TERMINATOR
(THE TERMINATOR)
26 OCTOBRE 1984 (USA)
24 AVRIL 1985
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Réalisation
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James CAMERON
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Scénario
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James CAMERON
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Directeur de la photographie
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Adam GREENBERG
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Musique
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Brad FIEDEL, TRYANGLE
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Production
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Hemdale/Pacific Western/ Orion Pictures
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Distribution
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Fox-Hachette Distribution
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Durée
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106 minutes
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Tournage
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février 1984 / mai 1984
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Le Terminator
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Arnold SCHWARZENEGGER
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Sarah Connor
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Linda HAMILTON
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Kyle Reese
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Michael BIEHN
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Vukovich
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Lance HENRIKSEN
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Le chef des punks
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Bill PAXTON
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Deux personnages nus comme des vers surgissent presque simultanément à Los Angeles en 1984. Le premier, un colosse, se procure
un arsenal redoutable, élimine ceux qui se dressent en travers de son chemin et assassine deux femmes nommées Sarah Connor. Une serveuse portant le même nom comprend bientôt qu'elle aussi est
menacée; son amie Ginger est abattue chez elle à sa place. Le tueur tente de l'éliminer dans une boîte de nuit et provoque un massacre, mais Sarah a un ange gardien en la personne de Kyle Reese,
l'homme apparu dans les mêmes conditions que l'assassin. L'ayant sauvée, il explique à Sarah incrédule qu'il vient de l'an 2029, d'un futur postnucléaire où les machines livrent aux derniers
humains une guerre sans merci. Le colosse est un cyborg, mi-homme, mi-robot, véritable machine à tuer hypersophistiquée : le Terminator, programmé pour tuer Sarah afin d'assurer la victoire des
machines. En effet, Sarah doit engendrer un garçon qui deviendra le chef victorieux des rebelles. Terminator doit donc éliminer la future mère du héros et Reese protéger celle dont dépend le sort
de l'humanité.Le cyborg traque le couple sans relâche, dans un commissariat où il extermine les policiers, puis dans un motel où les deux fugitifs se sont cachés et se sont avoués leur amour.
Ayant successivement survécu à une chute de moto, au passage sous un camion-citerne et à l'explosion de celui-ci, l'indestructible Terminator, réduit à l'état de squelette métallique, continue de
poursuivre le couple, qui se réfugie dans une usine automatisée. Reese meurt en faisant exploser son ennemi qui, bien que sectionné en deux, pourchasse encore Sarah. Celle-ci en vient enfin à
bout en l'écrasant sous une presse pneumatique. Enceinte de Kyle, Sarah accouchera d'un petit John qui deviendra un héros aux côtés de son futur père.
Avant la sortie de « Terminator » personne ne connaissait James CAMERON, auteur du fameux « Piranha 2 »
sorti en 1983 et reconnu par une poignée de fans du journal « l’écran fantastique » pas vraiment de quoi se faire des lettres de noblesse. Arnold SCHWARZENEGGER est populaire grâce aux
deux volets de Conan, mais on le voit mal sortir de ce carcan de l’héroïc-fantasy où il risque de devenir un Steve REEVES des années 80. De plus les écrans sont envahis de séries B de science
fiction ou de films Italiens post apocalyptiques et les fameux GOLAN / GLOBUS commencent à exploiter le filon des séries Z avec bonheur. Alors il est évident que lorsque ce
« Terminator » est présenté au festival d’Avoriaz 1985 après son succès américain l’heure est au scepticisme. A cette époque, pas si lointaine, internet n’existe pas et les news issues
des Etats-Unis sont disponibles essentiellement par le biais des journaux spécialisés. Seul le « Film Français » diffuse les tableaux du Box Office US avec deux semaines de retard, et
les initiés savent donc que le film qui dispose d’un budget très modeste, a très largement remboursé sa mise.
Or, le film remporte le grand prix du festival d’Avoriaz haut la main. A cet effet, sur TF1, Michel BLANC, membre du jury au
festival, et qui a remporté un énorme succès avec « marche à l’ombre » en 1984, crache littéralement sur le film, s’offusquant qu’une telle bouse reçoive un tel accueil. A la sortie du
film dans les salles, le magazine « Starfix » référence à l’époque, diffuse une critique assassine du film, une sorte de film facho en somme avec un Arnold ridicule. Les autres
magazines, plus « sérieux » réservent à peu près le même sort au film. Cependant, les quelques extraits du film ont largement remplis leur rôle. Là où les professionnels s’offusquent de
la scène du commissariat, le public, lui, est diablement motivé par l’image d’un Arnold monolithique, criblé de balles au sein de l’établissement qu’il dévaste. Et ce n’est pas l’affiche du film
et son titre ridicule qui calme notre attente.
De fait, le film reçoit un accueil énorme à sa sortie. La première séance du film au « grand Rex » à Paris est
chaud bouillant. C’est un véritable coup de poing que reçoit le grand public. James CAMERON est généreux, il en donne pour son argent. Les scènes mythiques se dévoilent au fur et à mesure :
l’arrivée du Terminator puis de Kyle, la recherche de « Sarah CONNOR » qui deviendra le nom le plus connu de l’année, les assassinats commis par la machine dénuée de toute pitié, la
dévastation du commissariat par le Terminator, la scène de l’hôtel où l’on découvre le squelette métallique du Terminator, l’explosion du camion citerne et le squelette qui surgit du feu de
l’enfer, et l’affrontement final entre un Terminator acharné et Sarah CONNOR.
James CAMERON construit un univers encore très familier 25 ans après : la domination des machines sur l’homme, Skynet,
John CONNOR…bref toute une mythologie. Le réalisateur démontre qu’il est un scénariste habile et un réalisateur hors du commun. Sorti des réalisations de Roger CORMAN, il sait utiliser le moindre
dollar à l’écran et faire croire que le budget est plus conséquent. Il est bien aidé par un Stan WINSTON génial qui conçoit le look définitif du Terminator et de son masque aux yeux rouges.
Certes l’animation du Terminator dans la scène finale trahit un budget réduit mais qu’importe. Une bande son très influencée par celles de John CARPENTER et les images subjectives de la vision du
Terminator complètent le tableau.
James CAMERON donne également un rôle d’anthologie à une femme, Linda HAMILTON, fait rare dans un cinéma très masculin. Elle
saura puiser au fond d’elle des ressources insoupçonnées pour détruire l’infernal robot. Elle, et son enfant, sont donc sauvés ( ?).
A la surprise générale des professionnelles, le film approche les 250 000 entrées la semaine de sa sortie parisienne
et confirme avec 150 000 entrées la semaine suivante. En deux semaines, le film a totalisé 400 000 entrées explosant les pronostiques les plus fous. Au final, le film passe les 3
millions de spectateurs France et devient le 7ème score de l’année. Dans le monde le film est un succès indéniable, mais c’est bel et bien en France que le succès est le plus important. Champion
des ventes de cassettes vidéo, le film est devenu une légende du film de science fiction, ce qui est incroyable au vu de sa piteuse réputation à sa sortie. Depuis lors, tous les critiques ont
retourné leur veste.
Pour Arnold, c’est une rencontre essentielle. L’acteur a démontré bien du flair de choisir le rôle du vilain,
le monolithique cyborg. Mâchoires serrées, arborant une paire de lunettes noires, il utilise sa monumentale carcasse pour composer un robot, qui en impose. A l’instar d’un STALLONE avec John
RAMBO, il trouve avec ce rôle une échappatoire au musculeux CONAN qu’il va abandonner avec plaisir pour trouver des emplois conformes à son standing d’acteur (très) bankable. En France, il est
désormais une star et restera immortel grâce à une réplique qu’il récite au guichet du commissariat : « I’ll be back », comme quoi tout tient à pas grand-chose en
somme.
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ENTREES France
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3 055 385
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ENTREES Paris
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654 452
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ENTREES Paris
1ère semaine n°1
2ème semaine n°1
3ème semaine n°1
4ème semaine n°3
5ème semaine n°5
6ème semaine n°9
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238 152
153 912
100 425
59 179
30 151
15 668
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NOMBRE DE SEMAINES PARIS
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37
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NOMBRE DE SALLES Paris semaine de sortie
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59
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Moyenne entrées par salles 1ère semaine
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4 036
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1er JOUR Paris
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30 924
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Budget
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6.4 M$
(13 M$ 2008)
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Recettes US
(2 semaines n°1)
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38.4 M$
(79 M$ 2008)
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Recettes mondiales
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80.4 M$
(165 m$ 2008)
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BOX OFFICE ANNUEL USA
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N° 22
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BOX OFFICE ANNUEL France
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N° 7
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BOX OFFICE ANNUEL Italie
|
N° 22
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BOX OFFICE Allemagne – 1 212 966 entrées
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N°31
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BOX OFFICE Espagne – 639 389 entrées
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COTE DU SUCCES
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