Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc
j'existe". Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes. Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est
bon? Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des
statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là. Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être
modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis. Merci au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.
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Le crime et la violence règnent à Gotham City. Le jeune Bruce Wayne, héritier d’une fortune colossale, se sent responsable de la mort de ses
parents, tués sous ses yeux. Il est confié aux soins d’Alfred, le majordome de la famille. Quelques années plus tard, il part en Orient pour oublier ce souvenir malheureux qui l’obsède. Il y
rencontre Ducard, au service de la Ligue des Ombres, une organisation secrète dirigée par Ra’s Al Ghul, partisan d’une justice expéditive. Tout en l’initiant aux techniques de combat des
guerriers ninjas, Ducard lui apprend à maîtriser sa peur. Arrivé à la fin de sa formation, Bruce refuse d’intégrer l’organisation et se mesure à son chef, qu’il tue après un combat acharné. Il
sauve la vie de Ducard. De retour à Gotham, Bruce entreprend de débarrasser la ville des criminels aux ordres de Falcone. Il retrouve Rachel Dawes, une amie d’enfance devenue substitut du
procureur et fait la connaissance de Richard Earle qui, depuis la mort de son père, a pris la direction de l’entreprise. Lucius Fox, l’ingénieur chargé des recherches, lui perfectionne un costume
inspiré de la peur des chauves-souris qui remonte à son enfance, ainsi qu’un véhicule blindé grâce auxquels devenu Batman, le justicier masqué, il fait arrêter Falcone. L’étrange docteur Crane
expérimente sur celui-ci une drogue qui libère les peurs puis, sous prétexte de tendances suicidaires, le fait interner dans un asile psychiatrique. Quand Rachel rend visite à Falcone, Crane lui
injecte une dose mortelle de poison. Il est en réalité au service de Ra’s Al Ghul. Avec l’aide du policier Gordon, Batman trouve le repaire de Crane. Fox, qui a mis au point un antidote, sauve la
jeune fille. Ducard, qui poursuit la tâche de Ra’s Al Ghul, a imaginé un plan diabolique pour anéantir la ville tout entière en répandant un gaz hallucinogène. Batman l’affronte et l’emporte au
prix d’une lutte acharnée. Plutôt que d’accepter l’amour de Rachel, Bruce poursuit sa lutte contre le crime.
La franchise est restée huit ans en sommeil. Après le désastre SCHUMACHER la concurrence ne s’est pas endormie. Les « X-men » de
Bryan SINGER ont prouvé qu’ il était possible d’allier qualité et rentabilité au Box Office, puis l’année suivante, Sam RAIMI enfonce le clou avec son « Spiderman » qui passe la barre
des 400 millions de dollars de recettes brutes rien qu’aux Etats-Unis. Il est tentant de relancer la franchise Batman, mais la WARNER a conscience qu’il faut tout reprendre à zéro. Encore une
fois la confiance est donnée à un jeune réalisateur en devenir, après tout Tim BURTON, Sam RAIMI et Bryan SINGER ont fait leurs preuves précédemment. C’est donc Christopher NOLAN qui est choisi,
ce qui rassure les hordes de fans car le réalisateur est auteur d’un très sympathique « Momento » et un bon « insomnia » avec deux grandes stars : Robert de Niro et Al
PACINO. Dans le rôle titre le choix se fait sur un jeune acteur dont on parle de plus en plus : Christian BALE qui a débuté sa carrière à 12 ans avec Steven SPIELBERG dans « l’Empire du
soleil » il y a bien pire, et qui a tourne une version d’« American psycho » où il se révèlent très intéressant et dans une série B Matrixienne « Equilibrium » et
surtout dans « le rêgne du feu » très sous-estimé. Non seulement c’est un bon acteur mais il est très puissant physiquement (quand il ne perd pas 30 kilos pour un film…). L’acteur sera
entouré d’une pléthore de bons acteurs, et en particulier un Michael CAINE qui ressort du diable vauvert pour Micheal CAINE épatant dans le rôle d’Alfred (le majordome de Bruce Wayne, pas le
pingouin…).
Pas question de reprendre l’histoire là où elle était suspendue (Batman et Robin fêtant la victoire contre Freeze dans un hammam), mais bel
et bien de faire un « relunch » méthode habituelle chez DC ou MARVEL qui consiste à reprendre une série à partir d’un nouveau numéro un, quitte à modifier les origines du héros.
L’histoire est très inspirée de « year zero », bande dessinée écrite par Frank MILLER et qui compte la jeunesse et les origines de Batman. Dès le début du film, on découvre un Bruce
WAYNE beaucoup plus proche d’un guerrier ninja qu’autre chose, en haillons et qui combat un de ses pires ennemis : Ra’s Al Ghul , un personnage sorti d’un roman de Ffu-Manchu… Après son
combat, Bruce WAYNE retourne en jet privé chez lui avec Alfred. Il a fini sa formation et pour éradiquer la racaille de Gotham, il rencontre Lucius FOX qui à l’instar d’un film de James BOND,
l’équipe de la tête et des épaules en armure blindée et toutes autres gadgets, le clou étant la nouvelle « Batmobile », engin militaire blindé très impresionnant que WAYNE commande en
version noire… Le nouveau justicier peut apparaître en ville, tout en remettant de l’ordre dans l’Empire financier de son père.
Le ton est bien celui des comics des années 2000, réaliste, spectaculaire mais WAYNE reste un être humain sous sa carapace de Kévlard, il
est d’ailleurs très mal en point après avoir affronté « l’épouvantail » bien joué par le jeune espoir Cillian MURPHY.
Mis à part quelques scènes confuses, NOLAN réussit l’exploit de rendre crédible la franchise, ce qui semblait impossible, grâce à du
« réalisme » à tous les étages. Christian BALE, auteur le plus intéressant de sa génération, pousse le détail à changer sa voix lorsqu’il est BATMAN afin que ses relations ne le
reconnaissent pas…. Le film est parfois un peu lent, mais il y a une grande galerie de nouveaux personnages à présenter, on reste un peu sur sa faim, on désire une suite rapidement, surtout que
l’on devine avec la carte de visite que BATMAN tient dans sa main à la fin du film, que le prochain vilain serait « le joker » !
Aux USA, le film fait une bonne première semaine qui est jugée un poil décevante par les spécialistes. Ceux-ci seront rassurés de constater
que le film fera une jolie carrière sur la durée, doublant pratiquement le score du quatrième épisode. En Europe, si le public a encore un peu de mal à se déplacer pour voir un nouvel épisode les
critiques sont bonnes, surtout en France, où on constate une progression des entrées. La vidéo va bien fonctionner ce qui au final rassure les pontes de la WARNER, les critiques sont excellentes,
les recettes remontent. Christopher NOLAN a sauvé la franchise. Il mérite donc de mettre en route un sixième épisode avec encore plus de moyens !
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