ROCKY
( ROCKY )
21 NOVEMBRE 1976 (USA)
30 MARS 1977
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Réalisation
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John G AVILDSEN
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Scénario
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Sylvester STALLONE
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Photographie
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James CRABE
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Musique
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Bill CONTI
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Production
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Irwin WINKLER
Robert CHARTOFF
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Distribution
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UNITED ARTISTS
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Durée
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120 minutes
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Tournage
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09/01/76-05/03/76
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Rocky Balboa
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Sylvester STALLONE
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Adrian
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Talia SHIRE
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Paulie
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Burt YOUNG
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Mickey
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Burgess MEREDITH
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Apollo Creed
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Carl WEATHERS
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Dans les faubourgs populaires de Philadelphie, Rocky Balboa mène une existence médiocre, servant d'encaisseur à un minable usurier, Tony
Gazzo, et disputant parfois un combat de boxe sous le surnom de " l'étalon italien ", pour quelques dizaines de dollars Son ami Paulie, employé dans une conserverie de viandes, l'encourage à
sortir avec sa soeur Adrian, une jeune femme effacée et timide. vendeuse dans un magasin d'aliments pour animaux domestiques. Les deux jeunes gens finissent par se rapprocher. comblant ainsi le
vide de leur existence. Pendant ce temps, Apollo Creed, le champion du monde de boxe poids lourd à la recherche d'un challenger pour remettre son titre en jeu, a l'idée de rencontrer un inconnu
pour le " combat du bicentenaire " qui deviendra ainsi le symbole de la libre Amérique, le " pays où l'on donne à chacun sa chance " Séduit par son surnom, il choisit Rocky dans un annuaire
corporatif. Convoqué par Jergens, l'organisateur du match. Rocky a du mal à croire à sa bonne fortune et commence un entraînement intensif sous la direction de Mickey, son ancien manager.
Conscient de ses possibilités, Rocky ne souhaite qu'une chose : tenir la distance. Et, contre toute attente, le jour du match, il réussira à finir les quinze rounds, révélant une endurance
et une ténacité peu communes. Apollo gardera son titre, mais Rocky a prouvé ses capacités et Adrian pleure de joie lorsqu'il la réclame à grands cris sur le ring à l'issue du combat.
L' histoire de la génèse de "Rocky " est connue. STALLONE a bien conscience qu'à près de 30 ans il ne peut guère viser
mieux que les séries B de Roger CORMAN dans laquelle il vient de tourner.
Il écrit un scénario inspiré de l'histoire des boxeurs qu'il apprécie. Rocky BALBOA est un boxeur de troisième zone
qui va saisir la chance qui lui est donné de sortir de la misère où il végète.
Le scénario interesse Irwin WINCKLER qui est un producteur rodé dans le métier et qui a connu de bons succès en
produisant quelques Charles BRONSON dont "Le flingueur".en 1973. Seulement voilà, STALLONE désire trourner dans le rôle titre alors qu'il ne représente rien au box office. Pas idiot, WINCKLER
ne prend aucun risque et confie la réalisation du film à John AVILDSEN un bon professionnel et surtout octroit un budget minuscule. Il n y a donc très peu de risques que le film perde de
l'argent, à la limite, le film ne peut qu'en rapporter ...
Avec son budget riquiqui il va falloir faire avec les moyens du bord. La ville de Philadelphie et ses quartiers miteux
feront très bien l'affaire. Les décors fauchés et urbains donneront une impression de réalisme social à l'entreprise. Le casting pioche du coté des acteurs issus de la télé : Burt YOUNG,
Burgess MEREDITH et Carl WEATHERS ne couteront pas bien cher à la production. Seule Talia SHIRE est la "star" du film étant donné qu'elle a tourné dans les deux "Parrains". Contre toute
attente, il se passe quelque chose de magique à l'écran et ce casting se révèlera la pierre angulaire du film.
Nous faisons donc la connaissance de Rocky, boxeur de troisième catégorie, un "boxeur de club" comme il se définit lui
même, qui combat dans des petites salles pour 50 dollars , juste de quoi survivre pour payer le loyer de sa modeste chambre située dans les quartiers sordides de Philadelphie. Son premier
boulot est de percevoir les créances en retard pour le petit mafieux du coin. Un travail qu'il fait honnêtement, et il se fait même tirer l'oreille parcequ'il est trop gentil. C'est une bonne
cloche quoi, un gars connu dans son quartier. Il traîne dans son club de boxe. Mickey le patron du club est un vieil homme qui n'a jamais pu vraiment emmener un boxeur au sommet. Il rappelle à
Rocky que s'il avait vraiment voulu il avait du potentiel pour aller loin car il avait du coeur et un punch foudroyant. Mais il ne s'est pas vraiment entraîné.
Rocky a le béguin pour Adrian, la vendeuse à lunettes de la boutique d'animaux du coin. Il sollicite son frère Paulie,
qui découpe de la viande dans les chambres froides, pour avoir un rendez-vous avec elle.
C'est que Rocky est gentil malgré son manque de culture flagrant. Pas très drôle avec ses vannes bidons, mais
prévenant et attentionné, en plus il est plutôt bien bâti. Bref, Adrian, obscure vendeuse brimée par son frère alcoolique, succombe au boxeur. L'histoire aurait pu en rester là pour le couple
qui aurait passé sa vie à récolter quelques dollars pour se payer un modeste deux pièces.
Mais le destin en décide autrement.
Le champion du monde des lourds, Apollo CREED, sportif millionnaire a une idée de génie pour le marketing. il va
donner sa chance à un illustre inconnu de se battre avec lui pour le titre de champion du monde. Il consulte l'annuaire des boxeurs professionnels et choisit celui qui a un nom rigolo: Rocky
BALBOA, "l'étalon italien".
Rocky refuse tout d'abord écrasé par le fardeau et conscient de l'écart de niveau qui existe entre les deux boxeurs.
Mais l'idée de mettre du beurre dans les épinatds pour amélirer l'ordinaire d'Adrian l'emporte.
Mickey, se rappelle au bon souvenir de Rocky qui l'envoie balader. Dans une scène d'une grande justesse, ROCKY balance
tout son ras le bol à Mickey, des brimades qu'il a du subir, de cet anonymat pesant qui dure depuis des années. Mickey accuse le coup, il avoue qu'il n'est qu'un vieil homme qui n'a rien vu, un
homme qui révait d'entraîner un champion du monde. Rocky accepte finalement d'être entraîné par Mickey. Une scène magnifique qui prouve une chose: STALLONE possède du talent, c'est indéniable.
Une vérité qui fait grincer des dents ses détracteurs de toujours.
Dur l'entraînement...partant presque de zéro, ROCKY crache ses poumons dans l'aube morne et glaciale de Philadelphie.
Puis, petit à petit la force physique et la vitesse augmentent chez ROCKY. Au final il dévale tout Philadelphie en courant triomphalement. Fauchée comme pas deux, l'équipe technique filme
STALLONE caméra sur l'épaule dans une camionnette qui suit l'acteur sur les quais. Des images magnifiques, lorsque STALLONE pique une pointe de vitesse sous la musique conquérante de Bill
CONTI. Parlons de la musique justement. On le sait certaines musiques sont encore plus connues que les films eux-mêmes et des réalisateurs ont eu la chance de bénéficier de véritables "hits"
qui ont propusé leurs films. Bill CONTI chef d'orchestre inconnu est embauché pour composer celle de ROCKY. Compositeur débutant, donc pas cher, il écrit une musique très inspirée du son de
Philadelphie. Beaucoup de cuivres romains, un solo de guitare électrique et des choeurs vibrants, l'hymne de ROCKY donne la patate et va faire le tour du monde. Un classique inaltérable du
cinéma et un ambassadeur inespéré pour le film.
ROCKY et ADRIAN doivent faire face aux problèmes générés par Paulie, celui-ci jaloux, de l'intérêt suscité par Rocky
et par le fait qu'il va perdre sa soeur, devient violent et ROCKY doit être menacant pour le calmer. Paulie est un loser symathique, mais un sacré boulet pour les deux
tourteraux.
ROCKY est au point et CREED ne prête pas attention aux séances d'entraînement de Rocky filmées par la télévision. Le
boxeur martèle des quartiers de viandes avec la cadence d'un marteau pilon.
Filmer le combat n'a pas été une sinécure. Le budget ne permet pas de dérapages. Les plans sont resserrés autour du
ring afin de ne pas aller au delà de la première rangée de figurants. STALLONE et WEATHERS ont longuement répétés leur chorégraphie afin de pouvoir mettre en boîte rapidement le
combat.
Celui-ci voit Rocky faire mieux que résister à Apollo CREED. Epuisé, il termine cependant le 15ème round plein
pot et maltraite le champion en lui cassant des côtes. Celui-ci est sauvé par le gong et gagne le combat sur décison des juges, mais il est gravement blessé . Qu'importe pour Rocky. Aveuglé, il
appelle Adrian qui s'était réfugiée en dehors de la salle. Il hurle son nom et Adrian se jette dans ses bras sur la magnifique musique de CONTI.
Une scène magique, magnifiée par un STALLONE ensanglanté. Une scène qui devient célèbre et sera mille fois
pastichée.
Le film est un chef d'oeuvre, LE chef d'oeuvre de STALLONE même si AVILDSEN se débrouille à la caméra, c'est STALLONE
qui donne le ton. Film sincère et optimiste il compte sur la prestation hors norme d'interpètes qui rencontreront leurs rôles les plus célèbres. Grand professionnels, acteurs obscurs mais
chevronnés il ne manquait que de bons personnages bien écrits pour exploser. Paradoxalement le combat final n'est pas le plus important. Les scènes intimistes et les rapports entre les
personnages sont très justes et attirent la sympathie du public.
Sorti discrètement, le film connait un bouche à oreille fulgurant et contre toute attente va devenir un champion du
box office atteignant des recettes colossales aux USA. Une énorme culbute pour les producteurs qui gagnent au centuple leur mise initiale. STALLONE devient célèbre du jour au lendemain et sort
de la misère en devenant riche. Une récompense pour un acteur charismatique et sa famille d'acteurs a qui il restera fidèle et qui profiteront de la manne financière
"Rocky".
Le film obtient l'Oscar on ne peut plus mérité du meilleur film . STALLONE n'obtient pas la statuette qui lui revenait
de droit, les professionnels d'Hollywood ne lui pardonneront pas cette éclatante réussite. Le film triomphe dans le monde entier assurant de substanciels revenus aux producteurs. Partout ? Pas
vraiment. En Allemagne le public reste froid envers l'étalon italien mais ce n'est rien comparé à la France.
Malgré une affiche dans le 'Film Français" et des articles qui relatent le phénomène américain, le film reçoit un
accueil glacial du public français.
Malgré une concurrence qui paraissait sans trop de danger avec la réédition de "Peter Pan" et des "Vacances de
Monsieur HULOT" et de films mineurs à Paris, le film ne récolte que 37 801 spectateurs dans les 16 salles Paris Banlieue qui lui sont allouées. Malgré tout le film attire quand même 8 464
spectateurs au Gaumont Colisée et 6121 spectateurs au Colisée.
En France c'est très modeste avec guère plus de 35 salles allouées au boxeur. Malgré 4 semaines autour des 40 000
entrées le film ne décollera pas. Au final sur sa première exploitation ce ne sont à peine que 400 000 spectateurs qui se rendont dans les salles pour l'Oscar 77 du meilleur film. Sans doute
une explication vient du faible goût pour les spectateurs pour les films de boxe qui n'ont jamais fonctionnés et que STALLONE est tout à fait inconnu. En ajoutant une promotion inexistante, le
film est donc un flop en France. Heureusement le succès de "Rocky 3" en 1983 va permettre au film d'accueillir une nouvelle génération de spectateurs et de passer la barre des 650 000
spectateurs cumulés. C'est d'autant plus étrange c'est que phénomène US suivant "Rocky" fera un carton en France en octobre 1977. En effet "La guerre des Etoiles" prendra avec facilité la
première place du box office.
ROCKY va devenir un pilier des locations de k7 video en France, puis plus tad un classique des ventes de DVD. De
nombreuses diffusions télé vont rendre le film popualire et réparer l'injustice de cette sévère plantade au box office français.
Merci à Fabrice FERMENT pour les chiffres inédits du Box Office de "Rocky"
http://top-france.over-blog.com/
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CATEGORIE
|
RANG
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NOMBRE
|
SALLES
|
|
ENTREES FRANCE
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|
664 949
|
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|
ENTREES FRANCE 1977
|
|
391 172
|
|
|
( source CNC)
|
|
|
|
|
1ère semaine
|
|
40 029
|
35
|
|
2ème semaine
|
|
43 281
|
35
|
|
3ème semaine
|
|
44 143
|
35
|
|
4ème semaine
|
|
38 380
|
33
|
|
5ème semaine
|
|
31 362
|
29
|
|
6ème semaine
|
|
30 597
|
31
|
|
7ème semaine
|
|
21 187
|
31
|
|
8ème semaine
|
|
23 085
|
32
|
|
9ème semaine
|
|
13 411
|
28
|
|
10ème semaine
|
|
10 879
|
23
|
|
11ème semaine
|
|
7 818
|
26
|
|
|
|
|
|
|
ENTREES PARIS
|
|
184 083
|
|
|
ENTREES BANLIEUE
|
|
46 919
|
|
|
TOTAL PARIS BANLIEUE
|
|
231 002
|
|
|
TOTAL PARIS BANLIEUE 1977
|
|
177 414
|
|
|
TOTAL PARIS BANLIEUE 1983
|
|
42 797
|
|
|
(source CNC)
|
|
|
|
|
1ère semaine
|
|
37 801
|
16
|
|
2ème semaine
|
|
34 367
|
13
|
|
3ème semaine
|
|
27 002
|
13
|
|
4ème semaine
|
|
17 901
|
14
|
|
5ème semaine
|
|
15 379
|
11
|
|
6ème semaine
|
|
10 155
|
7
|
|
7ème semaine
|
|
4 196
|
6
|
|
8ème semaine
|
|
5 087
|
4
|
|
9ème semaine
|
|
2 461
|
3
|
|
Nombre de semaines Paris
|
|
|
|
|
Moyenne salles Paris 1ère sem
|
|
2 363
|
|
|
1er jour Paris
|
|
|
|
|
Budget
|
|
1,1 M$
( 4 M$ 2010 )
|
|
|
Recettes US
|
1
|
117 M$
( 420 M$ 2010 )
|
|
|
Recettes Mondiales
|
|
225 M$
( 810 M$ 2010 )
|
|
|
Box office annuel FRANCE
|
|
|
|
|
Box office annuel Allemagne
|
|
|
|
|
Box office annuel Espagne
|
|
3 469 839
|
|
|
Box office annuel Italie
|
4
|
|
|
|
Box office UK
|
20
|
3 semaines n° 1
|
|
|
Box office Suede
|
|
608 000
|
|
|
Cote du succès
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