BOX OFFICE ACTEURS FRANCAIS

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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.

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Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /2009 20:14
- Publié dans : BO J. WAYNE

LES 4 FILS DE KATIE HELDER

(The sons of Katie Elder)

1er JUILLET 1965 (USA)

21 OCTOBRE 1965

 

 

 

Réalisation

Henry HATHAWAY

Scénario

William H WRIGHT, Allan WEISS

Directeur de la photographie

Lucien BALLARD

Musique

Elmer BERNSTEIN

Production

Hal WALLIS

Distribution

Paramount

Durée

125 minutes

Tournage

4 /01/ 65 – mars 1965

John Elder

John WAYNE

Tom Elder

Dean MARTIN

Mary Gordon

Martha HYER

Curley

George KENNEDY

Dave Hastings

Dennis HOPPER

Morgan Hastings

James GREGORY

 

 

Tom, Bud et Matt Elder sont revenus à Clearwater, leur village natal du Texas, pour enterrer leur mère Katie. À la gare, ils attendent leur frère aîné John. Mais seul Curley, un tueur à gages engagé par le maire, Morgan Hastings, descend du train. Après l’enterrement, John, qui a assisté de loin à la cérémonie, est mis en garde par son ami, le shérif Billy Wilson, de l’arrivée de Curley. Il l’informe aussi que sa mère a vendu leur ranch à Hastings après la mort de leur père. Après avoir fêté leurs retrouvailles, John et ses frères vont en ville régler la succession. Mais Katie est morte dans la misère. Pour avoir des explications, ils se rendent au ranch. Le fils Hastings, Dave, les renvoie brutalement. Billy avoue à John que son père a joué le ranch familial aux cartes et a été tué le jour même par un inconnu. Les quatre frères acceptent de convoyer les deux cents bêtes d’un éleveur de chevaux pour les vendre puis partager les bénéfices. Ainsi, Bud, malgré son refus, pourra suivre des études selon le vœu de sa mère. Le shérif-adjoint Ben Latta découvre que Tom est recherché pour meurtre dans un autre État. Après une altercation avec Hastings, Billy va, seul, chez les Elder pour arrêter Tom. Devant leur porte, il est tué par Hastings. Les quatre frères sont emprisonnés pour le meurtre de Billy. Alors que la population veut les lyncher, ils sont conduits par Ben à la ville voisine pour être jugés. Mais, en chemin, ils tombent dans une embuscade tendue par Hastings et ses hommes. Matt et Ben sont tués. Tom et John reviennent à Clearwater pour faire soigner Bud, grièvement blessé, et exigent la venue du procureur pour prouver leur innocence. Tom réussit à entraîner Dave, pour le faire parler, dans la grange où John et lui se sont réfugiés. Mais son père surgit et tue son fils accidentellement. En présence du nouveau shérif, Dave meurt en avouant qu’Hastings a tué Elder et Billy. Alors que Tom s’écroule, blessé par le maire, John sort pour le tuer. Mais ce dernier se réfugie dans un dépôt d’essence qui explose peu après. John rend alors visite à Mary Gordon, la jeune femme qui les a toujours soutenus, lui et ses frères, depuis la mort de son amie Katie Elder.

 

En 1964, John WAYNE qui est toujours un des acteurs les plus populaires du monde est opéré d’un cancer du poumon, contracté très probablement suite au tournage d’un film dans une partie d’un désert qui a servi à des expériences nucléaires il y a des années. Solide comme un roc, le colosse parait tout à fait remis pour le tournage de ce classique du western réalisé par le grand Henry HATHAWAY. L’acteur retrouve ce réalisateur qui l’ a déjà dirigé dans des films comme « le grand Sam » ou « le plus grand cirque du monde » tourné l’année précédente. Bon, d’accord, c’est une production Hal WALLIS, donc il y a du budget pour ce producteur roublard qui a produit une multitude de succès au box office, mais il n y a pas de réelle violence, pas de sang, et le cahier des charges doit être bien rempli. De fait on retrouve trois des fils de Katie ELDER qui va être mise en terre dans la ville où elle a vécu. Nous apprenons que la mère a vécu chichement du fait de la perte du ranch de son mari, escroqué par Morgan HASTINGS. Le quatrième fils, John, observe l’enterrement des hauteurs de la ville. Il ne tardera pas à découvrir les circonstances de sa mort non sans subir des dommages collatéraux jusqu’à l’affrontement final avec Morgan HASTINGS. Après avoir tué Curley le tueur à gages, John fait exploser le dépôt d’essence ou Morgan s’est réfugié. Il peut retrouver du réconfort avec Mary GORDON.

Cependant, la belle Mary n’a qu’un petit rôle dans ce film d’hommes. Cette vengeance est parfaitement orchestrée par un Henry HATHAWAY des grands jours. Il serait peut être temps un jour de rendre hommage à ce grand artisan du cinéma qui n’a jamais obtenu l’aura d’un John FORD ou d’un Howard HAWKS par exemple. Il sait rendre intéressant un scénario cousu de fil blanc, en particulier dans sa manière de filmer l’espaces et d’être capable d’alterner les scènes d’action et de d’exposition. Le film comporte un très beau gunfight lors de l’embuscade qui vise à tuer les quatre frères. Il est évident que John WAYNE écrase le film de sa présence. Malgré la maladie le Duke est en grande forme et très charismatique, sans pour autant minorer l’impact de Dean MARTIN qui joue n’a pas un grand rôle. Il est clair que sa présence est due à son nom, gage d’attirer du public. L’acteur bénéficie d’une belle scène dans un bar où il démontre sa roublardise au jeu. Du tout cuit pour un acteur rôdé à ce genre de production. Mais on pouvait en attendre mieux. Il est nécessaire que le méchant soit bon dans un western et c’est le cas avec le tueur à gages interprété par cette bonne vieille baderne de George KENNEDY, toujours aussi sympathiquement antipathique et qui assure comme pas deux. Du grand art, tout en sourires grimaçants et vêtu de noir comme il se doit. Mention également à James GREGORY comme crapule du film, qui est capable de tout pour conserver son bien (volé). Dans un petit rôle, Dennis HOPPER interprète le fils peureux de Morgan HASTING. Difficile d’imaginer le futut junkie réalisateur de « Easy rider » trois ans plus tard. A signaler également la brillante composition de Elmer BERNSTEIN déjà auteur de la musique des "7 mercenaires".

Ce classique du western, un des derniers du genre avant l’arrivée des westerns spaghettis obtient sans difficulté un très grand succès à travers le monde. Il n’est pas moins que dans le top 25 de l’année en FRANCE après avoir obtenu la première place des exclusivités parisienne lors de sa sortie. Le film marchera très bien en Italie et surtout en Espagne où le film est dans le top 5 de l’année. John WAYNE est toujours aussi bankable après près de 30 ans de carrière et ce n’est pas fini.

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

1 605 592

 

ENTREES PARIS

 

323 368

 

1ère semaine

1

76 717

10

2ème semaine

2

45 647

 

3ème semaine

4

47 254

 

4ème semaine

 

 

 

Nombre de semaines Paris

 

6

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

7 617

 

1er jour Paris

 

 

 

Budget

 

 

 

Recettes US

 

6 M$

 

Recettes Mondiales

 

 

 

Box office annuel FRANCE

23

 

 

Box office annuel USA

8

 

 

Box office annuel Allemagne

 

 

 

Box office annuel Espagne

8

2 455 326

 

Box office annuel Italie

14

 

 

Box office UK

 

 

 

Box office Europe

 

 

 

Cote du succès

 

* * *

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires
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