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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.

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SOMMAIRE DU BLOG

Vous trouverez le tableaux récapitulatif des entrées des acteurs et réalisateurs : ICI


Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 08:01
- Publié dans : MISES A JOUR

HOLD UP

 

23 OCTOBRE 1985 

 

 

 

HOLD IP

 

Réalisation

Alexandre ARCADY

Scénario

Alexandre ARCADY
Francis VEBER
Daniel Saint HAMON

Photographie

Richard CIUPKA

Musique

Serge FRANKLIN

Production

Cerito Films
René CHATEAU
Les films ARIANE

Distribution

AMLF

Tournage

07/05/85-07/08/85

Durée

110 minutes

Grimm

Jean-Paul BELMONDO

Labrosse

Jean-Pierre MARIELLE

Lise

Kim CATRALL

Georges

Guy MARCHAND

Jérémie PLANCHET

Jacques VILLERET

 

 

Grimm et Georges, deux vieux complices qui se sont connus en prison au Mexique, s'apprêtent à dévaliser l'une des plus grandes banques de Montréal. Grimm se déguise en clown, tandis que Georges, affublé d'un costume, d'une cravate et d'une fausse moustache, va se faire passer pour l'une des quarante personnes que Grimm va tenir en otage à l'intérieur de la banque. La police, dirigée par Labrosse et son adjoint l'inspecteur Fox, arrive en force et communique immédiatement avec le voleur pour connaître ses revendications. Grimm commence par exiger un hélicoptère, en échange duquel il promet de libérer un otage toutes les demi-heures. Le clown/voleur relâche donc d'abord une femme enceinte - Lise - puis le faux otage qu'est son complice Georges. Est libéré ensuite un vieillard, qui n'est autre que Grimm lui-même; ce dernier s'est de nouveau déguisé pour tromper la police et rejoindre non seulement Georges, mais aussi Lise, également de connivence avec eux... et pas plus enceinte qu'une autre : elle avait tout simplement caché les dollars de la banque dans un faux ventre ! C'est alors le début d'une course-poursuite échevelée, où les trois comparses doivent non seulement échapper à la police mais aussi à un certain Lasky, redoutable camionneur qui connaissait Grimm et Georges et veut sa part du butin. Grâce à un chauffeur de taxi bon enfant, les voleurs gagneront l'aéroport de Montréal, devront verser une partie du butin au chauffeur de taxi pour que ce dernier ne les dénonce pas à la police, et se sépareront à Rome après quelques autres péripéties au cours desquelles la belle Lise a failli s'envoler seule avec tout le magot !

 

 

A l'origine du film se trouve un roman appelé "Quick change" dont les droits étaient détenus par les américains. Seulement la fenêtre de la mise en route de l'adaptation du roman étant expirée, c'est Ariane MNOUCHKINE par le biais de sa société "Ariane films" qui récupère le droit du bouquin. Le projet de film plait totalement à Alexandre Arcady qui, à l'époque, était un réalisateur plutôt en vue suite aux succès du "Grand Pardon" et " Le coup de Sirocco". Le sujet est proposé à BELMONDO qui refuse ne trouvant pas sa place dans le scénario. En gros comprenez que le film n'est pas assez centré sur lui étant donné qu'il donne la même importance à plusieurs personnages. L'acteur confie cependant la réécriture du scénario à Francis VEBER qu'on ne présente plus. Il est rare de revoir VEBER à l'écriture pour un film qu'il ne réalise pas, en effet "La chèvre" a été un gros carton et il prépare son film suivant "Les compères". L'auteur livre un scripte et des dialogues satisfaisants pour BELMONDO qui donne son accord pour tourner le film qui s'annonce comme un tournage poids lourd avec ses 60 millions de francs de budget. Ce budget permet de s'offrir de très bons seconds rôles dont un des ténors du cinéma français: Jean-Pierre MARIELLE. Les choses ont bien évoluées depuis la dernière rencontre entre les deux acteurs, copains du Conservatoire, c'était du temps de "Tendre voyou" en 1966. Jean-Pierre MARIELLE est devenu un acteur phare des années 70 et sans être l'égal de BELMONDO au Box Office, il en tout cas considéré comme un acteur hors pair. C'est un plaisir de les retrouver tous les deux même s'ils n'ont pas de scène commune à proprement parler.

Guy MARCHAND s'est imposé petit à petit comme un bon second rôle depuis son succès dans "Garde à vue" sans compter le succès commercial des "Sous doués en vacance". Il a été remarqué également dans "Coup de foudre". Il va camper le rôle du complice et meilleur ami de BELMONDO dans le film. C'est le pic de sa période cinématographique avant d'intégrer la série télé "Nestor Burma".

On retrouve également Jacques VILLERET déjà complice de BELMONDO dans "Les morfalous". L'acteur parfois cantonné à des rôles comiques indécents par rapport à son talent est toujours très demandé par le cinéma. Son rôle n'est pas formidable, mais il parvient toujours à figurer dans les principales productions cinématographiques.

Kim CATRALL sera la vedette canadienne du film. Cette jolie starlette s'est fait connaitre dans "Police Academy" et va voguer dans des séries B américaines. Elle deviendra célèbre dans le monde entier avec la série télévisée "Sex and the City" dans le rôle d'une "couguar". Pour l'heure elle expose son joli minois avec BELMONDO sans pour autant faire preuve d'un charisme particulier.

Le tournage a lieu au Canada, aux paysages qui évoquent les Etats-Unis. Le problème vient du fait de la variation de la lumière ainsi que la chaleur qui provoquent un dépassement de la durée de tournage, ce dont l'acteur ne montrera aucune contrariété. Mise à part une cascade où BELMONDO se blesse au front, le tournage se déroule dans la bonne humeur comme d'habitude.

Le film est bien meilleur que "Joyeuse Pâques" mais ce n'est pas vraiment un exploit. Bien sûr, une part importante est donnée à BELMONDO qui jubile de passer la première partie déguisé en clown. Du reste cette partie qui est celle du hold-up proprement dite est incontestablement réussie. Car pour une fois depuis longtemps les personnages secondaires possèdent de la consistance, et l'équipe du hold-up est sympathique et il est vrai qu'on ne s'attendait pas que le butin soit caché dans le faux ventre de la femme enceinte qui se révèle une des complices présente dans la banque. Il y a de plus une bonne entente entre les divers protagonistes. Jean-Pierre MARIELLE fait son travail même si on peut regretter qu'ils n'a qu'une scène en commun avec BELMONDO lorsque celui-ci est grimé en vieillard.

ARCADY parvient à donner un goût de production américaine au film. Certes, le thème est vu mille fois, une bande de copains qui fait un casse qui se transforme en road movie, puis les personnages qui se font des coups bas pour conserver le butin.

Le film n'est pas très bien accueilli par la critique qui n'attend qu'une chose : la chute de BELMONDO au box office. Après une campagne marketing imposante le film sort dans une importante combinaison de salles. Le gros problème vient du fait que le film sort une semaine après la sortie de "Rambo II". Mauvaise nouvelle pour BEMONDO, car "Rambo II" bat son record d'entrées à Paris en première semaine avec  510 000 entrées. Pire, le film fait une seconde semaine forcément importante et "Hold-up" ne se classe que second avec 232 000 entrées, un score important mais qui passe cependant pour une déception quand on le compare au film de STALLONE. Mais on sent désormais que les adolescent plébiscitent les musculeux américains face à notre vedette française. Le film effectue une bonne seconde semaine, débute une descente en chute libre dès sa troisième semaine. Le film ne sera resté que 4 semaines dans le top 10 parisien pour un total de 540 000 entrées. En France, il totalise près de 2.4 millions de spectateurs. En valeur le chiffre est très bon car le cinéma français est mal en point en cette période, et "Hold Up" et se classe 6ème film français de l'année, avec presque autant d'entrées que "Parole de flic" de son compère Alain DELON. Ceci étant, il est indéniable que l'acteur a perdu près de la moitié de ses spectateurs deux ans seulement après "Le marginal". De plus la côte de l'acteur décline régulièrement en Allemagne et en Espagne, ce qui ne permet pas de se remettre à flot après un tel budget.

"Hold up" reste donc un film honnête qui a fait un résultat absolument pas déshonorant au box office, mais pou beaucoup, l'acteur est sur le déclin.

Manque de chance pour l'acteur, lors de la préparation d'une cascade destinée à une émission télé dont il est l'invité pour présenter le film, il se blesse sérieusement et passe deux mois immobilisé au lit et devra passer 6 mois dans les salles pour récupérer son intégrité physique. Les cascades à 53 ans, cela devient de plus en plus difficile. Il n y aura pas de film avec l'acteur en 1986 et il faudra attendre 1987 pour le voir de retour dans un polar de Jacques DERAY. Avec le duo du "Marginal" le box office n'a qu'à bien se tenir.   

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

2 367 294

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

540 378

 

Détail entrées Paris

 

 

 

1ère semaine

2

232 387

65

2ème semaine

3

153 612

 

3ème semaine

4

85 306

 

4ème semaine

6

33 301

 

5ème semaine

11

14 455

 

Nombre de semaines Paris

 

11

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

3 575

 

1er jour Paris

 

27 256

 

Budget

 

  60 MF

 

Box office annuel Allemagne

56

403 039

 

Box office annuel Espagne

 

162 780

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* *

 

 

 

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  vlcsnap-2011-12-07-19h13m16s145.png

 

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  vlcsnap-2011-12-07-19h14m10s175

 

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vlcsnap-2011-12-07-20h47m19s249  

  vlcsnap-2011-12-07-20h48m05s203

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 4 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 21:00
- Publié dans : EDITO

Bonsoir

 

J'avais prévu de publier une nouvelle fiche cet après midi ('Hold up' avec BELMONDO) mais Over Blog, que je nomme régulièremey Over bug m'empêche cette publication, l'affiche disparaissant à l'édition.

J'ai évidemment contacté l'admionistration et j'espère que ce petit problème sera temporaire.

 

Mise à jour:

 

En passant par internet explorer et faisant fi des dizaines de messages concernant "des scripts en cours", j'ai pu éditer ma fiche, puis j'ai pu la corriger (en particulier pour les polices de caractères) et passer outre des messages bizarres de la part de Firefox....

Bref, les joies de s'occuper d'un blog. Mais à 8h01 ce matin vous devriez voir la fiche de "Hold up".

Merci à tous ! 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 10:39
- Publié dans : MISES A JOUR

 

 

JOYEUSES PAQUES

 

24 OCTOBRE 1984 

 

 

JOYEUSES-PAQUES.jpg

 

 

 

Réalisation

Georges LAUTNER 

Scénario

Georges LAUTNER
Jean POIRET
 

Photographie

Edmond SECHAN 

Musique

Philippe SARDE 

Production

Cerito Films
René CHATEAU
SARA FILMS
 

Distribution

AMLF
René Château

Durée

93 minutes

Stéphane MARGELLE 

Jean-Paul BELMONDO

Julie 

Sophie MARCEAU 

Sophie MARGELLE

Marie LAFORET

Marlène CHATAIGNEAU

Rosy VARTE

Hélène Laroche Fréon

Marie LAFORET

Rousseau

Michel BEAUNE

 

A cinquante ans, le riche industriel Stéphane Margelle n'a rien perdu de son entrain de cavaleur impénitent. Les rives de la Côte d'Azur, où il réside, ne manquent pas de jolies filles : ainsi Julie qui, après un psychodrame avec son amoureux, ne sait pas où dormir. Stéphane, bien sûr, lui propose l'hospitalité, certain que son épouse Sophie a bien pris l'avion en début de soirée. Mais une grève-surprise des transports en décide autrement, et madame Margelle fait une entrée tout à fait inopinée dans l'appartement à une heure du matin. Embarras. Stéphane fait passer Julie pour sa fille de Limoges, celle dont il ne put épouser la mère, issue d'une vieille famille rigoriste de marins... Julie est enceinte et était venue le lui dire. Elle pourrait aller dormir chez tante Marthe à Monaco. Mais Sophie fait remarquer qu'il est tard et invite la jeune fille à rester. Mal à l'aise, Stéphane réveille Julie pour qu'elle parte par le premier train. En vain. Sophie la retient, fait du shopping avec elle, puis la conduit à la maison de Saint-Paul de Vence pendant que Stéphane négocie un possible contrat avec le fonctionnaire socialiste William Rousseau. Hospitalisé à la suite d'un léger incident, Stéphane s'enfuit au volant d'une ambulance, semant une folle panique dans les rues, avant d'arriver en taxi à Saint-Paul, où une foule d'amis s'est réunie pour lui souhaiter un bon anniversaire. Au beau milieu de la fête surgit en furie Marlène Chataigneau, mère de Julie, qui a passé toute sa journée à attendre celle-ci. Alcoolique et sans manières, elle déclenche un esclandre dont Stéphane aura bien du mal à se remettre. Rousseau prend fait et cause pour cette pauvre femme, et décrète Stéphane indigne d'avoir l'Etat pour client. Mise au courant de la situation, la mère irascible se radoucit et joue le jeu, trop même, inventant une inutile soeur cadette. Les trois femmes, de connivence, attendent de voir jusqu'où Stéphane est capable de s'empêtrer. Le lendemain, il fait irruption avec violence à la conférence de Rousseau, à laquelle Julie s'est laissée inviter. La police le ceinture et l'embarque. Sophie le fait libérer grâce à l'intervention d'un jeune commissaire qu'elle connut enfant et qu'elle pourrait fort bien - juste revanche - faire passer pour... son fils !

 

 

BELMONDO a sacrifié à sa très bonne résolution de ne proposer qu'un film par an avec "Les morfalous". Résultat: pas de records, mais cependant un résultat très satisfaisant au box office. Il reste donc à découvrir le "Bebel" de la rentrée 84.

En dehors de la qualité intrinsèque du film, c'est en interne qu'il faudra trouver un intérêt dans la production de celui-ci. A la base, l'acteur voulait retourner sur les planches après une longue absence. Ce qui signifie en filigrane qu'il désire peut être revenir aux fondamentaux de l'acteur: jouer en public et ne pas être un produit marketing. Lorsqu'il apprend que Alain SARDE compte produire l'adaptation de la pièce de Jean POIRET "Joyeuses Pâques" mise en scène par Georges LAUTNER il contacte le réalisateur pour montrer son intérêt. Evidemment pour LAUTNER tourner de nouveau avec l'acteur qui lui a valu autant de succès est une aubaine et il organise une rencontre entre POIRET et BELMONDO. Les deux s'entendent très bien et le projet peut être mis en chantier. Pour l'occasion l'acteur va s'associer avec Alain SARDE pour produire le film et bénéficier d'un budget de 40 millions de francs. On peut s'étonner d'un budget aussi important pour l'adaptation d'une pièce populaire crée en 1980 ? Parce que l'acteur insiste pour insérer quelques cascades fort couteuses au sein du film, histoire de briser l'aspect pièce filmée inhérente à toute production de ce type et répondre au cahier des charges demandé par les spectateurs.

"Joyeuses Pâques" est une sorte de Vaudeville basé principalement autour de trois personnages; le mari bourgeois volage, sa jeune maîtresse qu'il fait passer pour sa fille et une femme cocue et méfiante.

Pour camper la fausse fille mais vraie maîtresse de Stéphane le choix s'est posé sur la jeune Sophie MARCEAU après quelques hésitations. Encore mineure durant le tournage elle est cependant déjà une petite star du cinéma car ses trois premiers films ("La Boum" 1 et 2 et "Fort Saganne") ont tous été des succès. La promotion du film sera donc axée sur les deux acteurs. Pour jouer la femme cocue, mais maligne, les producteurs n'auront pas à chercher loin. BELMONDO choisit sa complice de "Flic ou voyou" et des "Morfalous" soit Marie LAFORET bien rodée aux tournages de Georges LAUTNER (qui aurait pu choisir Mireille DARC de temps en temps, mais bon). Nous signalerons aussi l'excellent second rôle de Rosy VARTE qui accèdera un peu plus tard à une énorme popularité avec le rôle de "Maguy" à la télévision.

Alors que dire du film ? C'est un film mineur qui possède un rythme curieux. En effet il possède cet aspect figé lié aux adaptations des pièces de théâtre, bien que LAUTNER fasse son possible pour rythmer le film et c'est bien là que le bât blesse. Les scènes de cascades fort bien réalisées au demeurant et fort difficiles à mettre en scène tombent comme un cheveu sur la soupe. Pire, le spectateur doit supporter Bebel déguisé en infirmier jouer au pitre comme un Jerry LEWIS des mauvais jours au volant d'une ambulance. Car le brave Bébel est en roue libre. En fait les seuls moments où il joue juste sont ses répliques avec Marie LAFORET, car celle-ci est la meilleure interprète du film. Magnifique, maligne, elle joue à mystifier son mari et sa jolie maîtresse. Enfin un bon rôle pour l'actrice après celui très effacé des "Morfalous". Sophie MARCEAU toujours en apprentissage, est quelque peu réservée mais offre sa jeunesse et sa beauté insolente à la vue des spectateurs. Elle se plie au passage inévitable de se montrer torse nu dans quelques plans furtifs histoire d'appâter le spectateur. Elle fait son possible, mais n'est pas encore au niveau de ses glorieux ainés.

Malgré les dialogues corrects de Jean POIRE et la réalisation alerte de LAUTNER qui s'offre cependant quelques plans malheureux comme des ralentis avant / arrière inutiles, le film ne décolle pas, et c'est entre quelques bâillements que nous assistons à ce Vaudeville énervé ou Jean-Paul BELMONDO utilise à foison ses pitreries y compris dans la pénible scène finale où il gesticule tel un ouistiti dans ses habits réduits en pièces. De plus le film traîne un aspect "bling bling" des plus désagréable. Bref, le film serait sans doute passé inaperçu sans la présence de ses deux stars.

En plein tournage un évènement extrêmement important se déroule. L'acteur se fâche avec le fidèle René CHATEAU sur plusieurs points:

René CHATEAU insistait pour que BELMONDO soit un acteur rare peu disponible pour la presse. Un produit exceptionnel donc. Or, l'acteur ouvre le plateau de tournage aux journalistes et accordes des interviews, ce qui est un changement de stratégie notable.

Alors que les affiches des BELMONDO lançaient parfaitement les films, l'acteur a trouvé celle des "Morfalous" exagérée et mensongère. Il ne veut plus d'affiches peints . Il choisira une affiche sur laquelle il sera photographié ainsi que Sophie MARCEAU dans le fond. Une affiche  laide en faite qui n'est pas faite pour attirer le chaland...

BELMONDO va créer CERITO distribution, chargée de diffuser les cassettes vidéos et de gérer les droits vidéos. Sans doute René CHATEAU n'avait-il plus sa place.

Ce sont des erreurs stratégiques majeures, tant René CHATEAU fut un élément essentiel de son insolente réussite. De plus, BELMONDO va s'associer avec Alain SARDE pour produire d'autres films que ceux qui le mettent en scène et va rencontrer diverses fortunes. Avoir quitté les "Films Ariane" n'était pas non plus une bonne idée.

Pour sa sortie parisienne, la concurrence semble dégagée. Seulement un film inattendu va cartonner à la surprise générale la semaine précédent la sortie du film. En effet "Marche à l'ombre" de Michel BLANC a réalisé une première semaine torride à 345 000 entrées et le film devient la coqueluche du jeune public qui plébiscite Gérard LANVIN, Michel BLANC et la superbe Sophie DUEZ. Le film bénéficie d'un fantastique bouche à oreille qui lui fait passe une superbe seconde semaine où le film perd peu d'entrées. Il conserve 274 000 spectateurs en seconde semaine et c'est suffisant pour réaliser l'impossible : battre le nouveau BELMONDO.

Dès son premier jour avec 29 000 spectateurs beaucoup comprennent qu'une page se tourne. Malgré un très beau week end, le film ne fait que 263 000 entrées en première semaine. beaucoup se contenteraient d'un score aussi important, mais symboliquement c'est une date. Le film réalise une très belle seconde semaine durant les vacances scolaires avec 191 000 entrées, mais dès la troisième semaine, le film décramponne.

Si le public parisien se détourne assez vite du film, la province est très réceptive. Avec près de 3.5 millions d'entrées France c'est finalement un gros succès proche du niveau de "Flic ou voyou". c'est un petit miracle si l'on considère le terrible niveau de qualité qui sépare le film de "Marche à l'ombre". Pour beaucoup c'est une déception, mais en fait c'est une grande réussite. Cette année là, "Les ripoux" a été un triomphe tout comme "Marche à l'ombre". Les goûts du public changent. Il est évident que les comédies prout prout tagada de BELMONDO deviennent gentiment désuètes surtout que la critique a éreinté le film.

Le film marque la fin d'une période dorée pour Georges LAUTNER qui aura bien du mal à retrouver de telles locomotives. Sophie MARCEAU connait son 4ème succès d'affilée, tout lui réussit, mais elle fera quelques choix artistiques douteux qui feront fondre son capital sympathie envers le public.

BELMONDO va retourner au polar avec son prochain film très ambitieux "Hold Up", un genre qui jusque là lui a toujours porté chance.      

      

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

3 428 900

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

652 547

 

Détail entrées Paris

 

 

 

1ère semaine

2

263 446

50

2ème semaine

2

194 911

51

3ème semaine

4

81 187

51

4ème semaine

9

53 411

45

5ème semaine

11

31 822

29

Nombre de semaines Paris

 

11

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

5 269

 

1er jour Paris

 

29 848

 

Budget

 

  40 MF

 

Box office annuel Allemagne

20

871 702

 

Box office annuel Espagne

 

198 650

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* * * *

 

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 3 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 08:02
- Publié dans : MISES A JOUR

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LA VIEILLE FILLE

 

5 JANVIER 1972 

 

 

 

VIEILLE-FILLE.jpg

 

Réalisation

Jean-Pierre BLANC 

Scénario

Jean-Pierre BLANC 

Photographie

Pierre LHOMME 

Musique

Michel LEGRAND 

Production

Ralph BAUM 

Distribution

VALORIA FILMS 

Tournage

04/05/71-22/06/71

Durée

85 minutes

Murielle 

Annie GIRARDOT 

Gabriel 

Philippe NOIRET 

Vicka

Marthe KELLER

Monod

Michael LONSDALE

Edith

Edith SCOB

Clotilde

Catherine SAMIE

 

Alors qu'il partait en vacances en Espagne, avec bagages et rêves de conquêtes faciles, le quadragénaire Gabriel Marcassus voit sa voiture tomber en panne. Huit jours de réparation. Le voilà contraint de les passer dans cette petite station de bord de mer du sud de la France.  Au restaurant de l'hôtel, il lie connaissance avec Muriel Bouchon, jeune femme de trente-cinq ans, effacée, presque volontairement terne, farouche même. Au fil des jours, ils vont rapprocher leurs deux solitudes, avec la même gaucherie, la même défiance, côtoyant le petit monde de l'hôtel : Vicka, la soubrette délurée, qui invite Gabriel à une promenade en voiture puis fait irruption dans sa chambre d'une drôle de manière; un maître d'hôtel et un réceptionniste coureurs de jupons; Clotilde, l'étrange bagagiste -, le pasteur Monod et sa femme Edith, mystique hystérique, qui proposent une soirée de musique religieuse au cours de laquelle s'affirme davantage le sentiment né entre Muriel et Gabriel sans que pour autant ils osent se l'avouer.  Ses vacances terminées, Muriel doit rentrer à Paris. Gabriel la conduit à la gare. Va-t-il la laisser partir sans espoir de la revoir ? Il lui demande comment la recontacter. Elle ne répond pas, mais monte dans le train en lui glissant un petit agenda entre les mains. Seul sur le quai, Gabriel ouvre le carnet : Muriet y a noté son adresse.

 

Annie GIRARDOT vient de triompher avec "Mourir d'aimer". Elle est de plus en plus sollicitée et 1972 la verra très présente sur les écrans. Elle ne sait pas dire non et il faut dire qu'elle profite de ce gain de popularité qui la place tout en haut du box office. Evidemment lorsqu'elle accepte un film, le financement en devient plus aisé. Et il faut bien la présence de la star accompagnée de Philippe NOIRET pour convaincre le producteur Ralph BAUM  d'investir dans une comédie réalisée par un quasi inconnu Jean-Pierre BLANC. A l'instar de Joël SERIA, c'est un réalisateur rare qui possède la double casquette de réalisateur / scénariste. Il possède son univers bien à lui et va livrer une comédie atypique.

Est-ce une satire sociale ? Est-ce un film romantique sur la rencontre entre deux êtres que rien ne semble prédestiner à se connaitre ? Un peu des deux en fait .

Le hasard fait que la voiture de Gabriel, joué par un Philippe NOIRET en grande forme, tombe en panne sur la côte française proche de l'Espagne. Gabriel comptait passer de bonnes vacances en Espagne, mais il doit faire escale pour une journée  dans un petit hôtel miteux de la côte. L'accueil n'est pas fameux, que ce soit le réceptionniste où bien la femme à tout faire de l'hôtel, joué par une Catherine SAMIE très rigolote comme d'habitude. La chambre de Gabriel  est très sobre. Le téléphone est  purement décoratif, il n y a pas de balcon, bref c'est pas génial. Mais Gabriel va découvrir que l' hôtel possède un atout insoupçonné: Vicka sa femme de chambre. C'est la jeune et très bandatoire Marthe KELLER qui éclate à l'écran ; Sexy, espiègle, allumeuse, elle fait exprès de jouer sur les mots pour évoquer le sexe. Gabriel,  macho de petite envergure en est tout retourné.

Le soir il doit se restaurer dans la petite salle bondée de l'hôtel. N'ayant pas de place, le gérant joué par un Jean Pierre DARRAS lui aussi en bonne forme, propose à une femme seule d'accepter un compagnon de table. Cette personne c'est Murielle jouée par Annie GIRARDOT. Elle n'aime pas cela manger en tête à tête. le spectateur l'a déjà aperçue sur la plage de galets se baigner et se changer dans son coin, seule. C'est une vieille fille.

Le réalisateur s'attarde sur l'assemblée. Murielle et Gabrielle se regardent, s'observent du coin de l'œil, sans échanger un mot. Ils mangent des plats peu appétissants en fait. ce n'est pas la grande cuisine.

Pendant ce temps un couple arrive à l'hôtel. C'est un pasteur joué par un Michael LONSDALE toujours aussi indéchiffrable et sa femme, une hystérique exaltée. Une fois Murielle partie, c'est le pasteur qui prend sa place, sans qu'une conversation s'engage.

Le lendemain matin, Gabriel est réveillée par Vicka. Toujours aussi torride, elle rend Gabriel complètement timide. Un réveil tonique qui exige un petit bain de mer pour faire retomber la tension surtout que sa voiture ne veut toujours pas démarrer, son séjour risque de se prolonger. Sur la plage Gabriel retrouve Murielle, ce qui agace visiblement celle-ci. Il la colle un peu et comme elle ne veut pas établir le contact, et bien fatalement les approches de Gabriel, banales, tombent à plat.

Ils mangent à des tables séparés, et Gabriel fait un peu plus connaissance du pasteur et de sa femme. Ils doivent se rendre à un concert de musique sacrée et ils invitent Gabriel à cette occasion et bien sûr Murielle, qui espérait se faire de plus en plus petite, mais elle sera quelque peu obligée de se mêler aux autres.

Les jours s'écoulent paisiblement, et le réalisateur poursuit sa description de petites scénettes. Chaque matin Vicka réveille Gabriel avec le sourire. Un matin elle demande à Gabriel d'utiliser son bidet pour un petit besoin naturel. En fait de son lit Gabriel entend le jet de la jeune femme qui s'écoule longtemps, très longtemps ce qui le fait pouffer de rire. Voilà, c'est un peu cela le film. La remplaçante de Vicka se fait culbuter par le gérant où la gouvernante. Elle dit à Gabriel qu'il n'a qu'à se servir avec elle, comme tout le monde. Bref, le portrait des divers personnages n'est pas toujours très positif.... Les plus inquiétants sont le pasteur et sa femme, surtout cette dernière. Elle rentre en catalepsie ce qui fait croire à Vicka qu'elle est morte sur son lit devant son mari impassible. Mais non, elle est en transe et elle porte parfois les stigmates du Christ sur son corps. Le pasteur reste impassible. Bref, un joli couple de barjots.

Au milieu de toutes ces petites scènes dérangeantes, curieuses ou drôles, le duo Murielle / Gabriel commence à communiquer par petites touches. D'abord quelques banalités, puis quelques rires. Seuls au milieu de l'eau, Gabriel ose poser quelques questions intimes à Murielle qui réagit mal. Elle se sent espionnée, mai avoue qu'elle est seule et qu'elle se sent laide. La glace se brise petit à petit, et les deux semblent s'apprécier au cours d'une sortie commune avec le pasteur. Mais le séjour s'achève et Gabriel accompagne Murielle à la gare. Les adieux sont pudiques. Gabriel a bien fait comprendre à Murielle qu'elle ne le laissait pas insensible, mais la réciproque ne semble pas vraie. et pourtant Murielle lui a laissé un petit carnet où se trouve son adresse à Paris. Il ne tient qu'à eux de se revoir....

Jean-Pierre BLANC réalise un film qui s'inspire des techniques de Jacques TATI sur la forme. Des petits tableaux qui s'enchaînent, le sens du détails, la traque des petites manies ou travers des gens. Une importance donnée au silences.

Un film choral qui annonce les futurs "Hôtel de la plage" et autres....

Bien sûr le film ne serait pas si sympathique sans la qualité de sa distribution. Annie GIRARDOT et Philippe NOIRET apportent toute leur sensibilité pour composer des personnages timides, sauvages. Des gens de tous les jours, avec leurs petits défauts. Philippe NOIRET est excellent quand il joue le gros bébé intimidé par la jolie femme de chambre.

Les autres acteurs sont de la même veine. Michael LONSDALE va retrouver Georges LAUTNER pour "Il était une fois un flic" et la ravissante Marthe KELLER va connaître un beau succès avec "Elle court, elle court la banlieue".

Le film qui possède de très bonnes critiques sort à une bonne date, juste en début d'année. Le résultat est fort honorable mais cependant le film doit composer avec les ténors de la fin d'année 1971 qui ne comptent pas laisser leur domination au box office dont "Les bidasses en folie" qui caracole en tête. Dans ces conditions une jolie quatrième place au box office parisien lors de sa sortie aurait déjà été satisfaisant. C'est sans compter le bouche à oreille qui lui permet de conserver ses spectateurs en seconde semaine. Le petit phénomène est né: le film va rester 9 semaines dans le top 10 parisien et devenir un des plus beaux succès de l'année.

Parti pour être un succès d'estime, le film réunit plus de 600 000 spectateurs à Paris, ce succès étant confirmé dans une moindre mesure en France avec 1.9 millions de spectateurs.

Le couple GIRARDOT / NOIRET sort grandi de ce film et hasard du calendrier, les spectateurs n'auront pas longtemps à attendre pour les revoir ensemble dans "La Mandarine" qui sort quelques semaines après. Les deux se retrouveront en 1978 pour "Tendre Poulet". Cela reste un des plus beaux couple d'acteurs du cinéma.

Jean-Pierre BLANC a donc réussit un petit coup de maître pour son coup d'essai, qui hélas, ne sera pas renouvelé dans le futur, même s'il retrouvera Annie GIRARDOT....

 

 

POUCE LEVE COTE DU FILM : 7/10

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

1 889 299

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

612 945

 

Détail entrées Paris

 

 

 

1ère semaine

4

57 040

7

2ème semaine

4

57 158

 

3ème semaine

6

47 289

 

4ème semaine

6

39 329

 

5ème semaine

4

37 557

 

6ème semaine

6

43 294

 

7ème semaine

7

34 588

 

8ème semaine

8

27 193

 

9ème semaine

9

25 483

 

Nombre de semaines Paris

 

18

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

8 149

 

1er jour Paris

 

 

 

Budget

 

 

 

Box office annuel Allemagne

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

456 328

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* *

 

 

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vlcsnap-2011-11-29-17h05m15s217

 

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vlcsnap-2011-11-29-17h06m28s174

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 08:49
- Publié dans : EDITO

Bonjour à tous.

 

Avec une journée de moins qu'en octobre, le blog a une nouvelle fois battu son record "all time" d'audience. Je suis étonné, tant je pense à chaque fois que le blog à atteint son maximum d'audience. 

Il est évident au vu des statistiques que les articles les plus régardés sont ceux relatifs aux acteurs et je pense que beaucoup viennent sur ces fiches pour prendre quelques avis sur leurs acteurs favoris bien plus que pour prendre connaissance des chiffres. Parfois, les tableaux sont vus en masse par quelques nouveaux venus, mais il est maintenant bien clair que le blog sera de plus en plus tourné vers les acteurs.

 

En tout cas, merci encore, et peut être un jour ce record sera-t-il de nouveau battu.     

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Par RENAUD SOYER - Voir les 6 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 15:23
- Publié dans : MISES A JOUR

 

 

 

L'AS DES AS

 

27 OCTOBRE 1982 

 

 

AS DES AS

 

 

 

Réalisation

Gérard OURY

Scénario

Gérard OURY
Danièle THOMPSON

Photographie

Xaver SCHWARZENBERGER 

Musique

Vladimir COSMA 

Production

Alain POIRE
Horst WENDLANDT
Cerito Films
 

Distribution

Gaumont
Cerito
René Chateau

Durée

96  minutes

Tournage mai 1982- aout 1982

Jo CAVALIER

Jean-Paul BELMONDO

Gaby BELCOURT 

Marie France PISIER 

Simon ROSEMBLUM 

Rachid FERRACHE

 

 

 Le 1er août 1936, Georges - dit "Jo" - Cavalier, entraîneur de l'équipe française de boxe, conduit ses "poulains" aux Jeux Olympiques de Berlin - dont l'organisation a prêté à controverse car l'Allemagne est sous la férule nazie depuis trois ans. Dans le Paris-Berlin qui file à bonne allure, Jo est abordé par un jeune garçon de dix ans - Karl Rosenblum - qui l'a reconnu et lui demande un autographe. L'enfant le suit un peu partout, alors que Jo aimerait bien rester seul avec Gaby Delcourt, une jolie Française qu'il vient de rencontrer à Paris. Jo est intrigué par cette jeune femme, mais à l'arrivée en gare de Berlin, c'est encore le petit Karl qui va lui donner du souci : en effet, l'enfant paraît abandonné; ses grands-parents ne sont pas venus le chercher.  Avec Karl, Jo se rend jusqu'à la librairie tenue par le grand-père du gamin, mais c'est pour y trouver les Nazis en train de mettre le magasin à sac. Jo apprend que toute la famille Rosenblum a été arrêtée (ce sont des Juifs), et il décide de contacter son vieil ami Gunther von Beckmann, qui fut son rival dans les airs lors de la première guerre mondiale et est aujourd'hui général. Gunther va donc l'aider, ainsi que Gaby Delcourt - dont Jo a finalement découvert la véritable identité : elle est en réalité la journaliste qui avait signé un article très ironique sur Jo Cavalier et ses boxeurs se rendant aux Jeux Olympiques.  À eux trois, ils retrouvent une première fois les Rosenblum, et le jeune Karl rejoint sa famille pour le meilleur et pour le pire. Mais la trêve n'est pas longue : le petit Karl est de nouveau abandonné quelque part en Bavière. Jo fait encore des miracles pour le retrouver. Le reste de la famille réapparaît, mais, croyant les faire passer en Autriche, Jo et Gunther conduisent en réalité les Rosenblum jusqu'à un chalet qui n'est autre que la maison d'Hitler et de sa sœur Angela. Il faudra encore bien des subterfuges pour que les Rosenblum rejoignent enfin l'Autriche.

 

 

 

 Avec le succès massif du "Professionnel" BELMONDO est redevenu la star incontestée du box office. Exactement ce qui intéresse Gérard OURY qui cherche toujours les vedettes les plus porteuses pour figurer dans ces films. Depuis deux film il tourne avec Pierre Richard, la vedette comique française qui marche très bien, mais il n'a pas connu les mêmes succès qu'avec DE FUNES qui ne tourne plus avec lui, car ses films sont trop durs physiquement. Alors quand il constate que BELMONDO cartonne au box office, il lui propose son nouveau film "L'as des as". Alors qu'on pouvait s'attendre à ce que l'acteur poursuive les tournages avec l'équipe de Georges LAUTNER, il est intéressé de retravailler avec celui qui lui a donné son plus gros succès à ce jour avec "Le cerveau" en 1969. Seulement voilà, Gérard OURY est exigeant et tient à ce que la production lui permette de bénéficier d'un large confort budgétaire. Le premier budget est chiffré à 50 millions de francs. BELMONDO qui tient à cofinancer le film n'a pas les reins assez solides et demande à retravailler le budget qui sera finalement ramené à "seulement" 40 millions de francs. C'est que si on le laisse faire le OURY rien n'est jamais trop beau pour lui.

Soyons francs, je n'ai jamais aimé le cinéma de Gérard OURY, c'est comme cela. j'éprouve quelques sympathies pour ceux avec le génial DE FUNES avec ou sans BOURVIL, mais vraiment pour le reste... Gérard OURY semble avoir eu dans sa vie quelques peines bien compréhensibles à se remettre de la seconde guerre mondiale. Ayant eu la chance de naître (bien) après la fin de la seconde guerre mondiale, je ne prononcerai donc pas en hommage à cette dure période traversée par les français, mais bon. Pour Oury le problème est exacerbé par le fait qu'il soit juif et que bien sûr il fut encore plus concerné par les autres par la seconde guerre mondiale et l'Holocauste. C'est pourquoi sa filmographie traite autant de la cause juive que ce soit avec "Rabbi Jacob" ou "Levy et Goliath". Le problème c'est que contrairement à un Charlie CHAPLIN qui a livré un sublime "Dictateur" en son temps, Gérard OURY est un cinéaste particulièrement lourd. Il dissimule  cette lourdeur par une attention particulière à l'aspect technique de ses films, un grand sens du détail. 

OURY nourrit son film de ses propres souvenirs, en particulier de la période précédant la seconde guerre mondiale. Dans ce film assez court, il assemble un nombre de séquences qui rappellent les jeux olympiques de 1936, des combats de boxe entre autres... Bref, difficile pour moi de trouver de bonnes choses dans ce film. Il est assez désolant de voir autant de moyens mis au service d'une histoire aussi grossière et des gags désolants (marque de fabrique bien connue d'un spécialiste du gag téléphoné 10 kilomètres à l'avance). La palme du film si j'ose dire vient de cette sorte de remake d'une des scènes de "La grande vadrouille" où DE FUNES et BOURVIL dormaient dans une auberge occupée par des allemands. Dans "L'as des as", BELMONDO rencontre dans un chalet un Hitler de pacotille à l'aspect désolant. Je cherche encore l'effet comique dans les scènes suivantes.

Reste quelques petites choses sympathiques dont la relation entre BELMONDO et le petit garçon qu'il doit sauver, la présence d'un ours sympathique qui grimpe sur la tête de Bebel et la présence toujours classe de la divine Marie France PISIER. C'est peu.

Le film sort sur les écrans après une grosse campagne d'affichage. Il faut dire que l'affiche en jette un maximum, toujours avec cette couleur rouge dominante à l'instar de l'affiche du "Professionnel". Un mois avant "Deux heures moins le quart avant Jésus Christ, le (mauvais) film de Jean YANNE à explosé le record d'entrées de la première semaine parisienne avec 396 000 entrées soit 96 000 entrées de plus que "Le professionnel". La barre semble trop haute. Le mercredi de sa sortie à Paris le film bat le record de la première journée avec 72 000 entrées. Les salles sont pleines. je me souviens que des spectateurs étaient assis sur les marches de la salle de mon cinéma de quartier. Une journée énorme confirmé par un week end colossal qui permet au film de  passer la barre des 400 000 spectateurs et de réduire en bouillie le record du film de Jean YANNE et pas qu'un peu avec 67 000 entrées de plus. Par rapport au "Professionnel" BELMONDO gagne 163 000 spectateurs sur la première semaine. Ce séisme est largement rapporté par les médias. L'acteur est devenu l'acteur aux records. Certes la chute est lourde en deuxième semaine mais avec près de  700 000 entrées, c'est un nouveau record. La troisième semaine est également superbe. Cependant le film décline ensuite rapidement et il ne reste que 6 semaines dans le top 10 parisien. En France le film passe la barre des 5 millions de spectateurs, tout comme "Le professionnel" mais fait 200 000 entrées de plus devenant le deuxième succès de la carrière de l'acteur derrière "Le cerveau" soit deux films de Gérard OURY. L'acteur ne peut pas se plaindre de cette association. Au final, "L'As des as" rapporte de l'argent au vu de ses succès dans d'autres pays, bien qu'il fasse la moitié des entrées du "Professionnel" sur le sol Allemand, on se demande bien pourquoi....

Malgré une critique mitigées, BELMONDO a réussi son pari. Mais il est désormais attendu au tournant. Son insolente réussite va-t-elle se poursuivre. On ne peut rester au top indéfiniment. Désormais nommé "Roi du box office" il aura tout à prouver avec "Le marginal" qui doit sortir en 1983.

 

Gérard OURY a donc trouvé le bon cheval pour porter de nouveau un de ses films dans les cimes du box office. Toujours à la recherche de la meilleure star, il va s'offrir Coluche fraîchement Césarisé pour "Tchao Pantin" pour tourner le toujours désolant "La vengeance du serpent à plumes" qui sera un demi succès. dès lors la qualité des films du réalisateur ira en décroissant, tout comme son box office d'ailleurs.    

 

Cependant "L'as des as" reste pour beaucoup d'enfants de l'époque devenus grands un merveilleux souvenir. Donner une note au film dépendra donc du souvenir que l'on en garde...  

   

 

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

5 452 593

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

1 223 205

49

Détail entrées Paris

 

 

 

1ère semaine

1

463 028

52

2ème semaine

1

217 299

52

3ème semaine

2

185 507

55

4ème semaine

2

99 591

55

5ème semaine

5

66 283

43

6ème semaine

6

41 231

31

7ème semaine

12

23 251

17

Nombre de semaines Paris

 

26

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

8 904

 

1er jour Paris

 

72 493

 

Budget

 

  40 MF

 

Box office annuel Allemagne

15

1 486 283

 

Box office annuel Espagne

 

488 468

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* * * * *

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 3 commentaires - Communauté : BOX OFFICE

Vendredi 18 novembre 2011 5 18 /11 /Nov /2011 15:04
- Publié dans : MISES A JOUR

 

FLIC OU VOYOU


28 MARS 1979

 

 


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Réalisation

Georges LAUTNER

Scénario

Jean HERMAN

Dialogues

Michel AUDIARD

Photographie

Henri DECAE

Musique

Philippe SARDE

Production

Gaumont / Cerito Films

Distribution

Gaumont

Durée

108  minutes

Stan Borowitz

Jean-Paul BELMONDO

Edmonde Charles-Brun

Marie LAFORÊT

Le commissaire Grimaud

Michel GALABRU

Massart

Jean-François BALMER

 

 
En moins de quelques jours, Theodore Musard dit l'Auvergnat, patron d'une importante salle de jeux, se retrouve tout nu dans une cabine téléphonique tandis que son établissement saute. Et Achille, le patron des Corses, a la surprise de voir un de ses petits "clandés" incendiés. Tout ça parce qu'un malfrat du nom de Ceruti s'est mis dans la tête de venger la mort de sa soeur, Rita, péripatéticienne de métier, tuée au moment où elle faisait causette avec le commissaire Bertrand... Mais les inspecteurs Ray et Massard, policiers tout ce qu'il y a de pourri, compromis jusqu'au cou dans les trafics d'Achille, découvrent que Rita n'avait pas de frère. Alors ?... De fait, appelé de Paris avec l'accord de l'inspecteur principal Grimaud, Stanislas Borowitz de la police des Polices vient d'entamer d'une façon fracassante le grand nettoyage de printemps en ce qui concerne le banditisme niçois. Cela entre deux étreintes avec la belle romancière Edmonde Puget-Rostand. L'arrivée impromptue de Charlotte, fille délurée de Borowitz, manque de compromettre ses plans. D'autant que la belle enfant se fait enlever en plein Nice. Convaincu que Grimaud ne cèdera pas aux exigences des bandits, Borowitz décide d'agir seul. Il extrait de sa cellule Achille le Corse qu'il avait arrêté en l'accusant du meurtre de l'inspecteur Ray... Alors qu'il s'apprête à lui faire passer un mauvais quart d'heure, il s'aperçoit que c'est l'Auvergnat qui, en fait, a enlevé Charlotte. Avec la complicité de Massard. Lorsqu'après avoir tué son complice, Massard ramène Charlotte à Borowitz, ce dernier livre sans aucun remords la brebis galeuse à la police...


Après le franc  succès de « L’animal », Jean-Paul BELMONDO ralentit le rythme de production rassuré pour sa côte envers un public qu'il sait fidèle. Il n y aura pas de "BELMONDO" en 1978 car il perd un peu trop de temps dans des projets qui n'aboutissent pas. Il y a d'abord "Le Garde du corps" qui devait être réalisé par Francis VEBER mais ce dernier éprouvé par l'échec de son film "Le jouet" a des difficulté à terminer son scénario. Alors BELMONDO se tourne vers le projet d'adapter le livre  de Jacques Mesrine "L'instinct de mort" et fait appel à Philippe LABRO, mais Mesrine s'évade et l'histoire continue... Pourtant l'acteur insiste et fait appel aux meilleurs réalisateurs du moment qui déclinent le projet. Le temps passe. Michel AUDIARD organise une rencontre entre l'acteur et Georges LAUTNER. le courant passe bien entre eux. LAUTNER reste sur l'échec de "Ils sont fous ces sorciers" (qu'il considère comme son plus mauvais film)et trouverait une belle occasion d'obtenir un bon succès au box office. Le projet "Flic ou voyou" voit rapidement le jour produit pour la Gaumont par l'inévitable Alain POIRE qui a produit la majorité des LAUTNER. Le titre est dû à René CHATEAU qui pense que le titre est plus bankable que "L'inspecteur de la mer" roman dont est inspiré le film. On ne peut lui donner tort.

Le budget du film est confortable avec 15 millions de francs bien inférieur à celui de "L'animal". Il permet cependant de tourner en extérieurs et de s'offrir de belles cascades. Au niveau de la distribution nous sommes en terrain connu avec des amis de Jean-Paul BELMONDO comme Georges GERET qu'il n'a pas retrouvé depuis "Par un beau matin d'été", Claude BROSSET ou l'inévitable Charles GERARD. Georges LAUTNER propose de son coté Venantino Venantini ou Michel GALABRU. La surprise est de voir Marie LAFORET avoir le principal rôle féminin, elle n'est pas une familière des deux.

Le tournage se passe dans une très bonne ambiance et BELMONDO peut se lancer dans son one-man-show. Si le film est bien supérieur à "L'animal" c'est sans doute dû à son ton, semi réaliste et à la réalisation très professionnelle de LAUTNER un peu plus consistante que celle de Claude ZIDI.

Le sujet du film est vu cent fois. Personnage atypique, l'inspecteur Borowitz va infiltrer le milieu en se faisant passer pour un truand pour mieux démanteler le gang. En passant il devra se débarrasser de deux flics "ripoux" qui veulent sa peau. Bigre !

BELMONDO roule en voiture anglaise, côtoie la jet-set, mais est un sacré dur à cuir et séducteur de surcroît. Des voyous veulent le dépouiller pendant qu'il dort à la belle étoile?. Il sort son impressionnant pistolet pour retourner la situation. Et le reste est à l'avenant. BELMONDO est invincible et on se doute bien qu'il va mener son enquête sans le moindre risque mortel. Celle-ci se déroule sans grande tension, les comédiens sont des copains qui font le boulot en brodant sur un scénario pas très original. De même AUDIARD ne retrouve pas sa verve habituelle et dans la bouche de BELMONDO ses répliques manquent de pêche. Ce n'est pas vraiment désagréable, mais on a une impression de déjà vu. Peut être est-ce la raison pour laquelle le personnage de la fille de BELMONDO est introduit. On la découvre lors du passage en prison de Borowitz, c'est une insupportable gamine qui plombe un peu le film. Entre deux bagarres quelques belles cascades subsistent dont le clou du film, BELMONDO accroché à un filin qui dévale une descente de plusieurs dizaines de mètres. Et bien sûr il y a les cascades en voiture de Rémy JULIENNE dont l'explosion finale de la voiture des truands contre une locomotive... Un cahier des charges respecté, seul point véritablement noir est la musique de Philippe SARDE pas vraiment inspiré sur ce coup là.

BELMONDO tente de ne pas trop en faire. A la base c'est un film policier, il faut un tout petit peu de sérieux dans un ensemble qui tente d'être drôle.

Il est évident que depuis "L'animal" l'acteur s'est concentré sur des films entièrement tournés sur sa personne, on va voir un "BELMONDO" et rien d'autre. On regardera le film pour sa brochette d'acteurs plus que pour son originalité. Du reste le film garde une belle côte d'amour auprès du public qui l'a découvert dans les années 70. 

Le film sort en mars période inhabituelle pour un film de cette importance. La campagne de promotion est lourde. L'affiche très aguichante supervisée par René CHATEAU est très efficace, au moins on sait qui est l'acteur principal du film. Celle-ci  ajoutée au titre très percutant devrait rencontrer permettre au film de rencontrer son public. 

A la surprise des spécialistes, le film bat le record d'un BELMONDO vieux de 8 ans (depuis "Le casse"). Pas moins de 238 000 spectateurs en seulement 27 salles confirment que l'acteur est toujours très apprécié. Plus rare, la deuxième semaine confirme ce fait. Avec 400 000 entrées à Paris en eux semaines l'acteur connait un succès massif. Autre surprise, le film tient bon et passe encore la barre des 100 000 spectateurs lors des vacances de Pâques. Evidemment les médias s'emparent de l'information et le film devient un grand succès populaire avec près de 4 millions de spectateurs France et bien sûr, le million d'entrées atteint sur Paris Banlieue. Le film a fait près d'un million d'entrées de plus que "L'animal". Franchement peu attendaient le film aussi haut.

Autre bonne nouvelle. fidèle à ses habitudes le film cartonne en Allemagne avec 3 millions d'entrées. Avec l'Espagne, le film cumule près de 8 millions de spectateurs, c'est une belle opération commerciale. Bien sûr on constate la côte de popularité de l'acteur.

Georges LAUTNER connait lui aussi son plus beau succès. Alors évidemment le quatuor BELMONDO/ POIRE/LAUTNER/AUDIARD va se reconstituer très vite pour proposer une pure comédie "Le Guignolo", on ne change pas une équipe qui gagne (beaucoup).     

   

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

3 950 691

 

ENTREES PARIS BANLIEUE

 

1 060 733

 

Détail entrées Paris

 

 

 

1ère semaine

1

238 518

27

2ème semaine

1

171 199

28

3ème semaine

1

132 060

28

4ème semaine

1

82 259

28

5ème semaine

2

101 826

 

6ème semaine

3

48 770

 

7ème semaine

4

32 041

 

8ème semaine

6

29 738

 

9ème semaine

7

34 674

 

10ème semaine

7

23 335

 

Nombre de semaines Paris

 

35

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

8 834

 

1er jour Paris

 

 

 

Budget

 

 

 

Box office annuel Allemagne

9

3 000 000

 

Box office annuel Espagne

 

603 325

 

Box office annuel Italien

49

 

 

Cote du succès

 

* * * *

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires - Communauté : BOX OFFICE
 
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