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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.


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Dimanche 10 février 2008
- Publié dans : BO J.P. BELMONDO

FLIC OU VOYOU
28 MARS 1979

 

 


Réalisation

Georges LAUTNER

Scénario

Jean HERMAN

Dialogues

Michel AUDIARD

Directeur de la photographie

Henri DECAE

Musique

Philippe SARDE

Production

Gaumont / Cerito Films

Distribution

Gaumont

Durée

108  minutes

Stan Borowitz

Jean-Paul BELMONDO

Edmonde Charles-Brun

Marie LAFORÊT

Le commissaire Grimaud

Michel GALABRU

Massart

Jean-François BALMER

 
En moins de quelques jours, Theodore Musard dit l'Auvergnat, patron d'une importante salle de jeux, se retrouve tout nu dans une cabine téléphonique tandis que son établissement saute. Et Achille, le patron des Corses, a la surprise de voir un de ses petits "clandés" incendiés. Tout ça parce qu'un malfrat du nom de Ceruti s'est mis dans la tête de venger la mort de sa soeur, Rita, péripatéticienne de métier, tuée au moment où elle faisait causette avec le commissaire Bertrand... Mais les inspecteurs Ray et Massard, policiers tout ce qu'il y a de pourri, compromis jusqu'au cou dans les trafics d'Achille, découvrent que Rita n'avait pas de frère. Alors ?... De fait, appelé de Paris avec l'accord de l'inspecteur principal Grimaud, Stanislas Borowitz de la police des Polices vient d'entamer d'une façon fracassante le grand nettoyage de printemps en ce qui concerne le banditisme niçois. Cela entre deux étreintes avec la belle romancière Edmonde Puget-Rostand. L'arrivée impromptue de Charlotte, fille délurée de Borowitz, manque de compromettre ses plans. D'autant que la belle enfant se fait enlever en plein Nice. Convaincu que Grimaud ne cèdera pas aux exigences des bandits, Borowitz décide d'agir seul. Il extrait de sa cellule Achille le Corse qu'il avait arrêté en l'accusant du meurtre de l'inspecteur Ray... Alors qu'il s'apprête à lui faire passer un mauvais quart d'heure, il s'aperçoit que c'est l'Auvergnat qui, en fait, a enlevé Charlotte. Avec la complicité de Massard. Lorsqu'après avoir tué son complice, Massard ramène Charlotte à Borowitz, ce dernier livre sans aucun remords la brebis galeuse à la police...

Après le succès de « L’animal », Jean-Paul BELMONDO ralentit le rythme de production. Pas de film en 1978 et bien lui en prend. DELON n’est pas en grande forme, DE FUNES et sa « zizanie » marquent le pas, TRAVOLTA et SPIELBERG explosent. Il convient de prendre un peu de recul et de proposer un film calibré, à l’Américaine. C’est donc un évènement en mars 1979 quand sort « flic ou voyou ». Tout est prévu, une affiche énorme qui fait la part belle aux grands nom du cinéma Français : BELMONDO / LAUTNER / AUDIARD. Cela en jette. Après Claude ZIDI, il fait appel à un des plus grands techniciens Français, Georges LAUTNER et à son acolyte, Michel AUDIARD, déjà auteurs des « tontons flingueurs » en 1963. De la belle ouvrage. Michel AUDIARD ne réalise plus de films et préfère reprendre l’écriture de dialogues de films, certainement moins fatiguant et lucratif. Mais son nom fait toujours vendre un film. BELMONDO s’entoure de bons copains et de Marie LAFORET qui tournera avec lui deux autres films, une sorte de Claude GENSAC à elle seule. Le film hésite entre polar et comédie, c’est un polar-comédie, donc, où la soupe est abondamment servie à l’acteur, qui coproduit le film. Mais le calcul à été bon, sorti comme un évènement après une campagne marketing importante,et surtout en évitant la confrontation avec "superman" et" le gendarme et les extras terrestres" le film bat le record du « Casse » de 1971 avec 238 000 entrées. Mais ce n’est qu’une mise en bouche, la suite sera bien mieux. Le film reste 4 semaines en tête du Box Office, retrouvant la vigueur de « Peur sur la ville ». Au total le film passe allègrement le million d’entrées Paris et avec 4 millions d’entrées sur la France, un des plus gros succès de Bébel redevenu le roi du Box Office Français. BELMONDO virevolte à l’écran avec toute sa gouaille habituelle. Devant un tel succès et au vu de la belle ambiance qui a régné sur le plateau, l’équipe est aussitôt reformée pour « le guignolo » qui sortira l’année suivante. 

 

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

 

3 950 691

 

 

ENTREES Paris 1ère exploitation

 

 

1 024 695

 

Total ENTREES Paris

1 060 733

ENTREES Paris

1ère  semaine n°1

2ème semaine n°1

3ème semaine n°1

4ème semaine n°1

 

 

238 518 (27)

 171 199 (28)

132 060 (28)

 82 259 (28)

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

35

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

27

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

8 834

1er JOUR Paris

 

Entrées Allemagne

3 000 000

COTE DU SUCCES

* * * *

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Par RENAUD SOYER - Voir les 3 commentaires
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