BOX OFFICE ACTEURS FRANCAIS

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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.

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Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /2008 23:15
- Publié dans : BO M. AUDIARD

100 000 DOLLARS AU SOLEIL

 17 AVRIL 1964

 

 

Réalisation

Henri VERNEUIL

Scénario

Henri VERNEUIL

Michel AUDIARD

Marcel JULLIAN

Directeur de la photographie

Marcel GRIGNON

Musique

Georges DELERUE

Production

Alain POIRÉ

Distribution

Gaumont

Durée

120 minutes

Tournage

 

Rocco

Jean-Paul BELMONDO

Hervé Marée

Lino VENTURA

Hans Stemer

Reginald KERNAN

Mitch-Mitch

Bernard BLIER

Castigliano

Gert FROEBE

Khenouche

Doudou BABET

 

 


Rocco est conducteur dans une entreprise de transports au Sahara. Or, voici qu'un semi-remorque flambant neuf, chargé d'une cargaison aussi mystérieuse que suspecte, va être confié à un « nouveau », nommé Steiner, pour un voyage vers le Nigeria. Rocco s'en empare avec l'aide de Pepa, qui se prétend amoureuse de lui, et espère bien détourner la cargaison à son profit. Mais l'entrepreneur l'entend différemment et lance à sa poursuite un autre chauffeur, Marec, ami de Rocco auquel va se joindre Steiner. Après bien des tribulations, Rocco, dont le semi-remorque a été rendu inutilisable au cours de la poursuite, arrive à s'emparer du camion de Marec et à y transférer la cargaison. Puis il atteint Moussorah, but du voyage, et s'apprête à négocier. Marec arrive à son tour à Moussorah et y retrouve Rocco dans une maison « accueillante ». Assoiffé de vengeance, il bondit sur lui. Mais, après une lutte pénible, Rocco l'arrête : au rendez-vous, il n'a trouvé personne ; et Pepa en a profité pour filer avec la cargaison. Et les deux / chauffeurs se retrouvent Gros-Jean comme devant. Tout finit dans un formidable éclat de rire.
(les fiches du cinéma)

Après le succès des « Tontons flingueurs », Lino enchaîne avec ce film d’Henri VERNEUIL, scénarisé et dialogué par un Michel AUDIARD toujours en très grande forme. Cette fois, Lino partage l’affiche avec BELMONDO, auréolé de l’immense succès de « l’homme de Rio ». Nous sommes en pleine Belmondomania et il est certain que le film bénéficie pleinement au Box Office de la popularité de son acteur. Il est rare d’enchaîner deux succès massifs de suite, l’acteur est dans une période dorée. Pour VERNEUIL c’est du pain béni de bénéficier de tant de stars et de la présence de Michel AUDIARD comme dialoguiste. C’est de l’énorme. Sur la lancée de « l’homme de Rio », BELMONDO a donc composé un personnage à la fois physique et gouailleur, pour qui les dialogues d’Audiard sont faits sur mesure. L’aura de l’acteur va encore grandir. Henri VERNEUIL avait l’ambition de réaliser une sorte de western en profitant du décor saharien. Il est vrai qu’il y a un peu du « bon, la brute et le truand » (Sergio Léone l’aurait-il vu ?) , dans ce film où des malabars  ne cessent de se poursuivre et de prendre le dessus à tour de rôle. Ce sera à celui qui est le plus roublard. D’ailleurs le milieu des camionneurs décrit par VERNEUIL n’est pas des plus recommandables. Lino qui vient de triompher avec « les tontons flingueurs » joue encore des muscles. C’est encore la brute du film. Une fois encore, dans sa bouche, les dialogues d’AUDIARD font merveille. Aucune des deux stars n’empiète sur l’autre, nul doute qu’ils se sont bien entendus sur le tournage. De plus, on peut compter sur la présence de Bernard BLIER dont la côte de popularité est remontée en flèche depuis son triomphe récent avec « les tontons flingueurs »avec Lino justement. Tout ce beau monde se connaît parfaitement, le résultat n’en est que plus concluant. Le final du film est un peu décevant, mais les deux personnages, dupés à leur tour, ne pouvaient que devenir potes à la fin. Globalement c’est devenu un classique du cinéma français. Peu apprécié des critiques fins gourmets, le film est un incontestable succès populaire. Alain POIRE, déjà producteur des « tontons flingueurs » a du nez, c’est certain.

C’est du grand cinéma populaire français, de la belle ouvrage made in VERNEUIL comme on n’en fait plus, ma bonne dame !! D’ailleurs il va remettre cela avec sa vedette favorite quelques mois plus tard.

Le film fait sauter le Box Office parisien à sa sortie avec une moyenne énorme de 30 000 spectateurs dans seulement 3 salles.  Au total ce sont encore près de 3.5 millions de spectateurs qui vont voir le film. Soit déjà 8 millions de spectateurs pour Bébel en seulement deux films.

Question dialogues, AUDIARD ne pouvait pas passer a coté avec un tel casting. Cela aurait été une faute de goût. Sans avoir le coté gag des « tontons flingeurs », le film est constellé de dialogues d’hommes durs, des camionneurs quoi, où la vanne fuse à tous les coins de dune. Du très grand art incontournable. Il est incontestablement dans sa période dorée.

 

Quand les types de cent trente kilos disent certaines choses, ceux d'soixante kilos les écoutent...J.P. Belmondo

- Tiens, ça me rappelle ma finlandaise. Tu la connais mon histoire avec la finlandaise ?

- Oui.

- Bah toi qui la connaîs pas tu vas te poiler ! Figure-toi qu'un jour sur la piste d'Ibn Saoud, j'tombe sur un p'tit ingénieur des pétroles avec sa Land Rover en rideau. Il avait sa bonne femme avec lui, là, une grande blonde avec des yeux qu'avaient l'air de rêver et puis un sourire d'enfant : une salope quoi. Moi je repère ça tout de suite parce que les femmes c'est mon truc.

- C'est pas comme le pelletage, hein ?!- Alors, aussi sec, je propose au p'tit ingénieur : Si vous voulez, j'amène vot' dame à Agdid et puis j'envoie la dépanneuse... Le branque dit oui, et me v'là barré avec la poupée... C'est pas vrai, Saïd ?

- Si, c'est vrai ! Et c'est même vachement intéressant ! Tu vas bosser un peu, dis ! Hein !

- Une seconde, ça l'intéresse !... Hein, qu'ça t'intéresse ?... Alors, sitôt parti, j'me mets à conduire d'une main... Et v'là qu'la môme se met à faire des minauderies... Tu sais, façon pudeur... Des p'tites manières de bonnes femmes, quoi!... Sous prétexte que Saïd était en train d'prendre un jeton !... Et à ce moment-là, on arrive dans la zone des dunes... Alors j'dis à ma Finlandaise : Est-ce que vous avez déjà vu la Rose des Sables ? Non, qu'elle me fait !... Alors j'arrête le bahut et j'dis : Voyez la dune, là-bas? Eh ben, derrière, y'a les plus belles Roses des Sables de tout l'Niger... Eh ben, elle a voulu y'aller voir...
L. Ventura / B. Blier

 

 

 

ENTREES France

 

3 441 118

 

 

Total ENTREES Paris

 

 

766 809

 

ENTREES PARIS 1ère exclusivité

480 324

ENTREES Paris

 

1ère semaine  n°1

2ème semaine n°1

3ème semaine n°1

4ème semaine n°2

5ème semaine n°2

6ème semaine n°3

7ème semaine n°3

8ème semaine n°5

 

 

 

91 115

60 580

74 975

37 490

35 517

30 589

21 943

20 500

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

18

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

3

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

30 372

1er JOUR Paris

 

BUDGET

 

BOX OFFICE ANNUEL USA

 

BOX OFFICE ANNUEL France

N° 7

BOX OFFICE ANNUEL Italie

 

BOX OFFICE Allemagne – 

 

BOX OFFICE Espagne –    360 874 entrées

 

COTE DU SUCCES

* * * *

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires
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