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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.


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Mercredi 14 septembre 2005
- Publié dans : BO DE FUNES

SUR UN ARBRE PERCHE
8 AVRIL 1971




De Serge KORBER  -  Dialogues de Jean Halain – Avec Géraldine Chaplin – Olivier DE FUNES – Alice SAPRITCH

Henri Roubier, P.D.G., businessman à l'honneteté suspecte, célèbre par son autobiographie « Je me suis fait sout seul », revient d'Italie où il a traité incognito l'affaire du marché européen d'autoroutes, au nez et à la barbe de ses rivaux. Profitant d'un « bouchon » causé par la grève des routiers, un auto-stoppeur, puis une jeune femme en difficulté prennent place dans la voiture de l'industriel furieux et forcent celui-ci à se diriger vers Cassis. La nuit tombe. Exaspéré par les deux indésirables, Roubier manque un virage et la voiture se précipite dans le vide. Est-ce l'écrasement, la fin, la mort ?. Non pas ! L'auto s'est miraculeusement perchée sur un pin parasol, entre ciel et terre. Reprenant leurs esprits, les trois héros tentent, par tous les moyens, de s'en sortir, mais le moindre mouvement risque de rompre le fragile équilibre ! Après avoir cherché en vain à attirer l'attention d'un bateau, d'un avion, après avoir essayé, tout aussi vainement, de confectionner une échelle de corde avec leurs vêtements, mourant de soif et de faim, ils envoient une bouteille à la mer ! Les secours (maladroits) affluent, contrés, il est vrai, par les tentatives de sabotage d'un mari jaloux et les concurrents de Roubier, trop heureux de le savoir hors de course ! Les efforts conjugués de ces derniers conduiront les malheureux « naufragés de l'espace » sur une île déserte, où il leur faudra, à nouveau lancer un S.O.S


Après une série assez incroyable de succès, l’acteur a connu un demi-succès avec « l’homme orchestre » de Serge KORBER où on peut voir De FUNES danser, bouger dans un film au ton original qui  vient probablement du souhait de l’acteur quitter les comédies formatées de Jean GIRAULT.
Pas écoeuré il tourne à la suite un nouveau film avec le réalisateur, et là c’es la catastrophe. Le film marche mal et se situe très loin de ses prestations habituelles. Sans les entrées Province on frôlait le désastre. Le film n’est pas bon, pas drôle.
Ce très mauvais résultat sonne le glas de la collaboration KORBER/DE FUNES.

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

1 622 836

ENTREES Paris 1ère EXPLOITATION

135 902

ENTREES Paris TOUTES EXPLOITATIONS

 

ENTREES Paris 1ère SEMAINE

42 306

NOMBRE DE SEMAINES PARIS 1ère exploitation

5

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

8

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

5 288

1er JOUR Paris

 

COTE DU SUCCES

*



JO
2 SEPTEMBRE 1971




De Jean GIRAULT – Avec Bernard BLIER – Michel GALABRU - Claude GENSAC

Auteur de pièces à succès, Antoine Brisebard est victime d'un maître-chanteur, Jo, qui menace de compromettre sa réputation en révélant les origines et le passé de son épouse Sylvie. Jo doit passer le soir même pour prendre possession de la somme exigée. Brisebard échafaude un plan meurtrier. Pendant que Sylvie, comédienne, est partie jouer au théâtre, il attend Jo, dans l'obscurité, l'arme au poing. Ne pouvant finalement se résoudre à tirer, il jette l'arme à terre. Mais le coup part et Jo s'effondre, raide mort. Brisebard n'a plus qu'à dissimuler le corps, comme prévu, dans les fondations de la gloriette, kiosque à musique commandé par Sylvie et installé dès le lendemain par l'entrepreneur Tonelotti. Lors de l'inauguration, en présence de nombreux amis et d'un couple anglais, les Grunder, qui désirent acheter la propriété, survient l'inspecteur Ducros: Brisebard figurait sur la liste des gens que Jo voulait rançonner; il est donc susceptible, comme ces derniers, d'être le meurtrier de Jo, dont le corps a été retrouvé à Bagnolet. Mais, alors, qui est le cadavre enfoui sous la gloriette? Un ami? Paniqué, Brisebard téléphone à toutes ses connaissances. Personne ne manque à l'appel. Il est alors contacté par deux gangsters, Grand Louis et Leduc, qui veulent savoir où il a mis Riri, leur complice parti en leur dérobant une mallette bourrée de billets. Un violent orage abattant la gloriette, mallette et cadavre sont facilement exhumés. Grand Louis et Leduc disparaissent avec le magot, Brisebard dissimule le corps dans une statue de plâtre sculptée par ses soins. Ducros revient et explique: c'est Riri, encaisseur pour le compte de Jo, qui a tué ce dernier et a été occis lui-même en étant pris pour son patron. Et son corps ne peut être que dans le jardin de Brisebard. Ducros fait alors creuser: rien. Sylvie finit par tout comprendre et aide son mari a transporter le mort dans une malle. L'affaire est close pour Ducros, qui a conclu à un règlement de comptes entre voyous. Mais, malencontreux hasard aidant? les Brisebard vont se trahir...


On ressort les bonnes vieilles recettes : Jean GIRAULT, le « yes man » favori est de retour derrière la caméra. Pour la distribution du lourd : Bernard BLIER vu avec DE FUNES dans le « Grand Restaurant » et les compères des « gendarmes », Michel GALABRU et Claude GENSAC. Le résultat es un filmà oublier, uniquement pour les fans de Louis de Funès.
Ce n’est pas encore la grande forme au Box Office, mais cela est plus correct. Le film fait moins de 3 millions d’entrée sur la France, alors qu’il y a encore deux ans, l’acteur pouvait doubler un tel score.

 

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

2 466 966

ENTREES Paris 1ère EXPLOITATION

272 524

ENTREES Paris TOUTES EXPLOITATIONS

343 056

ENTREES Paris 1ère SEMAINE

68 311

NOMBRE DE SEMAINES PARIS 1ère exploitation

8

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

9

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

7 590

1er JOUR Paris

 

COTE DU SUCCES

* *


LA FOLIE DES GRANDEURS
2 DECEMBRE 1971




De Gérard OURY – Scénario de Gérard OURY / Danièle THOMPSON / Marcel Jullian. Avec Yves MONTAND – Alice SAPRITCH – Musique : Michel POLNAREFF

Don Salluste est un Grand d'Espagne, ministre de la Police et des Finances. Il lève l'impôt et se remplit les poches sauf lorsque son valet, le grand Blaze, fait un trou dans le fond de son carrosse par où s'échappent les pièces d'or! Haï du peuple, Don Salluste l'est aussi de la reine que Blaze aime en secret. Et lorsque la souveraine accuse son ministre d'avoir l'ait un enfant à une dame d'honneur, Don Salluste doit renoncer à ses fonctions et à sa fortune. Pour regagner l'estime du roi il imagine de compromettre la reine avec son neveu Don César qui refuse, puis avec Blaze, qu'il sait amoureux de la reine. Le jour où Don Salluste est démis de ses fonctions et exilé, le faux César - alias Blaze - déjoue un complot dirigé contre le roi par une bande de conspirateurs. Il devient le favori du roi et l'impôt est payé par les riches ! Blaze croyant déclarer sa flamme à la reine que lui masque un buisson, ne voit pas que c'est Dona Juana, laide et acariâtre, qui l'écoute... César Blaze est condamné par les conspirateurs, mais Don Salluste est de retour juste à temps pour prévenir son ex-valet que son gâteau d'anniversaire est empoisonné ! Dernier acte du plan ourdi par Salluste : il avertit le roi que son épouse va rejoindre César dans une auberge. Le vrai Don César y est aussi, ainsi que Dona Juana, éperdue d'amour. Et de lit en lit, de quiproquo en évanouissement, c'est le laideron en chemise que le roi surprend auprès de César-Blaze. Don Salluste est à nouveau banni, en Afrique. Blaze est avec lui ~ il a préféré le bagne à un mariage avec Dona Juana... dont la silhouette se découpe, menaçante, à l'horizon ! 

Enorme superproduction française, la question était simple, est-il possible de compenser l’absence de Bourvil, irremplaçable. Louis de Funès pouvait-il traverser les années 70 après avoir écrasé les 60’s ?
D’abord c’est Yves MONTAND qui joue Blaze. Physiquement à l’opposé de Bourvil, l’acteur prend le parti d’oublier l’écrasant souvenir de Bourvil. Il joue à la Montand et ça marche. En plus Montand sait être drôle.
De Funès est exceptionnel. Point final retrouvant le niveau de « la Grande Vadrouille ».
Le film, le meilleur de Gérard OURY est d’une efficacité redoutable. Grands paysages, musique à la Ennio MORRICONE tout est fait pour casser le box office. Ajoutons la prestation la plus connue de la grande Alice SAPRITCH.
Le film dépasse les 100 000 entrées à sa sortie. En concurrence avec des monstres comme « les Aristochats » « les bidasses en folie » et «les diamants sont éternels », il dépasse les « bidasses » pourtant monstrueux, sur la durée. « Les Aristochats » sont loin, mais De Funès est de retour au top du Box Office. La leçon à porté : Louis de Funès  tournera moins, et préfère attendre deux ans pour sortir « Les aventures de Rabbi Jacob »     

 


ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

5 562 576

ENTREES Paris 1ère EXPLOITATION

917 949

ENTREES Paris TOUTES EXPLOITATIONS
( 71 021 entrées en 1976)

988 070

ENTREES Paris 1ère SEMAINE

117 998

NOMBRE DE SEMAINES PARIS 1ère exploitation

16

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

11

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

10 727

1er JOUR Paris

 

COTE DU SUCCES

* * * *

 



 
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Par RENAUD SOYER - Voir les 7 commentaires
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Commentaires

c'est tout de meme incroyable que un mauvais score pour funes soit de 1.M d'entrée
quand on pense que pour pas mal ce serait un grand succes

funes est vraiment le dieux du box office (et de la comedie a gout!)
Commentaire n° 1 posté par orteils le 11/02/2007 à 19h02
Pour rejoindre le 1er commentaire, je pense aussi que de Funès était (et est toujours .. dans nos esprits) un grand comédien !
Je ne pourrais pas choisir mon film préféré parmi sa filmographie. Ils ont tous quelque chose de particulier =)
Commentaire n° 2 posté par Anaïs le 12/02/2007 à 20h48
Moi j'avais  adoré la perf' de Paul Préboist en commentateur ahahah dans Sur un arbre perché.Qu'est-ce que j'ai pu me marrer !
Commentaire n° 3 posté par Maxime le 13/02/2007 à 20h15
anais, moi je peux choisir facilement mon fnes favoris, c'est la grande vadrouile! je sais pas tres original mais j'use mon dvd sans jamais me lasser


maxime, je ne sais pas si tu te souviens mais paul preboist est enorme quand il raconte l'histoire du petit chaperon rouge a funes dans le gendarme en balade
Commentaire n° 4 posté par orteils le 13/02/2007 à 20h31
Comme quoi, il y  a des potes qui se son marrés en voyant "sur un arbre perché".
Pour moi, c'est dans "Fantômas se déchaine" De Funès à ce niveau on s'en  lasse pas, mais le passage du  Fuhrer dans "le grand restaurant c'es pas mal, et sa prestation dans les Oury est généralement plus que bonne.
Même dans Fantomas contre Scoland Yard qui es archi nul, voyez l'insallation du repaire de Fantomas dans le chateau, un ascensseur de 150 mètres de profondeur qui vient  de nulle part, De Funès est royal "on a dépendu mon pendu" me fera toujours rire....
Objectivement, sans faire vieux con, il n' a jamais été remplacé.   
Commentaire n° 5 posté par renaud le 13/02/2007 à 20h43
"Jo" Incroyable mais ce petit bijou reste inédit en DVD ! Cette comédie endiablée dans un décor très 70's est bourré de gags hilarants. Claude Gensac n'en rate pasu une et déjà en combinaison en plein hiver et toutes fenêtres ouvertes "demande si elle ne va pas se mettre en maillot ..." Yvonne Clech, grande comédienne de théâtre, ici picole tout le long du film. La bonne se marre sans arrêt après voir eu une peur bleue. Blier, De Funès sont grandioses etc ... J'adore ! Tututt !!
Commentaire n° 6 posté par fabrice ferment le 16/05/2008 à 08h19
Pour JO les droits appartiennent à la MGM qui ne ressort pas le film. Une bizzarerie...
Commentaire n° 7 posté par renaud le 17/05/2008 à 12h05
 
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