BOX OFFICE ACTEURS FRANCAIS

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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.

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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /2009 21:50
- Publié dans : BO J. LEWIS

LE TOMBEUR DE CES DAMES

(The ladies man)

28 JUIN 1961 (USA)

4 AVRIL 1962

 

 

 

Réalisation

Jerry LEWIS

Scénario

Jerry LEWIS

Bill RICHMOND

Directeur de la photographie

Wallace KELLEY

Musique

Walter SCHARF

Production

Jerry LEWIS

Distribution

Paramount

Durée

92 minutes

Tournage

15/11/60 -21/02/61 

Herbert H Heebert

Jerry LEWIS

Helen Welenmelon

Helen TRAUBEL

Fay

Pat STANLEY

Katie, la cuisinière

Kathleen FREEMAN

George Raft

George RAFT

 

 

 

 

 

           

















Voulant crier sa joie d'être diplômé à sa fiancée, Herbert H. Heebert trouve celle-ci dans les bras d'un autre. Il en devient profondément misogyne, et fuit à Hollywood, où il trouve un emploi d'homme à tout faire dans la pension de famille dirigée par Helen Welenmelon. Lui qui voulait éviter par tous les moyens la présence de femmes, le voilà dans une demeure habitée uniquement par de ravissantes pensionnaires ! Le salut est dans la fuite, mais ces dames ont trop besoin de lui, et l'empêchent de partir. En outre, ses gaffes et sa timidité sont pour elles une source quotidienne d'amusement et de raillerie. Aux bibelots cassés, il ajoute bévues et méprises par excès de zèle, comme le jour où il prend pour un dangereux gangster celui qui n'est en fait que le " boy-friend " de l'une des pensionnaires. Se trouvant face à George Raft, en visite dans l'établissement, il ne le reconnaît pas et, mieux, lui demande de prouver que c'est bien lui qui jouait dans SCARFACE ! Le comble est atteint lorsque la télévision vient installer ses caméras et micros pour une émission consacrée à la maîtresse des lieux. Herbert se prend les pieds dans les fils, parle quand il faut se taire, assourdit l'ingénieur du son qui lui avait demandé un service, passe dans le champ des caméras... tout ceci lui sera pardonné lorsque, au cours d'une fête, il aura ébloui tout le monde par ses talents de danseur. La jeune et belle Fay va-t-elle réussir à le " guérir " de sa misogynie ?

 

Oublions le titre qui n’a aucun rapport avec le titre original pour se concentrer sur une pièce maîtresse de l’œuvre de Jerry LEWIS. L’acteur réalisateur tourne beaucoup sous les mains expertes de ses réalisateurs préférés, mais depuis « The Bellboy » a pris goût pour la mise en scène. Si son premier film a été tourné dans l’urgence avec les moyens du bord, « The ladies man » hérite, succès du premier film oblige, d’un budget plus conséquent. Jerry LEWIS arbore toutes les casquettes : acteur, réalisateur, scénariste (avec son coscénariste habituel), producteur, bref beaucoup de pressions et un risque de commettre des « nanars » dans le cas où personne ne trouve chose à redire à l’acteur. Mais LEWIS est très inspiré dans le film. Le concept est génial, un jeune homme misogyne échaudé par sa petite amie cherche du travail dans un endroit où il n y a pas de femmes. Embauché le soir, tard, dans une pension, il se rendra compte, au réveil que la pension est uniquement composée de jeunes filles magnifiques. Un cauchemar pour le jeune Herbert. C’est bien sûr une métaphore du mâle américain castré par la femme d’intérieur à l’américaine.

Tel Alfred HITCHCOCK pour « Fenêtre sur cour », LEWIS utilise un décor fabuleux, une vraie merveille. La pension, telle une maison de poupée, est filmée ouverte et montre toutes les zones de la maison, toutes les actrices sont montrées dans les scènes quotidiennes, en train de monter et descendre les escaliers, de s’habiller dans leurs chambres, ou de se laver, où bien manger dans le réfectoire. Un travail hallucinant qui démontre tout le travail préparatoire de l’acteur.

Le film alterne les grandes scènes, dont celle célèbre où Jerry LEWIS s’introduit dans la chambre entièrement blanche, de la « Femme en noir ». Celle-ci descend du plafond, telle une araignée où un rat d’hôtel, la scène débouche sur un splendide numéro de Music Hall, où l’actrice démontre des qualités à la Cyd CHARISSE.    

Film visuellement somptueux, Jerry n’oublie pas naturellement de fournir quelques gags savoureux : celui récurrent du gros chat de l’occupante d’une chambre à l’appétit fort impressionnant qui se révèle être un lion.

Lors de son embauche Jerry décline son nom « Herbert Herbert Heebert » d’une manière hilarante, les explications fumeuses avec. Tout masochiste qu’il est, Jerry, se fait nourrir par la cuisinière sur une chaise d’enfant, à la cuillère, en se recrachant le tout sur le visage… Jerry fait le ménage en cassant tout sur son passage et essuie le tableau représentant la propriétaire de la pension en effaçant son rouge à lèvre. Toujours efficace le gag de Jerry hurlant dans le micro de l’ingénieur du son de l’équipe de télévision venue faire un reportage sur la pension.  Reste bien sûr l’hilarante scène où Jerry réduit en bouillie le chapeau de Buddy LESTER venu en visite dans la pension. Jerry tente de limiter les dégâts en remettant le chapeau sur la tête de son propriétaire, qui glacial, tente de garder son calme. Une scène tournée en une seule prise qui démontre tout le savoir de l’acteur.

Nous noterons un caméo de George RAFT.

Evidemment Jerry trouvera l’amour, non pas avec la plus belle fille de la pension, mais celle qui possède  le plus de cœur.

Premier chef d’œuvre de Jerry LEWIS en tant que réalisateur, le film triomphe au box office américain et reçoit un très bel accueil en Europe, surtout en Espagne.

En FRANCE, le film reçoit un accueil modeste. Atteignant une petite deuxième place des exclusivités lors de sa sortie, le film sort vite du top pour finir à moins de 200 000 entrées. Le film n’atteint pas le million d’entrées en France, ce qui est dommage pour un film de cette trempe. Heureusement il a depuis été diffusé a de nombreuses reprises à la télévision et les spectateurs ont pu profiter du spectacle.   

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

926 423

 

ENTREES PARIS

 

171 828

 

ENTREES PARIS EXCLUSIVITE

 

73 558

 

 

 

 

 

1ère semaine

2

33 039

4

2ème semaine

9

21 671

4

Nombre de semaines Paris

 

4

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

8 260

 

1er jour Paris

 

 

 

Budget

 

 

 

Recettes US

 

 

 

Recettes Mondiales

 

 

 

Box office annuel FRANCE

 

 

 

Box office annuel USA

 

 

 

Box office annuel Allemagne

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

1 688 685

 

Box office annuel Italie

55

 

 

Box office UK

 

 

 

Box office Europe

 

 

 

Cote du succès

 

* *

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires
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