BOX OFFICE ACTEURS FRANCAIS

007'S BLOG

Rechercher


Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.

Nombre de pages vues :   880 000
Nombre de visiteurs     :   187 500

Mercredi 24 décembre 2008 3 24 /12 /2008 04:00
- Publié dans : BO M. DARC

MONSIEUR

22 AVRIL 1964

 


Réalisation

Jean-Paul LE CHANOIS

Scénario

Claude SAUTET / Pascal JARDIN

Directeur de la photographie

Louis PAGE

Musique

Georges VAN PARYS

Production

Les films COPERNIC / CORONA

Distribution

 

Durée

105 minutes

René Duchesne/"Monsieur"

Jean GABIN

Elizabeth Bemadac

Liselotte PULVER

Suzanne

Mireille DARC

Edmond Bernadac

Philippe NOIRET

Madame Bemadac

Gaby MORLAY

 

Sur les berges de la Seine, un homme va se suicider : il s'appelle René Duchesne et il est banquier. La mort de sa femme l'a laissé inconsolable. Au moment où il va sauter dans l'eau, une prostituée l'interpelle : "Monsieur", "Suzanne !". Elle a été sa femme de chambre et lui révèle: "Vous étiez cocu !". Il la suit pour en savoir plus. Le lendemain, les journaux annoncent sa mort : il avait écrit une lettre pour l'expliquer. Ecœuré par la trahison de sa femme, Duchesne décide de disparaître et de refaire sa vie. Et d'abord de sortir Suzanne des griffes du milieu. Il se fait passer pour un truand international, "Monsieur", et propose aux souteneurs, contre la liberté de Suzanne, un "casse" juteux, celui d'un coffre plein... chez lui ! Quant à ses beaux-parents, avides de mettre la main sur ses biens, ils découvriront dans le coffre, à la place du magot, une tète de veau ! Les associés de "Monsieur" lui proposent un autre coup, chez Bernadac, un industriel. René se fait engager par ce dernier comme maître d'hôtel, sous le nom de Georges, avec Suzanne, devenue sa "fille", comme femme de chambre. Une famille sympathique, ces Bernadac : la mère, qui cherche à prendre en défaut l'irréprochable Georges; Edmond qui délaisse Elizabeth, son épouse plutôt volage, Nathalie, la fille, gentiment provocante avec Georges et Alain, le fils, qui courtise Suzanne. Avec classe, Georges devient le confident de la famille, rapproche Edmond et Elizabeth et trouve la solution pour qu'Alain, sans risquer une mésalliance, épouse Suzanne : ressusciter et adopter celle-ci ! Une résurrection d'autant plus urgente que les beaux-parents du banquier ont fait repêcher un cadavre et, l'identifiant comme le sien, exigent de Maître Flamand, le notaire, qu'il règle l'héritage. René Duchesne réapparaît donc à temps pour récupérer son identité et préparer le bonheur de sa fille. Il a retenu de son aventure qu'"il est plus facile d'être banquier que valet de chambre".

 
Jean GABIN a prouvé avec l’énorme succès de « Mélodie en sous-sol » qu’il était toujours un champion du Box-Office. Cependant en cette année 1964, il assure le plus possible dans des productions moins ambitieuses. Ce « Monsieur » quelque peu oublié est réalisé par un de ses complices régulier, Jean Paul LE CHANOIS, avec qui il a connu un colossal succès en 1958 : « les misérables ». Le film est écrit par un tandem Pascal JARDIN et surtout Claude SAUTET bien loin de « César et Rosalie ». A partir d’un canevas des plus minces, l’équipe parvient à monter un film assez sympathique, bien que ne cassant pas trois pattes à un canard. Après un moment de désespoir où le héros du film veut se suicider dans la Seine avant d’apprendre que la femme qu’il pleure l’a fait cocu, la première partie est un prétexte de montrer un cambriolage inutile de son propre coffre fort. Ensuite, il se met au service d’un riche  industriel et ce passage est prétexte à montrer GABIN en situation de maître d’Hôtel, majordome, etc… Pas grand-chose à se mettre sous la dent, pas de suspense, le tout est mené tambour battant en 1h30 pétante, tout se terminera bien au pays des cocus, ce qui semble être le point commun de tous les personnages masculins . Le point fort du film, comme toutes les comédies de l’époque tient en son casting : on notera les apparitions de Jean LEFEBVRE et de Jean Pierre DARRAS et bien sûr la présence de Philippe NOIRET qui annonce son rôle dans « la vie de Château » qui sortira l’année suivante. Quand à Mireille DARC elle n’a pas grand-chose à proposer en dehors de son minois de jeune chatte. Le résultat au Box Office n’est pas déshonorant à sa sortie, mais reste un poil décevant. C’est la première fois depuis très longtemps qu’un GABIN ne parvient pas à dépasser les 500 000 entrées à Paris. Mais le public aime GABIN en flic ou en Gangster, alors là, en majordome….même si il se trouve qu’il est banquier dans la « vraie vie »(ouf !).

 

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

 

1 830 810

 

 

ENTREES Paris 1ère exclusivité

 

 

207 978

 

ENTREES PARIS toutes exploitations

429 842

ENTREES Paris 1ère SEMAINE

2ème semaine

3ème semaine

4ème semaine

5ème semaine

49 314 (2)

54 565 (2)

34 295 (3)

27 423 (3)

26 071 (5)

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

7

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

3

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

16 438

COTE DU SUCCES

* *

Ecrire un commentaire - Recommander
Par RENAUD SOYER - Voir les 4 commentaires
Retour à l'accueil
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés