BOX OFFICE ACTEURS FRANCAIS

007'S BLOG

Rechercher


Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.

Nombre de pages vues :   860 000
Nombre de visiteurs     :   186  000

Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /2009 19:46
- Publié dans : BO J. WAYNE

UN SILENCIEUX AU BOUT DU CANON

(Mc Q)

6 FEVRIER 1974 (USA)

24 MAI 1974

 

 


Réalisation

John STURGES

Scénario

Lawrence ROMAN

Directeur de la photographie

Harry Stradling Jr.

Musique

Elmer BERNESTEIN

Production

Arthur GARDNER

Jules LEVY

Distribution

WARNER BROS

Durée

111  minutes

Tournage

4 juin 1973/août 1973

Det. Lt. Lon McQ

John WAYNE

Capt. Ed Kosterman

Eddie ALBERT

Lois Boyle

Diana MULDAUR

 

 

Le lieutenant de police Lon McQ apprend que son meilleur ami, le sergent Stan Boyle, vient d'être assassiné. Peu convaincu par la thèse officielle selon laquelle Boyle, mêlé à un trafic de drogue, aurait été abattu par des hippies, McQ décide de mener sa propre enquête. C'est ainsi qu'il malmène quelque peu Manny Santiago, un trafiquant notoire sur lequel portent ses soupçons. Ses méthodes musclées lui valent d'être rappelé à l'ordre par son supérieur, le capitaine Ed Kosterman, qui lui interdit de poursuivre son enquête. Après avoir donné sa démission, McQ rend visite à la veuve de la victime, Lois, qui semble s'intéresser de très près à lui.

 

A 66 ans, John WAYNE décide de poursuivre sa carrière cinématographique alors qu’il commence à être considéré comme un has been au box office. Si aux USA, il garde encore son statut de légende, il n’est plus que quantité négligeable en France. De glorieux collègues ont connu leur chant du cygne à la fin des années 60, tels Dean MARTIN, Frank SINATRA et consorts. La mode des westerns est en fort déclin, laminée par les films de karaté ou les polars façon Clint EASTWOOD qui a connu un succès énorme avec « l’inspecteur Harry ». Justement WARNER BROS qui a produit le premier « Harry » décide de proposer à John WAYNE d’interpréter un polar à la sauce EASTWOOD histoire de surfer sur cette vague. Le Duke accepte d’interpréter le rôle de McQ à l’instar du célèbre Harry. Mais il ne faut pas croire que la WARNER produit un film cheap. En effet le réalisateur n’est autre que John STURGES (les 7 mercenaires, la grande évasion) qui signe là son avant dernier film.

Alors que l’action de « dirty Harry » se déroule dans un San Francisco magnifiquement filmé par  Don SIEGEL, celle de « McQ » se déroule à Seattle où le réalisateur utilise très habilement l’ensemble du décor urbain qui lui est mis à disposition.

Durant la majeure partie du film, le cahier des charges est respecté. Dans une histoire classique de trafic de drogue où tout le monde est ripou, que ce soit flics, amis, femmes McQ va se démener pour mener à bien son enquête, contre l’avis même de sa hiérarchie. Il devra sauver sa peau dans une tentative d’assassinat où il manque d’être écrasé par deux camions, bref, tout  le cahier des charges est rempli.

L’inspecteur HARRY possède son célèbre Magnum pour dessouder les brigands, McQ aura sa pétoire à lui, un joli pistolet mitrailleur à silencieux qui tire 32 balles de 9mm à la minute, de quoi karcheriser la racaille tranquillement.

John STURGES se paie le luxe d’une superbe scène finale où McQ poursuit deux voitures sur une plage déserte. Les freinages dans des mares d’eau sont fabuleux et on s’éclate bien. Bien sûr McQ utilise sa pétoire pour trouer une voiture de truand avant de réduire en passoire les chefs du réseau. Puis il réintègre son service, il n’en veut pas à ses collègues, il est bon bougre, McQ !

Avec conviction John WAYNE apporte tout son métier. Moumouté mais svelte, il porte bien son âge et ne semble pas du tout démotivé par la suite de sa carrière. De bons seconds rôles composent le reste du casting.

A priori le film fonctionne bien aux USA, mais passe inaperçu en Europe. En France, à l’époque des « valseuses », John WAYNE symbolise la droite américaine, voire est un facho pur jus,  l’acteur est vraiment « out ». Le film ne décroche qu’une honteuse 12ème place au box office parisien à sa sortie. Au total le film n’atteint même pas les 250 000 entrées en France. Une hérésie quand on voit cette honnête production typique des 70’s qui repasse fort heureusement régulièrement sur les chaînes de la TNT. Surveillez RTL9 !    

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

250 000 (est)

 

ENTREES PARIS

 

49 743

 

 

 

 

 

1ère semaine

13

19 727

11

2ème semaine

12

19 608

 

3ème semaine

 

10 408

 

Nombre de semaines Paris

 

3

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

1 793

 

1er jour Paris

 

 

 

Budget

 

 

 

Recettes US

 

 

 

Recettes Mondiales

 

 

 

Box office annuel FRANCE

 

 

 

Box office annuel USA

 

 

 

Box office annuel Allemagne

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

733 386

 

Box office annuel Italie

 

 

 

Box office UK

 

 

 

Box office Europe

 

 

 

Cote du succès

 

*

 

 

 

Lien sur une très belle fiche cinéma du film :

 

 

http://www.dvdclassik.com/Critiques/McQ-dvd.htm

 

Ecrire un commentaire - Recommander
Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés