007'S BLOG

Rechercher

Texte Libre


Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.


Nombre de pages vues :   765 000
Nombre de visiteurs     :   162 000

Vendredi 15 février 2008
- Publié dans : BO J. GABIN
SOUS LE SIGNE DU TAUREAU
3 AVRIL 1969



De Gilles GRANGIER, avec Suzanne FLON et  Michel  AUCLAIR  -  scénario de  Michel AUDIARD-  Dialogues de Michel AUDIARD  ( Gaumont)

Lors du premier essai en vol, le missile SR01 explose en plein ciel. C'est un coup dur pour son constructeur, l'industriel Albert Raynal. Ses financiers - Jérôme Laprade, son beau-frère, et Marchal - tirent aussitôt de cet échec une conclusion sans appel : "Plus un sou !". Magnin, le banquier de Raynal, informe son client qu'il ne couvrira plus le déficit de son entreprise. Profondément déçu, Raynal ne trouve aucun réconfort auprès de Christine, son épouse qu'il ne tient plus au courant de ses affaires depuis longtemps. De plus, Christine, qui part en vacances à Cannes, lui annonce son intention de divorcer. Mais Raynal n'entend pas renoncer à ses recherches reprises avec Lambert, son fidèle collaborateur. Il croit même, le temps d'une rencontre, trouver un appui auprès d'un ancien camarade, Robert Augagneur, devenu immensément riche. Mais Augagneur prétend n'avoir aucune disponibilité ! Raynal se réfugie alors chez Rolande, sa maîtresse, qui passe la nuit avec lui et l'aide à retrouver la trace d'une vieille relation, un certain Vacher qui a fait, à Rouen, fortune dans la ferraille. Ce Vacher se révèle un profiteur cynique auquel Albert exprime son profond mépris. Après cette visite inutile, Raynal disparaît. La police retrouve sa voiture abandonnée sur les quais de Rouen; journaux et télévision se perdent en conjectures. Christine revient à Paris où elle découvre un télégramme signé Albert : "Je suis vivant". Vivant, Raynal l'est en effet, et prêt à se battre. Dans une chambre d'hôtel, il dicte à une dactylo un rapport dans lequel il dénonce la mainmise de l'argent sur la recherche scientifique. Il compte se servir de ce rapport comme moyen de défense lorsqu'il sera inculpé d'émission de chèques sans provision : il a signé, entre autres, celui de la paie des ouvriers. Au Palais de Justice, chez un ami juge saisi de ses projets, il apprend par Magnin que ses chèques ont été couverts et que tout est rentré dans l'ordre. Christine, qui a vendu en Bourse ses actions dans l'entreprise de son frère Jérôme, a tout réinvesti dans l'affaire de son époux ! " Pourquoi as-tu fait cela ? " lui demande ce dernier, qu'elle a retrouvé à l'usine. " Parce que j'avais envie que tu me voies " lui répond-elle. Ainsi le couple se retrouve uni autour d'un même projet : la réussite du SR02, nouvelle version du missile. " Veux-tu voir comment ça marche ? " propose Albert à Christine, radieuse.

Bide inexplicable du nouveau film de la fine équipe GRANGIER / AUDIARD/ GABIN. Le film n'est pourtant pas mauvais, ou pas plus que la production des années 60 de l'acteur.
C'est peut être tout simplement qu'à 65 ans ,le public ne suit plus. Il sort en 5ème position la semaine de sa sortie, alors que BULLIT domine la compétition, ainsi que le cerveau.
Bref , un désastre pour l'acteur et la fin de l'association  qui a tant donné au cinéma.  Une page du cinéma français se tourne.

BOX OFFICE FRANCE : 641 890
BOX OFFICE PARIS 1ère exclusivité:      90 512
BOX OFFICE PARIS toutes exclusivités : 146 891
COTE DU SUCCES :  *   
 

LE CLAN DES SICILIENS
5 DECEMBRE 1969


Le tueur Roger Sartet s'évade du fourgon cellulaire qui le transportait. C'est le clan des Siciliens, dirigés par Vittorio Manalese, qui a mis au point cette spectaculaire évasion. Sartet confie au clan un projet dont l'idée lui est venue en prison : s'emparer de la collection de bijoux d'une exposition. Manalese fait alors venir de New York son ami Tony Nicosia, un "professionnel" et Sartet, toujours traqué par le commissaire Le Goff, prend l'identité d'un diamantaire chargé du convoi des bijoux. Sartet, avec l'aide de son complice Jack, oblige le pilote de l'avion à atterrir près de New York, sur une autoroute. Le butin est aussitôt récupéré par des compères américains. Mais Sartet, qui a eu une brève liaison avec Jeanne, la belle-fille de Manalese, est dénoncé à ce dernier. Manalese fait revenir Sartet à Paris et le tue. Peu de temps après, le clan des Siciliens est arrêté par la police, avec à sa tête le commissaire Le Goff.

Le genre de film à voir pour apprendre ce qu'était le cinéma populaire français de qualité dans les années 60. Difficile de faire mieux à l'affiche : 3 monstres, dont un Gabin qui connut son dernier très gros succès commercial. Lino solide au poste et Delon tranquille.
Réalisé de main de maître par Henri VERNEUIL (ah, la scène de l'atterissage de l'avion sur l'autoroute!) et la musique d'Enni Morriconne.
A revoir , pour ceux qui ont loupé une des 604 diffusions télé de ces dernières années.
Très gros succès au BO et un démarrage canon à Paris.

BOX OFFICE FRANCE : 4 821 585
BOX OFFICE PARIS 1ère exclusivité : 755 519
BOX OFFICE PARIS toutes exclusivités :  1 056 989
1ère semaine PARIS :   104 287
COTE DU SUCCES :  *   *   *   *

Merci les amis! Le vieux est sauvé par ses amis: Lino, bien sûr, qu'il a lancé, DELON avec qui il a connu 6 ans plus tôt un succès considérable avec "mélodie en sous-sol". Le bide de "Sous le signe du taureau" est oublié devant ce triomphe. L'aura de GAbin est intacte.

Les années 70 arrivent et l'acteur est fatigué. Trop de succès avant et après guerre, que prouver à 65 ans passé? L'envie d'arrêter est présente. Mais les producteurs et les amis le persuadent de continuer. Et le public?
Ecrire un commentaire - Recommander
Par RENAUD SOYER - Voir les 1 commentaires
Retour à l'accueil
 
Blog : Musique sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus