Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc
j'existe". Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes. Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est
bon? Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des
statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là. Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être
modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis. Merci au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.
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Stanley est groom dans un palace de Miami. Introverti et discret, il découvre un jour qu'il
est le sosie de la star Jerry Lewis qui vient justement d'arriver dans l'hôtel. Ce qui ne sera évidemment pas sans conséquences...
Il était évident que Jerry LEWIS allait prendre la décision de se mettre en scène, car il
y a trop d’années durant lesquelles il a observé les techniques de tournage, s’est tenu au courant des dernières innovations matérielles. « Nerd » convaincu, son appartement est bourré
de milliers de gadgets. Pour ce faire il propose à la Paramount de tourner un film en un temps record et pour un petit budget. Il va tourner son film à l’hôtel Fontainebleau à Miami en 28 jours
en se consacrant 24 heures sur 24 à son projet, dormant dans l’hôtel.
Un scénario ? Il n y en a pas, le film étant une accumulation de gags classiques,
mais efficaces où Jerry entre autres ne se dépêtre pas d’une sculpture molle, éblouit un joueur de golf avec son flash d’appareil photo en plein putt final, mets l’hôtel sens dessus dessous à
cause d’un Boeing qui passe juste au dessus. Le film est un hommage aux films burlesques, son personnage s’appelle Stanley (il était ami avec Stan Laurel) et d’ailleurs le co-scénariste du film
va apparaître grimé en Laurel. Reste quelques moments de schizophrénie Jerry LEWIS se faisant apparaître à la foi en Stanley et en Jerry LEWIS star invitée de l’hôtel.
Encore brouillon, le film laisse apparaître de bonnes promesses pour le
futur.
Contre toute attente, le film est un beau succès aux USA, il rapporte
plusieurs fois sa mise. Si l’Espagne réserve un bon accueil au film, la France reste très réservée. Certes le film prend la tête des exclusivités à sa sortie, mais en plein mois de juin, les
scores sont faibles. Le film, peu soutenu, sort des exclusivités dès la deuxième semaine. Malgré tout, sur la durée le film passe les 800 000 spectateurs, mais ne laisse pas un énorme
souvenir chez les spectateurs.
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