QUAND LA FEMME S’EN MELE
15 NOVEMBRE 1957
|
Réalisation
|
Yves ALLEGRET
|
|
Scénario
|
Charles SPAAK
|
|
Directeur de la photographie
|
André GERMAIN
|
|
Musique
|
Paul MISRAKI
|
|
Production
|
Régina
|
|
Distribution
|
CINEDIS
|
|
Durée
|
90 minutes
|
|
Henri GODOT
|
Jean SERVAIS
|
|
Maine
|
Edwige FEUILLERE
|
|
Félix SEGUIN
|
Bernard BLIER
|
|
Jo
|
Alain DELON
|
|
Colette
|
Sophie DAUMIER
|
|
Fred
|
Jean LEFEBVRE
|
|
Bernard
|
Bruno CREMER
|
Dès les premières images, le film situe la rivalité entre deux chefs de bandes : Boby, déjà sur le retour, et Godot, qui lui enlève sa
maîtresse, Marie. Boby tente de réagir mais le tueur de Godot, Jo, abat Boby devant l'immeuble où Marie vient d'amener sa fille et le père de sa fille, Félix. Félix va se servir de Godot pour
assouvir une vieille haine contre celui qui lui a tué sa femme en incendiant le magasin où elle était vendeuse. Mais, tandis que Godot et Marie essaient dans ce règlement de compte de s'adjuger
une somme importante qui leur permettra de prendre une retraite honorable, Colette, la fille de Marie, et Jo tombent amoureux l'un de l'autre et Jo aussi souhaite pouvoir sortir de cette vie de
vols et d'assassinats. Mais, suivant le mot de Prévert, « lorsqu'on est au fond, il faut savoir rester dans le fond », une fois dans l'engrenage, il est difficile d'en sortir. Marie, entraînée
par Félix, tuera à son tour et c'est une succession de morts en chaîne. Jo, lui aussi, y succombera. La morale semble y trouver son compte, mais à quel prix !
C'est un film de mauvais garçons dans la tradition. Il faut dire qu'il y a très peu d'originalité dans la trame de ce
film réalisé platement par Yves ALLEGRET.
C'est la très grande Edwige FEUILLERE qui tient le rôle principal de ce film. C'est peu de dire qu'elle apporte sa
grande classe et sa beauté à ce rôle d'ex prostituée qui peut professer quelques insanités sans paraître vulgaire. Elle et son mec, Henri GODOT, un chef de bande sur le retour vont tenter de
prendre leur retraite dorée en montant un dernier bon coup. Le rôle est tenu par Jean SERVAIS désormais habitué aux rôles de vieux beaux gangsters virils. Il est certain que l'affiche n'est pas
faite pour attirer les jeunes spectateurs. Tous deux jouent parfaitement leurs rôles peu originaux, mais avec talent et professionalisme. Le trosième larron est interprété par l'inévitable
Bernard BLIER, toujours aussi génial. Il interprète un peu sexy contrôleur de fourgon postal qui vient à Paris pour y rencontrer des gens du milieu et faire un bon coup pour sortir du
prolétariat. Il apporte une touche drôle et fraîche au film, comme d'habitude. Les bons mots sont pour lui.
D'autres acteurs occupent des seconds rôles. Jean LEFEBVRE interprète un homme de main qui travaille pour Henri, un
dur. Avec son air de chien battu et son mètre 60, on y croit pas vraiment. L'acteur saura trouver des rôles plus à sa mesure et à son physique. Bruno CREMER prête son physique aquilin et
inquiétant à l'homme de main de Boby. Il ajoute même une touche de sadisme lorsqu'il est tout en joie à l'idée d'abattre Maine et Félix à la fin du film, avant d'être tué par Henri. Pierre
MONDY est aussi présent dans un court rôle d'inspecteur très patient qui va pincer le couple à la fin du film.
Pour ajouter un peu de piment à ce film ultra classique, Yves ALLEGRET donne le rôle de Colette, la fille de Maine, à
la jeune Sophie DAUMIER. Très mignonne, nous avons du mal à déceler celle qui sera la compagne de Guy BEDOS et sera une reine de l'humour décapant.
La trouvaille d'Yves ALLEGRET est de proposer le rôle de jeune homme de main romantique à un jeune homme qui a été
conseillé et présenté à sa femme: Alain DELON.
Cela faisait déja quelques mois que le jeune homme courait la jet set et les endroits à la mode en compagnie de
Jean-Claude BRIALY. Il est évident que son physique hors du commun était fort remarqué. Ce n'est finalement que très logique qu'il tente sa chance au cinéma. Pour son premier rôle il est un peu
gauche devant les caméras. Il parait un peu tendre et ses efforts pour prendre l'accent des titis parisiens. Il reste bien sûr idéal pour jouer les jeunes romantiques et interpréter une idylle
avec la jeune Colette. En défendant Maine à la fin du film, il se fait descendre par Bruno CREMER. Déjà une habitude cinéphilique pour l'acteur.
Si ces débuts sont encore hésitants, il reste bien sûr un physique qui ne peut être ignoré des futurs
réalisateurs qui verront le film. Du ce n'est pas un grand succès et il passe relativement inaperçu au box office lors de sa sortie.
|
ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS
|
913 880
|
|
ENTREES Paris 1ère exclusivité
|
47 654
|
|
ENTREES PARIS toutes exploitations
|
214 280
|
|
ENTREES Paris 1ère SEMAINE
|
29 746
|
|
NOMBRE DE SEMAINES PARIS
|
2
|
|
NOMBRE DE SALLES Paris semaine de sortie
|
2
|
|
Moyenne entrées par salles 1ère semaine
|
16 438
|
|
COTE DU SUCCES
|
* *
|
VOS COMMENTAIRES