LA GRANDE VADROUILLE
8 DECEMBRE 1966
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Réalisation
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Gérard OURY
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Scénario
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Gérard OURY
Marcel JULLIAN Danièle THOMPSON
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Directeur de la photographie
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Claude RENOIR
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Musique
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Georges AURIC
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Production
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Les Films Corona
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Distribution
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Valoria Film
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Durée
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122 minutes
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Tournage
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16/05/66 – 25 /08/66
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Augustin Bouvet
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BOURVIL
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Stanislas Lefort
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Louis DE FUNÈS
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Sir Reginald
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TERRY-THOMAS
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Peter Cunningham
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Claudio BROOK
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Alan Mac Intosh
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Mike MARSHALL
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Sœur Marie-Odile
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Andréa PARISY
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La mère supérieure
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Mary MARQUET
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Ginette
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Marie DUBOIS
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Trois aviateurs anglais dont l'appareil a été touché par la D.C.A. sautent en parachute sur Paris occupé par les Allemands. L'un
atterrit sur la Komandantur et se voit hébergé par un peintre en bâtiment, Augustin (Bourvil) ; l'autre tombe sur le toit de l'Opéra : il est sauvé par le chef d'orchestre, patriote fougueux,
Stanislas (de Funes) ; le troisième fait un plongeon dans le bassin des phoques du zoo de Vincennes, et reste en vie grâce au gardien. Le point de ralliement des trois aviateurs est les bains
turcs où les conduisent, chacun de leur côté, Augustin et Stanislas qui s'y rencontrent pour la première fois. Compromis par la présence des aviateurs, Augustin et Stanislas doivent se sauver
avec eux en zone libre, grâce à la complicité de la gracieuse Ginette, marionnettiste du Guignol des Champs-Elysées. Après de multiples aventures, ils se retrouvent en Bourgogne ; Augustin et
Stanislas à Meursault, dans un hôtel occupé. par les Allemands, et les Britanniques à l'Hospice de Beaune. Une charmante religieuse (Andréa Parisy) tente de leur faire passer la ligne dans des
tonneaux qui sont livrés par erreur à la Konunandantur de Meursault, où viennent d'être emprisonnés Augustin et Stanislas. Les aviateurs mettent le feu à des fûts d'alcool et s'échappent avec les
deux compères. Poursuivis par des autos blindées allemandes, ils sautent sur le chariot de la religieuse qui les emmène, au grand galop de son attelage, vers un aéro-club désaffecté. Ils prennent
place dans deux vieux planeurs et décollent de justesse au nez de leurs poursuivants.
Après le colossal succès du "corniaud" une "suite" est mise en route. Ce ne sera pas une suite au sens propre du terme, mais un film mettant en scène les deux
acteurs dans de nouveaux rôles et dans des situations différentes. Cependant tels "Laurel et Hardy" où les "Marx brothers" le principe reste le même: DE FUNES reste le petit irrascible et nerveux
et BOURVIL le tendre naïf.
Le budget est multiplié par cinq et Gérard OURY peut se permettre le film dont il a rêvé. Extérieurs, décors, costumes, tout est permis tant le projet semble
sûr, car entretemps, Louis DE FUNES a confirmé qu'il était impérial au Box Office français et depuis peu, européen.
Le scénario est paufiné durant un an. Une équipe scénaristique ce met en place, avec bien sûr Marcel JULLIAN et aussi sa fille, danièle THOMPSON qui va découvrir
les ficelles du métier. Ficelles un peu grosses parfois, pour un sujet épineux dans le fond qui traite de l'occupation allemande durant la seconde guerre mondiale et de la résistance. Toute
faute de goût risque l'entreprise.
Alors que Gérard OURY a rendu une copie infecte sur le même thème dans "L'as des as", il s'en tire avec les honneurs grâce à une introduction des plus habiles et
réussie. Des parachutistes anglais atterissent à divers endroits de la capitale et provoquent l'implication d'un peintre en bâtiment et d'un grand chef d'orchestre dans la résistance bien malgré
eux. Ces deux personnages que tout séparent devront faire preuve de hardiesse pour se sortir du pétrin, et finalement deviendront amis en parvenant à s'échapper des griffes de
l'occupant.
Maîtrisé de bout en bout, le film est sans doute moins comique que "le corniaud", mais transporte de grandes valeurs: l'amitié et le courage de deux personnes
dissemblables leur permet de vaincre l'adversité et finalement montre que tous le monde peut être un héros. Un buddy movie à la française en quelque sorte qui n'est pas sans rappeler "la
traversée de Paris". Les grandes scènes ne manquent pas: celle très réussie du début du film à l'opéra, la scène de la Kommandatur avec les deux acteurs habillés sous l'uniforme allemand, De
FUNES sur le dos de BOURVIL, les deux personnages qui se retrouvent dans le lit du major allemand qui les poursuit, galopent dans une voiture à chevaux conduit par une religieuse, poursuivis par
un tank et l's'échappent en planeur avec les aviateurs anglais pour se rendre en zone libre. Bref, un ultra classique de la comédie française mené par un DE FUNES et un BOURVIL énormes.
N'oublions pas la prestation de Terry THOMAS qui deviendra célèbre avec sa moustache et ses dents du bonheur.
Sorti en décembre 1966, le film a pour objectif avoué de rééditer l'exploit du "corniaud", ou du moins d'être un gros succès rentable. Dès la première semaine,
le film passe le cap des 100 000 entrées dans ses six salles d'exclusivité parisienne. Les réactions du public sont fantastiques, ce qui fait que le film réédite son exploit en seconde semaine
avec encore 100 000 entrées, puis pour les fêtes cela devient énorme avec deux semaines à 136 000 entrées chacune soit 483 000 entrées en 4 semaines en six salles combles. C'est un triomphe que
la concurrence, broyée, concassée par cette machine à entrées ne peut qu'observer, envieuse. Ce sera au final un triomphe total avec pas moins de dix semaines en tête du box office parisien
et 31 semaines de présence à Paris. Le film ne met que 12 semaines pour passer le million d'entrées en exclusivité. En France, c'est un ravage, et les entrées se cumulent par millions. Neuf
millions en quelques mois, pour terminer sa carrière, après plusieurs rééditions à plus de 17 millions d'entrées et obtenir la première place au box office de tous les temps en France, un record
qui va durer 30 ans battu par le "Titanic" et rester durant 40 ans comme le plus grand succès de tous les temps, battu par "Bienvenue chez les ch'tis".
Le film qui ne se contente pas de ravager le Box Office français mai fonctionne très bien dans les pays européens que ce soit en Allemagne, en Espagne et
en Italie. Le film est une très grande réussite commerciale et rapporte des millions à son réalisateur.
Il est évident que ce soit pour Géard OURY ou les deux acteurs, que "la grande vadrouille" représente le pic de leur carrière, au moins du point de vue
commercial. Un tel miracle ne se reproduit pas deux fois dans une vie, d'autant plus que le réalisateur ne pourra pas réunir le duo pour une troisième fois, alors qu'il était prévu qu'il
retournent ensemble dans "la folie des grandeurs" mais la maladie emportera BOURVIL quelques années plus tard.
Le film est devenu depuis légendaire et les multiples diffusions télévisées, toutes des triomphes, n'a jamais altéré ce fleuron du cinéma français des années 60.
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CATEGORIE
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RANG
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NOMBRE
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SALLES
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ENTREES FRANCE
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17 268 000
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ENTREES PARIS
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2 233 661
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ENTREES PARIS EXCLUSIVITE
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1 483 474
|
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1ère semaine
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1
|
105 752
|
6
|
|
2ème semaine
|
1
|
104 604
|
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3ème semaine
|
1
|
136 192
|
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|
4ème semaine
|
1
|
136 714
|
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5ème semaine
|
1
|
84 730
|
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|
6ème semaine
|
1
|
79 580
|
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|
7ème semaine
|
1
|
73 033
|
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8ème semaine
|
1
|
65 530
|
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|
9ème semaine
|
1
|
60 726
|
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10ème semaine
|
1
|
71 010
|
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11ème semaine
|
2
|
47 570
|
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12ème semaine
|
3
|
42 850
|
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13ème semaine
|
1
|
41 860
|
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14ème semaine
|
2
|
39 050
|
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|
15ème semaine
|
3
|
33 789
|
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|
16ème semaine
|
3
|
53 080
|
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|
17ème semaine
|
3
|
48 040
|
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18ème semaine
|
5
|
28 510
|
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19ème semaine
|
6
|
18 488
|
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|
20ème semaine
|
5
|
24 300
|
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|
21ème semaine
|
2
|
53 140
|
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22ème semaine
|
1
|
46 847
|
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|
23ème semaine
|
2
|
30 506
|
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Nombre de semaines Paris
|
|
31
|
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Moyenne salles Paris 1ère sem
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17 625
|
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Budget
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2 500 000 €
|
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Box office annuel FRANCE
|
1
|
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Box office annuel Espagne
|
|
1 557 522
|
|
|
Box office annuel Italien
|
11
|
|
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Cote du succès
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* * * * * * *
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