BOX OFFICE ACTEURS FRANCAIS

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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.

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Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /2008 18:29
- Publié dans : BO M. AUDIARD

QUAND PASSENT LES FAISANS

10 SEPTEMBRE 1965

 


Réalisation

Edouard MOLINARO

Scénario

Albert SIMONIN

Dialogues

Michel AUDIARD

Directeur de la photographie

Raymond LEMOIGNE

Musique

Michel LEGRAND

Production

Alain POIRE

Distribution

GAUMONT

Durée

90  minutes

Tournage


Alexandre Larsan-Bellac

Paul MEURISSE

Hyacinthe Camus

Bernard BLIER

Arsène Baudu

Jean LEFEBVRE

Ribero

Michel SERRAULT

Valérie PATTERSON

Yvonne CLECH

 

Deux petits escrocs sont engagés par Larsan-Bellac, un escroc notable. Celui-ci veut échanger des titres russes, sans aucune valeur, contre 500 millions Ribero, entrepreneur de travaux publics se laisse avoir. Quand il se rend compte de la supercherie, il décide de se venger...


Les années 60 étaient propices à la diffusion de multiples comédies traitées aujourd’hui avec une certaine condescendance. Sans vouloir critiquer, bon nombre de comédies Françaises d’aujourd’hui devraient prendre exemple sur celles-ci. Au moins y avait-il de bons acteurs alors que les comédies de maintenant sont réservées aux acteurs de Canal + et autres présentateurs télé. Bref, dans ce film nous retrouvons une majorité des équipes des « tontons flingueurs » et autres « barbouzes », il ne manque que Georges LAUTNER à l’appel. Le film commence sur une tentative de faisandage d’un arnaqueur de petite envergure interprété par un Jean LEFEBVRE en grande forme. Il repère les immeubles où est intervenu un décès récent et tente de vendre à la famille du défunt des exemplaires du « kamasutra » en prétextant qu’ils avaient été commandés par le défunt. Evidemment l’arnaque rate. Pas en reste il commet l’erreur de fourguer une lampe de fiacre à la femme de Hyacinthe CAMUS, un ex inspecteur de la police totalement incompétent, campé par un Bernard BLIER en forme olympique. Evidemment les deux losers feront équipe et se feront passer pour des représentants de la Chancellerie qui délivre des diplômes d’Ordre du Rayonnement Français (RF) à des gogos contre des « frais de chancellerie ». Ils rencontreront le génial  Paul MEURISSE en mauvaise posture, qui les démasque facilement, et les prend en « apprentissage ». Ils choisiront de travailler dans l’emprunt Russe le « saccageur de bas de laines » et tenteront d’arnaquer le riche Ribero « 10 milliards et con comme un balai » interprété par un Michel SERRAULT correct. Si l’arnaque fonctionne, Paul MEURISSE se fera lui-même arnaquer par la sémillante Yvonne CLECH. Mais dans ce milieu les filous se refont vite.

Cette comédie très largement sous-estimée peut compter sur des dialogues millimétrés de Michel AUDIARD et une interprétation de haute volée. Les répliques fusent et l’ensemble est très sympathique. Seul un manque de rythme flagrant nuit à la qualité du film, c’est dû au terne Edouard MOLINARO qui ne possède pas le talent du Grand LAUTNER et surtout qui ne possède pas le sens du gag. C’est plaisant mais un peu plat.. Sorti à la rentrée 1965, le film souffre de la concurrence du « tonnerre de Dieu » avec GABIN sorti la même semaine. Le film s’essouffle rapidement malgré un bon million de spectateurs en France. La majorité de l’Equipe se retrouvera un an plus tard dans « ne nous fâchons pas » de LAUTNER, pas un autre calibre, c’est certain.   

Quelques dialogues:


- Un homme d'expérience ne devrait jamais s'égarer dans le concret. Il est cent fois plus facile de morceler le cosmos à l'usage des claustrophobes, que de vendre un terrain à Barbizon. L'âme des affaires, c'est l'abstrait. Je n'ai vendu que ça pendant 20 ans ! Un palmarès de légende! Des références inattaquables... Mis à part le traité de Versailles, toutes l'encyclopédie de la fiction marloupine sort d'ici! Les mines de Foscao de l'Oubangui, le parking géant des galapagos, le métro de la Cordillère des Andes!

P. Meurisse  

- Vous avez de bons physiques, il se dégage de vous...une bêtise lénifiante, une médiocrité...sympathique ! Et oui, votre présentation vaut mieux que ce que vous vendez!

Dans les bérézinas, pas de bassesse, pas de compromis...le mépris.

P.MEURISSE

-Ce matin tu m'as dit encore: "tout baigne dans l'huile"..

- Ah..ça c'est de la dialectique !Ca veut dire qu'en principe c'est dans la fouille! M'enfin il peut toujours y avoir une courette dans le final,et ça tous les experts te le diront !

B.BLIER

  

ENTREES France

 

1 003 633

 

 

ENTREES Paris

 

 

278 483

 

ENTREES Paris 1ère exclusivité

150 188

ENTREES Paris

 

1ère semaine  n°4

2ème semaine n°3

3ème semaine n°3

4ème semaine n°6

5ème semaine n°12

6ème semaine n°12

 

 

 

 

36 602

32 594

27 060

21 750

18 150

13 594

 

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

6

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

3

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

12 201

COTE DU SUCCES

* *

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires
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