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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.


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Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 16:49
- Publié dans : BO M. AUDIARD


LES BARBOUZES
1O DECEMBRE 1964



 

Réalisation

Georges LAUTNER

Scénario

Albert SIMONIN

 Georges LAUTNER

Dialogues

Michel AUDIARD

Directeur de la photographie

Maurice FELLOUS

Musique

Michel MAGNE

Production

Alain POIRÉ

Distribution

GAUMONT

Durée

105  minutes

Francis Lagneau

Lino VENTURA

Eusebio Cafarelli

Bernard BLIER

Boris Vassilieff

Francis BLANCHE

Amaranthe

Mireille DARC

Hans Muller

Charles MILLOT

O'Brien

Jess HAHN

Le commandant Lanoix

Noël ROQUEVERT

Constantin Benard-Shah est mort à Paris, dans des circonstances délicates. Feu Benard-Shah avait la douée manie d'utiliser son immense fortune à acheter les brevets d'invention des armes les plus terribles, afin de les neutraliser. Francis Lagneau, as des Renseignements Français, reçoit de son chef la délicate mission de ramener chez lui, incognito, le défunt, et de faire le siège de la veuve pour éviter que les précieux plans ne tombent en des mains sans probité : à savoir, celles de tout agent non français. Arrivé au château, Francis, qui s'est présenté comme un cousin de feu Benard-Shah, a la bonne surprise d'y rencontrer ses vieux camarades Vassillev, du SA. soviétique, Caffarelli, du S.R. suisse et Müller, du S.R. ouest-allemand. Les tours pendables qu'ils se jouent mutuellement sont interrompus par l'intrusion du Commodore 0'Brien, du S.R. américain, contre lequel les Européens font front commun, puis d'une nuée d'Asiatiques dont ils font de la chair à pâté. Et on se trouve ramené au problème précédent. Problème que Francis résoud provisoirement en faisant appel aux sentiments patriotiques, puis aux sentiments « tout court » de la veuve qui est jeune, impavide et française. Ensemble ils font « la belle », non sans avoir semé la perturbation dans les rangs de la concurrence. I y aura bien encore quelques défenestrations et quelques attentats ; mais Francis remplit brillamment sa mission. Il a les plans en mains. Reste à résoudre le problème de la séduisante veuve qui ne semble pas vouloir facilement se laisser abandonner.
(les fiches du cinéma)


Tout le monde se retrouve pour le deuxième volet de « la trilogie LAUTNER ».
Le ton est singulièrement différend, on assiste à une grosse farce, à un film délibérément comique. Tout est énorme. C’est peut être ce qui dérange le public : George LAUTNER tente un film quelque peu expérimental :musique jazzy, caméra subjective.
Au niveau des acteurs, c’est « lâchez- vous » !
Lino ne fait pas dans la finesse, c’est une « barbouze » un peu borné, mais très efficace, les bagarres sont énormes, et son passé de champion de catch est fort utile : avec Jess Hahn, ils démolissent portes et armoires en balsa et saccagent une chambre d’hôtel à eux deux.
Francis BLANCHE part en sucette, son personnage énorme, truculent, est une de ses plus belles compositions. Tellement en roue libre qu’il est limite cabotinage.
Bernard BLIER tout en retenue, distille des dialogues « Audiardiesques » entre deux Pater.
Mireille DARC, actrice fétiche de Georges LAUTNER distille un érotisme racé, dans le rôle d’une fausse ingénue.
Ca cogne, ça casse, ça tue des espions japonais par dizaines, c’est énorme.
Le succès est moindre que « les tontons », pour les puristes le film est moins bon que son prédécesseur. C’est faux, il est différend mais tout aussi précieux, question rythme, il est largement supérieur.
Un peu paniqué à la vision du résultat, Lino informe LAUTNER que la grosse comédie est terminée. Il se laissera infléchir une dernière fois, pour notre plaisir. Après tout, c’est quand même un grand succès au Box Office.

 

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

 

2 430 611

 

 

ENTREES Paris 1ère exclusivité

 

 

307 422

 

ENTREES PARIS toutes exploitations

539 966

ENTREES Paris

 

1ère semaine  n° 2

2ème semaine n° 3

3ème semaine n° 6

4ème semaine n° 7

5ème semaine n° 7

6ème semaine n° 8

 

 

37 640

42 660

48 769

46 354

26 092

23 022

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

12

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

3

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

12 547

COTE DU SUCCES

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires
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