MILLION DOLLAR BABY
(million dollar baby)
15 DECEMBRE 2004 (US)
23 MARS 2005
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Réalisation
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Clint EASTWOOD
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Scénario
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FX TOOLE
Paul HAGGIS
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Directeur de la photographie
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Tom STERN
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Musique
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Clint EASTWOOD
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Production
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Clint EASTWOOD
Paul HAGGIS
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Distribution
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Warner Bros
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Durée
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132 minutes
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Tournage
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7 juin 2004 / 14 juillet 2004
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Frankie DUNN
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Clint EASTWOOD
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Maggie FITZGERALD
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Hilary SWANK
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Eddie SCRAP
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Morgan FREEMAN
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Los Angeles. Frankie Dunn, propriétaire d’une salle d’entraînement miteuse, a pour bras droit, gardien et ami Eddie Scrap, ex-boxeur qui a perdu un œil lors de
son dernier match, où il l’assistait comme soigneur. Catholique irlandais, Frankie est un homme vidé, rongé par la culpabilité de s’être éloigné de sa fille Katy, à laquelle il écrit chaque
semaine, sous l’impulsion du père Horvack, mais le courrier lui revient systématiquement. Entraîneur respecté et dévoué, Frankie a formé plusieurs boxeurs de qualité mais ses réticences à les
engager dans des combats risqués amènent Big Willie, son poulain du moment, à le quitter pour accéder aux championnats avec Mickey Mack, bien moins prudent.
C’est alors que Maggie Fitzgerald sollicite Frankie comme coach ; elle vient obstinément s’entraîner dans sa salle, fréquentée par quelques marginaux dont Danger
Barch, un jeune attardé malmené par Shawrelle Berry. Marquée par une enfance misérable dans une famille d’asociaux, serveuse dans un coffee shop, Maggie trouve dans la boxe un but, une source de
bonheur et de fierté. Considérée à trente et un ans comme trop âgée pour entamer une carrière, elle refuse de renoncer à son rêve et, aidée par Scrap qui décèle en elle un vrai potentiel, elle
finit par attirer l’attention de Frankie.Touché par son engagement, il décide de la prendre en main et progressivement ils s’apprivoisent. Dynamisée, elle gagne par KO douze matches consécutifs.
En route pour la gloire, elle présente Frankie à sa mère et à sa sœur, qui la rejettent. Blessée, elle se rapproche davantage de Frankie, devenu pour elle le père qu’elle perdit enfant. Après
dix-huit mois de carrière, en lice pour le titre suprême, elle rencontre la championne allemande Billie « The Blue Bear » qui, sur le point de perdre, lui décoche un coup interdit et c’est
l’accident fatal. Paralysée et bientôt amputée, écœurée par l’attitude de sa famille rassemblée pour lui extorquer de l’argent, elle déclare à Frankie que, grâce à lui, la vie lui a tout donné et
le supplie de l’aider à mourir. Mais il ne peut s’y résoudre et elle tente sans succès de se suicider. Ébranlé par sa détermination, il revient de nuit à la clinique et lui injecte une dose
mortelle d’adrénaline avant de disparaître.
Alors qu’il n’a plus grand-chose à prouver, Clint décide de produire ce film qui ne déchaîne pas les passions chez Warner. Il faut dire qu’un film de boxe
féminine dont le rôle principal est joué par Hilary SWANK qui a débuté sa carrière dans « Karaté Kid 4 » inquiète le studio qui ne voit pas un grand potentiel économique au film.
Contre toute attente, Clint réunit le budget raisonnable avec d’autres producteurs et comme d’habitude tourne le film en un temps record avec son équipe habituelle. Hilary SWANK s’entraîne
durement pour rendre son personnage plausible. Clint sera présent à l’écran ainsi que son compère Morgan FREEMAN, l’équipe de « impitoyable » est recrée pour le meilleur et le
meilleur.
Maître de son film comme rarement, Clint nous entraîne sur des fausses pistes. Au début c’est du « Rocky ». Propriétaire d’un assez peu reluisant
club de boxe, Clint est un entraîneur très superstitieux qui ne veut pas recommencer ses erreurs en faisant faire un combat de trop à un de ses poulains, comme c’est arrivé à Eddie, son régisseur
fauché, interprété avec beaucoup de justesse par Morgan FREEMAN. Trop prudent, il perd son meilleur boxeur qui a attendu trop longtemps une chance mondiale. Lorsque Maggie veut apprendre la boxe
dans son club, il fait tout pour l’écoeurer, mais celle-ci possède la rage au ventre et un courage hors du commun. Admiratif, Eddie l’aide en cachette et finit par convaincre Frankie de
l’entraîner. Il trouve en elle son meilleur boxeur et sans doute la personne la plus fidèle de son groupe. C’est un deuxième père pour elle, voire plus, et Maggie se met à gagner tous ces
combats, pour elle, pour lui. Comme d’habitude, Clint filme au cordeau et sans fioritures l’irrésistible ascension de Maggie. Les combats sont très efficaces, voire plus efficaces que les combats
d’un Rocky. Sobriété et réalisme, telles sont les mamelles de Clint qui peut compter sur les aptitudes physiques d’une Hilary SWANK bouleversante de sincérité, de gnaque, de charme….
Alors que l’on pense que le filme va se terminer sur un grand titre pour Maggie et que l’on va assister à une histoire d’amour entre les deux, Clint change de
direction brusquement, et le film tourne au drame, pour une bêtise, un coup porté lâchement par l’adversaire de Maggie. Elle est tétraplégique.
Frankie s’en veut, la superstition ne pouvait mentir. Il se brouille avec Eddie et passe son temps avec Maggie dont l’état va se détériorer. Alors qu’elle ne
s’est jamais plainte, elle implore a Frankie de l’achever. Or Frankie est pieux. Il tente de chercher du réconfort auprès du prêtre de son église, mais ne trouve pas de soutien. Alors, il prend
la seule bonne décision et vient dire au revoir à Maggie et l’achève. Il s’en va et personne ne le reverra.
Comme d’habitude, Clint nous étonne par l’extrême sobriété de sa mise en scène, des rapports pudiques qu’il insuffle à ses personnages. Le film ne manque pas de
moments drôles, Frankie, c’est un peu le « Bronco Billy » des rings. Quelques critiques chagrines soulignent une demi-heure de trop. Le réalisateur aurait trop appuyé sur le coté
intéressé de la famille de Maggie qui tente de lui soutirer de l’argent sur son lit de douleur. Alors que l’on sait très bien que les USA ne manquent pas de familles redneck peu cortiquées et que
dès qu’il est question d’argent…. Clint s’en sort merveilleusement bien, et cette partie est sobre, respectueuse et c’est bien par amour que Eddie achève Maggie.
Sorti en catimini aux USA, le film soulève un triomphe critique qui deviendra un grand succès dans les salles. En France, les critiques sont énormes malgré
quelques rares détracteurs et le film prend un départ en boulet de canon pour devenir le plus grand succès du maître. Le film devient très rentable pour la Warner avec 200 millions de dollars de
recettes mondiales. Evidemment, la France est le pays européen où le film rencontre le plus beau succès. La côte d’amour de Clint est au beau fixe. Le film récolte 4 oscars dont un pour Hilary
SWANK ce qui est l’évidence même. Au niveau international le film truste les récompenses dont le César du meilleur film étranger. Clint vient de connaître le pic de sa carrière.
Croit-on.
|
CATEGORIE
|
RANG
|
NOMBRE
|
SALLES
|
|
ENTREES FRANCE
|
|
3 210 799
|
|
|
1ère semaine
|
1
|
774 989
|
450
|
|
2ème semaine
|
1
|
501 807
|
535
|
|
3ème semaine
|
2
|
465 650
|
542
|
|
4ème semaine
|
2
|
400 124
|
535
|
|
5ème semaine
|
3
|
348 641
|
652
|
|
6ème semaine
|
5
|
166 351
|
523
|
|
7ème semaine
|
6
|
160 271
|
520
|
|
8ème semaine
|
7
|
111 204
|
439
|
|
9ème semaine
|
10
|
64 598
|
325
|
|
ENTREES PARIS
|
|
783 394
|
|
|
1ère semaine
|
1
|
217 541
|
51
|
|
2ème semaine
|
1
|
132 389
|
52
|
|
3ème semaine
|
2
|
113 425
|
52
|
|
4ème semaine
|
3
|
86 663
|
50
|
|
5ème semaine
|
3
|
71 767
|
47
|
|
6ème semaine
|
5
|
44 095
|
46
|
|
7ème semaine
|
6
|
38 631
|
38
|
|
8ème semaine
|
9
|
26 443
|
33
|
|
9ème semaine
|
6
|
23 236
|
38
|
|
Nombre de semaines Paris
|
|
29
|
|
|
Moyenne salles Paris 1ère sem
|
|
4 266
|
|
|
1er jour Paris
|
|
21 972
|
|
|
Budget
|
|
30 000 000 $
|
|
|
Recettes US
|
|
100 492 000$
|
|
|
Recettes Mondiales
|
|
216 763 000$
|
|
|
Box office annuel FRANCE
|
9
|
|
|
|
Box office annuel USA
|
23
|
|
|
|
Box office annuel Allemagne
|
63
|
540 654
|
|
|
Box office annuel Espagne
|
|
2 477 838
|
|
|
Box office annuel Italie
|
|
1 320 437
|
|
|
Box office UK
|
|
1 154 143
|
|
|
Box office Europe
|
|
10 753 000
|
|
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