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Réalisation
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Georges LAUTNER
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Scénario
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Michel AUDIARD
Marcel JULLIAN
Georges LAUTNER
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Photographie
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Maurice FELLOUS
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Musique
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Bernard GERARD
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Production
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Alain POIRE
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Distribution
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GAUMONT
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Durée
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100 minutes
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Tournage
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27/10/65 - 23/12/65
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Antoine BARETTO
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Lino VENTURA
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Jeff
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Michel CONSTANTIN
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Eglantine MICHALON
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Mireille DARC
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Léonard MICHALON
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Jean LEFEBVRE
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Le Colonel McLEAN
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Tommy DUGAN
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Un truand
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André POUSSE
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L'embaumeur
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Robert DALBAN
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Le commissaire
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Serge SAUVION
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Ancien truand retiré, Antoine Beretto exploite sur la Côte d'Azur une agence de location de canots à moteur. Un seul ennui : Antoine est
très pacifique, mais il ne supporte pas qu'on lui manque de respect et, dans ces cas-là, il ne connaît plus sa force. Arrivent deux anciens « collègues » qui, pour s'enfuir en Italie, lui
achètent un canot contre une créance de quatre millions (anciens) sur une sorte de bookmaker, Léonard Michalon, qui les a floués. Antoine se met en devoir, avec l'aide de Jef, qui tient un
hôtel, de recupérer sa créance. Malheureusement, il rencontre une concurrence redoutable dans une bande de jeunes britanniques aux cheveux longs, militairement organisés par le « Colonel ». Et
la malchance veut que l'un des « Britishes » soit victime de ses réflexes. Traqués par le gang, Antoine, Jef et Léonard cherchent d'abord refuge chez l'ancienne « légitime » de Léonard,
Eglantine, qui tient un ranch. Mais le Colonel les poursuit avec ses sbires . Alors Antoine se fâche, anéantit la bande et traite avec le Colonel (qui, le pauvre, sera victime d'un « accident »
de golf).Prêt à filer le parfait amour avec Eglantine, Antoine embarque Léonard vers l'Amérique du Sud. Mais, de l'aéroport, Léonard téléphone à Antoine que deux hommes le guettent. Bon type,
Antoine y va. « Ne nous fâchons pas », dit-il. Mais il rentrera tout de même avec deux cadavres sur les bras.
Après "Galia", Georges LAUTNER revient à un genre qui lui a valu ses plus grands succès : la comédie policière. Après le très
loufoque "Les barbouzes" qui avait poussé le genre dans ses derniers retranchements, le réalisateur va revenir à un ton en apparence moins excessif que le précédent. Dans cette fameuse
"trilogie Lautner", le film se situerait entre "Les tontons flingueurs" et " les barbouzes". Toujours produit par le célèbre Alain POIRE, l'équipe habituelle du réalisateur est en partie
présente. Albert SIMONIN n'est pas au scénario et le ton du film perd sa touche "film noir" et l'argot sera un peu moins présent dans les dialogues également. Il reste Michel AUDIARD présent au
scénario et aux dialogues, un style reconnaissable et qui annonce ses futures productions en tant que réalisateur.
Le film est construit autour de Lino VENTURA qui sort du très beau succès des "Grandes gueules". Il tourne à grand rythme et alterne
divers genres, mais il devient réticent à incarner des rôles comiques car il cherche à étoffer son registre et il est désormais demandé par les plus grands réalisateurs. Mais il y a Michel
AUDIARD qui va lui concocter des dialogues sur mesure, et puis un "LAUTNER", c'est aussi l'assurance d'un bon score au box office. Concernant ses partenaires, Lino retrouve Mireille DARC qui
fait désormais partie du "clan" AUDIARD / LAUTNER. Le réalisateur enchanté par sa prestation dans "Galia" ne peut plus se séparer d'elle et l'actrice va figurer dans la majorité de ses films
des années 60. Lino retrouve également un bon ami avec qui il tourne très régulièrement, Michel CONSTANTIN. On les a déjà vu ensemble dans "Les grandes gueules", puis bientôt dans "Le deuxième
souffle", soit trois films en un an pour les deux acteurs. Avec ce vrai second rôle, cet acteur charismatique ne cesse de monter en puissance au sein des productions de l'époque. Avec son
inimitable accent de titi parisien , les dialogues de Michel AUDIARD fonctionnent à plein. Nous ne retrouvons pas Bernard BLIER ou Francis BLANCHE, mais Jean LEFEBVRE est de retour, lui qui
était absent des "Barbouzes" dans un rôle d'anthologie, celui de Léonard MICHALON.
Pour la première fois, Georges LAUTNER tourne en couleurs, ce qui met en valeur les magnifiques paysages de la côte d'azur, le film
a été principalement tourné à Nice. Toujours à l'affut de nouveauté, LAUTNER va capter l'air du temps de l'époque. Les jeunes apprécient les boîtes de nuit et la musique anglo-saxonne. La bande
musicale est très fortement inspirée de la musique anglo-saxonne, où le titre "Gloria" influence très fortement le morceau final. Le film est donc une comédie policière très
"in".
Une nouvelle fois, Lino VENTURA interprète une brute épaisse, un sanguin. Antoine BARETTO est un ancien truand rangé des voitures.
Le film le présente dans un commissariat où il doit se justifier d'une nouvelle agression envers des citoyens. Jouant les oies blanches, BARETTO explique qu'il n' a fait que se défendre face au
manque de respect flagrant évoqué à son égard : on l'a traité de brute !! Et ça, il ne supporte pas, c'est qu'il est doux comme un agneau... Une scène qui donne le ton.
Bien rangé des voitures et propriétaire d'un confortable commerce à Collioure, il doit cependant aider ses anciens complices en
cavale. Ce sont "des représentants en souvenirs", un passé qu' Antoine assume. Pour le payer, ses anciens collègues ( André POUSSE en tête) lui laissent une créance un peu "pourrie" car le
mauvais payeur est un certain Leonard MICHALON un mauvais payeur qui loge à Cagnes . Cela devrait être du tout cuit pour Antoine qui se rend à Monaco pour retrouver son ami, Jeff un ancien
truand devenu un restaurateur haut de gamme. Avant de se payer un gueuleton avec son amie du moment, Antoine part le soir retrouver Michalon dans un hôtel borgne. Celui-ci dort. A la grande
surprise d'Antoine, il surprend un homme qui passe par la fenêtre pour assassiner Léonard. Antoine le descend après un gunfight qui réveille Léonard. Le tueur est un jeune homme aux cheveux
longs habillé à la mode anglaise. Léonard se révèle gueulard, lâche et pleutre. Une bonne tête à claque, qui lui en vaut une maousse de la part d'Antoine. Il n'a pas le choix , il emporte le
cadavre et Leonard et se rend chez Jeff. Sur le chemin Léonard s'avère être un "lourd" hors catégorie. Antoine et Jeff cherchent une solution pour se débarrasser du cadavre, Léonard se plaint
ce qui lui vaut une baffe atomique de la part de Jeff à décapiter un bœuf. Le pauvre Jean Lefebvre va en prendre quelques une durant le tournage.
Alors qu'ils se rendent chez "l'embaumeur", Jeff explique à Antoine qu'il a tué un membre d'un groupe d'anglais dirigés par un
"Colonel" qui "travaillent" sur la côte, et que le mort peut s'avérer embarrassant. La scène chez "l'embaumeur" est formidable de drôlerie grâce aux dialogues d'Audiard et à la sympathique
prestation de Robert DALBAN qui propose divers traitements de la "marchandise".
Malheureusement, dans la matinée suivante, "Le colonel" superbement interprété par l'acteur Irlandais Tommy DUGAN fait irruption
avec ses hommes dans le restaurant de Jeff. Bien qu'il déplore la mort d'un de ses hommes, il veut bien considérer que c'est un accident à la condition qu'Antoine lui livre Michalon. Celui-ci
beugle son désaccord. Bien qu'ancien truand, Antoine hésite. Livrer Léonard à la mort de sang froid, il veut savoir pourquoi. Rendez-vous est pris dans la propriété du Colonel. Antoine découvre
que "l'armée" du Colonel est composé de "mods" qui ont représenté entre 1964 et 1967 un mouvement de la jeunesse anglaise symbolisé par leur habillement et l'habitude de circuler à scooter.
Alors que le Colonel prend le soleil dans le parc, ses hommes dansent des jerks effrénés sur des accords pops de guitare électrique. Des images gravées dans l'inconscient des jeunes cinéphiles
que nous fûmes. Antoine comprend que Michalon a été le témoin gênant des préparatifs du casse préparé par le colonel à l'aéroport de Nice. Le Colonel veut juste interroger personnellement
Leonard sur ce dossier...En échange Jeff et Antoine pourront garder un membre du gang "en otage" durant l'interrogatoire de Léonard, qui ne goûte guère la plaisanterie et qui a parfaitement
compris le sort qui l'attend. Contre toute attente il s'échappe durant le trajet en profitant d'une foire au vin locale. Pendant ce temps Jeff et Antoine échappent de peu à l'attentat intenté
par leur "otage" qui a explosé avec sa propre bombe. Les deux se rendent chez "Le Colonel" pour sauver Michalon mais sont accueillis par un feu nourri. L'occasion pour Rémy JULIENNE d'accomplir
les folles cascades imaginées par un Georges LAUTNER qui adore celles-ci. Après avoir récupéré Leonard bourré comme un coing et lui avoir asséné une nouvelle baffe nucléaire, ils font le point.
Pour Antoine, la diplomatie doit vaincre. Hélas, comme aux plus beaux jours de "la guerre de 100 ans", la bataille franco-anglaise va rugir et tous les coups seront permis à commencer par la
destruction du restaurant de Jeff, ce qui a le don d'énerver quelque peu Antoine. Complètement acculés par les anglais jusqu'à l'hôtel du coin, ils doivent se réfugier dans un camping en
camionnette. Léonard annonce qu'il possède une belle propriété occupée par sa femme non loin de là. Une femme qui l'adore. Très circonspect sur le fait qu'un être humain normal puisse apprécier
Léonard, Antoine se rend dans le ranch en question. Il trouve Eglantine une superbe femme interprétée par une Mireille DARC resplendissante. Antoine joue le petit chérubin ce qui amuse
Eglantine qui ne veut cependant plus entendre parler de Leonard qui ronge son frein avec Jeff sous une tente de camping. Eglantine, est sous le charme bourru d'Antoine, elle le drague
ouvertement, et accepte tant bien que mal la présence de Leonard. Jeff rigole, mais proteste un peu du manque de décision d' Antoine qui va commencer une romance avec Eglantine. Dans un cadre
champêtre, Eglantine séduit Antoine pendant que des "chadabadas" illustrent la partition musicale. Leonard prend mal la chose que cette romance se déroule sous son toit. Mais Eglantine saura
lui faire entendre raison à grands coups de baffes.
Avec son histoire d'amour, Antoine oublie un peu le Colonel. Mais lorsque la maison d'Eglantine est détruite, Antoine s'énerve
définitivement. Le quatuor d'amis va s'employer a décimer un à un le groupe d'anglais généralement à coups d'explosifs, que ce soit par le biais d'une inoffensive fleur, d'un combiné de
téléphone. LAUTNER se laisse aller jusqu'à utiliser la destruction programmée d'un viaduc de la région pour réaliser une scène savoureuse qui voit un groupe de "mods" prisonniers en haut du
dernier pilier debout .... Devant la violence du combat, "Le Colonel" jette l'éponge. Il fait la paix avec Antoine et Jeff sur le parcours d'un golf avant "d'exploser", la balle de golf était
piégée. Antoine se demande avec Jeff, s'ils n'ont pas poussé le "coté farce" un peu loin...
Le club de Jeff est reconstruit. C'est un haut lieu de la jeunesse de la côte d'azur qui se presse sur la piste de danse et devient
hystérique sur la chanson "Akou" de Graeme Allwright, pastiche de "Gloria" car Georges LAUTNER n'avait pas obtenu les droits de la chanson originale. Une scène culte. Antoine reconduit Leonard
à l'aéroport, mais celui-ci, incorrigible, est menacé de mort par des siciliens qu'il a "faisandé". Il fait d'appel à Antoine, qui va encore faire du dégât au grand désespoir
d'Eglantine.
Bien moins connue que "Les tontons flingueurs" ou "les barbouzes", le film est pourtant un modèle du genre. Drôle, rythmé,
bénéficiant d'une bande originale de haut niveau le film est un grand divertissement. Comme d'habitude, Lino VENTURA maîtrise totalement son rôle et avec lui, les dialogues d'Audiard sont
irrésistibles. La très grande complicité qu'il a développé avec les autres acteurs se voit à l'écran et tous sont impeccables. Mireille DARC devient de plus en plus sûre d'elle et de son
charme. Elle arbore don look "définitif", une coiffure à frange bien connue et un air espiègle et mutin. Les tenues vestimentaires qu'elle porte sont de biens beaux témoins de la mode
formidable de l'époque. C'est une vrai femme qui prend sa vie en main et qui dirige son ranch toute seule, une femme moderne qui prend les devants pour draguer Antoine. Michel CONSTANTIN
est épatant en bon copain et son accent parigot. La grande révélation provient de Jean LEFEBVRE qui compose un Antoine Michalon hors catégorie. Coupable de posséder à peu près tous les
défauts de la terre, il crée un personnage de franchouillard veule qui va lui coller à la peau durant de nombreuses années. Toujours négatif, il critique à tout va et devient le prototype
du mec très lourd.
Georges LAUTNER semble s'amuser derrière la caméra et c'est communicatif.
Sans réelle concurrence le film prend la tête du box office parisien durant trois semaines. Avec près de 2 millions d'entrées c'est
un beau succès au box office français, même si le résultat reste inférieur à celui des "Barbouzes". L'année commence très bien pour Lino VENTURA qui va pourtant se disputer avec LAUTNER. La
comédie, les clowneries s'est fini pour lui, et il ne désire plus être enfermé dans ce type de rôle, ce qu'il respectera d'ailleurs. C'est fort dommage tant l'association des deux a donné trois
chefs d'œuvres du genre.
Mireille DARC restera fidèle à LAUTNER et sera la tête d'affiche de ses prochains films. Michel CONSTANTIN les retrouvera lui aussi
avec bonheur dans "Laisse aller, c'est une valse", "Il était une fois un flic" et "La valise".
Aujourd'hui "Ne nous fâchons pas" grâce à de nombreuses diffusion à la télé est devenu un film culte, et c'est tout à fait
justifié.
Bien sûr, AUDIARD est présent, en très très grande forme, et nous délivre quelques dialogues d’Anthologie :
-T'as de ces questions, on les appellent les british parce qu'ils sont british, C'est tout quoi! Ils sont une douzaine de mecs, on
sait pas ce qu'ils maquillent ; ils ont loué une villa au cap d'Antibes. C'lui qu'à l'air du tolier est venu béqueter 2 3 fois. Ses petits boy-friends l'appellent "Colonel", genre homme du
monde. Mais en fait de monde, j'crois plutôt qu'ils seraient du notre. Je veux dire l'ancien...
- L'ancien, l'ancien... Je viens de mettre un mec en l'air, maintenant nous v'là en croque-mort, tu permets, mais y'aurait comme de
la relance sur la gelée de coings, non?... Et aussi, si tu m'avais pas refilé un flingue...
- Ben tu serais mort!
- Oui t'as raison.
Michel CONSTANTIN à Lino VENTURA
En cinq ans pas un mouvement d'humeur, pas une colère, même pas un mot plus haut que l'autre, pis d'un seul coup « CRAC ! »
la fausse note, la mouche dans le lait, j'te dis que ça m'a secoué!
Lino VENTURA
- Beau jeune homme, il doit pas être loin de ses 75 kilos.
- J'l'ai pas pesé!
- Dans ces poids-là, j'peux vous l'embaumer façon Cléopatre, le Chef d'Oeuvre égyptien, inaltérable!
- Mais on vous demande pas de conserver, on vous demande de détruire!
- Haa! Heuuu... j'vous proposerais bien le puzzle "le congolais" : 32 morceaux plus la tête. Ou alors le cubilot de Vulcain : 10
tonnes de fonte, quinze-cents degrés, et vot' petit jeune homme se retrouve en plaque d'égout ou en grille de square.
- Non, NON! Ni en poignée de porte, ni en lampadaire, c'que j'veux c'est plus le voir, là! -
- Mon ami tient un commerce. (Michel CONSTANTIN)
- Hah bon!
Robert DALBAN à Lino VENTURA
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CATEGORIE
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RANG
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NOMBRE
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SALLES
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ENTREES FRANCE
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1 877 412
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ENTREES PARIS
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483 485
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ENTREES BANLIEUE
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ENTREES PARIS BANLIEUE
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1ère semaine
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1
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58 110
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4
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2ème semaine
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1
|
41 003
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3ème semaine
|
1
|
44 833
|
|
|
4ème semaine
|
4
|
27 792
|
|
|
5ème semaine
|
4
|
28 813
|
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|
6ème semaine
|
4
|
23 726
|
|
|
7ème semaine
|
6
|
17 666
|
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|
8ème semaine
|
8
|
14 209
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Nombre de semaines Paris
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17
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Moyenne salles Paris 1ère sem
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14 528
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Budget
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Box office annuel Allemagne
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Box office annuel Espagne
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815 869
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Box office annuel Italien
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Cote du succès
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Ohhhh....What a beautiful flower !!!
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