Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc
j'existe". Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux
oubliettes. Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est
bon? Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des
statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là. Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles
d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis. Merci au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.
Nombre de pages vues : 1 260 000
Nombre de visiteurs uniques : 245 000
Constantin Benard-Shah est mort à Paris, dans des circonstances délicates. Feu Benard-Shah avait la douée manie d'utiliser son
immense fortune à acheter les brevets d'invention des armes les plus terribles, afin de les neutraliser. Francis Lagneau, as des Renseignements Français, reçoit de son chef la délicate mission de
ramener chez lui, incognito, le défunt, et de faire le siège de la veuve pour éviter que les précieux plans ne tombent en des mains sans probité : à savoir, celles de tout agent non français.
Arrivé au château, Francis, qui s'est présenté comme un cousin de feu Benard-Shah, a la bonne surprise d'y rencontrer ses vieux camarades Vassillev, du SA. soviétique, Caffarelli, du S.R. suisse
et Müller, du S.R. ouest-allemand. Les tours pendables qu'ils se jouent mutuellement sont interrompus par l'intrusion du Commodore 0'Brien, du S.R. américain, contre lequel les Européens font
front commun, puis d'une nuée d'Asiatiques dont ils font de la chair à pâté. Et on se trouve ramené au problème précédent. Problème que Francis résoud provisoirement en faisant appel aux
sentiments patriotiques, puis aux sentiments « tout court » de la veuve qui est jeune, impavide et française. Ensemble ils font « la belle », non sans avoir semé la perturbation dans les rangs de
la concurrence. I y aura bien encore quelques défenestrations et quelques attentats ; mais Francis remplit brillamment sa mission. Il a les plans en mains. Reste à résoudre le problème de la
séduisante veuve qui ne semble pas vouloir facilement se laisser abandonner.
(les fiches du cinéma)
Tout le monde se retrouve pour le deuxième volet de « la trilogie LAUTNER ».
Le ton est singulièrement différend, on assiste à une grosse farce, à un film délibérément comique. Tout est énorme. C’est peut être ce qui dérange le public : George LAUTNER tente un film
quelque peu expérimental :musique jazzy, caméra subjective.
Au niveau des acteurs, c’est « lâchez- vous » !
Lino ne fait pas dans la finesse, c’est une « barbouze » un peu borné, mais très efficace, les bagarres sont énormes, et son passé de champion de catch est fort utile : avec Jess
Hahn, ils démolissent portes et armoires en balsa et saccagent une chambre d’hôtel à eux deux.
Francis BLANCHE part en sucette, son personnage énorme, truculent, est une de ses plus belles compositions. Tellement en roue libre qu’il est limite cabotinage.
Bernard BLIER tout en retenue, distille des dialogues « Audiardiesques » entre deux Pater.
Mireille DARC, actrice fétiche de Georges LAUTNER distille un érotisme racé, dans le rôle d’une fausse ingénue.
Ca cogne, ça casse, ça tue des espions japonais par dizaines, c’est énorme.
Le succès est moindre que « les tontons », pour les puristes le film est moins bon que son prédécesseur. C’est faux, il est différend mais tout aussi précieux, question rythme, il est
largement supérieur.
Un peu paniqué à la vision du résultat, Lino informe LAUTNER que la grosse comédie est terminée. Il se laissera infléchir une dernière fois, pour notre plaisir. Après tout, c’est quand même un
grand succès au Box Office.
VOS COMMENTAIRES