BOX OFFICE ACTEURS FRANCAIS

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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.

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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /2009 11:12
- Publié dans : MISES A JOUR

 

SOUS LE SIGNE DU TAUREAU

 

28 MARS 1969

 

 

 

Réalisation  

Gilles GRANGIER

Scénario 

Gilles GRANGIER

Michel AUDIARD

François BOYER

Directeur de la photographie 

Walter WOTTITZ

Musique 

Jean PRODROMIDÈS

Production 

Alain POIRE

Distribution 

Gaumont International

Durée 

81 minutes

Tournage 

4 /11/1968- 06/01/1969

Albert Raynal

Jean GABIN

Christine Raynal

Suzanne FLON

Magnin

Michel AUCLAIR

 

 

Lors du premier essai en vol, le missile SR01 explose en plein ciel. C'est un coup dur pour son constructeur, l'industriel Albert Raynal. Ses financiers - Jérôme Laprade, son beau-frère, et Marchal - tirent aussitôt de cet échec une conclusion sans appel : "Plus un sou !". Magnin, le banquier de Raynal, informe son client qu'il ne couvrira plus le déficit de son entreprise. Profondément déçu, Raynal ne trouve aucun réconfort auprès de Christine, son épouse qu'il ne tient plus au courant de ses affaires depuis longtemps. De plus, Christine, qui part en vacances à Cannes, lui annonce son intention de divorcer. Mais Raynal n'entend pas renoncer à ses recherches reprises avec Lambert, son fidèle collaborateur. Il croit même, le temps d'une rencontre, trouver un appui auprès d'un ancien camarade, Robert Augagneur, devenu immensément riche. Mais Augagneur prétend n'avoir aucune disponibilité ! Raynal se réfugie alors chez Rolande, sa maîtresse, qui passe la nuit avec lui et l'aide à retrouver la trace d'une vieille relation, un certain Vacher qui a fait, à Rouen, fortune dans la ferraille. Ce Vacher se révèle un profiteur cynique auquel Albert exprime son profond mépris. Après cette visite inutile, Raynal disparaît. La police retrouve sa voiture abandonnée sur les quais de Rouen; journaux et télévision se perdent en conjectures. Christine revient à Paris où elle découvre un télégramme signé Albert : "Je suis vivant". Vivant, Raynal l'est en effet, et prêt à se battre. Dans une chambre d'hôtel, il dicte à une dactylo un rapport dans lequel il dénonce la mainmise de l'argent sur la recherche scientifique. Il compte se servir de ce rapport comme moyen de défense lorsqu'il sera inculpé d'émission de chèques sans provision : il a signé, entre autres, celui de la paie des ouvriers. Au Palais de Justice, chez un ami juge saisi de ses projets, il apprend par Magnin que ses chèques ont été couverts et que tout est rentré dans l'ordre. Christine, qui a vendu en Bourse ses actions dans l'entreprise de son frère Jérôme, a tout réinvesti dans l'affaire de son époux ! " Pourquoi as-tu fait cela ? " lui demande ce dernier, qu'elle a retrouvé à l'usine. " Parce que j'avais envie que tu me voies " lui répond-elle. Ainsi le couple se retrouve uni autour d'un même projet : la réussite du SR02, nouvelle version du missile. " Veux-tu voir comment ça marche ? " propose Albert à Christine, radieuse.

 

Voici Jean GABIN dans une intrigue inhabituelle située dans le milieu de l'industrie. C'est Gilles GRANGIER le fidèle compagnon qui co-scénarise et met en scène ce film très sobre. Michel AUDIARD est aux dialogues, mais celui-ci est très sobre, pas vraiment de place pour la comédie ou les bons mots. D'ailleurs AUDIARD est accaparé par la préparation de son premier film, nettement plus joyeux.

C'est dans une France qui entre dans les années pop que nous trouvons GABIN en industriel qui a bien des soucis pour financer ces travaux et qui va se heurter à l'hypocrisie de ces « amis » et à la cupidité de ses adversaires. Heureusement, et c'est la morale de l'histoire, sa femme va lui être d'un grand secours dans sa volonté de se relever de ces traîtrises. Le thème n'est pas sans rappeler celui de « Monsieur » sorti en 1964.

Gilles GRANGIER filme sobrement ce film qui tient plus de la dramatique télé qu'autre chose. Il n y a pas vraiment d'action ans le film mais une l'histoire d'un homme. Le réalisateur s'autorise une petite fantaisie à la fin du film avec des documents qui s'envolent dans la soufflerie où est testé le nouveau missile.

GABIN est égal à lui-même, très classe devant l'adversité qui se dresse devant lui. Il est bien épaulé par une épatante Suzanne FLON qui trouve un rôle secondaire mais important et qui rend hommage à cette grande actrice.  

Est-ce que le succès du « Tatoué » était trompeur ? Le public s'était-il déplacé pour DE FUNES ? Alors est-ce le genre ? Et pourtant « Le Pacha » a très bien fonctionné. Du reste, le public habituel de GABIN ne semble pas identifier son rôle. Ce n'est ni un film policier, ni une comédie. Le public jeune, post 1968, cherche de nouveaux genres, des nouveaux modèles et préfère les comédies, d'ailleurs « Erotissimo » va bientôt triompher.

Le film prend donc un départ très moyen, et s'affaiblit très rapidement. Le film est clairement un échec sans appel. Pour Jean GABIN, ce résultat n'aura pas trop de conséquences, étant donné qu'il sera vite de retour dans un genre que le public apprécie : le polar. Pour Gilles GRANGIER, ce résultat décevant qui suit celui de « L'homme à la buick » va lui fermer le chemin des grosses productions. De plus il sera considéré comme un « vieux » réalisateur et sera boudé par les jeunes talents. Ne paye-t-il pas également les succès importants qu'il a connu dans le passé. Il se tournera peu à peu vers la télévision ou son talent sera bien employé.

 

 

 

CATEGORIE 

RANG 

NOMBRE 

SALLES 

ENTREES FRANCE 

  

641 890 

  

ENTREES PARIS 

  

146 891 

  

ENTREES PARIS EXCLUSIVITE 

  

90 512 

  

1ère semaine 

5 

31 235 

4 

2ème semaine 

5 

24 640 

  

3ème semaine

9 

20 355 

  

4ème semaine 

16 

14 282 

  

5ème semaine 

  

  

  

6ème semaine 

  

  

  

Nombre de semaines Paris 

  

4 

  

Moyenne salles Paris 1ère sem 

  

7 808 

  

Budget 

  

  

  

Box office annuel FRANCE 

62 

  

  

Box office annuel Espagne 

  

  

  

Box office annuel Italien

  

  

  

Cote du succès 

  

* 

  

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires
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