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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.


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Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /Juin /2008 14:50
- Publié dans : BO M. AUDIARD

LA GRANDE SAUTERELLE

11 JANVIER 1967

 

 

 

Réalisation

Georges LAUTNER

Scénario

Georges LAUTNER

Vahé KATCHA

Michel AUDIARD

Dialogues

Michel AUDIARD

Directeur de la photographie

Maurice FELLOUS

Musique

Bernard GÉRARD

Production

Alain POIRÉ

Distribution

GAUMONT

Durée

108  minutes

Salène

Mireille DARC

Carl Zimmerman

Hardy KRÜGER

Alfred

Maurice BIRAUD

Marco

Georges GÉRET

Gédéon Mikoios

Francis BLANCHE

Vladimir

Venantino VENANTINI

 

Ayant caché des bijoux dans le moteur de sa voiture, le voleur Carl Zimmerman échappe de peu à l'explosion de celle-ci, provoquée par le tueur Marco, qui a pour mission de l'éliminer. Pour lui échapper, et attiré par l'argent facile des villes de casinos, il se rend à Beyrouth en compagnie de son ancien ami Alfred, qu'il va faire passer pour son chauffeur. Les deux hommes projettent l'enlèvement d'un magnat du pétrole, Grubert, lorsque celui-ci aura gagné gros. Il s'agit d'acheter une Pontiac identique à la sienne et de l'y attirer le jour dit, après avoir soigneusement étudié son comportement dans les moindres détails. Travail patient et quotidien d'observation et d'attente, qui permet à Carl de remarquer, dans le sillage du milliardaire, une belle blonde longiligne et lutine : Salène. Il l'aborde, règle sa note de bar, et l'affuble du doux surnom de "Sauterelle". Séduit, il préfère sa compagnie à celle d'une Américaine qui, après avoir perdu à la roulette, l'incitait à la suivre à l'autre bout du monde. Resurgit alors Marco, qui propose d'oublier "son contrat" si Carl et Alfred l'associent à leur projet. C'est le moment que choisit Salène pour décider d'aller en Grèce, sur un coup de tête, simplement parce qu'elle n'y est jamais allée. Elle a tout prévu avec son vieil ami Mikoios, qui l'embarquera sur son bateau. Carl ne peut partir avec elle aussitôt. A l'aide d'un émetteur caché dans sa poche, il communique à Marco et Alfred, en "planque" dans la Pontiac, l'évolution du jeu de Grubert, qui ce soir-là a la chance avec lui. C'est le moment d'agir. Mais Grubert, soudain, perd tout. Marco n'entend pas renoncer, et décide alors d'enlever un émir. Carl abandonne cette partie de fous et tente de convaincre Alfred, en belle livrée de chauffeur, de partir avec lui. En vain : Alfred ne croit plus aux ailleurs. Et il n'aura que ses larmes pour se lamenter sur son sort. L'émir avait des gardes du corps, qui font tourner court l'opération et tuent Marco. Carl fonce sur le port, rejoindre Salène.


En 1966 tout va bien pour  Georges LAUTNER : « ne nous fâchons pas » son troisième film avec Lino VENTURA et Mireille DARC a très bien fonctionné et il a connu un succès surprise avec « Galia » qu’il a écrit avec Vahé KATCHA et qui a permis à Mireille DARC d’interpréter un personnage de femme libre bien dans l’air du temps. Georges LAUTNER adore Mireille, et lui propose un nouveau film, co-écrit avec Vahé KATCHA, pour tenter de retrouver le même succès que « Galia ». Pour Michel AUDIARD ce sera son 70ème film, et sans doute songe-t-il déjà, comme Francis VEBER un peu plus tard, mettre en scène ses propres scénarii. Du reste, il se plie au jeu des dialogues pour son pote LAUTNER, et le film s’ouvre sur un dialogue mémorable entre deux truands dans une voiture, dont l’un des deux, Marco, est interprété par une des plus belles trognes du cinéma Français, Georges GERET. Il est chargé d’éliminer Hardy KRUGER, le plus Français des acteurs Allemand, très populaire depuis « Un taxi pour Tobrouk » et « les dimanches de Ville d’Avray ». Il se réfugie à Beyrouth où il rencontre Salène pour qui il  va tout lâcher tandis que ses complices, dont Marco, qui s’est associé à lui, vont tout perdre.

Le film a été très mal accueilli par la critique qui le trouve absolument anodin, voire mauvais. Certes, il n y a pas d’intrigue dans le film, qui est un simple film de détente où Georges LAUTNER a plaisir de filmer Mireille DARC plus longiligne et superbe que jamais. Il reste des paysages de Beyrouth, magnifique avant la guerre. Le climat est très « sea sex and sun », avec une Mireille DARC nue pieds tout le long du film, du soleil à tire larigot, bronzage à tous les étages. LAUTNER se permet un private joke lorsque Mireille DARC et KRUGER s’ébattent sur la musique de Bernard GERARD qui utilise le même thème que dans « ne nous fâchons pas ». Le climat très peace and love du film est très agréable et visiblement KRUGER et DARC se sont bien amusés. Coté dialogues, ce n’est pas du Michel AUDIARD grand cru. Mis à part le grand dialogue du début, le dialoguiste déroule tranquillement et nous offre même des dialogues interprétés par un Francis BLANCHE sympathique qui ne sont pas sans rappeller ceux de GABIN dans « Un singe en hiver ». Au Box Office le film passe tout juste le million d’entrées après ne pas avoir dépassé la quatrième place au Box Office Parisien. L’équipe se reformera pour un « fleur d’oseille » quelques mois plus tard. Si le film ne figure pas dans le panthéon des classiques du tandem LAUTNER / AUDIARD, il mérite d’être réhabilité au vu de l’hommage sympathique aux fin des années 60 que le film véhicule.    

 

Le dialogue d’ouverture :

Georges GERET à son comparse :
 

Les gens c’est comme les mots…y a ceux que j’aime…et ceux que j’aime pas !...Quand j’aime pas, je supprime ! Les mots, les gens, je supprime ! Mais supprimer, justement, c’est un mot que j’aime pas !

Supprime le.

C’ que tu peux être con ! T'es même pas con, t'es bête.

Boh….

Tu sais rien, tu vas jamais au cinoche, tu t’tiens au courant de rien. Si ça se trouve, t'as même pas de cerveau. Quand on te regarde par en dessus, on doit voir tes dents. Dans l’fond à être tout idiot t’es peut  être dans le vrai. Le savoir, quand on commence à mettre le nez dedans, c’est pire que la came…Moi, c’est à  Fresne que j’y ai pris goût …Tiens, tu veux un exemple ? « Règlement de compte », qu’est ce ça veut dire ?

 ?....

Eh, cherche pas ! Ca veut rien dire du tout !..Sont jamais réglés les comptes !... « Crime parfait » qu’est-ce que ça veut dire ? Quand un crime est parfait, on dit que c’est un accident (il baille) alors, pourquoi pas dire un accident tout de suite ?

 ?...

Les accidents ça n’arrive qu’aux fils de putes !

 

 

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1ère semaine  n° 4

2ème semaine n° 4

3ème semaine n° 7

4ème semaine n° 11

5ème semaine n°8

 

 

42 649

32 604

23 271

19 484

20 678

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

8

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

5

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

8 530

COTE DU SUCCES

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires
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