De Gilles GRANGIER, avec Suzanne FLON et Michel AUCLAIR - scénario de Michel AUDIARD- Dialogues de Michel AUDIARD (
Gaumont)
Lors du premier essai en vol, le missile SR01 explose en plein ciel. C'est un coup dur pour son constructeur, l'industriel Albert Raynal. Ses
financiers - Jérôme Laprade, son beau-frère, et Marchal - tirent aussitôt de cet échec une conclusion sans appel : "Plus un sou !". Magnin, le banquier de Raynal, informe son client
qu'il ne couvrira plus le déficit de son entreprise. Profondément déçu, Raynal ne trouve aucun réconfort auprès de Christine, son épouse qu'il ne tient plus au courant de ses affaires depuis
longtemps. De plus, Christine, qui part en vacances à Cannes, lui annonce son intention de divorcer. Mais Raynal n'entend pas renoncer à ses recherches reprises avec Lambert, son fidèle
collaborateur. Il croit même, le temps d'une rencontre, trouver un appui auprès d'un ancien camarade, Robert Augagneur, devenu immensément riche. Mais Augagneur prétend n'avoir aucune
disponibilité ! Raynal se réfugie alors chez Rolande, sa maîtresse, qui passe la nuit avec lui et l'aide à retrouver la trace d'une vieille relation, un certain Vacher qui a fait, à
Rouen, fortune dans la ferraille. Ce Vacher se révèle un profiteur cynique auquel Albert exprime son profond mépris. Après cette visite inutile, Raynal disparaît. La police retrouve sa
voiture abandonnée sur les quais de Rouen; journaux et télévision se perdent en conjectures. Christine revient à Paris où elle découvre un télégramme signé Albert : "Je suis vivant".
Vivant, Raynal l'est en effet, et prêt à se battre. Dans une chambre d'hôtel, il dicte à une dactylo un rapport dans lequel il dénonce la mainmise de l'argent sur la recherche scientifique.
Il compte se servir de ce rapport comme moyen de défense lorsqu'il sera inculpé d'émission de chèques sans provision : il a signé, entre autres, celui de la paie des ouvriers. Au Palais
de Justice, chez un ami juge saisi de ses projets, il apprend par Magnin que ses chèques ont été couverts et que tout est rentré dans l'ordre. Christine, qui a vendu en Bourse ses actions
dans l'entreprise de son frère Jérôme, a tout réinvesti dans l'affaire de son époux ! " Pourquoi as-tu fait cela ? " lui demande ce dernier, qu'elle a retrouvé à l'usine. " Parce
que j'avais envie que tu me voies " lui répond-elle. Ainsi le couple se retrouve uni autour d'un même projet : la réussite du SR02, nouvelle version du missile. " Veux-tu voir comment ça
marche ? " propose Albert à Christine, radieuse.
Bide inexplicable du nouveau film de la fine équipe GRANGIER / AUDIARD/ GABIN. Le film n'est pourtant pas mauvais, ou pas plus que la
production des années 60 de l'acteur.
C'est peut être tout simplement qu'à 65 ans ,le public ne suit plus. Il sort en 5ème position la semaine de sa sortie, alors que BULLIT
domine la compétition, ainsi que le cerveau.
Bref , un désastre pour l'acteur et la fin de l'association qui a tant donné au cinéma. Une page du cinéma français se
tourne.
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COTE DU SUCCES : *
LE CLAN DES SICILIENS
5 DECEMBRE 1969
Le tueur Roger Sartet s'évade du fourgon cellulaire qui le transportait. C'est le clan des Siciliens, dirigés par Vittorio Manalese, qui a mis au point cette
spectaculaire évasion. Sartet confie au clan un projet dont l'idée lui est venue en prison : s'emparer de la collection de bijoux d'une exposition. Manalese fait alors venir de New York son ami
Tony Nicosia, un "professionnel" et Sartet, toujours traqué par le commissaire Le Goff, prend l'identité d'un diamantaire chargé du convoi des bijoux. Sartet, avec l'aide de son complice Jack,
oblige le pilote de l'avion à atterrir près de New York, sur une autoroute. Le butin est aussitôt récupéré par des compères américains. Mais Sartet, qui a eu une brève liaison avec Jeanne, la
belle-fille de Manalese, est dénoncé à ce dernier. Manalese fait revenir Sartet à Paris et le tue. Peu de temps après, le clan des Siciliens est arrêté par la police, avec à sa tête le
commissaire Le Goff.
Le genre de film à voir pour apprendre ce qu'était le cinéma populaire français de qualité dans les années 60. Difficile de faire mieux à l'affiche : 3
monstres, dont un Gabin qui connut son dernier très gros succès commercial. Lino solide au poste et Delon tranquille.
Réalisé de main de maître par Henri VERNEUIL (ah, la scène de l'atterissage de l'avion sur l'autoroute!) et la musique d'Enni Morriconne.
A revoir , pour ceux qui ont loupé une des 604 diffusions télé de ces dernières années.
Très gros succès au BO et un démarrage canon à Paris.
BOX OFFICE FRANCE : 4 821 585
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1ère semaine PARIS : 104 287
COTE DU SUCCES : * * * *
Merci les amis! Le vieux est sauvé par ses amis: Lino, bien sûr, qu'il a lancé, DELON avec qui il a connu 6 ans plus tôt un succès considérable avec "mélodie en
sous-sol". Le bide de "Sous le signe du taureau" est oublié devant ce triomphe. L'aura de GAbin est intacte.
Les années 70 arrivent et l'acteur est fatigué. Trop de succès avant et après guerre, que prouver à 65 ans passé? L'envie d'arrêter est présente. Mais les producteurs et les amis le persuadent
de continuer. Et le public?
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