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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.


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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 12:22
- Publié dans : MISES A JOUR

COMME UN BOOMERANG

 

18 AOUT 1976

 

 COMME-UN-BOOMERANG.jpg

Réalisation

José GIOVANNI

Scénario

José GIOVANNI

Alain DELON

Directeur de la photographie

PW GLENN

Musique

Georges DELERUE

Production

ALAIN DELON

Raymond DANON

Distribution

FOX

Durée

100 minutes

Tournage

 

Jacques BATKIN

Alain DELON

Ritter

Charles VANEL

Muriel

Carla GRAVINA

Eddy BATKIN

Charles JULIEN

L'inspecteur

Pierre MAGUELON

La veuve du policier

Suzanne FLON

 

 

Au cours d'une drogue-party dans une somptueuse demeure de la Côte d'Azur, un adolescent de 17 ans tire à l'aide d'un fusil de chasse sur un policier stationnant à l'extérieur du bâtiment. Moment d'inconscience, peur subite: l'influence de la drogue empêche le jeune homme de comprendre son geste. Il est aussitôt remis entre les mains de la justice. Son père, Jacques Batkin, industriel qui a fait fortune dans les transports routiers rentre précipitamment d'Iran. Il décide immédiatement que la défense du jeune homme sera effectuée par un ami de la famille, l'avocat Ritter, ténor du barreau couvert d'honneurs et maintenant à la retraite. Maître Ritter demande à être assisté par un jeune collègue en qui il a toute confiance. Batkin entame une série de démarches pour aider son fils. Convoqué par le juge d'instruction, il découvre bien vite que celui-ci est de parti pris et voit d'un mauvais oeil sa fortune récemment acquise. Batkin contacte également la veuve du policier et tente de la persuader de ne pas porter plainte contre son fils. Il y arrive presque quand la femme apprend par les journaux que Batkin était autrefois un gangster qui a fait de la prison. Dès lors, elle se montre résolument agressive. Batkin essaie ensuite de remonter la filière des trafiquants de drogue qu'il tient pour responsables du geste tragique de son fils. Il retrouve les jumeaux allemands, camarades de l'adolescent qui avaient invité ce dernier à la drogue-party et leur arrache le nom de leur fournisseur: un certain horloger qui meurt d'une crise cardiaque lors de son affrontement avec Batkin, venu "visiter" son arrière-boutique. Dans la prison, l'adolescent a voulu imiter, mais en vain, une des anciennes ruses de son père qui avait simulé la folie. Mais il échoue dans sa tentative et, peu de temps après, tente de se pendre dans sa cellule. Comprenant que son fils ne tiendra pas le coup jusqu'au jugement, Batkin entreprend de le faire évader durant le trajet du fourgon cellulaire. Père et fils, enfin réunis, fuient dans la montagne, traqués par les hélicoptères. Ils viennent de franchir la frontière italienne quand un policier ordonne à un tireur de les mettre en joue...


Après de très bons résultats pour l'année 1975, Alain DELON est absent des écrans durant le premier semestre. Il ne sera présent que dans deux films dont le premier semble marcher sur les traces de ses prédécesseurs. L'acteur retrouve José GIOVANNI avec lequel il a signé un beau succès avec "Deux hommes dans la ville" en 1973.

José GIOVANNI poursuit dans sa voie de décrire les mécanismes d'une justice qui écrase les individus et d'une police partisane voire perverse.

Alain DELON interprète un homme au passé chargé, mais qui a payé sa dette, du moins le pense-t-il, qui doit défendre son fils qui a tué un policier sous enprise de stupéfiants. Evidemment on connait le prix à payer pour avoir tué un policier: ce sont les assises avec un risque de peine de mort. Dès lors que DELON sort des sentiers battus pour tenter de sauver son fils, il est surveillé par un flic intègre, mais qui est persuadé qu'un voyou reste un voyou et fait comprendre à BATKIN que sous son vernis d'homme qui a réussi, se cache un voyou.

Eidemment sous la pression, BATKIN n'a pas le choix: il se sert de ses amitiés dans le milieu afin de libérer son fils de force et de s'enfuir. Par cette action, le réalisateur montre que c'est de la faute de la justice s'il redevient un hors-la-loi. Pire, l'inspecteur, borné fera abattre le père et le fils alors qu'ils ont traversé la fronyière italienne, lui même n'hésiatnt pas à enfeindre la loi pour assouvir son désir de justice, voire sa vengeance, devenant lui même ce qu'il dénonce.

Alain DELON fait preuve d'un abattage habituel. Très concerné par le film il est entouré par de bons acteurs, nous citerons Charles VANEL en vieil avocat ami de la famille qui ne se fait pas d'illusions et Pierre MAGUELON, qui s'est fait connaître dans la série "Les brigades du Tigre", dans le rôle d'un inspecteur méridional sympathique mais remplit de mépris et de méfiance. Un fasciste  sous la plume d'un José GIOVANNI qui est évidemment partisan.

C'est peut être une erreur de sortir le film en plein mois d'août, mais il prend cependant la première place du box office parisien, sans réelle concurrence il est vrai. Le film va perdre rapidement des spectateurs pour terminer sa carrière parisienne à 240 620 entrées, un score assez moyen. Sur la France le film ne parvient pas à atteindre le million de spectaeurs et de loin. C'est un résultat en rupture avec ceux de l'année précdente, où "Le Gitan" avait effectué le double des entrées. Est-ce un épiphénomène où une désaffection du public pour DELON. Peut être une affiche plus percutante et une sortie en octobre aurait été plus judicieux.

Reste un bon film, moins réussi que "deux hommes dans la ville" mais qui mérite la peine d'être regardé. 


 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

787 208

 

ENTREES PARIS PARIPHERIE

 

240 620

 

 

 

 

 

1ère semaine

1

65 702

28

2ème semaine

3

49 537

 

3ème semaine

4

44 045

 

4ème semaine

10

30 086

 

5ème semaine

12

19 876

 

Nombre de semaines Paris

 

11

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

2 346

 

Budget

 

 

 

Box office annuel FRANCE

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

154 734

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

*

 

 




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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires
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