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Réalisation
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Gérard OURY
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Scénario
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Gérard OURY
Marcel JULLIAN
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Directeur de la photographie
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Henri DECAE
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Musique
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Georges DELERUE
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Production
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Films Corona
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Distribution
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Films Corona
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Durée
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110 minutes
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Tournage
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31/08/64-10/11/1964
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Antoine Maréchal
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BOURVIL
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Léopold Saroyan
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Louis DE FUNÈS
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La Souris
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Venantino VENANTINI
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Ursula
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Beba LONCAR
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Antoine Maréchal, petit commerçant à Paris, s'apprête à partir en vacances en Italie, lorsque sa petite voiture
est réduite en miettes par la luxueuse voiture du coléreux Saroyan, directeur d'une importante maison d'import-export. D’abord méprisant et de mauvaise foi, Saroyan reconnaît soudain ses torts et
offre à Maréchal, qui n'en croit pas ses oreilles, le voyage Paris-Naples en avion, lui proposant de revenir, tous frais payés, de Naples à Bordeaux, avec la Cadillac d'un de ses amis. Maréchal
accepte bien volontiers cette proposition inattendue. Mais Saroyan est en réalité un important chef de gang qui cherche le moyen de rapatrier de Naples à Bordeaux une voiture bourrée de drogue et
de diamants. Pour plus de sûreté, Saroyan et ses accolytes le surveillent, tandis que la bande rivale de La Souris les prennent en filature. Le "corniaud", tout au plaisir du voyage, ne se rend
compte de rien. Il flirte avec une manucure, fait la connaissance d'une auto-stoppeuse, multiplie les maladresses et essaime en cours de route les trésors qu'il emporte. Mais lors du passage de
la douane, il se rend compte du rôle qu'on lui fait jouer et, prenant la situation en main, il mettra son honneur à livrer la Cadillac à l'heure dite et à faire arrêter les bandits.
Gérard OURY possède de l'ambition. Il a débuté sa carrière en tant qu'acteur convenable, certes, mais pas transcendant. On se souviendra de lui en tant que
médecin esthétique qui donne la beauté à sa future femme, Michèle MORGAN sur le tournage du "miroir a deux faces" d'André CAYATTE, avec...BOURVIL, mais pas grand chose d'autre. Il trouve d'autres
satisfactions en devenant réalisateur avec des films comme "la menace" ou "le crime ne paie pas" qui a été un grand succès au cours de l'été 1962, mais cela ne lui suffit pas. Le genre des
comédies en France est très répendu, mais celles-ci sont en général des productions aux budgets limités, qui tiennet le coup grâce aux acteurs français qui sont souvent de très grande
qualité.
En 1964 deux acteurs français tiennent le haut du pavé : BOURVIL a accumulé les succès depuis 1948 et est un acteur très demandé, même si l'année 1963 a été mi
figue-mi raison avec des grands succès comme "un drôle de paroissien" mais aussi des échecs, comme "le magot de Joséfa". Mais c'est une valeur incontournable.
FERNANDEL était encore en 1959 incontournable, mais les années 60 lui sont moins favorables, les succès moins tonitruants, sauf "la cuisine au beurre"
avec...BOURVIL. Il s'est fait dépassé par un acteur de seconds rôles qui tourne depuis 15 ans dans des multitudes de films et qui touche enfin aux succès massifs depuis "Pouic Pouic" et surtout
"le gendarme de Saint Tropez" puis bien sûr "Fantomas" qui sortira après le tournage du "corniaud".
Comme OURY est ambitieux il décide de réunir les deux acteurs qui se sont rencontrés sur le tournage de "poisson d'avril", mais surtout de "la traversée de
Paris" énorme succès qui comporte la scène savoureuse entre le trio GABIN /DE FUNES/ BOURVIL dans la cave de Jambier, l'épicier qui profite du marché noir. Il se rappelle l'extraordinaire
efficacité des deux acteurs et leur propose le film qu'ils acceptent sans hésiter.
OURY va se donner les moyens de ses ambitions avec un budget très correct qui lui permet de concocter une machine parfaitement huilée-à l'américaine- pour viser
le marché le plus vaste possible. Il y aura des moyens pour mettre en place les gags (parfois lourds) du réalisateur, le plus célèbre étant celui de la 2CV de Bourvil mise en pièces par la grosse
voiture de DE FUNES. Pour OURY, le scénario doit être mis en place de la façon la plus compréhensive possible, bénéficier de bons dialogues et de bons gags, le tout dans des tournages en
extérieur si possible pour dépayser le spectateur.
Il veille a étoffer les personnages des deux acteurs et que leur temps de présence à l'écran soit égal. Bien sûr DE FUNES sera le petit teigneux et BOURVIL le
grand dadais naïf, bien qu'il ne soit pas si "Kouhn Kounh" qu'il en a l'air. Contrairement aux films de Hunebelle, il est à égalité avec DE FUNES. Le reste est bien connu: les deux comédiens font
le métier parfaitement, ce sont deux grands professionnels qui ont bâti leur talent sur le métier, la machine est imparable et le film se termine sur un éclat de rire demeuré célèbre entre les
deux stars.
Si le succès semblait très probable, ses proportions ont été bien au-delà des attentes. Le film prend largement la première place des entrées parisiennes et
,fait rare, ne va cesser d'augmenter ses entrées de semaines en semaines. Le film va demeurer pas moins de 7 semaines en tête des exclusivité et fera preuve d'une longévité étonnante. Le film
devient un phénomène de société et va devenir le succès français le plus important depuis "le petit monde de Don Camillo" en 1952 avec...FERNANDEL...une page est tournée.
Le film fonctionne bien en Europe, c'est un succès financier indéniable, qui fera les beaux jours de la télévision où il deviendra également un champion des
audiences et des diffusions. Evidemment, Gérard OURY veut remettre le couvert, on comprend pourquoi.
Pour BOURVIL un tel succès, cela fait du bien. Rassuré sur son potentiel, il va explorer d'autres facettes du mérier d'acteurs, des comédies moins évidentes,
voire des films dramatiques où il rêve de prouver son talent d'acteur bien qu'il ne renie pas "le corniaud" bien sûr.
Pour Louis DE FUNEs ce n'est que la confirmation qu'il est devenu la superstar du rire, avec des succès consécutifs jamais vus dans l'histoire du cinéma
français. Rien ne semble arrêter cette magnifique machine à entrées.
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CATEGORIE
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RANG
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NOMBRE
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SALLES
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ENTREES FRANCE
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11 739 783
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ENTREES PARIS
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1 787 159
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ENTREES PARIS EXCLUSIVITE
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1 174 000
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1ère semaine
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1
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71 264
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7
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2ème semaine
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1
|
71 239
|
7
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3ème semaine
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1
|
80 241
|
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4ème semaine
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1
|
81 922
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5ème semaine
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1
|
59 317
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6ème semaine
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1
|
67 440
|
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7ème semaine
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1
|
53 881
|
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8ème semaine
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3
|
30 850
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9ème semaine
|
3
|
32 910
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10ème semaine
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1
|
44 420
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11ème semaine
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2
|
43 873
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12ème semaine
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4
|
23 870
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13ème semaine
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5
|
22 670
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14ème semaine
|
3
|
21 590
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15ème semaine
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2
|
26 462
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Nombre de semaines Paris
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27
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Moyenne salles Paris 1ère sem
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10 180
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Budget
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650 000 €
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Box office annuel FRANCE
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1
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Box office annuel Espagne
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1 545 858
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Box office annuel Italien
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Cote du succès
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