Jeudi 9 juillet 2009
4
09
/07
/2009
19:42
-
Publié dans : BO J. WAYNE
UNE BIBLE ET UN FUSIL
(ROOSTER COGBURN)
17 OCTOBRE 1975 (USA)
5 MAI 1976
|
Réalisation
|
Stuart MILLAR
|
|
Scénario
|
Martin JULIEN
|
|
Directeur de la photographie
|
Harry Stradling Jr.
|
|
Musique
|
Laurence ROSENTHAL
|
|
Production
|
Hal B WALLIS
|
|
Distribution
|
Universal
|
|
Durée
|
107 minutes
|
|
Tournage
|
5/09/74- novembre 1974
|
|
Rooster Cogburn
|
John WAYNE
|
|
Eula Goodnight
|
Katharine HEPBURN
|
|
Breed
|
Anthony ZERBE
|
Malgré son œil en moins et le poids des années, le shérif Rooster Cogburn demeure un redoutable adversaire pour quiconque ose
enfreindre la loi. Ainsi, de sa dernière intervention lors de l’attaque d’un train postal, il a rapporté quatre cadavres attachés sur des chevaux. Trouvant de telles méthodes par trop
expéditives, le juge Parker lui retire son étoile, ce qui n’affecte en rien sa détermination de farouche défenseur du bon droit. Sur ce, Hawk et sa bande de hors-la-loi attaquent une colonne
militaire afin de se procurer la nitroglycérine nécessaire à un futur hold-up. Ils ont pour complice le guide de la colonne, un métis nommé Breed qui, après son forfait, se joint à eux. Tous se
réfugient dans un village indien dont la mission et l’école sont tenues par le révérend Goodnight et sa fille Eula. Après les beuveries d’usage, des bagarres éclatent au cours desquelles
plusieurs Indiens sont tués ainsi que le révérend. Lorsque Cogburn arrive sur les lieux, Eula et Wolf, le fils du chef, exigent de l’accompagner dans sa chasse aux gredins. Cogburn n’est pas
d’accord, surtout en ce qui concerne Eula, une vieille fille revêche à la morale de fer et aux idées bien arrêtées. Néanmoins, elle finit par l’emporter et son talent de fine gâchette s’avère
fort utile au cours de l’embuscade qu’ils tendent à la bande de Hawk. Ils réussissent ainsi à s’emparer du chargement d’armes et d’explosifs, qu’ils embarquent sur un radeau fourni par le vieux
McCoy. Suivis depuis la berge par les bandits, ils entreprennent une périlleuse descente du fleuve semé de traîtres rochers et coupé de terrifiants rapides. Breed, à qui Cogburn sauva jadis la
vie, se sent une dette à l’égard du shérif. Aussi élimine-t-il Luke, un des malfaiteurs qui s’apprêtait à tendre une corde sur le passage du radeau. Mais aussitôt après cet acte généreux, il est
éliminé par Hawk. Au prix de mille dangers, Cogburn sort vainqueur de l’épreuve. Toutefois, il a été obligé de tuer Hawk et n’a pu, comme il l’avait promis, le remettre vivant entre les mains de
la justice. Furieux, le juge Parker ne semble pas très disposé à lui rendre son étoile et il faudra toute l’éloquence d’Eula pour que le justicier soit honorablement rétabli dans ses
fonctions.
Il fallait bien une suite au seul film qui a permis à John WAYNE d’obtenir un Oscar. La séquelle de « cent dollars pour
un shérif » voit le jour six ans après l’original. John WAYNE reprend donc son rôle de Rooster Cogburn dans « une bible et un fusil » titre quelque peu plus évocateur que
l’original.
Si le scénario n’a rien d’original, la grande force du film revient à la partenaire qui a été choisie pour donner la réplique
à WAYNE, soit la très grande Katharine HEPBURN. Il est fascinant de voir l’alchimie qui nait entre ces deux acteurs mythiques du cinéma. Beaucoup de critiques ne manquent pas de comparer ce film
au célèbre « African Queen », c’est un peu vrai en ce qui concerne le personnage de HEPBURN, celui de John WAYNE étant nettement plus couillu que celui de Humfrey BOGART. Pour ma part
je compare le film plus aisément à « Sierra torride » avec Clint EASTWOOD et Shirley MacLAINE. Les deux acteurs prennent plaisir à jouer ensemble c’est évident.
La première partie du film laisse champ libre à l’actrice qui s’en donne à cœur joie dans le rôle de Eula qui tient tête à
Hawk. Elle n’hésite pas à réciter des passages de la Bible, lorsqu’il tire vers elle sur le sol pour lui faire peur. Le regard d’Eula ne montre aucune peur et le bandit abandonne, dégoûté.
Les joutes verbales sont nombreuses entre les deux acteurs, et on prend un très grand plaisir à les regarder.
Bien sûr il y a quelques scènes d’action. Embarqué sur son radeau avec de la nitroglycérine, Rooster n’hésite pas à utiliser
son impressionnante sulfateuse. Lors de la bataille finale, il descend les assaillants en faisant exploser les caisses de dynamite laissée à proximité.
Eula sauve Rooster en fâcheuse position juridique. Comme dans tout buddies movie les deux héros s’avouent leur amitié et leur
admiration à la fin du film. Eula adore Rooster malgré ses beuveries et son langage grossier.
Il reste donc un énorme morceau de plaisir à la vision de ces deux immenses stars.
SI aux Etats-Unis le film rencontre un aimable succès, le film se prend un bide rare en France. Sorti à la sauvette en mai
1976, il ne peut faire mieux qu’une modeste 13ème place au Box office parisien la semaine de sa sortie. Le résultat en FRANCE est désastreux avec à peine 100 000 entrées. Le Duke
n’attire plus personne. Heureusement les passages télé et la vidéo ont redonné leurs lettres de noblesse à ce très bon film qui compte de nombreux fans.
|
CATEGORIE
|
RANG
|
NOMBRE
|
SALLES
|
|
ENTREES FRANCE
|
|
100 000 (est)
|
|
|
ENTREES PARIS
|
|
23 537
|
|
|
|
|
|
|
|
1ère semaine
|
13
|
14 460
|
14
|
|
Nombre de semaines Paris
|
|
3
|
|
|
Moyenne salles Paris 1ère sem
|
|
1 033
|
|
|
1er jour Paris
|
|
1 785
|
|
|
Budget
|
|
|
|
|
Recettes US
|
|
|
|
|
Recettes Mondiales
|
|
|
|
|
Box office annuel FRANCE
|
|
|
|
|
Box office annuel USA
|
|
8 M$
|
|
|
Box office annuel Allemagne
|
|
|
|
|
Box office annuel Espagne
|
|
474 967
|
|
|
Box office annuel Italie
|
|
|
|
|
Box office UK
|
|
|
|
|
Box office Europe
|
|
|
|
|
Cote du succès
|
|
0
|
|
VOS COMMENTAIRES