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Texte Libre


Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.


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Dimanche 10 février 2008
- Publié dans : BO J.P. BELMONDO


L' INCORRIGIBLE
21 OCTOBRE 1975



Trois années en prison n'ont, à l'évidence, rien changé en Victor : à peine sorti, il recommence à escroquer tous ceux qu'il rencontre. Il loue un hôtel qui ne lui appartient pas, vend des avions qu'il ne possède pas à un gouvernement africain; devient tour à tour ministre, jardinier, détective, travesti, médecin pour mieux berner de malheureuses victimes séduites par son charme et son bagout. Son quartier général, c'est la roulotte de l'oncle Camille, installée sur un terrain vague. Camille, c'est l'âme de la petite bande d'aigrefins dont Victor est le voltigeur et Raoul, un autre sympathique truand, le fantassin. Et les trois compères vont tomber sur un nouveau coup fumant ! Depuis sa sortie de prison, Victor est aidé dans son éventuelle réinsertion sociale par une jeune assistante judiciaire, Marie-Charlotte Pontalec. La demoiselle n'arrive pas à grand chose avec son protégé dont le charme, d'ailleurs, ne lui est pas indifférent. Mais Camille a découvert que le père de Marie-Charlotte est directeur du Musée de Senlis... où se trouve une pièce maîtresse : un triptyque du Gréco ! Victor est chargé de séduire son assistante sociale et d'en faire la complice du hold-up du Gréco. Aussitôt dit que fait. Les quatre compères rendront le tableau au gouvernement contre une forte rançon... que subtilisera au bon moment la rusée Marie-Charlotte. Dépités, sans argent, Camille, Raoul et Victor repartent vers de nouvelles escroqueries. Victor, toujours en forme, réussit à vendre le Mont-Saint-Michel au premier gogo venu...

L' affiche, toute en sobriété, nous montre qu'une belle équipe s'est formée : DE BROCA / BEBEL /AUDIARD. Le résultat devrait être " magnifique" mais il est plus quelconque.  Bébél fait du zim boum;  voila c' est tout, et Audiard n'a plus la puissance du Panzer qu'il était dans les 60's.
Malgré tout, le film cartonne à Paris où il reste deux semaines de suite en tête du BO, un peu moins en Province. La machine Bébél  est partie, rien ne l' arrête.

BOX OFFICE FRANCE : 2 572 000 ( 11 ème)
BOX OFFICE PARIS       :    767 000
1ère semaine PARIS  :       146 144
COTE DU SUCCES  :  *   *   *

En l' absence de De Funès souffrant et de Delon qui part en sucette avec des choix douteux, Belmondo est le roi du BO français, Depardieu prend son essor, mais n'est pas encore régulier au fond du cours, cela viendra....
Devant ses deux grands succès, Bébél va prendre quelques (petits risques) pour revenir au polar  

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires
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