Nombre de semaines Paris

 

12

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

19 126

 

Budget

 

 

 

Box office annuel FRANCE

15

 

 

Box office annuel Espagne

 

 

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* * *

 

 

 

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Mercredi 24 décembre 2008
- Publié dans : BO M. DARC

NE NOUS FACHONS PAS
13 AVRIL 1966

 

De Georges LAUTNER -Scénario de Marcel JULLIAN et Michel AUDIARD - dialogues de Michel AUDIARD – Avec Michel CONSTANTIN, Jean LEFEBVRE, Mireille DARC, Tommy DUGGAN

 

Ancien truand retiré, Antoine Beretto exploite sur la Côte d'Azur une agence de location de canots à moteur. Un seul ennui : Antoine est très pacifique, mais il ne supporte pas qu'on lui manque de respect et, dans ces cas-là, il ne connaît plus sa force. Arrivent deux anciens « collègues » qui, pour s'enfuir en Italie, lui achètent un canot contre une créance de quatre millions (anciens) sur une sorte de bookmaker, Léonard Michalon, qui les a floués. Antoine se met en devoir, avec l'aide de Jef, qui tient un hôtel, de recupérer sa créance. Malheureusement, il rencontre une concurrence redoutable dans une bande de jeunes britanniques aux cheveux longs, militairement organisés par le « Colonel ». Et la malchance veut que l'un des « Britishes » soit victime de ses réflexes. Traqués par le gang, Antoine, Jef et Léonard cherchent d'abord refuge chez l'ancienne « légitime » de Léonard, Eglantine, qui tient un ranch. Mais le Colonel les poursuit avec ses sbires . Alors Antoine se fâche, anéantit la bande et traite avec le Colonel (qui, le pauvre, sera victime d'un « accident » de golf).Prêt à filer le parfait amour avec Eglantine, Antoine embarque Léonard vers l'Amérique du Sud. Mais, de l'aéroport, Léonard téléphone à Antoine que deux hommes le guettent. Bon type, Antoine y va. « Ne nous fâchons pas », dit-il. Mais il rentrera tout de même avec deux cadavres sur les bras.

 

Ce dernier volet de « la trilogie LAUTNER » est mon préféré des trois, bien que les trois soient très proches. George Lautner a su s’adapter très vite au changements de l’époque. Nous sommes en 1966 et c’est la première fois qu’il utilise la couleur, à cet effet les paysages du Sud de la France s’y prètent idéalement. Ce film est un « mix » des deux premiers, il conserve le coté farce du deuxième avec la qualité des personnages et des dialogues du premier.
Lino est égal à lui-même, en truand repenti, gérant d’une Entreprise de bateaux, il est de nouveau confronté au milieu. Ses bonnes résolutions s’étiolent au fur et à mesure du film, et à son corps défendant, il redevient le démolisseur efficace du passé.
Son copain d’aventure, est Jeff, interprété par le graannd Michel CONSTANTIN, une présence, une gueule, une gouaille comme on n’en fait plus. Le grand AUDIARD lui concocte des dialogues efficaces, en phase avec le physique débonnaire de l’acteur qui accède à la notoriété avec ce rôle d’ex- truand reconverti dans la restauration de qualité.
La grande trouvaille réside dans le rôle de Jean LEFEBVRE en parfait boulet, veule, torve : Léonard MICHALON, une grande création. Ce sera la marque de fabrique de l’acteur qui en tirera profit dans ses films suivants. Son meilleur rôle à coup sûr. Le grand « gimmick » du film étant le nombre imposant de baffes que se prend Léonard au cours du film, dont une, atomique, assénée par Jeff lors de la première rencontre du trio.
Mireille DARC est l’atout charme du film. Elle dispose de son look définitif et sa rencontre avec Lino est savoureuse, ce qui vaut une parodie des films de Lelouch, dans une scène de promenade dans la campagne où les deux amoureux font plus ample connaissance.
L’idée de génie est dans la création des « méchants » une bande de jeunes « mods »anglais dansant le jerk sur fond de musique pop sous le regard « bienveillant » du « colonel », un anglais pur jus, avec l’accent, qui dirige la troupe. Avec ambiguïté.
Cette comédie, parfaite, se déroule sur un rythme trépidant avec le lot de poursuites, explosions, coups de feu de rigueur. Tout cela se termine bien pour le quator sur fond de boîte de nuit, scène finale qui vaut son pesant de cacahuètes, parfait témoignage de ce qu’étaient les boites de nuit à l’époque. Un must !
Bien sûr, AUDIARD est présent, en très très grande forme, et nous délivre quelques dialogues d’Anthologie :

Jeff et Antoine :

T'as de ces questions, on les appellent les british parce qu'ils sont british, C'est tout quoi! Ils sont une douzaine de mecs, on sait pas ce qu'ils maquillent ; ils ont loué une villa au cap d'Antibes. C'lui qu'à l'air du tolier est venu béqueter 2 3 fois. Ses petits boy-friends l'appellent "Colonel", genre homme du monde. Mais en fait de monde, j'crois plutôt qu'ils seraient du notre. Je veux dire l'ancien... - L'ancien, l'ancien... Je viens de mettre un mec en l'air, maintenant nous v'là en croque-mort, tu permets, mais y'aurait comme de la relance sur la gelée de coings, non?... Et aussi, si tu m'avais pas refilé un flingue... - Ben tu serais mort! - Oui t'as raison. En cinq ans pas un mouvement d'humeur, pas une colère, même pas un mot plus haut que l'autre, pis d'un seul coup « CRACK ! » la fausse note, la mouche dans le lait, han j'te dis que ça m'a secoué!

- Beau jeune homme, il doit pas être loin de ses 75 kilos. - J'l'ai pas pesé! - Dans ces poids-là, j'peux vous l'embaumer façon Cléopatre, le Chef d'Oeuvre égyptien, inaltérable! - Mais on vous demande pas de conserver, on vous demande de détruire! - Haa! Heuuu... j'vous proposerais bien le puzzle "le congolais" : 32 morceaux plus la tête. Ou alors le cubilot de Vulcain : 10 tonnes de fontes, quinze-cents degrés, et vot' petit jeune homme se retrouve en plaque d'égout ou en grille de square. - Non, NON! Ni en poignée de porte, ni en lampadaire, c'que j'veux c'est plus le voir, là! - Mon ami tient un commerce. - Hah bon!

C’en est trop pour Lino, qui craint que le coté « farce » ne nuise à sa carrière. C’est sa dernière collaboration avec Georges LAUTNER. Il se consacrera désormais à des projets plus sérieux. Dommage, mais il reviendra à la comédie, un peu plus tard avec plus ou moins de bonheur.
Reste une trilogie indémodable.
Le film ne connaît pas un succès énorme, mais correct sur la durée. Son succès télévisuel ne se dément jamais, au contraire. C’est devenu un classique de la comédie française…   

 

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

1 877 412

ENTREES Paris 1ère EXPLOITATION

300 347

ENTREES Paris TOUTES EXPLOITATIONS

483 485

ENTREES Paris 1ère SEMAINE

58 110

NOMBRE DE SEMAINES PARIS 1ère exploitation

 17

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

11 622

1er JOUR Paris

 

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Mercredi 24 décembre 2008
- Publié dans : BO M. DARC

LA GRANDE SAUTERELLE

11 JANVIER 1967

 

 

 

Réalisation

Georges LAUTNER

Scénario

Georges LAUTNER

Vahé KATCHA

Michel AUDIARD

Dialogues

Michel AUDIARD

Directeur de la photographie

Maurice FELLOUS

Musique

Bernard GÉRARD

Production

Alain POIRÉ

Distribution

GAUMONT

Durée

108  minutes

Salène

Mireille DARC

Carl Zimmerman

Hardy KRÜGER

Alfred

Maurice BIRAUD

Marco

Georges GÉRET

Gédéon Mikoios

Francis BLANCHE

Vladimir

Venantino VENANTINI

 

Ayant caché des bijoux dans le moteur de sa voiture, le voleur Carl Zimmerman échappe de peu à l'explosion de celle-ci, provoquée par le tueur Marco, qui a pour mission de l'éliminer. Pour lui échapper, et attiré par l'argent facile des villes de casinos, il se rend à Beyrouth en compagnie de son ancien ami Alfred, qu'il va faire passer pour son chauffeur. Les deux hommes projettent l'enlèvement d'un magnat du pétrole, Grubert, lorsque celui-ci aura gagné gros. Il s'agit d'acheter une Pontiac identique à la sienne et de l'y attirer le jour dit, après avoir soigneusement étudié son comportement dans les moindres détails. Travail patient et quotidien d'observation et d'attente, qui permet à Carl de remarquer, dans le sillage du milliardaire, une belle blonde longiligne et lutine : Salène. Il l'aborde, règle sa note de bar, et l'affuble du doux surnom de "Sauterelle". Séduit, il préfère sa compagnie à celle d'une Américaine qui, après avoir perdu à la roulette, l'incitait à la suivre à l'autre bout du monde. Resurgit alors Marco, qui propose d'oublier "son contrat" si Carl et Alfred l'associent à leur projet. C'est le moment que choisit Salène pour décider d'aller en Grèce, sur un coup de tête, simplement parce qu'elle n'y est jamais allée. Elle a tout prévu avec son vieil ami Mikoios, qui l'embarquera sur son bateau. Carl ne peut partir avec elle aussitôt. A l'aide d'un émetteur caché dans sa poche, il communique à Marco et Alfred, en "planque" dans la Pontiac, l'évolution du jeu de Grubert, qui ce soir-là a la chance avec lui. C'est le moment d'agir. Mais Grubert, soudain, perd tout. Marco n'entend pas renoncer, et décide alors d'enlever un émir. Carl abandonne cette partie de fous et tente de convaincre Alfred, en belle livrée de chauffeur, de partir avec lui. En vain : Alfred ne croit plus aux ailleurs. Et il n'aura que ses larmes pour se lamenter sur son sort. L'émir avait des gardes du corps, qui font tourner court l'opération et tuent Marco. Carl fonce sur le port, rejoindre Salène.


En 1966 tout va bien pour  Georges LAUTNER : « ne nous fâchons pas » son troisième film avec Lino VENTURA et Mireille DARC a très bien fonctionné et il a connu un succès surprise avec « Galia » qu’il a écrit avec Vahé KATCHA et qui a permis à Mireille DARC d’interpréter un personnage de femme libre bien dans l’air du temps. Georges LAUTNER adore Mireille, et lui propose un nouveau film, co-écrit avec Vahé KATCHA, pour tenter de retrouver le même succès que « Galia ». Pour Michel AUDIARD ce sera son 70ème film, et sans doute songe-t-il déjà, comme Francis VEBER un peu plus tard, mettre en scène ses propres scénarii. Du reste, il se plie au jeu des dialogues pour son pote LAUTNER, et le film s’ouvre sur un dialogue mémorable entre deux truands dans une voiture, dont l’un des deux, Marco, est interprété par une des plus belles trognes du cinéma Français, Georges GERET. Il est chargé d’éliminer Hardy KRUGER, le plus Français des acteurs Allemand, très populaire depuis « Un taxi pour Tobrouk » et « les dimanches de Ville d’Avray ». Il se réfugie à Beyrouth où il rencontre Salène pour qui il  va tout lâcher tandis que ses complices, dont Marco, qui s’est associé à lui, vont tout perdre.

Le film a été très mal accueilli par la critique qui le trouve absolument anodin, voire mauvais. Certes, il n y a pas d’intrigue dans le film, qui est un simple film de détente où Georges LAUTNER a plaisir de filmer Mireille DARC plus longiligne et superbe que jamais. Il reste des paysages de Beyrouth, magnifique avant la guerre. Le climat est très « sea sex and sun », avec une Mireille DARC nue pieds tout le long du film, du soleil à tire larigot, bronzage à tous les étages. LAUTNER se permet un private joke lorsque Mireille DARC et KRUGER s’ébattent sur la musique de Bernard GERARD qui utilise le même thème que dans « ne nous fâchons pas ». Le climat très peace and love du film est très agréable et visiblement KRUGER et DARC se sont bien amusés. Coté dialogues, ce n’est pas du Michel AUDIARD grand cru. Mis à part le grand dialogue du début, le dialoguiste déroule tranquillement et nous offre même des dialogues interprétés par un Francis BLANCHE sympathique qui ne sont pas sans rappeller ceux de GABIN dans « Un singe en hiver ». Au Box Office le film passe tout juste le million d’entrées après ne pas avoir dépassé la quatrième place au Box Office Parisien. L’équipe se reformera pour un « fleur d’oseille » quelques mois plus tard. Si le film ne figure pas dans le panthéon des classiques du tandem LAUTNER / AUDIARD, il mérite d’être réhabilité au vu de l’hommage sympathique aux fin des années 60 que le film véhicule.    

 

Le dialogue d’ouverture :

Georges GERET à son comparse :
 

Les gens c’est comme les mots…y a ceux que j’aime…et ceux que j’aime pas !...Quand j’aime pas, je supprime ! Les mots, les gens, je supprime ! Mais supprimer, justement, c’est un mot que j’aime pas !

Supprime le.

C’ que tu peux être con ! T'es même pas con, t'es bête.

Boh….

Tu sais rien, tu vas jamais au cinoche, tu t’tiens au courant de rien. Si ça se trouve, t'as même pas de cerveau. Quand on te regarde par en dessus, on doit voir tes dents. Dans l’fond à être tout idiot t’es peut  être dans le vrai. Le savoir, quand on commence à mettre le nez dedans, c’est pire que la came…Moi, c’est à  Fresne que j’y ai pris goût …Tiens, tu veux un exemple ? « Règlement de compte », qu’est ce ça veut dire ?

 ?....

Eh, cherche pas ! Ca veut rien dire du tout !..Sont jamais réglés les comptes !... « Crime parfait » qu’est-ce que ça veut dire ? Quand un crime est parfait, on dit que c’est un accident (il baille) alors, pourquoi pas dire un accident tout de suite ?

 ?...

Les accidents ça n’arrive qu’aux fils de putes !

 

 

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

 

1 026 203

 

 

ENTREES Paris 1ère exclusivité

 

 

171 978

 

ENTREES PARIS toutes exploitations

365 450

ENTREES Paris

1ère semaine  n° 4

2ème semaine n° 4

3ème semaine n° 7

4ème semaine n° 11

5ème semaine n°8

 

 

42 649

32 604

23 271

19 484

20 678

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

8

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

5

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

8 530

COTE DU SUCCES

* *

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Mercredi 24 décembre 2008
- Publié dans : BO M. DARC

LES SEINS DE GLACE

 28 AOUT 1974

 

 


 

Réalisation

Georges LAUTNER

Scénario

Georges LAUTNER

d’après Richard MATHESON

Directeur de la photographie

Maurice FELLOUS

Musique

Philippe SARDE

Production

Lira Films/Belstar Productions

Distribution

FOX LIRA

Durée

105 minutes

Tournage

 

François Rollin

Claude BRASSEUR

Peggy Lister

Mireille DARC

Marc Rilson

Alain DELON

Le commissaire Eric Garnier

André FALCON

 

 

 

Sur une plage niçoise, en hiver, François Rollin, auteur pour la télévision, rencontre Peggy, jeune femme blonde, triste et mystérieuse. Elle fait tout pour l'évincer puis finit par céder à ses assiduités. Elle se dit divorcée, et l'homme qu'il a aperçu chez elle en la ramenant le premier soir n'est autre que son avocat Marc Rilson, qui précisément s'occupe de son divorce. Rilson fait venir Rollin chez lui et le met en garde d'aller plus avant dans sa relation avec Peggy, dont il lui apprend qu'en réalité elle a assassiné son mari. Celui-ci, toxicomane, l'a fait sombrer et a fini par provoquer en elle un rejet des hommes. Acquittée après enquête médicale, elle n'est toujours pas guérie. Non convaincu, Rollin tente de l'aider à se libérer de l'emprise de Rilson. Pris avec elle dans un traquenard, il est assommé dans un parking souterrain. Peggy, qui a pris peur, disparaît puis est récupérée par Rilson et à nouveau confiée par lui à la garde du dévoué Albert. La nuit elle téléphone à Rilson, accusant Albert d'agression à son encontre. Lorsque Rilson arrive, flanqué de son fidèle garde du corps Steig, Albert est mort, une paire de ciseaux dans la gorge. Venue chez Rollin, Peggy formule avec lui le projet d'une nouvelle vie en Australie, ce qu'encourage Madame Rilson, décidée à éloigner celle qu'elle considère comme dangereuse et dont elle sait son époux follement épris. Denis Rilson, frère de l'avocat est retrouvé mort chez Rollin, où il avait suivi Peggy. Rilson est prêt à tout pour éviter à la meurtrière d'être à nouveau internée, et cette fois à vie. A son ami le commissaire Gamier, il demande un délai de vingt-quatre heures. Peggy et Rollin, décidés à se marier, s'arrêtent à un hôtel, au col de Turini, où pour la première fois elle s'offre à lui. Elle cache en fait un rasoir, et Rollin ne doit la vie sauve qu'à l'irruption de Rilson, renseigné par Steig. Rilson conduit Peggy devant la table d'orientation du col, lui promet lui aussi l'Australie, et lui tire une balle dans la tête.

 

 

Alain DELON produit ce film afin de permettre à Mireille DARC de démontrer au public la palette de son talent. Bien loin de ses rôles habituels, elle interprète une femme fatale, qui cache jusqu’au bout sa vraie nature. Tour à tour apeurée, méfiante, folle, elle finira abattue par son avocat, joué par Alain DELON qui s’est volontairement mis à l’écart dans un rôle secondaire. L’actrice est troublante et  est très convaincante dans son rôle de déséquilibrée qui capture le pauvre Claude BRASSEUR dans sa toile. Celui-ci ne se doute pas qu’il a affaire à une mante religieuse redoutable. L’occasion d’apercevoir la très belle anatomie de l’actrice. Nue, elle s’approche de Claude BRASSEUR troublé (on le comprend) un rasoir à la main. Une belle occasion d’admirer la superbe actrice. Claude BRASSEUR est chargé d’animer le film au climat quelque peu lourd. Plus proche de ses prestations dans Vidocq qu’autre chose, il plaisante, cabotine, drague la belle Mireille DARC, avant de s’apercevoir que quelque chose cloche. Pourtant dès le début il tombe dans le jeu de Peggy, qu’il prend pour une victime.

Georges LAUTNER réalise le film correctement, l’occasion pour lui de sortir de ses sempiternelles comédies qui l’ont rendu célèbre. En panne de Michel AUDIARD ou de Francis VEBER, il tourne une nouvelle fois avec son interprète favorite, Mireille DARC, et lui consacre tout son intérêt. Il est clair que le choix du réalisateur est fortement recommandé par l’actrice. 

DELON joue l’avocat ténébreux de Mireille DARC. En fait, il est le protecteur de Peggy et va sauver BRASSEUR au dernier moment.

Le film sonne la rentrée cinématographique 1974 et est un bon cru en termes de box office. Le film prend confortablement la première place des entrées parisiennes. Le film résiste très bien contre toute attente, et devient un très bon succès parisien. En province le résultat est plus mitigé, mais le film parvient à se hisser dans le top 20 de l’année, ce qui est fort honorable. Alain DELON et Georges LAUTNER referont équipe trois ans plus tard dans « mort d’un pourri » avec, cette fois, le retour de Michel Audiard au scénario.

Quant aux « seins de glace » il sera  largement diffusé à la télévision et représente un bon exemple du cinoche français des années 70, c'est-à-dire de bons produits interprétés par de bons comédiens. 

 

ENTREES France

 

1 463 500

 

 

Total ENTREES Paris

 

 

437 702

 

ENTREES Paris

 

1ère semaine  n°1

2ème semaine n°1

3ème semaine n°3

4ème semaine n°4

5ème semaine n°4

6ème semaine n° 9

 

 

 

 

  121 522

   88 094

   58 287

   45 246

   40 073

   27 649

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

14

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

24

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

5 063

1er JOUR Paris

 

BUDGET

 

BOX OFFICE ANNUEL France

N° 20

BOX OFFICE ANNUEL Italie

 

BOX OFFICE Allemagne – 

 

BOX OFFICE Espagne –    335 621 entrées

 

COTE DU SUCCES

* * *

 

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Mardi 23 décembre 2008
- Publié dans : BO A.SCHWARZENEGGER

CONAN LE BARBARE

(CONAN THE BARBARIAN)

14 MAI 1982 (USA)

7 AVRIL 1982

 

 

 

Réalisation

John MILIUS

Scénario

John MILIUS

Oliver STONE

Directeur de la photographie

Duke CALLAGHAN

Musique

Basil POLEDOURIS

Production

Dino DE LAURENTIIS

Distribution

FOX

Durée

125 minutes

Tournage

Janvier 1981 / avril 1981

Conan

Arnold SCHWARZENEGGER

Thulsa Doom

James Earl JONES

Le roi Osric

Max Von SYDOW

Valeria

Sandahl BERGMAN

Le père de Conan

William SMITH

 

 


Douze mille ans avant notre ère, un village cimmérien est détruit par un groupe de cavaliers, venu voler le secret de l'acier. Un jeune enfant, Conan, voit ses parents massacrés sous ses yeux par leur chef Thulsa Doom et est emmené en esclavage. Condamné jusqu'à l'âge adulte à tourner la roue de douleur, il s'y forge un corps athlétique. Devenu un lutteur très apprécié pour sa violence et sa cruauté, Conan conquiert au combat sa liberté. Auprès de l'antre d'une sorcière, il délivre Subotai, un voleur qui devient son ami, et ils partent ensemble à la recherche de Thulsa Doom. Dans la ville de Zamora, les deux hommes rencontrent la belle Valeria, Reine des voleurs. Tous trois escaladent la haute tour de Set pour y dérober l'œil du serpent, pierre précieuse (symbole d'un culte barbare) que protège un reptile gigantesque. Conan tue le monstre. Le vieux roi Osric, informé de leur exploit, leur offre d'abondantes richesses pour arracher sa fille, Yasmina, à l'emprise de Thulsa Doom, grand prêtre d'une secte puissante. Conan accepte. Il se déguise, se mêle aux disciples du temple, mais il est démasqué. Ses deux amis le retrouvent crucifié sur l'arbre aux vautours, et l'arrachent à la mort, avec l'aide d'un enchanteur local. Les trois aventuriers montent alors une expédition au temple où trône Thulsa Doom, assisté de la princesse Yasmina. Ils s'introduisent dans la chambre aux orgies. Après un violent combat, Conan et ses deux compagnons enlèvent Yasmina. Mais Valeria dans sa fuite est blessée à mort. Les hommes de Thulsa Doom viennent attaquer la nécropole où Conan et Subotai se sont retranchés. C'est un massacre. Conan alors retourne au temple. Thulsa Doom y harangue ses fidèles. Conan le décapite et après avoir mis le feu au temple s'éloigne pour de nouvelles aventures.

 

A l’époque, peu de journaux, mis à part « l’ Ecran fantastique » relatèrent la mise en route de l’adaptation du personnage le plus célèbre de Robert HOWARD. En France, le personnage est relativement connu du fait que les éditions Lug et Artima ont depuis le milieu des années 70 traduit le très bon comics MARVEL. Le réalisateur John MILIUS est peu connu, il est surtout le scénariste d’ »Apocalypse now ». C’est la même chose pour Oliver STONE, co-scénariste, pas encore connu comme réalisateur. Quant à l’acteur au nom imprononçable, on sait juste que c’est un culturiste extrêmement connu du milieu, mais bon, la majorité des cinéphiles ne sont pas amateurs des revues de culturistes. Quant au producteur, Dino DE LAURENTIIS, il alterne les bons et mauvais projets. Le film sort curieusement en Europe avant les Etats-Unis. En France une magnifique affiche de Frank FRAZETTA, le maître en la matière allèche le chaland. Bon, au pire des cas, le film sera un remake des « Hercule » et autre « Maciste » des années 60, interprété par le nouveau Steve REEVES…

Dès le début du film on est cueilli à froid par un générique de feu sur une formidable musique de Basil POLEDOURIS, au moins cela part bien. La scène d’introduction qui voit le jeune Conan assister à la mort de ses parents et de son peuple est magnifique. Conan assiste à la mort de sa mère qui lui tient la main, la tête tranchée par l’étrange Thulsa DOOM, formidablement interprété par James EARL JONES, toujours impressionnant. Cette scène d’introduction donne le ton, nous sommes devant un grand film rondement mené. Tournant sa roue de douleur, Conan devient un athlète au corps terriblement musculeux interprété par Arnold SCHWARZENEGGER que l’on ne va pas oublier de sitôt. Très loin d’être ridicule, l’acteur s’approprie le rôle avec la même assurance qui a fait de lui une icône de la musculation. En dehors de sa musculature, Arnold n’est pas benêt comme Steve REEVES, il dégage une sauvagerie indispensable pour le rôle, on croit à son personnage dur comme fer. Devenu guerrier, voleur, Conan vogue des aventures, mixe des écrits de l’auteur. On pourra rencontrer une sorcière, des voleurs, Thulsa DOOM qui contrôle la pensée humaine et se transforme en serpent géant. Le film peut compter également sur la présence de Max Von SYDOW et de l’actrice Sandahl BERGMAN, qui sans être d’une beauté exceptionnelle, dégage une incroyable sensualité doublé de capacité athlétique magnifiée par la science des combats à l’épée maîtrisée par John MILIUS. La galerie de personnage est pittoresque et sert l’intrigue. Le film est superbe esthétiquement, MILIUS jouant avec les pénombres, le feu, les décors épatants, le maquillage des héros. Le film est tout à fait flamboyant et ne manque pas de moments épiques dont la scène finale ou Conan décapite DOOM. Le plan final montre un Conan vieux devenu roi, posant sur son trône. Une image que l’on aurait désiré voir dans une séquelle. L’excellence des combats, la furie visuelle plait à la critique qui considère le film comme une belle surprise, une sorte de « Il était une fois dans l’Ouest » de l’Héroïc fantasy et surtout au public qui réserve un accueil très favorable au film. Après une très belle première semaine Parisienne, le film perd rapidement des entrées, mais au final le film réunit près de 2 millions de spectateurs en France une énorme surprise. Le film se glisse dans le top 20 de la plupart des pays Européen et entre même dans le top 5 annuel Allemand, où Arnold, Autrichien, y est très populaire.

Aux USA, le film s’empare de la tête du Box Office très nettement la semaine de sa sortie. Là également le film baisse rapidement à partir de la troisième semaine. Le résultat Mondial est très satisfaisant, le résultat semble être une estimation en dessous de la vérité, le film ayant fonctionné partout dans le Monde.

Aujourd’hui, le film bénéficie toujours d’une très belle côte, c’est devenu un film culte et la BOF de POLEDOURIS reste légendaire. Arnold SCHWARZENEGGER malgré un nom très difficile à prononcer est devenu une vedette, et surtout, un acteur crédible. Avec de tels atouts, il semble promis à un très bel avenir cinématographique. Alors qu’une suite est déjà annoncée, il devra se défaire d’une image « Héroïc Fantasy » qui peut lui coller à la peau. A surveiller donc.

Ce très grand classique sera « remaké » courant 2009_ on attend de voir.                

 

 

ENTREES France

 

1 778 722

 

ENTREES Paris

 

 

368 021

 

ENTREES PARIS Toutes exploitations

382 660

ENTREES Paris

1ère semaine  n°1

2ème semaine n°3

3ème semaine n°4

4ème semaine n°6

 

 

 

145 833 (33)

76 245(33)

 46 040 (33)

 38 127 (27)

 

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

12

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

33

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

4 421

1er JOUR Paris

23 166

Budget

20 M$

(45 M$ 2008)

Recettes US

(2 semaines n°1)

38.5 M$

(86 M$ 2008)

Recettes mondiales

 

68.5 M$

(155 M$ 2008)

 

BOX OFFICE ANNUEL USA

N° 18

BOX OFFICE ANNUEL France

N° 21

BOX OFFICE ANNUEL Italie

N° 25

BOX OFFICE Allemagne – 2 496 673 entrées

N°4

BOX OFFICE Espagne – 1 460 563 entrées

 

COTE DU SUCCES

* *

 

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Samedi 13 décembre 2008
- Publié dans : BO R.REDFORD

LES QUATRE MALFRATS

(THE HOT ROCK)

    26 JANVIER 1972 (USA)

 14 AVRIL 1972




Réalisation

Peter YATES

Scénario

William GOLDMAN

Directeur de la photographie

Donald  WESTLAKE

Musique

Quincy JONES

Production

H LANDERS

B ROBERTS

Distribution

20th Century-Fox

Durée

101  minutes

Tournage

 

John Dortmunder

Robert REDFORD

Kelp

George SEGAL

Stan Murch

Ron LEIBMAN


A sa sortie de prison, John Dortmunder se voit proposer un " travail " par son beau-frère et collègue Kelp : voler, pour le compte du docteur Amusa, représentant d'un petit pays africain, " la Pierre du Sahara ", bijou exposé au Brooklyn Museum de New York. Les deux hommes s'adjoignent les services d'Alan Greenberg et de Stan Murch, un fou d'automobile. En simulant un accident de voiture en face du musée, les quatre voleurs détournent l'attention des gardes et s'emparent du joyau. Poursuivis, ils se séparent et Greenberg, pris au piège avec le diamant, n'a qu'une solution: l'avaler! Il charge ensuite son père Abe, qui est aussi son avocat, de négocier sa libération : pour récupérer la pierre précieuse, ses complices doivent le faire évader. Ce n'est qu'une fois l'opération réussie qu'Alan leur avoue avoir caché le diamant dans un commissariat ! Nouvelle expédition : c'est avec un hélicoptère que les quatre hommes prennent d'assaut le poste de police, pour constater que... la pierre a disparu. C'est le propre père d'Alan qui s'en est emparé et l'a placée dans le coffre de sa banque. Naturellement, il refuse de la remettre aux amis de son fils. De plus, lui seul peut avoir accès à son coffre. Amusa, excédé par les échecs répétés du quatuor, décide de traiter directement avec Abe. Mais Dortmunder est têtu : il fait hypnotiser le gardien de la salle des coffres et, grâce à deux mots-clés, se fait ouvrir le fameux coffre. Et c'est très tranquillement qu'il quitte la banque, la " Pierre du Sahara " enfin en poche.

 

Si Vous vous demandez (mais pourquoi le feriez vous ?) où Steven SODENBERGH a puisé en grande partie son inspiration pour la série des « Ocean’s » ce n’est pas seulement dans l’œuvre originale interprétée par le « pat rack » mené par Frank SINATRA, mais bien dans ce film.

Robert REDFORD quelque peu fatigué par la mise en chantier de films difficiles et peu commerciaux, a bien besoin d’un tournage moins exigeant et plus sûr au niveau commercial. C’est donc Peter YATES, très inspiré depuis son formidable succès de « Bullit » qui s’y colle avec une grande classe, le film est magnifiquement photographié, et les vues de New York que ce soit au sol ou dans un hélicoptère sont épatantes.

Reste le scénario qui sans être totalement innovant, est très habile et permet de passer un bon moment de détente. Robert REDFORD est a la tête d’une petite bande de malfrats dont la principale qualité est de déborder d’imagination pour arriver à leur fin. John est le mentor et le « grand frère » du groupe, ce qui explique qu’il est régulièrement stressé, il est le plus crispé de tous, et il y a de quoi dans le groupe semble indiscipliné et capable de quelques gaffes. C’est l’excellent George SEGALL qui interprète Kelp, personnage déjanté qui est capable de poursuivre John en voiture à sa sortie de prison et de faire croire qu’il va l’écraser rien que le fun. La première partie du film est consacrée à la présentation de cette bande d’hurluberlus, puis rapidement le vol du diamant est mis en route, un peu à la manière d’un « mission impossible ».

Lorsque la situation semble perdue, l’imagination et les talents de mise en scène théâtrale du quatuor, leur permettront de rétablir la situation. Ils n’hésitent pas à simuler l’assassinat de l’un des leurs dans une cage d’ascenseur pour faire craquer de peur Abe afin qu’il donne un trousseau de clefs qui permettra d’ouvrir le coffret qui contient le diamant.

La fin du film permet de voir John qui va chercher le diamant dans le coffre de la banque et qui risque de se faire prendre en flagrant délit par Abe qui roule à vive allure vers la banque. Très stressé, John fait tout pour avoir l’air naturel. EN sortant de la banque avec le diamant, il croit même s’être fait pincer, mais non il s’éloigne de la banque lorsque Abe arrive. Il retrouve ses amis et la joie explose.

Comme d’habitude REDFORD est très à l’aise dans le rôle et passe par tous les états, inquiet, stressé, concentré, il se libère totalement en sortant de la banque et en marchant dans New York, il gambade carrément. Sportif, en pleine force de l’âge, il est épatant de charisme.

Le film marche correctement aux USA même si ce n’est pas le délire et se comporte bien en France où il tient 3 semaines dans le trio de tête avant d’être quelque peu lâché par les distributeurs. C’est dommage, le film aurait pu faire bien mieux.


ENTREES France

 

625 258

 

 

Total ENTREES PARIS

 

 

216 320

 

ENTREES Paris

 

1ère semaine  n°2

2ème semaine n°2

3ème semaine n°3

 

 

 

57 051

42 221

37 738

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

7

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

13

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

4 389

1er JOUR Paris

 

BUDGET

5 M$

 

Recettes USA

 

8 M$

(42 M$ 2008)

Recettes mondiales

 

BOX OFFICE ANNUEL USA

 

BOX OFFICE ANNUEL France

N°62

BOX OFFICE ANNUEL Italie

N°65

BOX OFFICE Allemagne – 

 

BOX OFFICE Espagne –    944 843 entrées

 

COTE DU SUCCES

* *

 

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Samedi 8 novembre 2008
- Publié dans : MISES A JOUR


TITRE

SEM

SAL

ENTREES

CUMUL

REAL

ACTEUR

ACTEUR

A NOUS DEUX

1

20

70 963

70 963

LELOUCH

DENEUVE

DUTRONC

HAIR

3

10

47 269

 

FORMAN

SAVAGE

WILLIAMS

LE TRESOR DE MATACUMBA

1

16

45 843

45 843

WALT DISNEY

FOXWORTH

USTINOV

LES SŒURS BRONTE

3

20

40 098

 

TECHINE

ADJANI

HUPPERT

LA DROLESSE

1

12

38 154

38 154

DOILLON

DESDEVISE

HEBERT

SERIE NOIRE

5

16

36 444

 

CORNEAU

DEWAERE

TRINTIGNANT M.

FLIC OU VOYOU

9

16

34 674

 

LAUTNER

BELMONDO

GALABRU

LE COUP DE SIROCCO

6

21

30 062

 

ARCADY

HANIN

VILLALONGA

LES MOISSONS DU CIEL

2

7

29 546

 

MALICK

GERE

ADAMS

OLIVER'S STORY

1

19

28 225

28 225

KORTY

O'NEAL

BERGEN

ET LA TENDRESSE ?...BORDEL!

13

10

23 026

 

SCHULMANN

BIDEAU

CONTI

LA TAVERNE DE L'ENFER

2

14

22 801

 

STALLONE

STALLONE

ARCHER

SOLEIL DE FEU

1

18

22 762

22 762

SPIEGEL

GRAVES

MILLAND

FEMME ENTRE CHIENS ET LOUPS

2

11

20 460

 

DELVAUX

BARRAULT

HAUER

MELODY IN LOVE

4

 

19 470

 

 

 

 


Pas de Box Office durant le festival de Cannes 1979

Claude LELOUCH propose son nouveau film qu'il a filmé lui-même personnellement. "A nous deux" est typiquement Lelouchien. C'est une histoire d'amour dans un film qui ressemble un peu au "voyou", Jacques DUTRONC interprétant un fils de truand, qui devient un gentil truand lui même. L'occasion pour Catherine DENEUVE, qui tourne beaucoup, de connaître de nouveau la cîme du Box Office. Le film prend un départ correct dans une combinaison de salles moyenne, reste à voir si le film va se maintenir.
"Hair" le nouveau film de Milos FORMAN  semble bien parti pour connaître un succès sur la durée.
Le trio d'actrices qui a tant fait parler à Cannes: HUPPERT / PISIER / ADJANI  se maintient très bien avec "les soeurs BRONTE".
" La drôlesse" de Jacques DOILLON bénéficie de bonnes critiques, du coup le film prend un bon départ dans un petit circuit de salles.

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Mardi 26 août 2008
- Publié dans : LA BANDE DESSINEE AU CINEMA

LE CHEVALIER NOIR

(THE DARK KNIGHT)

18 JUILLET 2008 (USA)

13 AOUT  2008

 

Réalisation

Christopher Nolan

Scénario

Christopher Nolan

Jonathan Nolan

Directeur de la photographie

Wally Pfister

Musique

James Newton Howard

 Hans Zimmer

Production

Warner Bros

 Di Bonabentura Pictures

Distribution

WARNER BROS

Durée

147  minutes

Tournage

3 mars 2004 / 17 septembre 2004

Batman/Bruce Wayne

Christian Bale

Le Joker

Heath Ledger

Harvey Dent / Double face

Aaron Eckhart

Rachel Dawes

Maggie Gyllenhall

Alfred Pennyworth

Michael Caine

Lucius Fox

Morgan Freeman

Lt James Gordon

Gary Oldman

Salvatore Maroni

Eric Roberts

L’Epouvantail

Cillian Murphy

 

Batman et le lieutenant de police James Gordon ont uni leurs efforts pour tenter d’éradiquer le crime organisé de la ville de Gotham. Bientôt, le procureur Harvey Dent, « chevalier blanc » de la cité, souhaite s’allier à eux. Mais leur mission va s’avérer bien plus compliquée que prévue. Un criminel sans foi ni loi, se faisant surnommer le Joker, sème le chaos dans Gotham. Bien décidé à distiller la mort et la violence dans la ville, il compte avant tout faire tomber ceux capables de l’en empêcher. Batman, Dent et Gordon se retrouvent alors en ligne de mire d’un fou furieux que rien, même pas la puissance mafieuse, ne peut arrêter...

Précédé d’une réputation très favorable, le nouveau BATMAN allait-il réussir à devenir le meilleur films de super héros ? Clairement, la réponse est OUI ! Le réalisateur, extrêmement inspiré nous livre une version du « bon la brute et le truand » dans un environnement très influencé par le « heat » de Michael MANN dont NOLAN s’inspire visiblement. La scène d’ouverture formidablement réalisée fait passer la scène de la banque du « Batman forever » de SCHUMACHER pour de l’amateurisme, (sans compter le maquillage de « double face » bien ringard). NOLAN gère l’espace comme jamais, et est précis comme un Stanley KUBRICK des grands jours. Le ton est donné, c’est bien le JOKER qui mènera le film. Tout comme Clint EASTWOOD dans le film de LEONE précité, BATMAN sera presque un personnage secondaire durant tout le film. J’aimais bien Heath LEDGER, mais je trouvais que peut être les critiques énormes sur son jeu étaient peut être dues à l’émotion suscitée par son regrettable et trop prématuré décès, mais force est de constater la colossale performance qu’il livre, digne d’un Oscar qui semble difficilement lui échapper. Le réalisateur lui rend un hommage qui force l’admiration. Très loin du cabotinage, même talentueux, d’un Jack NICHOLSON, LEDGER donne une réelle personnalité au personnage et surtout une très grande crédibilité. Qui est-il ? Qu’est-ce qu’il a vécu dans sa jeunesse pour devenir ce maître du mal ? Ce n’est pas un voyou, il est cultivé, c’est une sorte de Dandy et possède une connaissance de la psychologie criminelle hors norme et c’est un manipulateur né. D’une intelligence du niveau d’un « Hannibal LECTER », il manipule littéralement tous les personnages du film, y compris ce brave Harvey DENT, magnifiquement interprété également. La grande force du film est que les principaux personnages sont toujours dépassés par les plans du Joker qui se joue littéralement d’eux. La grande qualité du Joker c’est qu’il ne fait que de manipuler les autres, rien de plus « je ne fais rien !» entre les criminels dont il utilise la veulerie naturelle et la haine des uns des autres, mais aussi la naïveté de BATMAN, de GORDON et surtout d’Harvey DENT, car comme le sait très bien le JOKER, l’enfer est pavé de bonnes intentions. Lors d’une rencontre d’anthologie entre DENT et le JOKER nous en saurons plus sur la personnalité de cet homme hors norme, mais terriblement fascinant. C’est dans cette scène que, peut être, faisons nous connaissance du « vrai » JOKER qui rencontre en « Double Face » un frère à la tragique destinée ! Finalement, le JOKER cèdera face à ce qui sera son point faible, l’ambition et la vanité, qui lui feront perdre son sens du jugement au mauvais moment…. Dans ce film où chaque dialogue est ciselé et où aucune scène n’est inutile, ce qui justifie les 2h30 du film (comme le LEONE) aucun personnage ne sortira indemne de l’expérience. BATMAN devra faire face à un dilemme cornélien face à un horrible chantage affectif du JOKER et apportera une réponse pragmatique qui peut laisser penser qu’il est peut être aussi peu humain que le JOKER lui-même…
Le tout est filmé avec une justesse et une maîtrise technique époustouflantes. Moults plans divins du Dark Knight sur fond de métropoles font passer les décors des BURTON pour du Guignol…les scènes chocs ne manquent pas pour les plus jeunes, en particulier une course poursuite en BATMOBILE puis BATMOTO énorme. Physiquement, BATMAN est le plus fort des protagonistes, le JOKER n’est pas un athlète c’est certain donc il devra faire appel à toutes ses ressources mentales pour sortir vainqueur de ce duel psychologique, si vainqueur il y a….Fourmillant de personnages secondaires, dont le surprenant mais trop court retour de Cillian MURPHY en Epouvantail, le film est d’une densité énorme, et tous les comédiens sont justes. Le cheminement lent mais inévitable de Bruce WAYNE et de son alter-égo vers le coté sombre de la justice, n’est pas sans rappeler le passage du coté noir de Michael CORLEONE dans le « Parrain 2 » de COPPOLA dont NOLAN est désormais l’égal. Une perle, un must, un chef d’œuvre !

Les pontes de la Warner ont compris qu’ils ont une pépite en puissance. La promotion se fait sur le coté sombre du film, amplifié par le décès surprise de Heath LEDGER a 28 ans. Le film sera un hommage à l’acteur. Les premières critiques sont énormes et les prévisions s’envolent à quelques jours de la sortie du film. Les salles IMAX sont complètes depuis 15 jours, les taux de réservation des meilleures salles est du jamais. Le film est prévu pour exploser la barre des 100 millions de dollars. Le premier jour est phénoménal avec 67 millions de dollars de recette. Le week end est colossal et le film bat « Spiderman 3 ». Contrairement à celui-ci le film ne s’essoufle pas et continue d’engranger les dollars à la vitesse d’un TGV. La concurrence est laminée. Bien que le Box Office US a tendance à battre ses records années après années du fait de leur ridicule manière de comptabiliser les recettes qui bénéficient de l’inflation, le résultat est très impressionnant. Le film dépasse facilement les entrées du premier opus et sera la meilleure recette de 2008, même si la barre des 600 millions de dollars de recette (mais effectué en 1998) était un peu loin, le film se classe deuxième de tous les temps aux USA. Dans tous les pays du monde, Dark KNight bat les records de la franchise. En France, pays où la franchise n’a jamais fait de scores mirobolants, la tendance se vérifie, le film sera clairement et de loin l’épisode qui aura le plus de succès. Et c’est mérité au vu du déluge de critiques élogieuses sur le film.   

Un BATMAN 7 sera mis en chantier, sans nul doute avec Christopher NOLAN aux manettes, mais à quel tarif?       

ENTREES France

 

2 800 000

(estimation)

ENTREES FRANCE

1ère semaine n° 1

2ème semaine n°1

3ème semaine n°

4ème semaine n°

5ème semaine n°

 

1 271 688(820)

 

 

 

 

ENTREES Paris

 

 

700 000

(estimation)

 

ENTREES Paris

1ère semaine  n°1

2ème semaine n°

3ème semaine n°

4ème semaine n°

5ème semaine n°

 

 

318 099(67)

 

 

 

 

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

 

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

67

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

4 748

1er JOUR Paris

56 474

Budget

 

185 M$

 

Recettes US

(4 semaines n°1)

530 M$

(estimation)

RECORD PREMIER WEEK END AUX USA

158.4 M$

RECORD PREMIER JOUR USA

67 M$

Recettes mondiales

 

1 000 M$

(estimation)

 

BOX OFFICE ANNUEL USA

N° 1

BOX OFFICE ANNUEL France

 

BOX OFFICE ANNUEL Italie

 

BOX OFFICE Allemagne

 

Entrées en Europe

 

COTE DU SUCCES

* * * *

 

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Mardi 12 août 2008
- Publié dans : LA BANDE DESSINEE AU CINEMA

BATMAN BEGINS

15 JUIN 2005 (USA)

15 JUIN 2005

 

 

Réalisation

Christopher Nolan

Scénario

Bob Kane

David S Goyer

Christopher Nolan

Directeur de la photographie

Wally Pfister

Musique

James Newton Howard

 Hans Zimmer

Production

Warner Bros

 Di Bonabentura Pictures

Distribution

WARNER BROS

Durée

140  minutes

Tournage

3 mars 2004 / 17 septembre 2004

Batman/Bruce Wayne

Christian Bale

Alfred Pennyworth

Michael Caine

Henri Ducard

Liam Neeson

Lucius Fox

Morgan Freeman

Lt James Gordon

Gary Oldman

Ra's Al Ghul

Ken Watanabe

Rachel Dodson

Katie Holmes

Dr Jonathan Crane

Cillian Murphy

Richard Earle

Rutger Hauer

 

Le crime et la violence règnent à Gotham City. Le jeune Bruce Wayne, héritier d’une fortune colossale, se sent responsable de la mort de ses parents, tués sous ses yeux. Il est confié aux soins d’Alfred, le majordome de la famille. Quelques années plus tard, il part en Orient pour oublier ce souvenir malheureux qui l’obsède. Il y rencontre Ducard, au service de la Ligue des Ombres, une organisation secrète dirigée par Ra’s Al Ghul, partisan d’une justice expéditive. Tout en l’initiant aux techniques de combat des guerriers ninjas, Ducard lui apprend à maîtriser sa peur. Arrivé à la fin de sa formation, Bruce refuse d’intégrer l’organisation et se mesure à son chef, qu’il tue après un combat acharné. Il sauve la vie de Ducard. De retour à Gotham, Bruce entreprend de débarrasser la ville des criminels aux ordres de Falcone. Il retrouve Rachel Dawes, une amie d’enfance devenue substitut du procureur et fait la connaissance de Richard Earle qui, depuis la mort de son père, a pris la direction de l’entreprise. Lucius Fox, l’ingénieur chargé des recherches, lui perfectionne un costume inspiré de la peur des chauves-souris qui remonte à son enfance, ainsi qu’un véhicule blindé grâce auxquels devenu Batman, le justicier masqué, il fait arrêter Falcone. L’étrange docteur Crane expérimente sur celui-ci une drogue qui libère les peurs puis, sous prétexte de tendances suicidaires, le fait interner dans un asile psychiatrique. Quand Rachel rend visite à Falcone, Crane lui injecte une dose mortelle de poison. Il est en réalité au service de Ra’s Al Ghul. Avec l’aide du policier Gordon, Batman trouve le repaire de Crane. Fox, qui a mis au point un antidote, sauve la jeune fille. Ducard, qui poursuit la tâche de Ra’s Al Ghul, a imaginé un plan diabolique pour anéantir la ville tout entière en répandant un gaz hallucinogène. Batman l’affronte et l’emporte au prix d’une lutte acharnée. Plutôt que d’accepter l’amour de Rachel, Bruce poursuit sa lutte contre le crime.


La franchise est restée huit ans en sommeil. Après le désastre SCHUMACHER la concurrence ne s’est pas endormie. Les « X-men » de Bryan SINGER ont prouvé qu’ il était possible d’allier qualité et rentabilité au Box Office, puis l’année suivante, Sam RAIMI enfonce le clou avec son « Spiderman » qui passe la barre des 400 millions de dollars de recettes brutes rien qu’aux Etats-Unis. Il est tentant de relancer la franchise Batman, mais la WARNER a conscience qu’il faut tout reprendre à zéro. Encore une fois la confiance est donnée à un jeune réalisateur en devenir, après tout Tim BURTON, Sam RAIMI et Bryan SINGER ont fait leurs preuves précédemment. C’est donc Christopher NOLAN qui est choisi, ce qui rassure les hordes de fans car le réalisateur est auteur d’un très sympathique « Momento » et un bon « insomnia » avec deux grandes stars : Robert de Niro et Al PACINO. Dans le rôle titre le choix se fait sur un jeune acteur dont on parle de plus en plus : Christian BALE qui a débuté sa carrière à 12 ans avec Steven SPIELBERG dans « l’Empire du soleil » il y a bien pire, et qui a tourne une version  d’« American psycho » où il se révèlent très intéressant et dans une série B Matrixienne « Equilibrium » et surtout dans « le rêgne du feu » très sous-estimé. Non seulement c’est un bon acteur mais il est très puissant physiquement (quand il ne perd pas 30 kilos pour un film…). L’acteur sera entouré d’une pléthore de bons acteurs, et en particulier un Michael CAINE qui ressort du diable vauvert pour Micheal CAINE épatant dans le rôle d’Alfred (le majordome de Bruce Wayne, pas le pingouin…).

Pas question de reprendre l’histoire là où elle était suspendue (Batman et Robin fêtant la victoire contre Freeze dans un hammam), mais bel et bien de faire un « relunch » méthode habituelle chez DC ou MARVEL qui consiste à reprendre une série à partir d’un nouveau numéro un, quitte à modifier les origines du héros. L’histoire est très inspirée de « year zero », bande dessinée écrite par Frank MILLER et qui compte la jeunesse et les origines de Batman. Dès le début du film, on découvre un Bruce WAYNE beaucoup plus proche d’un guerrier ninja qu’autre chose, en haillons et qui combat un de ses pires ennemis : Ra’s Al Ghul , un personnage sorti d’un roman de Ffu-Manchu… Après son combat, Bruce WAYNE retourne en jet privé chez lui avec Alfred. Il a fini sa formation et pour éradiquer la racaille de Gotham, il rencontre Lucius FOX qui à l’instar d’un film de James BOND, l’équipe de la tête et des épaules en armure blindée et toutes autres gadgets, le clou étant la nouvelle « Batmobile », engin militaire blindé très impresionnant que WAYNE commande en version noire… Le nouveau justicier peut apparaître en ville, tout en remettant de l’ordre dans l’Empire financier de son père.

Le ton est bien celui des comics des années 2000, réaliste, spectaculaire mais WAYNE reste un être humain sous sa carapace de Kévlard, il est d’ailleurs très mal en point après avoir affronté « l’épouvantail » bien joué par le jeune espoir Cillian MURPHY.

Mis à part quelques scènes confuses, NOLAN réussit l’exploit de rendre crédible la franchise, ce qui semblait impossible, grâce à du « réalisme » à tous les étages. Christian BALE, auteur le plus intéressant de sa génération, pousse le détail à changer sa voix lorsqu’il est BATMAN afin que ses relations ne le reconnaissent pas…. Le film est parfois un peu lent, mais il y a une grande galerie de nouveaux personnages à présenter, on reste un peu sur sa faim, on désire une suite rapidement, surtout que l’on devine avec la carte de visite que BATMAN tient dans sa main à la fin du film, que le prochain vilain serait « le joker » !

Aux USA, le film fait une bonne première semaine qui est jugée un poil décevante par les spécialistes. Ceux-ci seront rassurés de constater que le film fera une jolie carrière sur la durée, doublant pratiquement le score du quatrième épisode. En Europe, si le public a encore un peu de mal à se déplacer pour voir un nouvel épisode les critiques sont bonnes, surtout en France, où on constate une progression des entrées. La vidéo va bien fonctionner ce qui au final rassure les pontes de la WARNER, les critiques sont excellentes, les recettes remontent. Christopher NOLAN a sauvé la franchise. Il mérite donc de mettre en route un sixième épisode avec encore plus de moyens !

ENTREES France

 

1 506 332

 

ENTREES FRANCE

1ère semaine n°2

2ème semaine n°3

3ème semaine n°3

4ème semaine n°4

5ème semaine n°7

 

452 777 (770)

557 374 (770)

261 780 (730)

110 980 (655)

  58 746 (410)

ENTREES Paris

 

 

419 186

 

ENTREES Paris

1ère semaine  n°2

2ème semaine n°3

3ème semaine n°3

4ème semaine n°6

5ème semaine n°6

 

 

 

142 928(49)

135 696(48)

 66 303 (45)

 30 073 (34)

22 832 (30)

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

12

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

49

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

2 916

1er JOUR Paris

30 975

Budget

195 M$

(215 M$ 2008)

Recettes US

(2 semaines n°1)

205 M$

(227 M$ 2008)

Recettes mondiales

 

371 M$

(410 M$ 2008)

 

BOX OFFICE ANNUEL USA

N° 8

BOX OFFICE ANNUEL France

N° 28

BOX OFFICE ANNUEL Italie

N° 22

BOX OFFICE Allemagne – 888 376 entrées

N°40

Entrées en Europe

10 810 000

COTE DU SUCCES

* * *

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 1 commentaires - Recommander

Lundi 11 août 2008
- Publié dans : LA BANDE DESSINEE AU CINEMA

BATMAN ET ROBIN
20  JUIN 1997 (USA)

9 JUILLET 1997

 
 

Réalisation

Joel SCHUMACHER

Scénario

Akiva GOLDSMAN

Directeur de la photographie

Stephen GOLDBLATT

Musique

Elliot GOLDENTHAL

Production

Peter MACGREGOR-SCOTT

Distribution

WARNER BROS

Durée

125  minutes

Tournage

12 septembre 1996 / 27 janvier 1997

Batman/Bruce Wayne

George CLOONEY

Mr Freeze / Le docteur Victor Fries

Arnold SCHWARZENEGGER

Poison Ivy / Le docteur Pamela Isley

Uma THURMAN

Batgirl / Barbara Wilson

Alicia SILVERSTONE

Robin / Dick Grayson

Chris O’DONNELL

Alfred

Michael GOUGH

 

 

Une fois de plus, un criminel s'en prend à la métropole de Gotham City : un certain Mr. Freeze pille le Muséum d'Histoire Naturelle, grâce à des armes " réfrigérantes ", capables de figer personnel et objets dans une chape de glace. Appelés au secours, Batman et Robin - c'est-à-dire le milliardaire Bruce Wayne et son ami Dick Grayson - interviennent, mais ne peuvent empêcher le malfaiteur de voler un énorme diamant et de s'enfuir... en fusée ! En fait, Mr. Freeze était naguère le docteur Fries, savant qui espérait sauver sa femme, atteinte d'un mal incurable, le syndrome de MacGregor. Son métabolisme a été accidentellement modifié, et il doit depuis vivre dans un costume qui le maintient à une température inférieure à zéro... moyennant quelques diamants. Batman parvient finalement à capturer Freeze, qui est enfermé à l'asile d'Arkham. Une autre mutante maléfique a surgi entre-temps : celle qui fut Pamela Isley, sage scientifique écologiste, est devenue Poison Ivy - femme fatale aux senteurs enivrantes et aux charmes vénéneux - à cause de Woodrue, son collègue sans scrupules, qu'elle a éliminé aussitôt. Son irruption dans la haute société provoque une brouille passagère entre Robin et Batman. Flanquée du colosse Bane, créature de Woodrue, Poison Ivy aide Freeze à s'évader et le pousse à se venger de Batman, qui aurait délibérément "débranché" Nora Fries - acte qu'Ivy a elle-même perpétré. Au manoir de Bruce Wayne arrive Barbara Wilson, la nièce d'Alfred, le majordome. Or celui-ci aussi souffre du syndrome de MacGregor. Barbara découvre la Batcave et devient bientôt une efficace Batgirl, qui tire les deux justiciers des griffes de Poison Ivy.Freeze n'hésite pas à geler Gotham City et ses habitants à l'aide du téléscope financé par Bruce Wayne, transformé en gigantesque canon à congeler. Le trio ne dispose que de onze minutes pour sauver la ville. Batgirl parvient à diriger la lumière du soleil, via quelques satellites, et à réchauffer ainsi la métropole et ses citoyens. Batgirl et Robin mettent Bane hors d'état de nuire; quant à Batman, il propose à un Freeze affaibli et vaincu que son épouse est toujours en vie; il lui propose de redevenir Victor Fries et de tenter de sauver sa femme et Alfred. Grâce aux trois justiciers, la cité a retrouvé enfin son harmonie.

 

Exit Tim BURTON reste à bord Peter McGREGOR-SCOTT comme producteur et Joël SCHUMACHER reconduit comme réalisateur après le beau succès du troisième épisode. Libéré de BURTON le réalisateur va pouvoir mettre sa patte sur la franchise, et Dieu sait qu’il va apposer sa griffe dessus….Pour remplacer Val KILMER pas réellement facile à diriger, WARNER embauche George CLOONEY un jeune acteur qui vient de triompher dans la série « Urgences » qui est la plus regardée de la planète. Son rôle du Docteur ROSS l’a rendu célèbre dans le monde entier et le studio WARNER lui propose un tremplin cinématographique avec le rôle très envié du justicier masqué. Avec du recul, l’acteur aussi crédible dans le rôle que Adolf HITLER interprétant « Sissi » a bien de la chance d’avoir poursuivi une carrière cinématographique solide au vu d’une performance aussi effrayante. Lui-même reconnaît avoir joué comme une merde. Dans le rôle de Mister Freeze, le studio casse sa tirelire pour se payer Arnold SCHWARZENEGGER, soit environ 20 millions de dollars plus intéressement, la seule petite satisfaction du film. Uma THURMAN viendra se ridiculiser dans le rôle de Poison IVY. Mais il y a bien pire….

Doté d’un budget assez colossal, SCHUMACHER va utiliser ce blé à la construction de décors grandioses et très lumineux, clinquants. Le scénario d’une débilité sans nom, débute correctement avec une scène d’introduction assez farfelue où Mister Freeze est capturé par le couple Batman / Robin. Mister Freeze avec son accent Autrichien et son armure à la « Robocop »   donnent le change. Cela se gâte avec les origines de Poison IVY. Il est clair que l’idée était d’en faire une dramaturgie aussi impressionnante que la naissance de « Catwoman », mais SCHUMACHER en est bien incapable et Uma THURMAN qui ne possède pas le charme de Michèle PFEIFFER roule du valseur, maquillée comme une catin de Bangkok et est affublée d’un horrible garde du corps, type baudruche géante veineuse du pire effet….elle affrontera nos deux amis et causera une brouille entre eux sur fond de rivalité avec de profonds sous entendus sur la jalousie de BATMAN envers son petit ami. Le consternant arrive sous  les traits (bouffis) de la boulotte Alicia SILVERSTONE. Cette starlette s’est fait connaître en tournant dans un clip d’ « A erosmith » et le moins qu’on puisse dire c’est que la jeune fille est devenue un peu boulotte  dans l’intervalle. Elle est plus est dotée d’un sourire de travers du pire effet, mais ce n’est rien comparé à son jeu d’actrice proprement navrant….

Après un sauvetage de BATGIRL encerclée par une bande de bikers (?) fluorescents du pire effet par ROBIN, le pire reste à venir : dans un final digne de Guignol notre équipe dégèle la ville de Gotham grâce à un stratagème des plus habile de BATMAN qui aligne on ne sait trop comment, des satellites qui concentrent les rayons du soleil (ahhhh bon !) sur les habitants…

Il est vraiment temps que la farce se termine pour le spectateur. SCHUMACHER ayant fait très mal à la série à coups de gros plans sur les parties charnues de ses interprètes, de sous entendus grossiers et en transformant Gotham en vitrine de noël.

Les premières critiques américaines sont pour le moins mitigées et le film ne triomphe pas comme à son habitude son week-end d’ouverture… le film chute très rapidement. En Europe les critiques désastreuses font perdre le terrain gagné par le troisième épisode. Le film n’est pas vraiment rentable…Finalement les pontes de chez WARNER se rendent compte que là où ont échoué le Joker et le Pingouin, Joël SCHUMACHER a réussi l’impossible : il a tué BATMAN à lui tout seul !...
 

ENTREES France

 

1 369 087

 

ENTREES FRANCE

1ère semaine n°1

2ème semaine n°2

3ème semaine n°3

4ème semaine n°4

 

567 917 (542)

324 388 (540)

207 617 (392)

145 798 (393)

 

ENTREES Paris

 

 

268 854

 

ENTREES Paris

1ère semaine  n°1

2ème semaine n°2

3ème semaine n°3

4ème semaine n°6

 

 

 

130 869(53)

63 162(51)

 32 272 (42)

 21 400 (27)

 

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

25

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

53

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

2 469

1er JOUR Paris

33 701

Budget

125 M$

(165 M$ 2008)

Recettes US

(1 semaines n°1)

107 M$

(141 M$ 2008)

Recettes mondiales

 

238 M$

(315 M$ 2008)

 

BOX OFFICE ANNUEL USA

N° 11

BOX OFFICE ANNUEL France

N° 31

BOX OFFICE ANNUEL Italie

N° 30

BOX OFFICE Allemagne – 1 310 934 entrées

N°33

Entrées en Europe

9 310 000

COTE DU SUCCES

* *

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 5 commentaires - Recommander

Lundi 11 août 2008
- Publié dans : LA BANDE DESSINEE AU CINEMA

BATMAN FOREVER
13  JUIN 1995 (USA)

19 JUILLET 1995

 

 

 

Réalisation

Joel SCHUMACHER

Scénario

Lee BATCHLER,

Janet SCOTT BATCHLER,

Akiva GOLDSMAN

Directeur de la photographie

Stephen GOLDBLATT

Musique

Elliot GOLDENTHAL

Production

Tim BURTON,

Peter MACGREGOR-SCOTT

Distribution

WARNER BROS

Durée

121  minutes

Tournage

24 septembre 1994 / 7 mars 1995

Batman/Bruce Wayne

Val KILMER

Double-Face / Harvey Dent

Tommy Lee JONES

L’Homme-Mystère / Edward Nygma

Jim CARREY

Le docteur Chase Meridian

Nicole KIDMAN

Robin / Dick Grayson

Chris O’DONNELL

Alfred

Michael GOUGH

 

Lorsqu’il était procureur, Harvey Dent reçut d’un gangster un jet d’acide qui lui rongea la moitié du visage et le plongea dans une profonde schizophrénie. Tout chez lui reflète sa double personnalité, notamment ses deux amies : l’angélique Sugar et la satanique Spice. Depuis quelque temps, Double-Face, comme on l’appelle désormais, s’acharne à provoquer Batman. Le docteur Chase Meridian, femme psychiatre aussi voluptueuse que perspicace, s’intéresse aussi à l’homme chauve-souris, qu’elle trouve à la fois très sexy et, sur le plan médical, tout à fait passionnant. Modeste employé de Wayne Enterprises, Edward Nygma en veut à son patron Bruce Wayne d’avoir refusé son projet de casque interactif capable de lire dans les pensées d’autrui afin de les manipuler. Sous le pseudonyme de l’Homme-Mystère, il le harcèle donc d’énigmes et de menaces. Sur ces entrefaites, Double-Face s’attaque à une famille de trapézistes, les Grayson. Présent parmi les spectateurs en tant que Wayne, Batman ne peut intervenir. Les Grayson font une chute mortelle. Seul rescapé, Dick, le benjamin, est recueilli par Wayne. Il ne tarde pas à découvrir que Wayne et Batman ne font qu’un et exige dès lors d’être associé aux actions de ce dernier. Alfred, le maître d’hôtel, lui confectionne un costume et lui trouve un sobriquet : Robin. De son côté, Edward, qui s’est enrichi avec son gadget, fait désormais équipe avec Double-Face et perce à son tour le mystère de la double personnalité du justicier. Wayne, pour sa part, est en passe de dominer ses démons intérieurs et se sent rasséréné de savoir que Chase le préfère à son double héroïque. Mais Double-Face kidnappe la jeune femme et fait prisonnier Robin. Sommé de sacrifier l’un afin d’épargner l’autre, Batman réussira à sauver les deux et à se débarrasser à la fois de Double-Face et de l’Homme-Mystère. Chase lui fait alors comprendre qu’il peut continuer à être Bruce avec elle tout en se livrant, sous le masque de Batman, à ses escapades nocturnes avec Robin.

 

La WARNER doit faire mieux en terme de Box Office que le deuxième épisode de Tim BURTON. Celui-ci reste donc producteur du troisième épisode, mais Michael KEATON pourtant adoré par les fans quitte le navire officiellement pour des questions de cachet.

Le choix de Val KILMER peut sembler judicieux au premier abord. En effet l’acteur est jeune et se trouve au summum de sa carrière, il dispose d’un physique photogénique. La grande vedette du film sera Jim CARREY qui a triomphé avec « the mask » et « Ace Ventura » avec, il faut bien l’avouer, son plus mauvais rôle : « l’homme mystère » qui porte bien son nom. Tommy LEE JONES lui aussi très côté à l’époque jouera « double-face » dans un numéro de cabotinage assez stupéfiant dans le genre grimaces à tous les étages….Nicole KIDMAN qu’on avait quittée rouquine et cheveux frisés revient ici en blonde aux cheveux raides, et le choc sur la gente masculine est très efficace : elle est magnifique de beauté dans un rôle totalement insignifiant…

Joël SCHUMACHER réalisateur sur le tard, connaît quelques succès avec la Warner, le studio lui confie donc les rênes du film. A priori, pourquoi pas ?

Les rumeurs informent que le film sera plus clinquant que celui de BURTON trop sombre, trop négatif. Il y aura plus d’action et de fun dans le film à commencer par l’armure du Justicier de la nuit, plus brillante, plus musculeuse avec des tétons pour faire plus réaliste, comme une armure de gladiateur. La scène d’ouverture est assez efficace bien que totalement invraisemblable, BATMAN s’échappe d’un coffre de banque remplit d’acide, hélitreuillé par Double Face et survit à l’explosion de l’hélicoptère. Soit. Au passage, Batman interviewé par le Docteur MERIDAN lâche que à son avis les nanas l’aiment bien à cause de sa voiture…bon, un rien phallocrate le Batman, mais rien de bien grave, les nanas c’est chiant, c’est bien connu….

Reste la partie totalement ratée de la présentation de « l’homme mystère » interprété par Jim CARREY qui nous livre un portrait de son savant copié sur Jerry LEWIS dans « Dr Jerry and Mister Love ». Bref, le savant jeté par Bruce WAYNE essaie son casque sur lui, ce qui nous vaut un délire psychadélique et verdâtre très laid du réalisateur peu inspiré. Bref, le film commence à mal tourner.

Vient la partie liée à l’introduction de ROBIN (et vous noterez au passage que je ne fais pas de jeux de mots graveleux…) interprété par le beau gosse au jeu limité Chris O’DONNELL. Recueilli par WAYNE, le jeune homme découvre son secret, et BATMAN l’aidera à combattre double face. Les deux jeunes gens revêtent leurs costumes moulants et vont combattre leurs ennemis. Suivra une fin des plus confuses pour ne pas dire totalement incompréhensible filmée dans un délire de lumières colorées où Jim CARREY dans son collant tout vert finira lobotomisé par son invention… Le film se termine sur la vision de nos compères, main dans la main, qui courent vers de nouvelles aventures…

Pour la musique, au revoir Danny ELFMAN pour une musique moins symphonique, plus efficace.

Contre toute attente le film fonctionne fort bien aux USA où il bat une nouvelle fois le record du meilleur week- end.. Le film beaucoup plus accessible termine à la deuxième place du Box Office annuel et en Europe les résultats sont bien meilleurs, en partie grâce à la chanson de U2 numéro un en Europe durant plusieurs semaines. En France le film fonctionne bien mieux que le précédent malgré des critiques plus que dubitatives. La WARNER est satisfaite, la franchise a de beaux jours devant elle, un nouvel épisode est rapidement mis en production.   


ENTREES France

 

1 681 063

 

ENTREES FRANCE

1ère semaine n°1

2ème semaine n°1

3ème semaine n°3

4ème semaine n°4

559 225 (371)

323 283 (394)

207 617 (392)

145 798 (393)

 

ENTREES Paris

 

 

310 991

 

ENTREES Paris

1ère semaine  n°1

2ème semaine n°1

3ème semaine n°3

4ème semaine n°4

 

 

 

131 034 (48)

74 201(47)

 37 793 (42)

 23 518 (42)

 

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

26

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

48

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

2 738

1er JOUR Paris

29 588

Budget

120 M$

(168 M$ 2008)

Recettes US

(1 semaines n°1)

184 M$

(258 M$ 2008)

RECORD DU MEILLEUR PREMIER WEEK END

52.7 M$

(2842 salles)

Recettes mondiales

 

336 M$

(472 M$ 2008)

 

BOX OFFICE ANNUEL USA

N° 2

BOX OFFICE ANNUEL France

N° 16

BOX OFFICE ANNUEL Italie

N° 22

BOX OFFICE Allemagne – 1 327 233 entrées

N°37

COTE DU SUCCES

* *

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Dimanche 10 août 2008
- Publié dans : LA BANDE DESSINEE AU CINEMA

BATMAN LE DEFI
19  JUIN 1992 (USA)

15 JUILLET 1992

 

 

 

Réalisation

Tim BURTON

Scénario

Daniel WATERS

Directeur de la photographie

Stefan CZAPSKY

Musique

Danny ELFMAN

Production

Denise DI NOVI

Distribution

WARNER BROS

Durée

126  minutes

Tournage

03 septembre 1991 / 20 février 1992

Batman/Bruce Wayne

Michael KEATON

Catwoman/Selina Kyle

Michelle PFEIFFER

Le Pingouin/Oswald Cobblepot

Danny De VITO

Max Shreck

Christopher WALKEN

Le père du Pingouin

Paul REUBENS

Alfred

Michael GOUGH

 
Né difforme, avec un long nez en forme de bec et des mains palmées, le jeune Oswald Cobblepot fut abandonné par ses parents aux flots de la rivière souterraine qui traverse le zoo désaffecté de Gotham City. Adopté par une bande de palmipèdes, il devint leur chef.Trente-trois ans plus tard, celui que l'on appelle désormais le Pingouin est décidé à se venger de l'humanité. Associé à une bande de clowns criminels, il fait régner la terreur dans toute la ville, puis il s'allie au cynique Max Shreck, le plus riche citoyen de Gotham. Selina Kyle, la secrétaire de Shreck, ayant découvert les manigances de son patron, celui-ci la précipite par la fenêtre de son bureau. Ressuscitée par une bande de chats, Selina se fabrique, à partir d'un vieux ciré, un costume de féline. Dès lors, Batman n'est plus le seul justicier masqué à hanter la nuit les rues et les toits de Gotham : une tout aussi dangereuse y imp